Par l’abbé Patrice Gasser | Photo : DR
Le mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures, un mois d’octobre doux et nous voici en novembre ; plus rien ne pousse dans nos jardins et la nature revêt sa robe de tristesse ; les feuilles tombent, les composts se remplissent et se préparent à hiverner et la neige apparaît sur nos sommets. Avec la fête des fidèles défunts, ce mois nous rappelle qu’un jour, notre vie aussi va se ralentir puis se terminer.
Des rites appropriés vont se vivre tout ce mois de novembre : les cimetières vont se peupler de gerbes multicolores et de chrysanthèmes tenaces ; beaucoup de monde va se retrouver autour de la tombe du grand-père, de « nonna » et de tous ceux qui sont déjà partis. Les mouchoirs vont sortir des poches… Oui, c’est dur de penser à eux et de savoir que chacune de nos vies va passer sur l’autre rive et entrer dans l’invisible où nous attendent tous ceux qui nous ont aimés et accompagnés.
C’est dur et c’est en même temps plein d’espérance ; ceux qui sont partis ont apporté leur contribution : ils ont semé, arrosé, désherbé et récolté abondamment dans nos jardins ; leurs vies ont impacté les nôtres et leur ont donné ces belles couleurs de l’automne. Ils sont maintenant avec la Source de la vie, avec le Créateur de toute créature et ils sont dans la paix et la joie.
A nous d’incarner les valeurs qui sont les nôtres et de les offrir autour de nous. A nous de répondre aux besoins de ce monde pour qu’il devienne plus humain ; en donnant sa vie jusqu’à la croix, Jésus vient nourrir notre générosité, notre bienveillance, notre respect de toute personne. Nous avons du mal à vivre les valeurs chrétiennes, le Seigneur les vit pour nous et dynamise nos choix.
Faisons confiance à l’Esprit de Jésus qui irrigue nos églises : sa parole partagée, son corps offert sont le levain de ce monde nouveau. Avec le synode réuni à Rome, osons la rencontre, osons une parole vraie qui nous construit dans l’espérance !
Tout bel automne !
