Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), mai 2021
Jean-Charles Labelle est un homme aux multiples casquettes… Français, officier de l’armée de mer, chef d’entreprise, retraité vivant à Verbier et croyant engagé dans sa paroisse, il publie chaque mois une petite chronique, dont voici un exemplaire…
PAR JEAN-CHARLES LABELLE
PHOTO : PIXABAY
Nous faisons l’expérience des êtres, des choses, des situations, des sentiments… Mais il y a une expérience tout à fait singulière, c’est l’expérience de Dieu ! Dans ma chronique, j’ai souvent développé l’idée que l’histoire de l’univers conduisait à écarter le hasard – presque tous les scientifiques en conviennent – et à considérer l’existence d’une force qui n’est pas la matière, que l’histoire des hommes révèle et que nous appelons « Dieu ».
Mais tout ceci demeure une construction de l’esprit et ne touche pas charnellement l’être humain. Peut-on réellement faire l’expèrience de cet ailleurs, l’expérience de Dieu ? L’Esprit surgit où il veut, quand il veut, et tout chrétien le sait. Mais, à un moment donné survient une rencontre entre l’homme et la transcendance. Dieu vient toujours d’un ailleurs et bien souvent où on ne l’attend pas ; c’est une rencontre qui nous surprend.
Dès le début de notre périple ici-bas, notre vie est trop grande pour nous car nous n’avons pas choisi de naître et nous avons du mal à concevoir que notre mort soit une nouvelle naissance. Qui pourrait imaginer en effet qu’un petit gland puisse devenir un grand chêne et vivre plusieurs siècles… « Si le grain ne meurt… » et le grain meurt, en effet pour devenir épis, lumière au soleil.
Nous progressons par chocs successifs : naissance, expérience personnelle de Dieu, mort physique… Personne n’est à l’abri du doute qui surgit en même temps que l’expérience, pas même les Apôtres comme Thomas,… mais l’Esprit travaille et il dit : « Je t’aime ». Au fond croire, n’est-ce pas succomber à un grand Amour ?
