Jeunes, humour et mot de la Bible – septembre 2025
Par Marie-Claude Follonier
Mot de la Bible
Mettre sous le boisseau
Dissimuler ce qui mérite d’être connu.
Dans une de ses nombreuses paraboles, Jésus compare les hommes et les femmes à de véritables exhausteurs de goût (« Vous êtes le sel de la terre ! ») et à d’authentiques luminaires pour rayonner (« Vous êtes la lumière du monde ! »). Il insiste sur le fait que la lumière, placée au milieu de la salle commune de la maison, se met sur un lampadaire pour éclairer tous ceux qui sont présents. Ladite lumière ne se met pas sous le boisseau (récipient cylindrique destiné à mesurer les matières sèches) car elle serait inutile si elle était cachée.
Par Véronique Benz
Humour
Un paysan un peu pingre sur les bords, croyant et pratiquant, se plaignait dans sa prière de la piètre qualité et de l’insuffisance du lait de ses vaches. Dieu entendit son appel. Il lui donna des pâturages aux herbes excellentes. Il envoya ensuite un ange qui lui dit :
– Etes-vous maintenant satisfait de la qualité du lait de vos vaches ?
– Oui, Seigneur, il est maintenant excellent. Vous voulez goûter ?
– Volontiers. Il est bon en effet. Vous désirez autre chose avant que je remonte dans mon ciel
– Oui, Seigneur, un franc pour le verre de lait !
Par Calixte Dubosson
Le temps du repos

Après plus de dix ans d’épiscopat, Mgr Jean-Marie Lovey s’apprête à remettre sa charge pour prendre une retraite bien méritée. Retour sur cette décennie passée à la tête de l’Eglise valaisanne.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer
Au moment d’accepter votre nomination, aviez-vous conscience de l’ampleur de la charge qui allait vous incomber ?
A vrai dire, je me faisais un certain nombre d’illusions ! J’imaginais les choses en fonction des évêques que je connaissais et parfois même au-delà de ce qu’était la réalité…
Vous parlez d’illusions. Quelles étaient-elles par rapport au quotidien d’un évêque ?
Je cernais bien le ministère de coordination, de communion et de faiseur d’unité d’un évêque. Une tâche essentielle à mes yeux, tout en étant colossale vu la multiplicité et la diversité des personnes, fidèles et confrères ! Toutefois, vus de l’extérieur, les évêques me semblaient souvent entre eux à Rome et me donnaient l’image d’un univers à part dont j’avais peine à circonscrire vraiment les contours.
Devenir évêque vous semble-t-il aujourd’hui une tâche plus exigeante qu’elle ne l’était pour vos prédécesseurs ?
Je ne sais pas s’il a vraiment existé des périodes plus tranquilles. Objectivement, il me semble toutefois que nous vivons un temps compliqué et pour de nombreuses raisons. La première, me semble-t-il, est que notre milieu social n’est plus porté par des valeurs chrétiennes partagées universellement. Cela rend donc la tâche plus délicate, la mission plus exigeante, mais aussi plus dynamique. Les défis de l’Eglise locale sont importants, car les valeurs de l’Evangile ne vont plus de soi et, de fait, sa transmission non plus. Cela alors que les attentes sont bien réelles. La seconde raison tient évidemment dans toute la question des abus, qui a ébranlé autant l’Eglise que les consciences. Cela a exigé des compétences dont on ne dispose pas forcément lorsque l’on est nommé évêque.
Justement, lors de votre mandat à la tête de l’Eglise valaisanne, vous avez souvent dû éteindre des incendies… Etiez-vous préparé à cela ?
Franchement, non. Je n’étais absolument pas préparé, ni à l’ampleur des faits, ni à la gestion, ni même à la mal gestion de ces faits ! J’ai découvert beaucoup de choses auxquelles je ne m’attendais pas.
De quelle manière, en tant que Jean-Marie Lovey, ressortez-vous de tout cela ?
Le socle sur lequel je m’appuie demeure tout de même l’espérance que la miséricorde est plus grande que tout. La conversion de chacun – la mienne en premier – est possible à tout moment et toujours. Je n’ai à désespérer ni des personnes ni de l’avenir, puisque le Dieu sur lequel j’appuie ma vie est un Dieu de miséricorde et d’espérance. Ces points sont pour moi de réels ancrages.
La remise de votre charge d’évêque est-elle une forme de soulagement pour vous ?
Oui, d’une certaine façon. J’ai toujours vécu mon ministère dans l’ici et maintenant, sans vouloir planifier cette retraite. Or, vu la lourdeur des dossiers dont nous avons parlé, j’espère tout de même trouver une forme « d’allègement ». Comprenez-moi bien, il ne s’agit pas simplement de passer cette charge à quelqu’un d’autre, mais il y a un temps pour tout et je pense avoir fait mon temps.
Même si vous ne souhaitez pas la « planifier », avez-vous des souhaits quant à cette retraite ?
Cela m’a coûté de quitter ma famille [ndlr. communauté du Grand-Saint-Bernard] pour être évêque. Je me réjouis vraiment à la perspective de la retrouver (sourire).
Bio express
Jean-Marie Lovey est né à Orsières (VS), le 2 août 1950. Il intègre le noviciat des Chanoines du Grand-Saint-Bernard après l’obtention de sa maturité fédérale. Il étudie la théologie à l’Université de Fribourg et est ordonné prêtre en 1977. Il exerce le ministère d’aumônier jusqu’en 1989, date à laquelle il est nommé maître des novices et supérieur du séminaire de la congrégation du Grand-Saint-Bernard. De 1995 à 2001, il est formateur au séminaire diocésain qui est alors un lieu de formation commun avec sa communauté. De 2001 à 2009, il est prieur de l’hospice du Grand-Saint-Bernard. Elu prévôt en 2009, il occupe ce poste jusqu’à sa nomination à la tête de l’évêché de Sion en 2014.
Vitraux d’Albert Chavaz, église Saint-Etienne, Granges (VS)

