Marcher et prier ensemble

Marcher, oui, mais vers où ? Aide-nous, Seigneur, à nous diriger constamment au centre, pour nous reconnaître sarments greffés sur l’unique vigne qui est Jésus.

PAR DORIS BUCHARD | PHOTO : WWW.TOURISME-TARN.COM

Marcher, oui, mais vers où ?
Aide-nous, Seigneur, à nous diriger constamment au centre, pour nous reconnaître sarments greffés sur l’unique vigne qui est Jésus.
Aide-nous à nous aider mutuellement afin de rester unis et de porter des fruits autour de nous.
Aide-nous à laisser sur le bas-côté les péripéties existentielles et quotidiennes.
Ainsi notre marche sera convaincue vers le monde afin d’y porter la présence du Seigneur.

Prier, oui, mais comment ?
Dans notre prière aussi, comme sur le chemin, nous ne pouvons pas avancer seuls.
Aide-nous Seigneur, par la grâce de Dieu à la diffuser harmonieusement entre les croyants qui s’aiment.
Aide-nous à prier les uns pour les autres car chacun est une rencontre sur notre chemin.
Aide-nous à être unis dans la prière comme Tu nous l’a appris.
Ainsi, notre prière sera convaincue pour les autres et le vent de l’Esprit soufflera et nous inspirera.
Alors oui PRIER et MARCHER ENSEMBLE aura du sens.

« Chrétien dans un monde qui ne l’est plus »

Aux jours d’aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre des voix qui disent: «ce monde est pourri» ou encore «tout a changé on ne sait plus où on va». Toutes ces expressions et tant d’autres encore de même nature prouvent à suffisance combien le changement d’époques est parfois déconcertant. S’il n’impose pas un véritable défi ou challenge comme ce fut à l’époque des dinosaures, il exige tout de même des efforts assez particuliers d’adaptation pour se mettre à jour ou de renoncement pour se forger un nouveau style de vie.

PAR L’ABBÉ AIMÉ MUNYAWA
PHOTOS: ODIE ARIANE, JEAN-CLAUDE GADMER

Aux jours d’aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre des voix qui disent: «ce monde est pourri» ou encore «tout a changé on ne sait plus où on va». Toutes ces expressions et tant d’autres encore de même nature prouvent à suffisance combien le changement d’époques est parfois déconcertant. S’il n’impose pas un véritable défi ou challenge comme ce fut à l’époque des dinosaures, il exige tout de même des efforts assez particuliers d’adaptation pour se mettre à jour ou de renoncement pour se forger un nouveau style de vie.

« Appelé aujourd’hui à être témoin par des compromis sans compromissions.»

Les chrétiens, dans leurs efforts quotidiens de sainteté et de rectitude morale, se trouvent aussi à la croisée des chemins où ces mutations sociétales et éthiques peuvent tantôt s’emboîter ou tantôt s’opposer. Mais il faut que la marche continue dans une série de compromis sans compromissions. Le défi est de taille quand on veut être une personne de son temps, de son milieu tout en restant un véritable chrétien, c’est-à-dire un aspirant du ciel. Comment vivre avec le cœur au ciel et les pieds sur la terre sans que la terre ne remplisse le cœur ? Rien de nouveau sous le soleil. Le Seigneur Jésus avait déjà prévenu ses disciples en leur disant : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Cette recommandation incite les chrétiens de tous temps à rester comme de véritables lumières pour leur temps et pour leur époque. Pourtant, moult voix invitent fidèles et pasteurs de l’Eglise à s’adapter tant à l’époque qu’à la société. Mais concrètement, à quoi l’Eglise et ses fidèles doivent-ils s’adapter ? Le défi des compromis sans compromissions se révèle être une architecture complexe et sans formule prédéfinie. Il faut du bon sens au rendez-vous ! Or, le bon sens n’étant pas toujours la chose la mieux partagée par l’humanité, l’urgence est à l’humilité du Christ pour porter sur notre société le même regard d’amour qui incite au service.

Bâtisseurs de paix

A l’écoute des enfants qui s’interrogent très sérieusement sur leur avenir, le MADEP-ACE propose cette année d’aborder la thématique de la paix avec le slogan: « Bâtisseurs de paix ! »

 

TEXTES ET IMAGES
PAR MADEP-ACE ROMAND

A l’écoute des enfants qui s’interrogent très sérieusement sur leur avenir, le MADEP-ACE propose cette année d’aborder la thématique de la paix avec le slogan:

« Bâtisseurs de paix ! »

Ce thème étant très vaste, nous avons choisi de le développer à travers quatre clés qui sont les suivantes:

Respecter: « Agir, non seulement pour cultiver (labourer, défricher, travailler) notre terre, mais également pour la garder (sauvegarder, soigner, surveiller) » (Laudato Si) afin de la conserver pour les générations futures.

Coopérer : Agir, travailler ensemble en vue de quelque chose, participer, concourir à une œuvre ou à une action commune en laissant une large place aux jeux de coopération qui poursuivent les objectifs de notre Mouvement.

Nuancer : Eveiller l’esprit critique en dépassant la vision binaire (vrai / faux, bien / mal…) pour entrer dans une manière de penser qui transforme l’intériorité pour accueillir l’inattendu et pouvoir ainsi vivre de manière plus fraternelle.

Pardonner : Devenir de vrais bâtisseurs de paix en devenant des exemples vivant d’actions pouvant nous y conduire, le principal moyen d’y parvenir étant, selon le pape François, le pardon qui permet d’élargir nos cœurs et obtenir la paix à laquelle nous aspirons tous.

A l’aide de ces thématiques, qui aident à bâtir la paix quotidiennement dans les différents milieux où vivent les enfants, chacun d’entre eux pourra ainsi développer une empathie envers l’autre afin de mener une vie heureuse dans une société en paix et vivre de la parole de l’évangile :

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu ! » (Mt 5, 9)

Oui, Jésus est venu apporter la paix. C’est un don de Dieu qui nous donne confiance pour traverser ensemble les difficultés et les conflits dans l’espérance d’une vie heureuse pour chacun. Contrairement à la paix du monde qui serait absence de guerre, la paix de Dieu nous mobilise en profondeur.

