Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), octobre-novembre 2020
Servir les autres pour servir Dieu est une formule qui peut s’appliquer à tout chrétien – voire à toute personne – engagé professionnellement ou volontairement au service des autres. Il est tout aussi certain que sans bénévoles, l’Eglise et la société en général ne pourraient pas fonctionner. Nous vous présentons dans cette double page trois femmes que l’on pourrait appeler des «veilleuses», qui sont chacune à leur manière de belles serveuses de l’Evangile.Marlène Carrard, de Sévaz: «J’aime les gens et leur donner de mon temps»
Par André Pillonel | Photo : Raphaël Roulin
Le rôle de ces bénévoles s’est particulièrement vérifié en ces temps de pandémie. Qui n’a pas été accueilli à l’entrée de nos lieux de culte par une personne chargée de veiller à notre hygiène des mains ? A la chapelle de Sévaz, cette tâche est confiée à Mme Marlène Carrard, pour qui l’engagement gratuit pour la collectivité est naturel.
Le lendemain de Noël 2015, la porte du petit sanctuaire étant restée fermée, elle a approché la Commune de Sévaz, propriétaire des lieux, pour en assurer l’ouverture et la fermeture. Même si, entre-temps, un système automatique a été installé, Mme Carrard continue à assurer l’entretien de la chapelle et à préparer l’office hebdomadaire du mardi. Raison de cet engagement milicien : « J’aime les gens et leur donner de mon temps. », nous explique celle qui est aussi membre du Conseil de communauté de Bussy-Morens-Sévaz.
A ce titre, elle a été fortement sollicitée ces derniers mois. Dans un premier temps, il a fallu mettre en place l’ensemble des mesures de distanciation sociale et sanitaires dans l’église de Bussy. Lors de chaque célébration, avec Mme Bernadette Joye, l’une de ses collègues du Conseil de communauté, Mme Carrard attend tous les fidèles avec un flacon de solution hydroalcoolique. Auparavant, le lieu de culte a été décontaminé par ces deux dames. Quand – comme cela est arrivé ce printemps – deux cérémonies de funérailles ont eu lieu le même jour, l’opération a dû être entièrement répétée.
L’engagement de Marlène Carrard ne date pas de la crise actuelle. Il y a longtemps qu’elle œuvre pour l’Eglise. Jusqu’à la fin de 2017, elle a été secrétaire et conseillère paroissiale de Bussy-Morens-Sévaz durant une vingtaine d’années.
Au cours de notre entretien, elle nous confiera encore : « J’aime le bénévolat, mais je n’aime pas recevoir des ordres. » Pas étonnant de la part de cette maman de trois fils et de six petits-enfants, qui a été toujours très active et indépendante professionnellement.
Avec Bernadette Joye, sa complice de toujours, elle a créé les magnifiques personnages de la crèche de Bussy. Elle a esquissé les contours de l’étable sainte et en a confié la réalisation à son mari. Chaque année, celui-ci, avec l’aide de l’un de ses employés, installe cette crèche imposante, qui est entreposée hors saison de la Nativité, dans les locaux de l’entreprise familiale.
Madeleine Fauth, de Montborget: « L’amour du prochain, c’est aller vers les autres»
Texte et photo par Gérard Dévaud
« Une personne très dévouée et très à l’écoute des autres » : voilà ce qu’un ancien employeur de Madeleine Fauth, de Montborget, écrivait il y a quelques années, et qui résume bien la personnalité de cette figure si sympathique et toujours souriante. Quand on lui demande ce qui la motive dans ses différents engagements, elle répond : « Pour moi, l’amour du prochain, c’est aller vers les autres, communiquer… »
C’est ainsi que cette dynamique retraitée va trouver régulièrement les personnes seules de son village, mais conduit également des paroissiennes à la messe du mercredi à Murist. Et qui retrouve-t-on à la sacristie avant et après la messe ainsi qu’au service du café et des gâteaux ? Encore Madeleine ! C’est vrai que le dévouement pour la paroisse, elle connaît : après trois législatures au sein du Conseil de paroisse, elle est encore membre du Conseil de communauté de Murist, et toujours catéchiste auprès des petits. Elle se réjouit d’ailleurs de les retrouver : « C’est un vrai bonheur de retrouver ces enfants ! »
Claudine Maendly, de Montet: «C’est normal, c’est une manière de vivre ma foi»
Par Marianne Berset | Photo : Pierre Bondallaz
Si vous allez à l’oratoire, si vous passez devant l’église de Montet, vous constaterez que les fleurs embellissent les lieux… Ces arrangements floraux sont l’œuvre de Claudine Maendly qui veillent avec beaucoup de discrétion sur Montet. Pas seulement à l’extérieur de l’église mais aussi à l’intérieur. Chaque mardi, en plus du bouquet de fleurs fraîches de son jardin, elle apporte une aide précieuse au Père Richoz.
Très active, sa mission est continue, elle se met toujours au service des autres, elle veut leur faire plaisir. Lors du chapelet mensuel du mercredi, elle organise toujours un temps convivial très précieux pour resserrer les liens et apporter une écoute. Elle donne aussi de son temps pour le Conseil de communauté et le chœur mixte.
Elle a aussi le souci de penser aux personnes à visiter en se rendant au home pour les saluer et leur apporter quelques nouvelles de la communauté.
Ces gestes sont naturels pour elle, car dit-elle, « c’est normal et c’est aussi pour moi une manière de vivre sa foi ».