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer
Ce mois-ci, nous nous arrêtons sur une des stations du chemin de croix en vitrail qu’Albert Chavaz a réalisé pour l’église Saint-Etienne de Granges.
Traditionnellement, les chemins de croix ornent les murs des édifices. Il fut même une époque où la norme imposait qu’ils soient composés de croix en bois et d’images fixés sur un mur ou un meuble stable. Le choix du vitrail peut donc surprendre. On peut toutefois y voir un sens très fort : la lumière est un symbole de résurrection. En représentant chaque station sur des baies traversées par la lumière, l’artiste fait passer symboliquement la Résurrection à travers la Passion. Notre regard sur la Passion du Christ n’est pas un regard doloriste, Passion et Résurrection sont inséparables. Nous qui vivons en 2025 ne pouvons pas lire la mort du Christ autrement qu’à la lumière de sa Résurrection.
Alors que la quatorzième station est normalement celle de la mise au tombeau, Albert Chavaz a aussi représenté la Résurrection. La partie haute de la baie figure en effet le Christ en gloire.
En 1958, pour le centenaire des apparitions, un chemin de croix est érigé à Lourdes avec une quinzième station : Jésus est ressuscité. Nous pouvons nous demander si l’artiste s’en inspire lorsqu’il réalise ce vitrail en 1959. Quoi qu’il en soit, nous croyons que la mise au tombeau n’est pas la fin de l’histoire, que la mort n’a pas le dernier mot, que l’amour est plus fort. Et c’est précisément ce que cette œuvre symbolise.
Dans la partie basse de la baie se trouvent deux femmes et un homme. Nous pouvons supposer qu’il s’agit de Joseph d’Arimathie et des deux Marie comme dans l’Evangile selon saint Matthieu (Mt 27, 57-61).
Ce tombeau est celui que Joseph avait fait creuser pour lui-même (Mt 27, 60). Autrement dit, Jésus prend sa place dans la tombe. La symbolique est forte, le Christ prend notre place pour que notre mort ne soit pas définitive.
Johann Gregor Mendel

Par Pierre Guillemin
Photo : DR
La Science fait partie de l’Eglise. Comprendre l’Univers, la Nature sont des recherches acceptées et voulues par l’Eglise. Johann Gregor Mendel (1822-1884) est un très bon exemple de cette quête de la compréhension de la Nature. C’est un moine austro-hongrois dont les travaux sur l’hérédité ont jeté les bases de la génétique moderne. Né dans une famille modeste en Silésie (aujourd’hui en République tchèque), Mendel entre dans les ordres* et poursuit des études en sciences naturelles à l’Université de Vienne. Passionné par la biologie et les mathématiques, il devient enseignant et consacre son temps libre à des expériences minutieuses sur les plantes.
Entre 1856 et 1863, dans le jardin de son monastère à Brno, Mendel cultive des milliers de plants de pois. Il choisit des caractères facilement observables (couleur, forme, hauteur) et contrôle rigoureusement les croisements. A travers ces expériences, il découvre que les traits héréditaires ne se mélangent pas de façon aléatoire, mais obéissent à des lois précises : les gènes se transmettent selon des ratios prévisibles.
En 1866, il publie ses résultats qui passent inaperçus. Son travail ne sera redécouvert qu’au début du XXe siècle, soit plus de trente ans après sa mort. Les biologistes comme de Vries, Correns, Tschermak, Cuenot reconnaîtront alors leur importance fondamentale pour comprendre l’hérédité.
Il se passionne également pour la météorologie qui sera le domaine qu’il aura le plus longtemps étudié, de 1856 jusqu’à sa mort en 1884, faisant des relevés systématiques à partir des résultats des stations météorologiques de son pays. Il sera d’ailleurs plus connu par ses contemporains pour son apport à cette matière que pour sa contribution à la génétique naissante.
Johann Gregor Mendel est aujourd’hui considéré comme le fondateur de la génétique. Ses expériences simples, mais rigoureuses, ont permis de révéler l’existence des gènes bien avant leur identification physique. Son approche scientifique, mêlant observation, expérimentation et analyse mathématique, a marqué un tournant décisif dans l’histoire des sciences du vivant.
* Il devint augustin, comme le pape Léon.
«L’amour de Dieu est premier»
« Je suis heureuse de la fidélité du Seigneur. Il ne promet pas une vie rectiligne et facile, mais que son alliance de paix demeurera toujours. Dans les épreuves, j’ai expérimenté sa présence à mes côtés », souligne Carol Beytrison. Vierge consacrée depuis le 28 juin dernier, elle travaille à 40 % comme coresponsable de l’aumônerie des prisons et à 60 % comme adjointe de la représentante de l’évêque pour la Région diocésaine de Genève.