Etre bâtisseurs de paix est ainsi une attitude à adopter à chaque instant pour favoriser une dynamique qui rend possible de vivre ensemble afin de contrer la violence, d’apprendre la tolérance, le respect et l’harmonie.

Lors des rencontres qui se déroulent une fois par mois, il sera donné une couleur particulière à notre démarche du « voir / comprendre / agir » qui deviendra « respecter / nuancer / coopérer, pardonner ».

Si des enfants souhaitent rejoindre ou créer une équipe ou des adultes désirent devenir accompagnateurs d’équipes, vous pouvez prendre contact avec Pascale Delaloye au 078 661 48 90 ou par mail : pascale.
delaloye@paroisses-herens.ch.

Synode 2023…

A l’occasion du 50e anniversaire du synode des évêques en 2015, le pape François a insisté sur l’égale dignité des baptisés. Ceux-ci ont tous un rôle à jouer dans l’Eglise et forment ensemble un unique Peuple de Dieu. C’est dans cette perspective que le prochain synode mondial aura lieu. Il se déroule en trois étapes: une consultation dans tous les diocèses, une synthèse au niveau des conférences épiscopales et, pour terminer, un débat au niveau continental.

… qu’attend Dieu de son Eglise du troisième millénaire ?

PAR L’ABBÉ ROBERT NIÊM | PHOTO : DR

A l’occasion du 50e anniversaire du synode des évêques en 2015, le pape François a insisté sur l’égale dignité des baptisés. Ceux-ci ont tous un rôle à jouer dans l’Eglise et forment ensemble un unique Peuple de Dieu. C’est dans cette perspective que le prochain synode mondial aura lieu. Il se déroule en trois étapes: une consultation dans tous les diocèses, une synthèse au niveau des conférences épiscopales et, pour terminer, un débat au niveau continental.

Le dimanche 17 octobre 2021, le synode a été officiellement inauguré par une liturgie dans chaque diocèse du monde catholique; il prendra fin en octobre 2023. Que signifie le mot «synode»? Synode, du grec synodos, signifie «chemin parcouru ensemble», d’où sa dénomination d’assemblée délibérante. Il réunira, en octobre 2023 à Rome, des évêques du monde entier pour discuter de la Mission de l’ensemble de l’Eglise et de l’Unité de la foi en son sein. Par la suite, se fera la mise en œuvre des orientations votées.

Pour une Eglise synodale : communion, participation et mission. Notre diocèse LGF a organisé des échanges, des enquêtes et des débats sur les expériences et les attentes des fidèles envers une Eglise synodale. Notre Unité Pastorale Sainte-Claire a également mis sur pied une démarche synodale intéressante par deux soirées : mardi 22 et mercredi 23 février 2022. Celles-ci ont réuni une soixantaine de personnes qui ont exprimé de nombreux vœux. Le CUP a retenu deux pistes les plus importantes à ses yeux qui seront discutées lors des prochains conseils de communauté en automne: la liturgie et la place des jeunes dans un proche avenir.

Nous sommes au seuil de ce processus. Poursuivons donc notre chemin conjointement, avec confiance, enthousiasme, fidélité et surtout avec un amour fraternel et solidaire, dans l’unité et dans le souffle de l’Esprit Saint. C’est là le chemin de la synodalité que Dieu attend de chaque baptisé de son Eglise. Amen! Alléluia.

Synodalité, où en sommes-nous?

A l’issue de la phase diocésaine (automne 2021-printemps 2022) et après la rencontre suisse du 30 mai à Einsiedeln, on peut se demander où en est le processus synodal lancé par le pape François en vue du Synode des évêques en automne 2023.

A l’issue de la phase diocésaine (automne 2021-printemps 2022) et après la rencontre suisse du 30 mai à
Einsiedeln, on peut se demander où en est le processus synodal lancé par le pape François en vue du Synode des évêques en automne 2023.

Le soufflé est-il déjà en train de retomber ? Tout au contraire, mais il faut du souffle pour accompagner sur la durée ce pro- fond renouveau souhaité pour l’Eglise. La Conférence des évêques suisses a publié la synthèse nationale envoyée à Rome, et la suite du processus fera l’objet d’une réflexion sur le plan de chaque continent.

Faut-il attendre des changements structurels immédiats ou de nouvelles règles rela- tives à la question des ministères? Si l’on se souvient que la synodalité, dans l’esprit du Pape, est avant tout une attitude spirituelle et une manière d’être Eglise en ce temps, rien n’empêche d’œuvrer déjà à la mise en œuvre de ce «marcher ensemble» dans toutes nos activités pastorales.

Prière pour le Synode

Chaque session du Concile Vatican II a commencé par la prière Adsumus Sancte Spiritus, premiers mots de l’original latin signifiant «Nous nous tenons devant Toi, Esprit Saint», qui a été utilisée historiquement lors des conciles, synodes et autres rassemblements de l’Eglise depuis des siècles et étant attribuée à Saint Isidore de Séville (vers 560 – 4 avril 636).

PHOTO : PXHERE

Chaque session du Concile Vatican II a commencé par la prière Adsumus Sancte Spiritus, premiers mots de l’original latin signifiant «Nous nous tenons devant Toi, Esprit Saint», qui a été utilisée historiquement lors des conciles, synodes et autres rassemblements de l’Eglise depuis des siècles et étant attribuée à Saint Isidore de Séville (vers 560 – 4 avril 636).

Nous voici devant Toi, Esprit Saint;
en ton nom, nous sommes réunis.
Toi notre seul conseiller,
viens à nous, demeure avec nous,
daigne habiter nos cœurs.
Enseigne-nous vers quel but nous orienter ;
montre-nous comment nous devons marcher ensemble.
Nous qui sommes faibles et pécheurs,
ne permets pas que nous provoquions le désordre.
Fais en sorte que l’ignorance ne nous entraîne pas
sur une fausse route
ni que la partialité influence nos actes.
Que nous trouvions en Toi notre unité,
sans nous éloigner du chemin de la vérité et de la justice,
en avançant ensemble vers la vie éternelle.
Nous Te le demandons à Toi,
qui agis en tout temps et en tout lieu,
dans la communion du Père et du Fils,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Se prendre une châtaigne

Les bogues c'est toujours embêtant, à moins d'être tombés d'un arbre. Mais pour ces bogues-là, pas besoin d’être un as du décodage pour les distinguer de leurs cousins. On vous raconte tout sur cette piquante surprise automnale, histoire de pas vous faire gauler (sic) en les ramassant.

