Par Thierry Schelling
Photo: Pascal Voide
« Maigre et triste », explique le dictionnaire des expressions françaises. Or, justement, ce temps de Carême qui a commencé devrait… pourrait être un temps de joie, de retrouvailles avec ce qui est beau dans ma religion, ce qui me plaît dans ma foi… Il y a des formations bibliques tout public qui sont proposées, des concerts, des baptêmes pendant les messes dominicales (je nous rappelle que si on commence le Carême un mercredi, c’est pour que les dimanches dits de Carême soient hors Carême, vous me suivez ? Mais même le Jour du Seigneur, on bémolise tout à la messe… Alors pourquoi ne pas commencer un lundi, du coup, comme nos frères et sœurs orientaux (orthodoxes et catholiques) ?
Que vais-je faire de mon Carême cette année : de nouveau cesser de manger ou boire, voire fumer ? Mais dans notre société d’abondance, n’est-ce pas un peu facile ? Par contre, chaque jour, dire ou faire (ou les deux !) quelque chose de joyeux, de drôle, de bienfaisant, de bienveillant autour de moi, n’est-ce pas plus dans l’esprit de se convertir à l’humeur de Dieu ?
Face de Carême ; regardez ces trois visages rayonnants ; ils nous invitent à méditer dans ce sens et, dès le 18 février, « mettre du parfum sur sa tête quand vous jeûnez ? » comme va le rappeler le Christ aux célébrations des cendres… Vous verrez : c’est plutôt difficile d’être chaque jour pendant
40 jours bienfaisant… d’où l’idée de s’exercer !