Par Véronique Benz
Photos: DR
« J’ai vécu des choses fortes avec le Seigneur durant mon enfance, explique Carol Beytrison. A l’âge de neuf ans, j’ai fait la promesse à Jésus de l’aimer pour tous ceux qui ne l’aiment pas. » Tout de suite, Carol pense à la vie religieuse. A l’adolescence, elle rencontre un groupe de jeunes issus du renouveau charismatique. A dix-sept ans, elle participe à un forum des jeunes à Paray-le-Monial. « Lors de l’adoration du Saint Sacrement, j’ai compris que l’amour de Dieu était premier. Chacun répond à sa manière à cet amour. Pour moi, il a été suffisamment fort pour que j’aie envie de lui consacrer ma vie. »
A vingt ans, Carol tombe amoureuse. « L’amour humain, c’est quelque chose de magnifique, mais, en fréquentant ce garçon, j’ai réalisé que j’étais en train de perdre quelque chose dans ma relation au Christ. Ayant goûté à un autre amour, il y avait une dimension qui allait me manquer. » Elle entre au Verbe de Vie. « J’y suis restée vingt ans, j’y ai été très heureuse. Les cinq dernières années, comme économe général, j’ai pris conscience des dysfonctionnements de la communauté. » Lorsque la communauté s’arrête, elle pense en rejoindre une autre, mais elle comprend qu’elle doit d’abord se confronter à nouveau à la réalité du monde. Carol revient à Genève auprès de sa famille. « Au Verbe de Vie, j’ai vécu une expérience au côté de jeunes en difficulté qui m’avait interpellée. En présentant mes services à l’Eglise, j’ai demandé s’il y avait un poste auprès des populations marginales, mais l’Eglise cherchait quelqu’un pour la pastorale des prisons. J’ai accepté cet engagement, comme une évidence. »
Une nouvelle forme de vie consacrée
« Le travail dans l’aumônerie de la prison a été un élément déclencheur de ma vocation de vierge consacrée. J’ai gardé mon rythme de prière et j’ai un engagement qui correspond à ce que
je portais en moi depuis des années. » Après deux ans de discernement et de formation, Carol vit une nouvelle forme de vie consacrée en étant membre de l’Ordre des vierges consacrées. « Dans cette consécration, je deviens épouse du Christ, c’est une vraie joie. »
A l’aumônerie, Carol est membre d’une équipe œcuménique de cinq personnes. Elle intervient dans toutes les prisons de Genève, mais principalement à celle de Champ-Dollon. « L’essentiel de notre travail consiste en entretiens individuels avec les personnes. Nous animons des célébrations tous les dimanches. Nous proposons aussi des activités comme des soirées bibliques ou des soirées ciné-débat. »
Carol est heureuse de pouvoir offrir aux détenus un espace où ils peuvent être simplement eux-mêmes et acceptés tel qu’ils sont. « Nous rencontrons des êtres humains au parcours de vie très différent, mais il y a des souffrances qui nous relient. »
Un souvenir marquant de votre enfance
Mes parents n’ont jamais fait de grand discours sur la charité, mais ils la vivaient en actes. J’avais une amie, qui vivait dans le même immeuble que nous, dont la mère était dépressive. Le père avait quitté le foyer. Ma maman, lorsqu’elle préparait les repas, en faisait toujours un peu plus. Puis elle demandait, à mon frère ou à moi, d’aller le porter chez mon amie.
Votre moment préféré de la journée ou de la semaine
J’aime aller à la messe spécialement en semaine. Lorsque je reviens de la prison, j’ai un bout de chemin que je fais à pied au bord d’une rivière. Je prends ce petit sas dans la nature pour me remémorer les rencontres de la journée.

Votre principal trait de caractère
Je m’émerveille facilement. Je vois le bon côté des choses.
Un livre qui vous a marqué
Maximilien Kolbe – Le saint d’Auschwitz de Patricia Treece.
Une personne qui vous inspire
Maximilien Marie Kolbe. J’ai été interpellée par l’histoire de cet homme qui a fait don de sa vie à Auschwitz.
Votre prière préférée ou une citation biblique qui vous anime
J’aime la prière de saint Nicolas de Flüe. Ma citation biblique préférée est celle que j’ai choisie comme devise pour mes vœux : « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse. » (Jean 3, 30)
Carol Beytrison
• Elle est née et a grandi à Genève, au sein d’une famille catholique. Elle est originaire du Valais.
• Elle a fait des études de mathématiques et a enseigné quelques années les maths avant de rentrer au Verbe de Vie.
• Elle a longtemps pratiqué le ski. Elle aime beaucoup le football et supporte le FC Sion.
En librairie – septembre 2025
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres

Maman, ne me quitte pas !
Bernadette Lemoine
Un grand nombre de difficultés psychologiques, de troubles du comportement ont pour origine une angoisse de séparation, signe d’une souffrance liée à une séparation mal vécue dans la petite enfance. L’événement, souvent banal, qui a conduit l’enfant à se croire abandonné, est mis en lumière, avec le concours des parents et de leur enfant. Bernadette Lemoine, en mettant des mots sur les maux, désamorce l’angoisse qui empêche l’enfant de vivre heureux. Ce livre s’adresse à tous ceux qui souhaitent donner aux enfants qui leur sont confiés l’inestimable cadeau de la confiance en la vie.
Editions Saint Paul

Les blessures d’enfance
Bénédicte Sillon
Nous aimerions que nos vies, et plus encore celles de nos enfants, soient paisibles, sereines, dépourvues d’épreuves ou de blessures… Nous constatons que cela reste une chimère. Nos blessures dessinent aussi des paysages intérieurs, et donc extérieurs, bouleversants de beauté. Le projet de cet ouvrage est donc de comprendre ce qu’est une blessure, de la distinguer d’autres formes de moments douloureux, afin de mieux comprendre comment y faire face. De cheminer, en quelque sorte, le long d’un sentier qui fait passer des limites de la vie à un chemin de Vie.
Editions Mame

Libéré, délivré… de mon smartphone
Tanguy Marie Pouliquen
Vous le sentez vibrer dans votre poche alors que personne ne vous appelle ? Vous êtes à l’affût de notifications en permanence ? Seriez-vous addict, sans le savoir, au smartphone ? Il faut bien se l’avouer : ce faux ami perturbe notre attention, notre concentration, notre bien-être et donc nos relations. Rien n’est perdu ! Il est possible d’entamer la déconnexion pour reprendre le contrôle sur votre portable, et ce, en 10 jours seulement. L’antidote de base : Dieu. A la manière d’un coach, le père Tanguy Marie Pouliquen a bâti un parcours progressif : 15 minutes par jour pour un détachement en douceur. Testée et approuvée, cette désintox intégrale pour vivre une libération numérique et trouver une disponibilité intérieure vous permettra de laisser plus de place à Dieu, mais aussi à ceux qui vous entourent.
Editions Première partie