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTOS: DR

Les bogues c’est toujours embêtant, à moins d’être tombés d’un arbre. Mais pour ces bogues-là, pas besoin d’être un as du décodage pour les distinguer de leurs cousins. On vous raconte tout sur cette piquante surprise automnale, histoire de pas vous faire gauler (sic) en les ramassant.

Il n’y a pas que les amateurs de «castagne» qui les apprécient. A l’automne venu, de petites cahutes fleurissent çà et là dans nos villes. La harangue du vendeur vous promet des «chauds… marrons… chauds». Mais détrompez-vous, ce qui se trouve dans le petit cornet de kraft qu’il vous tend n’a rien à voir avec son cousin de la Promenade de la Treille, annonciateur du printemps et dont les fruits servent aux enfants pour réaliser leurs sculptures «cure-dentesques», ni même avec le marronnier tant apprécié des journalistes en mal de «scoops».

Pour des millions d’Européens, l’importance historique du châtaignier – «l’arbre à pain» – est comparable à celle des céréales ou de la pomme de terre. En Suisse, son fruit occupait jadis une place à part dans l’alimentation de base, surtout dans le sud du pays, en Valais et dans la région du lac des Quatre-Cantons. Divers noms de localités, tels que Kastanienbaum (LU) ou Kestenholz (SO), témoignent de l’importance et de l’ancrage de ce fruit dans la tradition helvétique. Au Tessin, la châtaigne était déjà devenue l’aliment de base au VIe siècle et constituait la principale monnaie de paiement des redevances seigneuriales ou ecclésiastiques. Surnommé «le pain du pauvre», le fruit conférait à la population l’unique source de survie durant plusieurs mois lors de périodes de disette.

Traditionnellement, sa consommation débute entre le 1er novembre et la Saint-Martin. La fourrure que l’on découvre en ouvrant la bogue évoque celle du manteau que saint Martin a partagé alors avec un mendiant et rappelle, outre la générosité du saint, celle de l’arbre. Gare toute- fois : les fruits des châtaigneraies tessinoises – même tombés au sol – appartiennent à leur propriétaire jusqu’à la Saint-Martin. Ensuite, libre à vous de gauler l’arbre…

Recette: Le gâteau des anges

Temps de préparationTemps de cuissonPortions
45 minutes sur deux jours60 minutes sur deux jours12

La châtaigne est une école de persévérance et ne récompense que ceux qui ont le courage de surmonter tous les obstacles qui précèdent sa dégustation: bogue piquante et peau adhérente. Les fins gourmets devront être encore plus patients pour goûter à cette douceur très prisée de la fin d’année: les marrons confits (ou glacés).

Ingrédients et ustensiles

  • 1 panier de cuisson
  • 1 pèse-sirop ou densimètre en degré Baumé (°Bé)
  • 1 kg de marrons
  • 1 c. à s. de sel
  • 1,5 l d’eau
  • 1 kg de sucre en poudre
  • 4 sachets de sucre vanillé
  • 1 gousse de vanille
Les fins gourmets apprécient cette douceur de fin d’année: les marrons confits.

Pelage des marrons

Commencez par pratiquer une incision dans chaque marron. Faites bouillir une marmite d’eau avec une cuillère à soupe de sel. Plongez les marrons 5 min dans l’eau bouillante. Sortez et égouttez-les. Il vous sera plus facile de les peler en ôtant les deux peaux. Rincez les marrons à l’eau froide.

Cuisson des marrons

Placez les marrons dans une marmite et recouvrez-les d’eau froide. Portez l’eau à frémir mais sans la faire bouillir. Laissez cuire les marrons 30 min. Surveillez bien cette cuisson, car les marrons sont fragiles et ne doivent pas casser.

Préparation du sirop

Dans une marmite large, mélangez le litre et demi d’eau, le sucre blanc, le sucre vanillé et la gousse de vanille fendue dont vous aurez préalablement gratté les grains dans l’eau. Portez à ébullition et laissez bouillir pendant 5 min. Le sirop est prêt quand vous mesurez 20°Bé avec le pèse-sirop. Coupez le feu.

Réalisation des marrons confits

Placez les marrons dans un panier de cuisson puis plongez-le dans le sirop bouillant. Laissez cuire à feu très doux jusqu’à ce que le sirop atteigne les 25°Bé (environ 10 min). Puis ôtez du feu et laissez refroidir l’ensemble jusqu’au lendemain (pendant 20 à 24h). Le lendemain, ôtez avec précaution les marrons du sirop. Portez le sirop à ébullition. Puis replongez les marrons dedans et prolongez la cuisson à feu très doux jusqu’à ce que le sirop monte à 35°Bé. Otez les marrons du sirop et laissez-les sécher sur une grille.

Conservation

Une semaine dans le bas du réfrigérateur. A sortir au moins une heure avant la dégustation.

Les anges dans nos campagnes

Omniprésents dans les églises et nombre de représentations artistiques, les anges imprègnent l’imaginaire populaire. Pour l’Eglise catholique, l’existence des anges est une vérité de foi, marquée chaque 2 octobre par la mémoire liturgique des saints Anges gardiens.

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTOS: DR

Omniprésents dans les églises et nombre de représentations artistiques, les anges imprègnent l’imaginaire populaire. Pour l’Eglise catholique, l’existence des anges est une vérité de foi, marquée chaque 2 octobre par la mémoire liturgique des saints Anges gardiens.

Lorsque les bébés naissent, ils posséderaient toute la Connaissance du monde. Dieu, ne souhaitant pas que ce «secret» soit dévoilé trop rapidement, chargerait les anges gardiens de veiller à ce que celui-ci ne soit pas éventé. Pour ce faire, le protecteur ailé poserait alors un doigt sur les lèvres de l’enfant avant sa naissance. Chacun de nous conserverait alors, dans sa chair, la marque des anges: le creux se situant entre la lèvre supérieure et la base du nez.

