Voilà revenu le temps du jardin, des heures de travail patient, des jours où nous trouvons le bonheur et l’apaisement dans le soin donné à la terre, qui elle-même parle à notre âme… les images se croisent et nourrissent l’esprit…
PAR FRANÇOISE BESSON | PHOTOS : DR
Dans les évangiles, il y a des fleurs bien habillées et du blé en épi d’une variété très productive, qui a poussé dans une bonne terre…
Dans les évangiles, il y a des vignes qu’on chérit ou qu’on laisse à l’abandon, des figuiers qui parfois ne produisent rien, et des plantes qui poussent si bien que les oiseaux du ciel y viennent faire leur nid…
Dans les évangiles, il y a de la vermine, de la mauvaise herbe, des ronces et même des brigands qui abîment les clôtures…
Dans les évangiles, il y a des journées de travail harassantes, d’autres qui commencent au beau milieu de l’après-midi, de la patience, de la poussière, et la satisfaction dangereuse d’avoir les greniers pleins à craquer…
Dans les évangiles, il y a une nature qui nourrit, des épis arrachés et froissés un jour de Sabbat, et le fruit du figuier qui s’offre peut-être enfin, au-delà du récit…
Dans les évangiles, il y a des chemins parcourus en tous sens, des chemins qui mènent à la Vie, une vie qui est Le Chemin…
Dans les évangiles, il y des sources, des puits, de la pluie qui ne retourne pas au ciel sans avoir abreuvé la terre…
Dans notre nature, nos champs, nos jardins, il y a toute la Bonne Nouvelle et ses paraboles, la vie à protéger comme on protège les plus petits, la croissance malgré tout, même dans l’adversité, et l’émerveillement de voir la pousse fragile et têtue, soulever la terre et frémir dans le vent…
Dans notre nature, nos jardins, nos vies, il y a tout l’amour du jardinier, parfois penché vers la terre, parfois debout et méconnaissable, jusqu’au moment mystérieux où il prononce notre nom…