Abigaëlle
Dominique Perot-Poussielgue, Anastasia Wessex
Il était une fois une charmante petite marmotte nommée Abigaëlle. Qu’elle était drôle, avec ses poils brun-gris, ses yeux noisette roulant vivement de droite à gauche. Qu’elle était forte, avec ses robustes griffes et sa silhouette trapue ! Mais quand il s’agit de préparer le terrier pour l’hiver, Abigaëlle aimerait bien choisir avant ses frères et sœurs… Un conte charmant et profond pour faire réfléchir les plus jeunes aux valeurs de l’Evangile. Dès quatre ans.
Editions Emmanuel Jeunesse
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Mettez la foi dans votre cartable!
Par Ludivine Perret-Gentil, responsable de la catéchèse, Sainte-Thérèse
Photo : DR
En cette période de rentrée scolaire, nos enfants ont retrouvé (avec plus ou moins d’entrain !) les pupitres de l’école, les jeux dans le préau, les enseignants et les copains. Une nouvelle année scolaire a démarré et le rythme plus calme des vacances s’est vite effacé devant le planning bien rempli de chacun, enfant comme adulte. Pour les adultes aussi, c’est également une sorte de rentrée, même si les vacances ont été moins longues ! On retrouve son bureau, les piles d’emails, les chefs et les collègues. Et Dieu dans tout ça ? Saura-t-on lui faire de la place entre nos séances de travail et nos dossiers ?
Tradition récente dans de nombreuses paroisses, la bénédiction des cartables nous amène à placer notre année et notre travail sous le regard de Dieu. En cette année jubilaire, elle nous invite à être des témoins d’espérance. A Sainte-Thérèse, cette bénédiction est l’occasion d’une messe des familles dominicale, animée et chaleureuse, durant laquelle l’abbé Fouet bénit les enfants, leurs familles et les enseignants. Les écoliers viennent avec leur cartable à l’église et participent activement à la célébration ; l’an dernier chacun avait écrit sur un papier ce qu’il pouvait amener à l’école : être gentil, partager son goûter, consoler un copain, aider les autres,… toutes ces actions positives avaient été exposées autour d’un grand cartable devant l’autel. N’est-ce pas justement ce que nous demandons tous : placer notre quotidien auprès de Dieu pour qu’il nous accompagne et nous guide, au travail comme à la maison ? Alors puisse notre cartable être l’écrin d’une foi rayonnante !
Rentrée pastorale!

Par Thierry Schelling
Photo : Astrid Belperroud
En parlant de musique… notre équipe pastorale de La Seymaz (cf. photo) est renforcée non en nombre mais en répondances : en effet, en vue de construire pastoralement une Région Voie Verte, allant de Presinge aux Eaux-Vives, notre évêque nous a nommés, Astrid, Laurent et l’abbé Thierry, comodérateurs.
Oui, une laïque, un laïc et un prêtre sont conjointement modérateurs, dans l’esprit du pape François qui a confié à des laïcs des postes de décision pour l’Eglise universelle.
Etant donné notre excellente entente à nous trois, nous prenons une répondance en priorité et sommes en binôme avec une autre ; ainsi :
– Astrid a comme première répondance la diaconie (service à la société et hors-Eglise), en liens étroits et variés avec la catéchèse régionale et paroissiale ;
– Laurent a comme première répondance la formation continue en plus d’être animateur liturgique et au service de la catéchèse régionale ; il sera désormais le répondant au Conseil pastoral de Chêne-Thônex ;
– l’abbé Thierry a comme première répondance la liturgie, en plus d’être désormais curé de Chêne-Thônex, Puplinge-Presinge et Choulex-Vandœuvres. Il participera au Conseil de paroisse de Chêne-Thônex.
Et nous trois sommes interchangeables dans l’une ou l’autre des répondances : aux diverses activités pastorales ici ou là, vous pourrez voir l’un.e OU l’autre, OU deux, OU les trois ! De même, nous sommes appelés à nourrir du lien fraternel et pastoral avec Saint-Paul et Sainte-Thérèse, au niveau de la catéchèse par exemple.
Mais nous n’avons de sens que parce que nous sommes en équipe qui s’apprécie grandement et fonctionne bien :
– Sabrina continue la coordination de la catéchèse sur l’UP La Seymaz et la répondance à Choulex-Vandœuvres, et nous lui proposons d’être responsable de la convivialité dans nos paroisses ;
– notre abbé Karol va être incardiné dans notre diocèse et continue à être préposé à la vie sacramentelle dans les trois domaines de l’Eglise (liturgie, diaconie, formation continue) ; il participe également au Conseil pastoral de Saint-Joseph où il va célébrer encore plus régulièrement ;
– notre Père Sviatoslav continue son ministère au service de la vie sacramentelle dans les trois domaines de l’Eglise ; il est évidemment le chapelain de la Mission greco-catholique ukrainienne de Genève et demeure répondant de la paroisse de Puplinge-Presinge ;
– Etienne reste le président du Pastoral de Puplinge-Presinge, avec tout ce que cela implique.
De même, nous pouvons compter et remercier notre diacre Denis, et Anne-Marie et Ludivine, coordinatrices de la catéchèse à Saint-Joseph et à Sainte-Thérèse, qui sont partie prenante de l’élargissement et du regroupement des activités catéchétiques de la Région en devenir.
E la nave va…
Mourir dans l’indifférence