Simples créatures imaginaires ou véritables messagers d’un céleste monde, un rapide coup d’œil sur les étals des commerces et dans les librairies démontrera que le succès de ces figures célestes ne se dément pas. D’ailleurs, l’enquête de l’Office fédéral de la Statistique (OFS) sur la langue, la religion et la culture, datée de 2019, révèle que près d’un Suisse sur deux croit que des anges ou des êtres surnaturels veillent sur eux (ndlr. toutes traditions confondues).

Le terme «d’Ange gardien» n’est jamais explicitement indiqué dans la Bible, mais associé aux anges protecteurs, mentionnés dans divers passages, tels que celui de l’Exode (23, 20) où Dieu dit: «Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé.» Le concept d’Ange gardien remonte à la Haute Antiquité, mais la compréhension d’une créature surnaturelle dévolue à notre protection n’intervient que dans les derniers siècles de notre ère, à partir du moment où la croyance se détache du collectif pour s’installer dans un rapport plus personnel à la divinité. Déjà célébrée localement depuis le XVe siècle, la fête des saints Anges gardiens est rendue universelle sous l’impulsion de Clément X et devient ainsi une doctrine officielle de l’Eglise catholique.

Recette: Le gâteau des anges

Temps de préparationTemps de cuissonPortions
20 minutes30 minutes12

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le Gâteau des anges, préparation venue des Etats-Unis, ne doit sa naissance qu’à l’avènement… du batteur électrique. Il a été nommé ainsi par opposition aux gâteaux à base de beurre ou de chocolat, beaucoup plus «diaboliques» pour la digestion !

Ingrédients et ustensiles

  • Moule à gâteau «cheminée» de 4 l minimum (de type Savarin haut ou Kouglof)
  • Beurre pour le fond du moule
  • 10 blancs d’œufs
  • ¼ cc de sel
  • 1¼ cc de jus de citron
  • ½ cc de poudre à lever
  • 1 gousse de vanille, pulpe raclée
  • 240 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 cs de liqueur d’amande amère (Amaretto, p. ex.) ou un peu d’extrait d’amande
  • 125 g de farine, tamisée
  • 250 – 500 g de fraises ou autres fruits de saison 2 dl de crème fouettée
Le Gâteau des anges a été nommé ainsi par opposition aux gâteaux à base de beurre ou de chocolat, beaucoup plus «diaboliques» pour la digestion !

Préparation

  1. Beurrer le fond du moule sans graisser les bords.
  2. Battre les blancs d’œufs, le sel, le jus de citron, la poudre à lever et la gousse de vanille.
  3. Incorporer la moitié du sucre et le sucre vanillé progressivement sans cesser de remuer. Continuer de battre jusqu’à ce que la masse brille.
  4. Ajouter la liqueur ou l’arôme.
  5. Mélanger le reste du sucre et la farine, incorporer délicatement à la masse en 2-3 portions.
  6. Verser dans le moule préparé. Tapoter plusieurs fois le fond du moule de façon à chasser les bulles d’air.
  7. Cuire 30-35 min dans la partie inférieure du four préchauffé à 180°C. Retourner immédiatement sur une grille avec le moule et laisser refroidir dedans. (Il est essentiel que le gâteau ne s’affaisse pas.)
  8. Détacher les bords du gâteau du moule avec un couteau, démouler.
  9. Couper les fraises ou les fruits de saison en morceaux. En décorer le gâteau ou servir les fruits et la crème en accompagnement du gâteau.

N.B: Des moules spéciaux à gâteau des anges existent. Si vous utilisez un moule à Savarin d’une contenance de 1¾ l, les proportions sont les suivantes : 6 blancs d’oeufs, ¼ de cc de sel, 1 cc de jus de citron, 1 pointe de couteau de poudre à lever, 1 gousse de vanille, 145 g de sucre, ½ sachet de sucre vanillé, 1½ cs de liqueur ou un peu d’arôme et 75 g de farine.

Vitrail du baptême du Christ Jean Prahin, Saint-Pierre-et-Paul (Le Brassus)

Il y a certes deux fils, mais un seul amour du Père.

PAR AMANDINE BEFFA | PHOTO : JEAN-CLAUDE GADMER

Proposer sur le même vitrail le baptême du Christ (Luc 3, 21-22) et le retour du fils perdu et retrouvé (Luc 15, 11-32) n’est pas forcément une évidence. Jean Prahin choisit pourtant de lier les deux scènes. L’artiste ayant une grande connaissance des textes religieux, ce ne peut être un hasard.

Au premier registre, le père accueille son fils dans une représentation que nous connaissons bien. En arrière-plan, sur la gauche, une servante présente « le plus beau vêtement » (Luc 15, 22), symbole de la fête des retrouvailles. Sur la droite, le fils aîné toise la scène de toute sa supériorité, refusant de prendre part à la joie.

Au second registre, Jean baptise Jésus. La main qui descend sur eux rappelle les Cieux ouverts et la voix du Père qui déclare : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » (Luc 3, 22)

Ce vitrail nous parle de deux fils. Un fils qui revient auprès de son père après avoir cédé à la tentation. Un autre fils qui va être envoyé au désert pour affronter la tentation dont nous savons déjà qu’Il sortira victorieux. Un fils qui est parti loin de son père et un autre qui lui restera fidèle jusqu’au bout. A première vue, tout les sépare. Il semble d’ailleurs que nous soyons invités à n’en imiter qu’un des deux.

Toutefois, c’est le plus important qui les lie. Il y a certes deux fils, mais un seul amour du Père. Un Père qui se réjouit de notre présence, quel que soit le chemin que nous ayons parcouru. Une joie que mentionnent les deux extraits d’Evangile.

Nous sommes certes appelés à suivre et imiter Jésus, mais il serait dommage d’écarter trop vite le fils perdu. Parce qu’au final, le seul fils que nous ne sommes pas invités à imiter, c’est le fils aîné, celui qui refuse de partager la joie de son Père. En effet, si le Christ est un exemple parfait de la relation au Père, le fils perdu est le rappel que quoi qu’il arrive, nous pouvons toujours revenir. Et Jésus est le Fils envoyé pour que nous puissions revenir au Père.

