
Aux confins de notre paroisse, dans une enclave fribourgeoise en terre vaudoise, nous pouvons découvrir le charmant village de Prévondavaux. Entouré de villages vaudois réformés, Prévondavaux est resté fidèle à la foi catholique, tout comme Vuissens, à quelques kilomètres de là. Bien que méconnue, la charmante chapelle de Prévondavaux, dédiée à saint Hubert vaut la peine d’un détour!
TEXTE ET PHOTO PAR GÉRARD DÉVAUD
Si vous franchissez sa porte, vous découvrirez de magnifiques vitraux réalisés par l’artiste fribourgeois Gaston Thévoz en 1941. Cette chapelle, construite en 1523 et restaurée entièrement en 1926 par Fernand Dumas, est décorée dans le style du Groupe de Saint-Luc avec des soubassements noirs à panneaux. Les parois et la voûte sont peints en vert rehaussé de fleurs dans le chœur.
Malheureusement, les affres du temps ont défraîchi ces décors et la commune, propriétaire des lieux, attend le feu vert des Monuments historiques pour restaurer la chapelle. Toutefois, la paroisse Saint-Laurent a investi cette année dans du matériel et mobilier liturgique pour redonner un peu de dignité à ce charmant édifice. C’est ainsi que tapis, table d’autel, nappes, cierges, ambons et divers autres éléments ont été changés. Merci au Conseil de paroisse ainsi qu’à la famille Gerbex qui portent le souci de cette chapelle !
A noter qu’une messe y est célébrée les dimanches du mois comportant un 5e week-end, tout comme dans les autres chapelles de notre paroisse.
Saint Hubert, patron de la chapelle, célébré le 3 novembre

Source : Wikipédia | Photo: DR
Hubert de Liège, évêque de Tongres et Maastricht, né à Toulouse entre 656 et 658 et décédé 30 mai 727. Il est fêté le 3 novembre et est l’un des deux saints patrons de la ville belge de Liège.
La légende de saint Hubert :
Depuis le XVe siècle, on dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu’il en oubliait ses devoirs. La légende rapporte qu’il n’avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n’ayant trouvé personne pour l’accompagner, était parti chasser sans aucune compagnie. A cette occasion, il se trouva face à un cerf extraordinaire. En effet, celui-ci était blanc et portait une croix lumineuse au milieu de ses bois.
Hubert se mit à pourchasser le cerf mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l’animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert en ces termes :
« Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu’à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? »
Hubert, saisi d’effroi, se jeta à terre et humblement, il interrogea la vision :
« Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? »
La voix reprit :
« Va donc auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu’il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n’être point damné dans l’éternité. Je te fais confiance, afin que mon Eglise, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. »
Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme :
« Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous ! »
Il se rendit donc auprès de l’évêque Lambert pour lui demander d’être baptisé. Plus tard, il entra en prêtrise puis devint le successeur de l’Evêque Lambert.
