Etendre les racines de la foi

Etendre les racines de la foi

En apprenant à connaître Myriam Bovet lors d’un pèlerinage alpin, je l’avais trouvée particulièrement rayonnante. Elle m’avait alors confié qu’elle avait rencontré Jésus dans son cœur à l’âge de 21 ans. Depuis, elle diffuse ce soleil christique dans chacune de ses activités. Tous les mois, elle se rend à Pramont pour y visiter des jeunes.

Par Christelle Gaist
Photos : DR

Rendre visite aux prisonniers fait partie des sept œuvres de miséricorde corporelles, les œuvres que les chrétiens sont invités à accomplir par amour pour Dieu et pour leur prochain. Les six autres consistent à nourrir l’affamé, abreuver l’assoiffé, accueillir l’étranger, vêtir les malheureux, soigner les malades et ensevelir les morts *.

Myriam dédie une bonne partie de son temps à Jésus et à son Eglise. Cette maman de quatre enfants enseigne la catéchèse ; elle assure le service de la sacristie et fleurit l’autel de l’église de Dorénaz. Elle est aussi bergère d’un groupe de prière… pour ne citer que quelques-unes de ses activités.

Adolescente, elle remarque déjà le pénitencier de Sion aujourd’hui transformé en musée. Elle se demande comment la vie se déroule au sein de tels établissements. Ce n’est que des années plus tard, en 2018, à la suite d’un témoignage, qu’elle rejoint le groupe « Parole en Liberté » et qu’elle en pousse finalement les portes. 

A l’établissement de Pramont, les rencontres mensuelles se déroulent de la manière suivante. Au sein de petits groupes, les intervenants échangent avec les jeunes sur des thèmes choisis en amont. Le but est d’offrir un espace de parole. Ils partagent également un moment de jeux. Myriam souhaite dans le meilleur des cas leur apporter un peu d’espérance. Les échanges sont nourrissants pour tous, c’est un beau moment d’humanité.

Pour nombre de ces jeunes, c’est une vraie souffrance d’être enfermés entre quatre murs. Ils souhaitent en sortir meilleurs qu’avant. Myriam partage une image avec moi, celle d’un arbre qui aurait été renversé par une tempête ou tronçonné. Contre tout espoir, une pousse en émerge, signe d’une grande résilience. Les racines de la foi ne peuvent être coupées et elles permettent toujours une renaissance. 

* Il y a également sept œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, et prier Dieu pour les vivants et les morts.

Sur le chemin de mon entretien avec Myriam, les peupliers n’avaient pas dit leur dernier mot.

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