Sur le parvis du temple

A la Pastorale des Milieux ouverts, l’Eglise remplit pleinement son rôle prophétique, d’une part, en interpelant l’Etat et la société sur la grande précarité. Et d’autre part, en ne réduisant pas les personnes à leurs étiquettes, tout en les rendant acteurs du changement.

A la Pastorale des Milieux ouverts, l’Eglise remplit pleinement son rôle prophétique, d’une part, en interpelant l’Etat et la société sur la grande précarité. Et d’autre part, en ne réduisant pas les personnes à leurs étiquettes, tout en les rendant acteurs du changement.

PAR MYRIAM BETTENS 
PHOTOS : PASTORALE DES MILIEUX OUVERTS

Les framboises du potager font le bonheur des petits comme des grands. 

« A Genève, si l’on est pauvre, c’est parce qu’on n’a pas réussi ou qu’on est à l’aide sociale. En bref, on est un poids pour la société », détaille Inès Calstas concernant le regard porté sur la grande précarité. Elle poursuit : « Il y a beaucoup de culpabilité et de honte, alors que la grande précarité n’est jamais un choix ! » Provoquée bien souvent par « des accidents de la vie, de grandes cassures, voire même des injustices sociales », cette misère s’est matérialisée dans les interminables files d’attente pour des biens de première nécessité, lors de la crise Covid. Les Genevois ont-ils pour autant pris conscience que derrière la façade d’une des villes les plus riches du monde se cache une vraie détresse ?

« Il est certain que cela dérange et questionne beaucoup. On peut vite tomber dans le refus de cette réalité ou la critique en se donnant des réponses pour éviter de se confronter à cette grande précarité. La question est de savoir comment réagir à cette misère ? Est-ce qu’on se barricade ou on choisit d’essayer de faire quelque chose pour changer la situation ? » A la Pastorale des Milieux ouverts, on a choisi la seconde option en rendant les personnes en situation de grande précarité acteurs de ce changement.

Par le biais de « cercles de conversation », toutes les activités de la pastorale ont été choisies et planifiées ensemble. L’atelier couture permet d’acquérir des compétences dans ce domaine et de vendre les créations sur la boutique en ligne de la pastorale. Les potagers urbains, quant à eux, offrent l’opportunité de partager la récolte tout en faisant connaître ceux qui vivent la précarité au quotidien. Outre cela, la pastorale « essaie de trouver des partenariats avec des associations ou des entreprises pour donner un espoir de sortie de la grande précarité. Ces personnes sont motivées et capables. Le rôle de l’Eglise est aussi de déceler l’immense potentiel que ces personnes possèdent ».

Au service, mais comment ?

Une chose que la Pastorale des Milieux ouverts accomplit et dont on ne se rend pas compte ?
Inès Calstas : Une des choses que l’on ne sait peut-être pas concerne les mendiants. J’ai vu certaines de ces personnes mendier à genoux à la rue de Lausanne. Actuellement, elles ont un emploi. Je n’affirme pas qu’elles soient complètement sorties de la précarité, il ne faut pas se méprendre. La Pastorale des Milieux ouverts n’est pas une baguette magique qui fonctionne sans effort. Par contre, je crois qu’il est possible de sortir des personnes de la grande précarité, si on n’y met les moyens, de la bonne volonté, que l’on croit en Dieu et dans l’être humain. Nous avons relevé ces personnes qui mendiaient à genoux. Aujourd’hui elles sont debout.

Quel « service » apportez-vous aux Genevois, de manière générale ?
IC : Nous renflouons les caisses de l’Etat ! (rires). Nous avons un système pour les personnes en grande précarité et très endettées. Elles peuvent effectuer un travail bénévole à la ville de Genève ou auprès d’associations. En contrepartie, nous recevons de l’argent de fondations et de personnes qui croient en nous. Par ce biais, nous pouvons payer des dettes, qui autrement auraient été transformées en jour de prison. Ce procédé coûte cher à l’Etat et brise des personnes. Dans cette démarche, nous acceptons aussi en stage des jeunes soumis à un travail d’intérêt général ou lors de l’exécution d’une peine sous forme de surveillance électronique [bracelets, ndlr.]. Les stagiaires sont donc parfois des personnes à qui nous évitons la prison.

Une équipe pour vivre l’unité pastorale

PAR THIERRY SCHELLING
PHOTO : ÉTIENNE SCHMELZER

Comme le rappelle régulièrement notre pape François, ce ne sont pas les changements qui marquent notre époque, mais bien que nous changeons d’époque. Et ce, en Eglise également !

Il ne s’agit plus de quelque modification cosmétique mais un nouveau mode de faire Eglise. Plus simple, plus pauvre et plus modeste.

Votre équipe pastorale est envoyée dans l’unité pastorale pour, comme son nom l’indique, créer l’unité dans nos diversités, et faire de la pastorale.

Nos trois paroisses ont désormais – depuis le 1er septembre – un duo de répondant.e.s, un binôme, si vous voulez : pour Puplinge-Presinge, Etienne et le Père Sviatoslav ; pour Choulex-Vandoeuvres, Sabrina et le Père Joël ; pour Chêne-Thônex, Astrid et le Père Thierry.

Cela signifie que chaque binôme est la présence de l’EP dans la paroisse désignée, et la courroie de transmission de la paroisse dans l’EP. Ainsi, aux diverses réunions de conseils y seront présent.e.s les membres du binôme désigné, afin d’améliorer l’interconnaissance et l’échange. Faire l’unité.

Et l’équipe autant que chaque binôme vont faire de la pastorale : catéchèse, rencontres, sorties de nos sacristies et églises, rassembler, regrouper, célébrer… Evangéliser, en d’autres termes. Car on passe beaucoup de temps sur l’organisationnel et si peu sur l’évangélisation !

Soyons missionnaires, car personne d’autre ne le fera à notre place !

