Apprendre à « marcher ensemble »…

Apprendre à « marcher ensemble »…

Le 17 octobre dernier, notre évêque a ouvert la phase diocésaine du synode sur la synodalité que le pape François avait lui-même ouvert une semaine plus tôt pour l’Eglise universelle. Mgr Lovey nous invite à y prendre une part active.

PAR MGR JEAN-MARIE LOVEY,
ÉVÊQUE DE SION | PHOTOS : PIXABAY, DR

Pour les croyants, la démarche d’un synode n’a rien de nouveau ni de révolutionnaire. Faire route ensemble (c’est ce que signifie d’abord le terme synode) est une expérience humaine et spirituelle qui coïncide avec les toutes premières expériences du croyant, tant à titre personnel que communautaire. Abraham, le père des croyants, entend l’appel de Dieu: «Va vers le pays que je te montrerai», et il se met en route avec son clan. Moïse, à la tête de son peuple, l’emmène dans une marche à travers le désert. Les apôtres eux-mêmes seront désignés dans le livre des Actes comme disciples de la Voie (Actes 9, 1-2). Faire synode, faire chemin ensemble, suivre la voie. Une marche avec les siens, mais en même temps une marche avec Dieu.

Nous vient à l’esprit et à la mémoire la question de Thomas dans l’évangile de Jean. Lorsque Jésus promet d’aller préparer une place pour les siens et qu’il leur dit: «De ce lieu-là où je vais, vous connaissez le chemin», il s’entend répondre par Thomas: «Seigneur nous ne savons même pas où tu vas, comment connaîtrions-nous le chemin?» Et cette réponse de Jésus fuse comme un sommet de révélation: «Je suis le Chemin» (Jean 14, 1-6). En Eglise, il n’y a pas de synode hors de ce chemin-là! Le synode n’est pas un parlement, ni un congrès politique; il nous faudrait essayer de le comprendre comme un processus de guérison conduit par l’Esprit Saint.

Cette première phase du synode sur la synodalité passe par la consultation de tous les catholiques du monde; elle s’apparente à «une aventure» à laquelle chacun doit prendre part.

Aujourd’hui nous voulons nous mettre en route, avec le Christ Jésus. La marche n’est pas que répétitive. Elle dévoile des horizons nouveaux; elle ouvre à la nouveauté. Nous mettre en chemin, quitter nos certitudes, attendre l’inattendu, c’est déjà être sur le chemin d’une réponse. Ce chemin peut avoir ses difficultés, ses crises, ses épreuves, mais il ne mène pas nulle part. Si nous sommes sur le chemin, ne serait-ce que par le désir du premier pas, de la mise en marche, alors nous sommes déjà dans la vérité et dans la vie.

La participation de tous et chacun est la BIENVENUE !

Vous souhaitez faire remonter une idée, une expérience, une joie, un coup de gueule ? Rendez-vous sur la page d’accueil du site du diocèse où se trouvent toutes les infos et un formulaire réponse ( www.cath-vs.ch) ou adressez-vous aux secrétariats.

«Sommes-nous disposés à vivre l’aventure du cheminement ou, par peur de l’inconnu, nous réfugions-nous dans les excuses du « cela ne sert à rien » et du « on a toujours fait ainsi »?»

demandait le pape le 10 octobre dernier

Le temps est court, mais nous avons jusqu’en janvier pour nous mettre sur le chemin.

Allons-y, à deux ou trois, par groupe, par famille, par quartier, par mouvement, par pa­-roisse.

Faisons remonter le fruit de nos échanges au diocèse, puis par lui à l’Eglise universelle.

Mgr Jean-Marie Lovey

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