Par le Chanoine Jean-Pierre Voutaz
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En observant les décorations de nos bonnes vieilles églises et chapelles, nous remarquons de nombreuses décorations végétales : des feuilles stylisées, des tiges, des fleurs en bouton ou épanouies et mêmes des fruits. Souvent, ces motifs sont enroulés sur des colonnes, répartis sur les retables, sur les ciboires servant à nous donner la communion…
Une fleur s’épanouit à la lumière et fabrique de l’oxygène. Chaque feuille devient essentielle dans le processus de la vie, chacune à sa place. Différentes plantes s’imbriquent souvent les unes dans les autres pour dire l’importance des relations tissées entre elles, leur permettant de s’entraider pour porter plus de fleurs et davantage de fruits.
Ces plantes, ce sont nos vies et celles des autres. Nous nous aidons mutuellement à aller au ciel. Sur les calices, recevant le sang du Christ, ces feuillages représentent non seulement nos vies et nos relations, mais aussi ceux et celles qui ont dépassé la mort. Le sang de Jésus est leur sève, leur vie et la nôtre. Sur le pied, ils ont besoin du sang de Jésus pour grandir encore et entrer un jour au ciel, sur la coupe, ils y sont arrivés, ils partagent le festin de l’Agneau. Chacun, nous avons comme mission de nous entraider pour laisser la vie de Jésus s’épanouir. Splendeur de l’amour à l’œuvre nous reliant tous par la prière et par nos actes du quotidien. Il est grand et concret le mystère de la communion des saints.