« Allez porter l’Evangile du Seigneur »

Après l’ordination presbytérale de mon confrère Hugues, le 27 août dernier au Châble, a eu lieu une prière des vigiles pour conclure cette belle journée festive.
Après l’ordination presbytérale de mon confrère Hugues, le 27 août dernier au Châble, a eu lieu une prière des vigiles pour conclure cette belle journée festive.
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Une proposition…

Une proposition… … de soutien à la future Maison d’Eglise … et de pèlerinage intérieur

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTOS : ECR, ESPACE-MADELEINE

… de soutien à la future Maison d’Eglise

En 2024, une Maison d’Eglise ouvrira ses portes au cœur de Genève, sur la Plaine de Plainpalais. Pour soutenir ce projet architectural d’envergure, un concert de soutien a lieu le lundi 10 octobre prochain à 19h30, au Victoria Hall. Organisé par l’Eglise catholique romaine – Genève (ECR), l’Orchestre de Chambre de Genève et l’ensemble vocal Le Motet interpréteront le Requiem de Mozart, sous la direction de Gábor Takács-Nagy. Cette soirée musicale est l’occasion d’encourager les efforts déployés pour transformer le bâtiment en un lieu unique qui fera rayonner la présence de l’Eglise catholique au cœur de la ville.

« Dans ce lieu central, explique Fabienne Gigon, représentante de l’évêque pour la région diocésaine de Genève, le personnel administratif et pastoral de ECR sera sous le même toit et pourra proposer des activités de proximité, en lien avec leurs missions pastorales respectives. »

L’aménagement intérieur est dessiné par l’architecte Christian Rivola et le cabinet Ribo+. L’édifice sera éclairé par un puits de lumière traversant le bâtiment du sommet jusqu’au sous-sol. Un restaurant ouvrira ses portes à l’arrière du bâtiment. « La future Maison d’Eglise sera à la fois un lieu de culte pour les catholiques, de travail pour les collaborateurs de l’ECR, d’accueil, d’échange et de rassemblements », termine Fabienne Gigon.

Une levée de fonds projetant de réunir Fr. 2’255’000.– est en cours. Le concert est l’occasion de découvrir l’avancée des travaux et les personnalités impliquées dans ce projet d’envergure. La billetterie est en ligne sur le site de la ville de Genève sur billetterie-culture.geneve.ch

… et de pèlerinage intérieur

« Les Pèlerins » de l’artiste Johann Kralewski ont déjà pris place dans plusieurs églises de Suisse allemande, mais font halte pour la première fois en Suisse romande. « L’installation, sous cette forme, a spécialement été pensée par l’artiste pour le Temple de la Madeleine », confie Silvia Fiorini, coordinatrice de l’Espace-Madeleine, lors du vernissage de l’œuvre, le 16 août dernier.

Les 17 sculptures grandeur nature sont visibles dès l’entrée du temple. Ces pèlerins, disposés sur les bancs du temple, invitent à s’arrêter, à faire une pause sur nos propres chemins de pèlerinage. Plus loin, quelques souliers attirent l’œil du visiteur. L’artiste a tenu compte de la spécificité architecturale du lieu pour créer deux autres espaces, ou installations, rappelant le thème du pèlerinage. Né en 1949 en Pologne, le sculpteur et peintre Johann Kralewski vit depuis de nombreuses années en Suisse. Au travers de son art, il s’intéresse à de nombreuses problématiques sociétales. Il qualifie d’ailleurs lui-même ses Pèlerins de « pont entre la vie que l’on a laissée derrière soi, avec tous ses problèmes, et l’avenir, plein d’espoir, mais qui doit encore être façonné avec difficulté. Pèleriner, c’est partir, être prêt à affronter activement les risques et peut-être aussi souffrir en chemin ».

A visiter au Temple de la Madeleine jusqu’au 30 octobre, du mardi au dimanche, de 12h à 17h, avant qu’ils ne repartent en direction de l’Allemagne… Documentation et renseignements auprès de Silvia Fiorini à silvia.fiorini@ref-genf.ch ou auprès de l’Espace-Madeleine au 022 310 47 29.

Comment être témoin aujourd’hui ?

« Vous serez mes témoins ! » (Ac 1, 8), telle est la devise du mois de la Mission universelle 2022. Cette parole est celle que Jésus a laissée à ses amis avant qu’il n’ait été soustrait de leurs yeux au jour de son Ascension. Et voici la réalité à laquelle les disciples ont dû faire face…
« Vous serez mes témoins ! » (Ac 1, 8), telle est la devise du mois de la Mission universelle 2022. Cette parole est celle que Jésus a laissée à ses amis avant qu’il n’ait été soustrait de leurs yeux au jour de son Ascension. Et voici la réalité à laquelle les disciples ont dû faire face…
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Prendre soin des autres

Je m’appelle Sébastien Gauye, j’ai 22 ans et habite à Sion. Je suis une formation en soins infirmiers à la HES-SO. J’aime m’occuper des autres, prendre soin d’eux. Dans ma paroisse de Saint-Guérin, je suis notamment engagé en tant que responsable des servants de messe et depuis une année, je préside le Chœur des Jeunes de Saint-Guérin.

Rencontre avec Sébastien Gauye, jeune Sédunois engagé

PROPOS RECUEILLIS PAR ALINE JACQUIER | PHOTO : GS

Sébastien, qui es-tu ?

Je m’appelle Sébastien Gauye, j’ai 22 ans et habite à Sion. Je suis une formation en soins infirmiers à la HES-SO. J’aime m’occuper des autres, prendre soin d’eux. Dans ma paroisse de Saint-Guérin, je suis notamment engagé en tant que responsable des servants de messe et depuis une année, je préside le Chœur des Jeunes de Saint-Guérin.

En juin dernier, tu as reçu ton diplôme de JB 3 (Jeunes bénévoles en Eglise) des mains de l’aumônier jeunesse diocésain. Peux-tu nous expliquer en quoi consiste cette formation ?

JB signifie « Jeune bénévole en Eglise ». Cinq parcours sont proposés en fonction des âges et des engagements des adolescents et des jeunes. Pour ma part, je viens effectivement de terminer la première volée du parcours JB3 qui s’adresse aux jeunes adultes à partir de 18 ans. Nous avons participé à six journées de formation et d’approfondissement sur la Bible et la théologie. Nous étions cinq jeunes venant des quatre coins du diocèse et des liens forts d’amitié se sont tout de suite créés entre nous. Nous avions aussi un travail de diplôme à réaliser.

Je crois savoir qu’il y a également un aspect pratique à cette formation. Sur quoi a porté ton expérience de terrain ?

