Des nouvelles fraîches de Montréal

Après un an d’études à Montréal, Matthieu Galliker nous donne de ses nouvelles. Merci d’avoir enrichi nos messes par sa musique durant sa brève pause estivale.

Un hiver « ben frette »

A Montréal, l’hiver n’est pas si rude qu’on le pense ! Bien sûr, nous avons connu quelques journées à -40° C, ça pique au visage, mais l’air sec rend le froid plus supportable. Tempêtes de givre avec coupure d’électricité, alertes de tornade maritime avec inondation de la salle de bains…quelle ironie ! La position de la ville proche de la Côte nous expose à une météo parfois difficile, mais c’est surtout le changement climatique qui rend ces événements plus récurrents.

Simple, le quotidien !

Passons aux bonnes nouvelles ! Ici tout est moins cher aussi bien pour l’alimentation que pour la culture. Quelle surprise j’ai eue lors de mon retour en Suisse, cet été. J’en avais oublié le coût de la vie helvétique ! Quant au travail, il est très facile d’en trouver. Après deux semaines de recherche, j’ai été engagé pour donner des cours de soutien à des jeunes. J’ai également pu occuper un poste de libraire à temps partiel (si vous passez à Montréal, cherchez la librairie La Chenille).

Toujours passionné de musique

La vie universitaire suit son cours. Les matières enseignées sont passionnantes et complémentaires à ce que j’avais suivi en Suisse : psycho-acoustique, neurocognition… tout un univers à la croisée de la musique, de la physique et de la psychologie. J’ai la chance d’appartenir à des groupes de recherche qui mettent en lumière leurs étudiants. J’ai pu  présenter, lors d’un colloque, une réflexion sur l’étude des chants d’oiseaux. Avec le « Cercle de Composition » dont je fais partie, nous avons organisé un concert et une conférence au printemps. Une revue musicale m’a demandé, cet été, de réaliser des entretiens avec des compositeurs en vue d’un article qui paraîtra l’an prochain. Cet automne, j’envisage de coordonner un projet pour étudier dans quelle mesure des compositeurs peuvent intégrer des chants d’oiseaux dans leur musique. Et plein d’autres idées en devenir… Pour l’instant, je ne joue plus de piano, mais je me suis mis à la guitare électrique et à l’ocarina : changement radical d’orientation. Je me répète à moi-même les mêmes conseils que je donnais à mes élèves de piano en Suisse : si tu veux avancer, il faut être plus régulier ! Il me reste à le prouver.

Richesse des rencontres

Dans une ville comme Montréal, on fait plein de rencontres : des personnes venant du Québec, mais aussi de l’Est du Canada, des Etats-Unis, de France, de Belgique, de Russie, du Brésil… C’est un réel plaisir de faire la connaissance de tant de personnes d’horizons différents. Une ouverture qu’il me manquait peut-être en Suisse… Ici, la ville est très animée : concerts et spectacles foisonnent et cela me plaît. Mais, lors de mon passage estival, le calme de la Suisse et les ors du couchant sur le Léman m’avaient rendu nostalgique…

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