
Le Carême est une période de «jeûne» et d’approfondissement de sa foi, durant laquelle il est commun de s’abstenir de boire de l’alcool ou de manger de la viande ou du chocolat, de jeûner pour certains et de pratiquer l’abstinence les jours de pénitence, soit le vendredi, jour traditionnellement associé à la mort de Jésus-Christ.
Par Nathalie Angelini-Traeger | Illustration : DR
Pour moi le sens principal de ce temps particulier c’est la préparation à la fête de Pâques, qui commémore la résurrection du Christ. Pendant 40 jours, nous sommes invités à repenser nos choix, notre mode de vie. Mais ce n’est pas tout, le Carême nous donne aussi l’opportunité de freiner un peu nos vies bien trop souvent remplies ou « simplement » polluées de distractions qui ne nous apportent ni la paix, ni la joie et à nous recentrer sur ce qui est juste, sur ce qui nous fait du bien, mais aussi sur nos proches et les autres.
Matthieu 9 : 15
Jésus leur répondit : Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Alors oui jeûner nous est demandé en tant que fidèles, mais sommes-nous en tous capables ? Oui et non et finalement là n’est pas le plus important. Le plus important en Carême est de prier, de se rapprocher de sa foi, d’aimer ses frères, de donner, d’aider son prochain, de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Nous ne devrions jamais jeûner en oubliant le plus important, car s’abstenir de manger, de boire ou peu importe les choix qui sont les nôtres en cette période si particulière, nous ne devrions jamais perdre de vue le plus important : le Royaume de Dieu, sa Justice, sa Paix par le Saint Esprit et la Joie
Luc 18 : 11-14
Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.
Seigneur pour ce Carême, aide-moi à être dans les bonnes dispositions de cœur envers mon corps et mon prochain, dans la prière, tout en honorant du mieux que je peux ton Royaume. Car je sais que ce n’est pas l’aliment lui-même dont je vais me priver qui va compter, mais ce qu’il va produire dans ma vie.