Décédé sur des bateaux inaptes à la navigation, étouffés dans des camions, morts de faim dans le désert… Chaque jour, le contingent de personnes disparues sur les routes de l’exil augmente.
Ainsi, on estime à ce jour que 66’519 personnes ont perdu la vie en tentant de rallier l’Europe. L’action Les nommer par leur nom a fait mémoire, fin juin, à Genève, de toutes ces personnes, souvent mortes anonymement et qui ne sont enterrées nulle part.
Texte et photos par Myriam Bettens
L’air est lourd en cette fin de semaine caniculaire. La blancheur de la façade de l’église du Sacré-Cœur réverbère les implacables rayons du soleil. Sur le parvis, le parasol aux couleurs claires n’apporte qu’un faible refuge aux deux courageuses prêtant leurs voix pour commémorer les vies oubliées sur les chemins de l’exil. Tout comme elles, d’autres volontaires se sont relayés durant l’après-midi du samedi 21 juin, à l’occasion de la Journée nationale, mondiale et du dimanche des réfugiés (20-21-22 juin), pour lire les noms de celles et ceux dont le destin a basculé en tentant de rallier l’Europe. Cette initiative de l’Aumônerie Genevoise Oecuménique auprès des Requérants d’Asile et des Réfugiés (AGORA) enjoignait ainsi à faire mémoire des « victimes de la Forteresse Europe », afin que celles-ci « ne disparaissent ni des mémoires, ni des consciences ».
Le poids des vies
Assis sur un banc non loin de l’édifice, un jeune homme lit, indifférent à la funeste litanie qui se déroule à quelques mètres de lui. Les passants qui se pressent dans les rues adjacentes – coupées à la circulation à l’occasion de la Fête de la musique – ne prêtent que peu d’attention aux lectrices égrenant les noms de ces oubliés. Bilel, Zhilan, Rakesh, Ishtiaq et tous ceux dont on ne connaît pas l’identité se perdent dans le flot incessant de la circulation et les cris des spectateurs du skatepark de l’autre côté de la rue. Virginie Hours, aumônière catholique à l’AGORA, ne désespère toutefois pas d’interpeler sur le sort de ces réfugiés. Pour ce faire, une pétition circulait sur le lieu de l’événement. Un appel visant le Conseil fédéral, afin de l’exhorter à tenir ses engagements en regard de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant (1997), afin que ceux-ci ne soient plus bafoués sur les chemins d’exil. Un lourd classeur bleu sert de support aux paraphes. A l’intérieur, les listes des noms de ceux qui ont péri. Le poids des vies, « au propre, comme au figuré », souligne-t-elle encore.
La tête ailleurs
« On peut mourir sans que cela n’intéresse personne », s’indigne Nicole Andreetta, aumônière retraitée de l’AGORA, à la vue de toute cette indifférence. Son homologue interprète cet apparent désintérêt par une cause calendaire. « Entre la Fête de la musique et les vacances qui approchent, les gens sont déjà ailleurs. » Virginie Hours glisse encore que, « même si cela fait un peu bande à part, la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié (JMMR) de l’Eglise catholique, a lieu à la rentrée et les gens me semblent plus réceptifs ». Cette année, du fait du Jubilé des Migrants, la JMMR ne sera pas fêtée le dernier dimanche de septembre comme d’habitude, mais célébrée les 4 et 5 octobre prochains avec comme point d’orgue les « Migrants, missionnaires d’espérance ». Le thème choisi par le pape François veut mettre en lumière ces migrants et réfugiés qui « deviennent des « missionnaires de l’espérance » dans les communautés où ils sont accueillis, contribuant souvent à revitaliser la foi des communautés locales et à promouvoir des dialogues interreligieux fondés sur des valeurs communes. Ils rappellent également à l’Eglise le but ultime du pèlerinage terrestre menant à la future patrie ».



L’action de Sainte-Thérèse Mission

Par Laurent Koelliker | Photo: DR
Depuis quelques dizaines d’années le groupe Sainte-Thérèse Mission est actif au sein de la paroisse de Sainte-Thérèse à Champel suivant en cela l’invitation de sainte Thérèse, déclarée patronne des missions par le pape Pie XI en 1927.
Sainte-Thérèse Mission, groupe composé de quelques paroissiennes et paroissiens bénévoles, se réunit deux fois par an pour examiner les demandes de soutien ponctuelles ou récurrentes. Mais la principale activité du groupe est de sélectionner une fois par an un projet d’aide local et un projet international qui seront les bénéficiaires de l’Action de Noël de la paroisse. Le but est de venir en aide aux plus démunis et, dans la mesure du possible, de donner à cette aide une tonalité missionnaire.
Les ressources de Sainte-Thérèse Mission sont diverses. Tout au long de l’année, les dons versés dans le tronc des pauvres, au fond de l’église, sont affectés aux demandes récurrentes des principales associations caritatives et missionnaires, comme l’Aide à l’Eglise en détresse, Christian Solidarity International, Catholica Unio, les Amis des enfants de Bethléem ou encore l’œuvre de Saint-Justin. Le groupe Mission a aussi pu octroyer des aides ponctuelles pour participer au financement d’infrastructures dans des orphelinats en Ouganda tenus par des sœurs missionnaires ou, plus récemment, en aidant la paroisse catholique de la Sainte Famille à Gaza.
Lors de l’Action de Noël, il est fait appel plus particulièrement à la générosité des paroissiennes et des paroissiens, afin de soutenir deux projets retenus : le « local » à Genève et l’« international » à l’étranger. La contribution se fait par des dons directement sur le compte bancaire du groupe Mission ou à l’occasion de ventes de pâtisseries réalisées par les enfants du catéchisme. A relever aussi que, depuis plusieurs années, la communauté polonaise présente à Sainte-Thérèse participe à l’Action de Noël en confectionnant des pâtisseries, dont le fameux « kremowka » ou « mille-feuille papal », la pâtisserie préférée de saint Jean-Paul II, lequel rencontre toujours un très vif succès.
Une partie des quêtes des messes de Noël est affectée aussi à l’Action de Noël, de sorte que, chaque année, le montant récolté s’élève à plus de 10’000 francs que le groupe Sainte-Thérèse Mission arrondit à 12’000 francs lorsque ses moyens le lui permettent.
Les principaux bénéficiaires de l’Action de Noël ces dernières années ont été l’Action Kharikhola, qui scolarise des enfants au Népal, l’Association Bambi qui est active en Colombie, l’Association Oumniati au Liban et le Collège Saint-Joseph d’Antoura au Liban également. Bien sûr, Genève n’est pas oubliée avec des contributions à Caritas Genève que ce soit pour le vestiaire social, la formation des apprentis ou l’aide aux parents démunis pour la prise en charge des frais dentaires ou d’activités extra-scolaires de leurs enfants. A noter qu’en 2024, l’aide de 3000 francs accordée au Collège Saint-Joseph d’Antoura a permis, très concrètement, de soutenir treize élèves méritants du collège dont les parents rencontraient des difficultés pour payer leurs fournitures scolaires.
Agissant discrètement et sans effets d’annonce, le groupe Sainte-Thérèse Mission est particulièrement heureux lorsque son aide, inattendue, apporte du baume au cœur des personnes actives dans ces institutions, même si les besoins sont tels qu’ils ne peuvent jamais être entièrement satisfaits.
Les membres de Sainte-Thérèse Mission :
Abbé Thierry Fouet, Valérie de Jamblinne, Lucila Oulevay et Laurent Koelliker.
Jusque dans les détails

