Par Thierry Schelling | Photo : DR
Ah, la Bible, et ses milliers de pages qui narrent guerres, mariages, prières, constructions d’arche ou de temple… ou qui conjuguent la dénonciation par les prophètes de l’idolâtrie et de l’injustice au sein de sociétés humaines… par trop humaines !
Ainsi résumée, la Bible semble être écrite pour aujourd’hui, non ? Le monde a-t-il changé ? Oui. Malgré les sirènes des pessimistes : aujourd’hui, on apprécie la poésie du récit de la Création en Genèse 1 car on sait que c’est un mythe fondateur et non pas une page scientifique ! On se délecte au gré des épisodes dignes de sagas sur Netflix avec Abraham, Isaac, Joseph – vies à rebondissements qui ont tout sauf l’exemplarité sertie au cœur… et pourtant, ils sont exemples de comment Dieu transperce de Son esprit les velléités humaines. On peut se sentir ému.e en priant avec le psalmiste les 150 « chants de David » – que moniales et moines du monde entier récitent fidèlement, et quotidiennement, tout comme les bons prêtres, bréviaire en main.
Il y a de l’humour – connaissez-vous le coup de schibbolet dans Juges 12, 4-6 ? ou l’ânesse qui parlait à son méchant de maître (Nombre 22) ? etc. – quand ce n’est pas Jésus lui-même qui prétend que le chameau (ou le cable… selon les traductions) ne passerait pas le chas d’une aiguille !
Il y a de l’amour familial, filial et amical – Abraham et Sarah, Joseph pour ses traîtres de frères, Jonathan et David, Esther et Judith pour leur peuple – quand ce n’est pas Paul qui se saigne aux quatre veines pour annoncer le Christ Vivant !
Il y a des contes – connaissez-vous le choix d’un roi par les arbres (Juges 9, 7-20) – et des généalogies interminables mais pleines d’enseignements pour qui sait décrypter. La Bible, c’est une septantaine de livres, des dizaines de styles littéraires, de l’hébreu et du grec ancien. Et deux Testaments : vivre du Second, pour nous chrétien.ne.s, implique de toujours mieux connaître le Premier dont Jésus s’est repu… littéralement !
