Ces enfants du Divin, sources constantes d’émerveillement… Leurs parents nous partagent leur expérience d’une nativité vécue, incarnée, traversée, le cœur tout tremblant de bonheur et d’inquiétude… Un éclat de Royaume qui affleure dans notre monde…
Myriam : émerveillés au quotidien
« L’arrivée de Matthieu a chamboulé nos vies. Les priorités sont tout à coup autres : ce petit qui dépend entièrement de nous, nous appelle à nous donner sans limite. Le jour… et souvent la nuit ! La fatigue des premiers mois nous rend parfois moins disponibles pour l’autre, pour soi et pour se recueillir. En même temps, cette vie plus intense est aussi une source quotidienne d’émerveillement !
Depuis l’arrivée de Matthieu, je ressens de façon très forte la responsabilité d’assurer à notre enfant, autant que l’on peut, sa sécurité et son épanouissement. Je sais que ce sentiment perdurera, indépendamment de l’âge de Matthieu ! Cette expérience inattendue me permet de mieux comprendre mes propres parents. Aujourd’hui Matthieu déborde de vie, de curiosité. Nous sommes reconnaissants pour ce petit qui dégage tant de joie. Merci Seigneur ! »
Romana : un nouveau départ
« Nina a deux ans, mais depuis qu’elle a « atterri » dans notre vie, chaque instant est gravé dans notre mémoire ! La naissance de notre fille, c’est comme un nouveau départ… J’ai le sentiment qu’elle est un cadeau du ciel. Elle a apporté un sens à ma vie et beaucoup de changements. Mes priorités ont changé. Avant j’attachais de l’importance aux choses matérielles, à ce que la société met en valeur. Aujourd’hui ce qui compte, c’est qu’il ne manque rien à ma fille… Notre vie a vraiment changé : nous vivons beaucoup d’émotions, beaucoup de joie ! Aussi pour nos familles car Nina est la première petite-fille dans la famille. Il y a une relation très forte entre nous et, avec un regard, on arrive à comprendre ce qu’elle ressent… c’est fou ! »
Hugo : tout pour elle…
« La naissance de notre fille, c’est un cadeau du ciel ! Je l’ai pris comme une nouvelle chance qui nous a été accordée. Cela m’a beaucoup changé. Je me suis épanoui et calmé : devenir parent c’est dur et à la fois bénéfique… Sa présence m’apporte beaucoup de bonheur, de joie, de rires, mais aussi des peurs, car c’est un bébé et il n’existe pas de mode d’emploi. On apprend avec d’autres sur le tas… Au final, c’est une joie de vivre quotidienne. Incroyable ! Je souhaite à tout le monde de devenir parent, car je trouve qu’il n’y a pas de mots pour expliquer ce bonheur… ça part de rien et cela devient notre tout. C’est troublant de se dire qu’au départ il y a cette relation entre père et mère et qu’aujourd’hui il y a cet être humain… ça montre à quel point nous sommes vivants et combien nous voulons vivre… Ma fille, c’est toute ma vie, je donne tout pour elle… »
Julien : grisant et inquiétant !
« La venue au monde de Priam a été un grand évènement. J’ai toujours souhaité devenir père mais rien ne pouvait me préparer à l’intensité d’un tel moment. La première étape, c’est l’attente : neuf longs mois durant lesquels j’ai fait le maximum, toujours ce sentiment d’inutilité. Je me sentais en retrait, un peu spectateur. L’accouchement en lui-même a été le moment le plus intense de ma vie. Son premier cri résonnera toujours comme une musique inégalable. Sentir cette vie qui démarre est à la fois grisant et inquiétant.
Le retour à la maison fut un jour de fête. Nous l’avons présenté à notre famille. Lorsque votre enfant est là les choses ne changent pas radicalement. Elles se transforment petit à petit au gré des expériences vécues. Nous apprenons chaque jour. Je donnerais un seul conseil à de futurs parents ce serait : n’ayez pas peur de vous tromper, cela arrivera ! Le plus important est de bien réagir. »
Karine : apprendre à aimer…
« Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, j’ai d’abord eu très peur, peur du changement de vie, de la perte de ma liberté. Au fur et à mesure que le bébé grandissait en moi, j’ai appris à aimer cette vie en moi. Les sentiments touchants comme les premiers coups arrivaient. A sa naissance, la phrase de la sage-femme « Vous allez bientôt rencontrer votre bébé » m’a laissée de marbre. Je me fichais de le rencontrer ; je voulais qu’il vive, qu’il sorte sans plus d’encombre. J’ai pris conscience que ce n’est qu’en poussant sans retenue que ça arriverait, j’ai accepté et il est venu. Il fallait que je souffre pour qu’il naisse, et c’est la vérité la plus ancestrale que j’ai pu expérimenter dans ma chair et mon âme.
Quand cette merveilleuse sage-femme a posé mon bébé sur moi, ce n’est pas un sentiment d’amour, ni même de reconnaissance qui s’est opéré en moi. J’ai ressenti le besoin de prendre soin de cet être. Ma première phrase a été : « Oh ! Non, ne pleure pas mon bébé ! » Je voulais juste qu’il soit bien, rien d’autre. L’amour pour mon bébé grandit au fil des jours. Il prend des pics merveilleux aux premiers sourires.
Le changement de ma vie, c’est de vivre avec l’inquiétude qu’il puisse lui arriver quelque chose, qu’il soit malade, qu’il souffre… Mais aussi le stress de le manipuler correctement, de préparer un déplacement ou de voir les gens interagir avec lui. J’ai du souci, mais je suis portée par ses sourires et ses gazouillis. »