Par Emmanuelle Mayoraz (Animatrice pastorale pour le secteur de Saint-Maurice)
Photo : Emmanuelle Roduit
Notre Dieu est un Dieu de bénédiction, nous ne le dirons et ne le manifesterons jamais trop dans notre pastorale ! Il est bon de se rappeler à quel point le Seigneur nous aime et aime nos familles ; combien il s’intéresse au réel de ce que nous vivons, jusque dans les plus petits détails… Nous n’annonçons pas un Etre divin lointain qui ne se pencherait sur nous que lorsque nous sommes sagement assis dans une église ! Il me semble que c’est une des dimensions les plus importantes de cette démarche de bénédiction des sacs d’école que nous avons pris l’habitude de vivre dans notre secteur pastoral. Ces sacs représentent les joies, les espoirs, les attentes, mais aussi les craintes, les difficultés, tout ce qui habite le cœur des écoliers – et de leurs parents – à la rentrée. C’est sur tout cela que la main de Dieu se pose et répand sa miséricorde.
Nous croyons aussi que, lors de ces eucharisties célébrées ensemble dans la joie, le Seigneur Jésus nous comble de lui, puis qu’il nous envoie tous l’annoncer là où nous vivons : à l’école, en famille, dans notre milieu de travail. Il compte sur nous, et particulièrement sur les enfants, pour être ses témoins, témoins de paix, de joie et d’espérance !
Béni soit mon cartable!

Lancée à la rentrée 2023, l’initiative pastorale de la bénédiction des sacs d’école ou des cartables pour les élèves de 3H à 8H connaît un grand succès en Suisse romande. Il s’agit de bénir les enfants et de confier à Dieu leur nouvelle année scolaire. Cette année, plus de 12’000 badges seront distribués aux écoliers des cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel, Valais et Fribourg.
Par Véronique Benz | Photos : Catherine Soldini, Marcel Julmy, René Delley, Christelle Gaspoz-Donnet, DR
Sur le chemin de l’école, je rencontre deux élèves que je connais. Ils sont très fiers de me montrer leur sac tout neuf et spécialement le badge qui y est accroché. Je leur demande ce qu’il signifie. « Nous l’avons reçu à la bénédiction des cartables », me dit Noah. « Nous sommes témoins d’espérance », répond son camarade Léo en me désignant le slogan inscrit sur le badge. Chemin faisant, les deux comparses m’expliquent la démarche qu’ils ont vécue le dimanche précédent.
« C’était la messe de la rentrée pastorale, tous les enfants de l’école étaient invités. Nous avons déposé nos sacs au pied de l’autel. Presque à la fin de la messe, M. le curé nous a demandé de venir devant. Il a fait la prière de bénédiction. Puis, il nous a aspergés d’eau. Ensuite, la catéchiste nous a distribué les badges et les livrets. » J’ai appris dans la discussion que les élèves du village voisin avaient vécu cette célébration de bénédiction des cartables dans le cadre de la catéchèse.