Je suis parti du constat que je suis le même Sébastien que ce soit avec mes amis, avec mes patients et mes collègues ou dans mes différents engagements paroissiaux. Dès lors, il était important pour moi que cette unité se retrouve dans mon travail de diplôme. C’est pourquoi je l’ai effectué dans le cadre du projet « Un soin… juste ! » créé par une infirmière, Aline Pellerin, et qui offre des soins aux personnes en précarité.

Tes lieux de ressourcement ?

La marche et la prière du chapelet. J’allie régulièrement les deux en arpentant le sentier qui mène à la Basilique de Valère ou à l’Ermitage de Longeborgne. Ce sont des lieux calmes et reposants. Au milieu de ces pierres plusieurs fois centenaires, on ne peut que s’arrêter et contempler. Là-haut, j’ai fait la connaissance de l’abbé Joël
Pralong qui accueille et écoute les pèlerins et les gens de passage. De nos échanges,
il en a tiré un livre qui verra le jour prochainement. Mais je vous en parlerai plus en détail une prochaine fois !

Je te donnerai du repos

Le Dieu personnel de la Bible nous invite à sortir de l’agitation, à recevoir la paix et le repos qui se trouvent en Jésus seul.
Le Dieu personnel de la Bible nous invite à sortir de l’agitation, à recevoir la paix et le repos qui se trouvent en Jésus seul.
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Rencontre avec le nouveau chancelier et son épouse

Gilles et Véronique Gay-Crosier Lemaire habitent Bramois depuis août 2021. Leur famille compte quatre enfants, Salomé-Anna, Zacharie-Ange, Gabriel-Elie et Rébecca-Marie. Gilles est le nouveau chancelier et directeur administratif du Diocèse de Sion depuis le 1er juillet.

Gilles et Véronique Gay-Crosier Lemaire habitent Bramois depuis août 2021. Leur famille compte quatre enfants, Salomé-Anna, Zacharie-Ange, Gabriel-Elie et Rébecca-Marie. Gilles est le nouveau chancelier et directeur administratif du Diocèse de Sion depuis le 1er juillet.

PAR RÉGIS MICHELOUD | PHOTOS : ZACHARIE-ANGE GAY-CROSIER, LAURA CORVAGLIA

Leur formation

Gilles pensait travailler dans le secteur bancaire. A la suite d’un pèlerinage d’été à Lourdes, il a ressenti un appel encore vague. A la demande de ses parents, il termine sa formation bancaire, puis obtient un baccalauréat français à Sion. Il entame ensuite des études de philosophie et de théologie à Fribourg, Lugano, Bruxelles où il décroche son De Universa en philosophie et son baccalauréat en théologie à l’Institut d’Etudes Théologiques (IET). Sa licence à Rome complète sa formation en théologie. Les aléas professionnels font qu’il a suivi une formation de journaliste à Lausanne entre 2010 et 2012 couronnée par un certificat.

Véronique a passé son baccalauréat en droit à l’Université Saint Louis de Bruxelles, en vue de faire du droit canonique. La faculté ayant été fermée par manque de professeurs, elle enchaîne avec un baccalauréat en philosophie sans trop savoir pourquoi. Elle y rencontre de jeunes catholiques qui la mettent en contact avec un jésuite; lequel la convainc de poursuivre sa route avec un baccalauréat en théologie à l’IET à Bruxelles, où elle rencontre son futur époux. Décidée comme lui à aller à Rome pour sa licence, c’est l’Institut Jean-Paul II auprès de l’Université du Latran qui obtient sa faveur et elle y retrouve son mari. Elle y obtient une licence en Sainte Théologie du mariage et de la famille. Pour des raisons obscures, le doctorat s’imposait à elle. Il se réalisera en morale à l’Université de Fribourg, en 2008.

Leur expérience professionnelle

Gilles assume d’abord la tâche de collaborateur scientifique auprès du Programme Interdisciplinaire d’Etudes catholiques et comme secrétaire auprès du Département de Patristique et Histoire de l’Université de Fribourg. Puis il est tuteur auprès des étudiants de l’Institut Philanthropos à Bourguillon/Fribourg et aumônier catholique francophone de l’Université de Fribourg. A partir du 1er janvier 2013, il est nommé chancelier du Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. A ces divers postes, il multiplie les expériences et développe de nombreuses compétences.

De son côté, Véronique est d’abord membre de l’Equipe cantonale fribourgeoise des vocations avec son mari. Puis elle exerce le tutorat auprès de l’Institut Philanthropos à Bourguillon/Fribourg. Membre du conseil de communauté et de paroisse, elle a enseigné le catéchisme à l’école primaire du Botzet à Fribourg. Mais auparavant, elle a été assistante diplômée en morale fondamentale, puis assistante docteur en morale spéciale à l’Université de Fribourg et enfin a occupé une charge de cours un semestre en remplacement du professeur Thierry Collaud. Depuis janvier 2021, elle anime l’émission « Clair de Paradis » chaque premier mercredi du mois (à 10h) sur Radio Maria Suisse romande. Quand elle trouve encore un peu de temps, elle écrit des articles et participe à des colloques. Elle a publié un ouvrage en Enseignement social de l’Eglise. La mystique la passionne : Thérèse de Lisieux – sujet de sa thèse de doctorat – l’y a initiée. Véronique lui a d’ailleurs consacré un livre qui paraîtra début 2023.

Leur travail

Comme chancelier, Gilles établit et légalise des actes officiels (décrets, ordonnances, nominations, attestations…). Il est à disposition de l’évêque pour la préparation de dossiers, assiste à différents conseils diocésains, coopère avec des instances ecclésiales, étatiques et associatives. Il coordonne et répartit le travail au sein de la chancellerie diocésaine, organise des célébrations et manifestations. Les archives de l’évêché étant rattachées à la chancellerie, il a le souci, avec sa collaboratrice, de leur conservation, gestion et organisation. Il est aussi chargé de veiller à ce que les actes de curie soient rédigés, expédiés et conservés aux archives. De par sa fonction, il est notaire et secrétaire de curie. Enfin, il répond aux nombreuses questions des prêtres, agents pastoraux, secrétaires des paroisses et des fidèles.

