Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), mai-juin 2020
Par Bruno Marcello, de Fétigny, président de l’Apostolat mondial de Fatima | Photo: Marianne Berset
Participant depuis de nombreuses années à l’organisation du pèlerinage vers Notre-Dame de Fatima, je voudrais vous donner quelques réflexions de cet endroit du Portugal, situé à mi-chemin entre Lisbonne et Porto.L’originalité de Fatima, c’est d’être l’Evangile que Dieu nous annonce pour le temps actuel que nous vivons : siècle d’inventions, de découvertes multiples, mais aussi, et surtout de négations de l’au-delà dans la pratique religieuse.
Pour lutter contre la perte de ces valeurs chrétiennes, la Vierge est venue nous demander et nous proposer un certain nombre de moyens; la prière quotidienne (dont le chapelet), l’assistance à la messe et l’offrande de nos souffrances.
« A la fin, mon cœur immaculé triomphera »
Voilà le message donné à trois petits bergers. Lucie 10 ans, François 9 ans, Jacinthe 7 ans, à qui elle a dit, je cite : « A la fin, mon cœur Immaculé triomphera. »
Pourquoi prendre part à un pèlerinage aujourd’hui ?
Pour prier en Eglise et conforter sa foi, ou pour une recherche en spiritualité.
Pour remercier ou demander une guérison, ou simplement, partager et échanger avec d’autres pèlerins.
Plusieurs papes se sont rendus en ce lieu béni, pour diverses raisons !
Paul VI, à l’occasion du 50e anniversaire des apparitions.
Jean-Paul II en reconnaissance et en remerciement à la Vierge après l’attentat de 1981, et pour béatifier François et Jacinthe en l’an 2000.
Le pape François s’y est rendu pour leur canonisation en 2017.
Beaucoup de pèlerins aiment s’en retourner à Fatima.
Ceci, afin de revivre les moments intenses d’une procession aux flambeaux, où des milliers de lumignons s’élèvent vers le ciel au passage de la Vierge en chantant l’Ave Maria.
Quand l’émotion est à son comble
Le lendemain, se retrouver sur cette immense esplanade, avec tout ce peuple priant, pour assister à la messe présidée par un prélat portugais ou étranger, et plusieurs centaines d’évêques et de prêtres venus des quatre coins du monde, concélébrer l’office. Voilà un moment très émouvant.
Mais le plus intense est celui de l’Adieu à la Vierge, après la cérémonie et la bénédiction des malades.
La Vierge est à nouveau portée en procession, accompagnée non plus de lumignons, mais d’une multitude de petits mouchoirs blancs, agités sur son passage. Là, l’émotion est à son comble !
Moments de grande ferveur, où chacun se laisse prendre dans l’élan de son cœur et s’exprime dans ce geste d’Adieu, par le chant, la prière ou tout simplement ses larmes.
Il y aurait encore tant de détails à relever, d’endroits à expliquer.
Tel le chemin de croix offert par le peuple hongrois, qui débute à Fatima et nous amène dans une ambiance priante, parmi les oliviers, jusqu’à Aljustrel, petit village natal des trois pastoureaux.
Rien ne vaut une démarche personnelle, Notre Dame du rosaire de Fatima vous y invite, en vous donnant rendez-vous à l’occasion d’un prochain pèlerinage.
