Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), octobre 2020
Par Sandrine Mayoraz | Photos: Pascal Theux, Bernard Cachat
«Viens, suis-moi», pouvait-on lire sur les cartes d’ordination de Dominique Theux le 10 juin 1990. Après trente ans de sacerdoce, il est toujours heureux d’être prêtre, à la suite de notre Seigneur. Ordonné prêtre à la cathédrale de Sion, avec deux Haut-Valaisans, Bruno Gmür et Richard Lehner, Dominique Theux se souvient de la joie qui régnait dans le diocèse. Tout le monde était heureux de l’engagement de ces trois nouveaux prêtres. Quelques jours plus tard, il célèbre sa première messe à Martigny. Une même joie le transportait : celle de partager sa foi au sein de la communauté qui l’a vu grandir. Notre prêtre a desservi quatre paroisses du Valais central avant de déposer ses valises chez nous. A plusieurs reprises, il a accompagné ses paroissiens à Lourdes. Ce pèlerinage au service des malades fait vibrer sa vocation, lui qui s’est senti appelé au sacerdoce alors qu’il a été malade d’une tumeur au cerveau.Evidemment, après trois décennies, notre monde en mouvement a évolué, mais le désir qui anime Dominique reste le même : rejoindre les personnes dans leur aujourd’hui et les rassembler en une communauté qui soit « signe d’une foi qu’on porte ensemble ».
Prêtre, un chrétien en croissance
Un prêtre, comme tout chrétien, est en évolution dans sa vie spirituelle. Il en va ainsi pour la prière quotidienne par exemple. « A un moment donné, je l’ai redécouverte comme le cœur de ma mission de prêtre. Prier pour porter le peuple de Dieu en marche », confie-t-il. Au fil des années, il expérimente de plus en plus intensément cette confiance en Dieu. « Je suis prêtre mais c’est le Seigneur qui travaille les cœurs à travers mes paroles. Un verset qui m’accompagne dans mes prières est « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20) », commente Dominique.
Une figure spirituelle
Dominique a été marqué par la personnalité du bienheureux Charles de Foucauld décédé il y a un siècle. Avec une équipe de cinq à dix prêtres diocésains ou religieux, Dominique participe à la fraternité Jesus Caritas placée sous le patronat du Bienheureux. Il explique : « Ce lieu de rencontre est précieux pour partager mensuellement sur sa vie, en y relevant ensemble ce qui interroge, encourage ou pose question. L’essentiel, ce n’est ni les documents romains ou la théologie, mais d’abord nos vies, dans toute la diversité de nos vocations. »
« Viens, suis-moi » : cette parole d’évangile l’habite toujours. « C’est Lui qui m’a appelé à sa suite, c’est Lui qui me montre le chemin », conclut Dominique.
