
Par Pascal Ortelli
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Lorsque je repense à l’ancienne traduction française du Notre Père : « Ne nous soumets pas à la tentation », je me dis qu’on l’a échappé belle ! Le risque était grand de demander à Dieu de faire de nous des chrétiens sous cloche, préservés de toute épreuve, de tout désir, de toute aspérité.
La tentation n’est pas une anomalie, mais une composante de notre condition humaine. Nous sommes des êtres incarnés et de désir. Tant mieux, car c’est souvent à travers l’épreuve que Dieu nous rencontre. N’oublions pas que ce n’est pas le diable qui a poussé Jésus au désert, mais bien l’Esprit. La sainteté ne consiste donc pas à vivre hors du réel, mais à le traverser avec Lui sans s’y perdre.
« Ne nous laisse pas entrer en tentation », prie-t-on dans la nouvelle traduction, plus proche du sens biblique. Il y a là l’assurance de ne pas succomber à une foi « Bisounours » et de rester solidement greffé au Seigneur. A nous d’oser nous laisser tenter ou plutôt… attirer par l’Aimant.