« Le badge montre que notre sac a été béni et que nous avons une mission », relève Léo. Quelle est cette mission ? « Cette année, nous devons être témoins d’espérance. » Très bien ! Et en quoi cela consiste-t-il ? Parler d’espérance a été un peu difficile à mes deux compagnons. Ils m’ont expliqué que, pour remplir leur mission, ils devaient chaque mois relever un défi. « Tu vois, me dit Noah, notre premier défi pour ce mois de septembre c’est d’offrir de la joie avec une colombe. » « En janvier, le défi sera de transmettre une bénédiction et une parole de paix », renchérit Léo.
J’apprends qu’en plus du défi mensuel, il y a les défis bonus que les élèves peuvent faire quand ils le souhaitent, comme ramasser des déchets au bord du chemin en rentrant de l’école ou aider un camarade à faire quelque chose qui lui demande un effort. Les défis peuvent être préparés et vécus en famille, ce qui a l’air de contrarier Noah et d’enchanter Léo.
« C’est vraiment trop cool ! exulte Noah. En plus, cette année, nous avons un calendrier de l’Avent et pour le Carême. » Du 1er au 24 décembre, les enfants sont invités à accomplir chaque jour un défi comme s’ils ouvraient une porte d’un calendrier de l’avent. Durant le temps du Carême, du mercredi des Cendres au dimanche de Pâques, la démarche leur propose de petits défis pour se rapprocher de Dieu. En écoutant leurs explications, je dois avoir l’air sceptique, car Léo me dit, plein d’entrain : « Je passerai chez toi te montrer mon livret. »
En les écoutant parler, je découvre que la mission se déroule sur toute l’année pastorale. Il y a une célébration d’envoi en début d’année et une de clôture, en fin d’année scolaire. Les deux garçons échangent sur la fabrication de leur boîte. « Vous avez besoin d’une boîte ! J’ai plusieurs jolies boîtes en fer chez moi, je peux vous en passer une. » « Tu n’as rien compris ! s’exaspère Léo. Nous devons la faire nous-mêmes, c’est pour déposer les étiquettes de chaque défi que nous aurons relevé. » Noah complète : « La catéchiste a insisté sur le fait que nous devions prendre la boîte à la célébration de clôture, ainsi on verra tous les défis qu’on a faits et l’on pourra remercier Jésus. »
Il poursuit en m’expliquant : « En plus nous pouvons inventer nos propres défis. » « Je vais mettre notre discussion comme défi », réplique Léo : « Non, je ne crois pas qu’expliquer à Véronique notre démarche soit un défi ! » « Moi, je te dis que si ! » Arrivés devant l’école, les deux camarades n’avaient pas réussi à se mettre d’accord. Est-ce un défi d’expliquer ce qu’est la bénédiction des cartables ? Je n’en sais rien, mais pour moi, écrire cet article en fut un !
Témoin d’espérance
La bénédiction des cartables est une initiative des pastorales des familles de Suisse romande. Après avoir été « porteurs de joie » et « porteurs de lumière » les années précédentes, les écoliers sont cette année « témoins d’espérance ». Dans le cadre de l’année jubilaire durant laquelle les catholiques sont conviés à devenir des pèlerins d’espérance, les enfants sont invités à partager cette espérance par de petits gestes.
« Le cartable fait le lien entre l’école et la maison. C’est toute la vie chrétienne de l’enfant qui est habitée par l’espérance », relève Anne-Claire Rivollet, responsable de la pastorale des familles dans le canton de Genève et représentante de l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg pour la pastorale des couples et des familles. « Cette proposition clef en main s’adresse autant aux paroisses qu’aux groupes de catéchèse. », souligne Adeline Wermelinger, de la pastorale des familles dans le canton de Fribourg.
Toutes les informations pour les défis se trouvent sur le site prierenfamille.ch
prierenfamille.ch
Ce site des pastorales des familles de Suisse romande offre des ressources spirituelles et créatives pour dynamiser la relation entre Dieu et la famille. Vous y trouverez les défis de l’action de bénédiction des cartables, mais aussi des prières, des chants, des célébrations pour vivre un temps fort en famille, des propositions en lien avec le temps liturgique. Vous pourrez également commander les deux livrets réalisés par la pastorale des familles de Suisse romande : « Vivre la prière en famille » et « Comment dire à-Dieu à une personne que j’aime ».
Bénir
Les bénédictions font partie de la vie de l’Eglise. Il en est question lors de la messe, au moment de la célébration des sacrements ou lors des temps forts de la vie. On fait bénir les objets que l’on rapporte de pèlerinage, son logement lorsqu’on emménage ou son cartable à la rentrée des classes ! Bénir vient du latin bene dicere, « dire du bien ». Il nous rappelle que bénir, c’est aussi louer Dieu et recevoir de lui ses bienfaits. La bénédiction n’est pas unilatérale : elle appelle une réponse humaine, à un acte de foi. Elle relie Dieu aux hommes et les hommes à Dieu. Bénir quelqu’un est une manière de reconnaître la présence du Seigneur dans la vie de cette personne. Lorsqu’on bénit un objet, ce n’est pas tant l’objet que l’on bénit que la personne qui le possède ou qui va le recevoir. Attention, un lieu ou un objet béni ne doit pas faire l’objet de superstition : l’Eglise rappelle que ces bénédictions ont pour but la sanctification des personnes qui en feront usage.


des personnes qui en feront l’usage.
A l’école de Jésus (Matthieu 11, 28-30)
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
Le plus beau cartable, la plus passionnante école, c’est celle de Jésus « doux et humble de cœur » (Matthieu 11, 29). Elle n’est pas réservée aux sages et aux intelligents, à ceux qui obtiendraient par leurs efforts et leurs compétences le « doctorat du salut ». Elle est ouverte « aux tout petits, selon le bon plaisir du Père, le Seigneur du ciel et de la terre » (11, 25).
Nous pouvons toutes et tous nous y inscrire, puisque le Christ nous y invite et nous en montre l’entrée. Certes, il convient de prendre sur nous, à sa suite, le joug de notre existence, de nous charger de la croix qu’il nous remet, de nous oublier nous-mêmes et de passer par les souffrances et les épreuves inévitables. Mais ce fardeau est véritablement léger, nous promet-il, et nous y trouverons soulagement pour nos âmes, consolation pour notre esprit, repos pour notre cœur et bien-être pour notre corps. Car Jésus-Christ porte notre fardeau avec nous, il ne nous laisse jamais seuls quand nous peinons et ployons sous le poids des difficultés, des déceptions, des crève-cœur.
Avec, en guise de maître et d’instituteur, l’Esprit Saint, nous acquérons toutes les « connaissances » dont nous avons besoin pour atteindre la « vérité », nous empruntons le bon « chemin » et gagnons la maison de la « vie ». En effet, au sein de la Trinité, le Père a tout remis dans l’Esprit à son Fils et celui-ci nous a fait entrer dans le mystère (c’est notre « mystagogue ») : il nous a « révélé » toutes choses nouvelles, il nous y a « initiés ». Ces secrets d’amour ne sont pas cantonnés à un « groupe ésotérique d’illuminés », ils ne se gagnent pas au bout de « parcours d’initiation » longs et complexes, en vertu d’une hiérarchie exigeante.
Il suffit que nous lui ouvrions notre être et son Sacré-Cœur verse en nous l’eau et le sang de la joie, actuelle et éternelle.
Le cartable, c’est la Bible, le livre, c’est l’Ecriture, le bâtiment scolaire c’est notre famille, notre paroisse, notre village, notre chambre. Le Père nous y attend, dans le secret.
Education et Eglise missionnaire