Pour réaliser ce travail, il bénéficie de l’aide de collaboratrices et collaborateurs qu’il remercie. Car sans eux, il ne pourrait jamais faire tout ce travail.

Avec sa nomination à Sion s’ajoute le volet de directeur administratif. Etant en place depuis peu, il observe et découvre le fonctionnement diocésain. Riche de son expérience à LGF, des modifications seront peut-être apportées, en vue d’un meilleur fonctionnement.

Véronique coordonne son émission radiophonique et donne des conférences. Comme sa passion pour la « théologie des saints » la dévore, elle espère pouvoir encore la diffuser à travers des écrits – car la famille passera toujours avant.

Conclusion

Lorsque je leur ai demandé ce qui les motivait dans le choix de leurs engagements, la réponse a été immédiate : ce sont des appels de Dieu. Après la discussion que nous avons eue, je comprends leur enthousiasme. Une foi profonde guide leurs décisions. Une confiance en la Providence également, car il n’est pas rare qu’ils aillent à l’encontre de leurs impressions personnelles. S’abandonner n’est pas facile, mais ils y tendent de tout leur cœur.

Le sourire de Marie

Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. En regardant le sourire de Marie, prenons le temps de méditer les mystères du Rosaire.
Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. En regardant le sourire de Marie, prenons le temps de méditer les mystères du Rosaire.
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Synode: échos des réponses du diocèse de Sion

L’évêché de Sion a comptabilisé 270 retours de questionnaires, avec des réponses individuelles ou collectives, résultant de la réflexion d’institutions, groupements ecclésiaux. Même si la majorité des réponses émanaient des personnes engagées en Eglise, cela n’a pas empêché les remarques d’être critiques, mais dans un esprit constructif.

À PARTIR DE LA SYNTHÈSE DIOCÉSAINE ÉLABORÉE PAR L’ABBÉ PIERRE-YVES MAILLARD VÉRONIQUE DENIS | PHOTOS : CATH.CH

L’évêché de Sion a comptabilisé 270 retours de questionnaires, avec des réponses individuelles ou collectives, résultant de la réflexion d’institutions, groupements ecclésiaux. Même si la majorité des réponses émanaient des personnes engagées en Eglise, cela n’a pas empêché les remarques d’être critiques, mais dans un esprit constructif.

Le premier point qui ressort, c’est la grande attente d’une Eglise de proximité, ouverte, accueillante, simple, à l’écoute et en dialogue avec toute personne, sans discrimination. Cela rejoint les options pastorales fortes du pape François : l’attention aux pauvres, aux exclus et aux migrants, l’accueil des personnes en situation «irrégulière», la protection de l’environnement et la sauvegarde de la création, la reconnaissance de tous comme des frères et des sœurs.

Les obstacles ou les difficultés sont aussi relevés. Le langage et les rites de l’Eglise sont incompréhensibles pour beaucoup, même pour les personnes pratiquantes. La question des abus décrédibilise fortement l’institution ecclésiale. Le fonctionnement parfois trop hiérarchique, autoritaire, clérical de l’Eglise, est aussi mentionné.

J’ai eu la chance de participer à la journée synodale du 30 mai à Einsiedeln, comme déléguée du diocèse de Sion. Les réflexions de cette journée ont abouti à une synthèse suisse qui sera envoyée à Rome. Les mentalités suisses romandes et alémaniques sont très différentes. Nous les Romands sommes plus consensuels et moins revendicatifs. Un des points forts relevé est la prise de conscience de l’importance du baptême. De là découle la participation de tous à la mission : nous sommes tous coresponsables, chacun selon son charisme et sa vocation propre.

L’important ce sont les petits pas qui sont accomplis. Pour transformer notre Eglise, il en faut, de l’audace, du courage, de la conviction. Les récentes nominations de notre pape François en sont la preuve : il a nommé une religieuse secrétaire du dicastère pour le développement humain intégral ; trois femmes sont membres de la commission des évêques, commission chargée d’étudier les dossiers de nomination des évêques ; les vingt cardinaux nommés récemment ont des positions théologiques proches de celles du Pape.

Personne ne peut imaginer quelles seront les conclusions du synode qui se tiendra à Rome en 2023. Mais chacun est invité à garder confiance et à commencer à faire ces petits pas qui le mèneront là où l’Esprit Saint nous réserve quelques surprises.

Le rapport final suisse est disponible: https://www.eveques.ch/wp-content/uploads/sites/3/2022/07/220712-CH-rapport-synodal_f.pdf

Jeux, jeunes et humour – octobre 2022

Les béatitudes, page "Jeux, jeunes et humour" d'octobre 2022 par Marie-Claude Follonier

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi prier Marie en octobre ?
En 1883, le pape Léon XIII décrète que le mois d’octobre serait celui de « la Sainte Reine du Rosaire », en mémoire de Notre-Dame du Rosaire, fêtée le 7 octobre. Les dominicains organisent un pèlerinage à Lourdes où l’on prie le rosaire, c’est-à-dire 150 « Je vous salue Marie » répartis en 15×10 mystères qui reprennent les grandes étapes de la vie du Christ : mystères joyeux (Annonciation, Visitation, Nativité, Présentation de Jésus au temple et recouvrement) priés le lundi et le samedi ; douloureux (agonie de Jésus, flagellation, couronnement d’épines, portement de la croix, crucifixion et mort) priés le mardi et le vendredi et les mystères glorieux (Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption et couronnement de Marie). A cela s’ajoutent les mystères lumineux instaurés par Jean-Paul II (Baptême de Jésus, noces de Cana, prédication, Transfiguration, Eucharistie).

par Pascal Ortelli

Humour

M. le Curé avait pris en charge un enfant qui connaissait des difficultés au niveau de l’orthographe. Il lui proposait  des dictées et ainsi le petit faisait de réels progrès à la grande satisfaction des parents. Un jour, l’enfant lui apporta un billet de la part de ses parents qui disait qu’en récompense, ils lui offriraient un coq à Noël. Noël passa et rien ne vint. Le curé interrogea le petit pour savoir ce qu’il en était du cadeau promis. Celui-ci répondit : « Ah oui, M. le Curé. Mon papa m’a dit de vous dire que le coq va mieux ! »

par Calixte Dubosson