Par Thierry Schelling | Photo : Vatican News
Trampolines
Parmi les tout premiers groupes reçus en tant que nouveau Pape, Léon XIV a accueilli les Frères des Ecoles Chrétiennes, le 15 mai, à l’occasion des 300 ans de leur reconnaissance par le Saint-Siège.
Et Léon de commencer son œuvre épiscopale « préposé à la charité » en décrivant l’éducation des jeunes comme suit : « Comme saint Jean-Baptiste de La Salle, nous pouvons créer tellement de trampolines de lancement pour explorer des voies, élaborer des instruments et adopter des langages nouveaux par lesquels continuer à toucher le cœur des élèves en les aidant et les encourageant à affronter avec courage toute forme d’obstacle, pour donner dans la vie le meilleur de soi, selon les plans de Dieu. »
A relever que saint Jean-Baptiste a promu la place du laïc comme catéchiste, une réalité complètement nouvelle alors, et devenue la règle dès lors dans quasi 100 % des paroisses du monde catholique. Pour un ancien missionnaire au Pérou comme Léon, nul besoin de rappeler que l’éducation par des laïcs pour des laïcs est une composante essentielle de l’Eglise missionnaire.
Aux urgences !
Dans la droite ligne de Papa Francesco, Léon rappelle son discours aux mêmes Frères, de 2022, où son prédécesseur avait souligné « une urgence éducative […]. Le pacte éducatif a été rompu, il est rompu, et maintenant l’Etat, les éducateurs et la famille sont séparés. Nous devons chercher un nouveau pacte qui soit communication, travail ensemble ». Et d’orienter la profession d’enseignant : « En éduquant à passer d’un monde fermé à un monde ouvert ; d’une culture du jetable à une culture du soin ; d’une culture du rebut à une culture de l’intégration ; de la recherche d’intérêts partisans à la recherche du bien commun. »
Léon de cadrer cet élan : « Construire un monde nouveau où règne la paix ! », a-t-il lancé le 18 mai à la messe d’inauguration de son Pontificat, donnant à l’ensemble de l’Eglise un mandat éducatif probant : « Une Eglise missionnaire, qui ouvre les bras au monde, annonce la Parole, se laisse interpeller par l’histoire et devient un levain d’unité pour l’humanité. » A suivre, donc.
Une vie qui vaut la peine d’être vécue

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de LGF, est l’auteur de cette carte blanche.
Par Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de LGF
Photo : cath.ch
Cette année, nous avons eu l’occasion de beaucoup parler de plusieurs Papes. Je vais en citer un autre. En 1984 Jean-Paul II est venu rencontrer les jeunes à Fribourg. J’en faisais partie… J’ai été fortement frappé par une phrase : « Je suis venu vous annoncer une vie qui vaut la peine d’être vécue ! » Je me suis dit : « Mais qui d’autre nous dit ça ? »
Cette phrase me revient durant une année de l’espérance voulue par le pape François en lien avec les inquiétudes de notre temps. Nous connaissons les motifs d’anxiété, qui frappent plus particulièrement les jeunes : beaucoup ne veulent plus avoir d’enfants dans un monde qui se réchauffe et sombre dans la violence. Le pape François parlait d’une troisième guerre mondiale déjà commencée.
Certes, il y a un décalage entre l’Eglise et notre société. En tant qu’Eglise, nous avons à nous interroger sur notre responsabilité : masquons-nous la bonne nouvelle en la rendant opaque ? Un aspect du décalage est cependant aussi une bonne nouvelle. A nos contemporains qui se demandent si la vie vaut la peine d’être vécue, et qui ne voient pas dans notre société de paravent à leur angoisse, nous pouvons donner une réponse positive, qui est Jésus-Christ vivant et présent. Nous ne nous contentons pas de parler de Jésus-Christ, nous sommes rassemblés autour de sa présence. L’Evangile signifie toujours et encore Bonne Nouvelle. Dès lors, il incombe à l’ensemble des membres de l’Eglise de manifester que « l’Eglise, c’est l’Evangile qui continue ».
Tout au long de ma vie, j’ai vu une Eglise en rétrécissement progressif et je suis resté convaincu que le Seigneur peut nous renouveler. Maintenant, je vois aussi la joie de nouveaux croyants (en trois ans le nombre de confirmés adultes a triplé dans le canton de Vaud, par exemple). Je lis et rencontre ces nouveaux croyants, aux parcours étonnamment variés. Je prends un exemple qui m’a marqué. Une confirmande a décrit son passage d’un matérialisme absolu à une forme de spiritualité (ayant constaté qu’elle n’était pas comme une pierre, elle a envisagé une autre dimension). Au cours de cette découverte de la spiritualité, elle a éprouvé le choc fondamental quand elle a découvert la prière : cette « force spirituelle » est en fait personnelle et nous pouvons même avoir un dialogue !
Nous avons une Nouvelle et elle répond à une attente radicale !
Merci, Seigneur, de nous avoir donné Léon XIV!
Le nouveau Pape a choisi le nom de Léon, qui fait directement référence au pape Léon XIII (pontificat de 1878 à 1903) et c’est surtout son encyclique « Rerum Novarum » (sur l’engagement social) qui nous vient à l’esprit.
Un joli succès pour la «Nuit des églises»
La « Nuit des églises », qui s’est déroulée le vendredi 23 mai dernier à Estavayer-le-Lac, a connu un joli succès ! Une centaine de personnes ont participé aux diverses composantes d’un programme copieux et attractif.
Quatre premières communions ont eu lieu dans la paroisse
Quatre célébrations de la première communion ont eu lieu en mai dans divers lieux de la paroisse : à Estavayer, Murist, Bussy et Cugy. Voici les photos des quatre groupes photogaphiés à l’issue de la cérémonie.
La Bible au quotidien: détendons-nous !
Nous avons souvent tendance à trop en faire, à trop nous en faire. A définir nos vies à travers nos difficultés. A faire une montagne de notre apparence, de ce que les autres pensent, de l’état de notre maison, de nos finances, de notre travail, de nos relations. Nous voulons tout transformer, tout contrôler, tout améliorer.