Par Klaus Sarbach
Photos: Fond. Freude herrscht, pontifexenimages.com

« Freude herrscht ! » (trad. « Que la joie règne ! »)
Quel lien y a-t-il entre le chant de l’ange illuminé dans le nuit de Noël devant les bergers de Bethléem et la fameuse exclamation de l’ancien conseiller fédéral Adolf Ogi après l’explosion du dernier bout de rocher dans l’obscurité du tunnel du Gotthard ?
« Freude herrscht ! » parce qu’un chemin est ouvert entre le ciel et la terre, entre Dieu et les hommes, entre les hommes du nord et du sud, entre toutes les nations.
La joie règne dans les personnes qui accueillent l’Emmanuel, Dieu qui vient habiter dans la crèche de chaque cœur de bonne volonté. La joie règne entre les bergers dans les champs et la Sainte Famille dans l’étable.
Et de nos jours : « La joie règne-t-elle ? » Osons-nous remplacer le point d’exclamation par un point d’interrogation ? La joie règne-t-elle dans le Cœur de Jésus dans la solitude des Oliviers… et dans nos églises où la grande majorité de ses amis invités préfèrent laisser endormir leur foi sur le fauteuil de l’indifférence au lieu de la laisser éclairer par la lumière de sa Parole et la nourrir par le Pain de son Corps ressuscité à chaque Eucharistie ?
Oui, la joie doit régner dans nos cœurs d’amis de l’Emmanuel parce que nous savons que Dieu est toujours avec nous, que Jésus le Sauveur est plus fort que tous les égoïsmes et les injustices, plus vivant que les cœurs « inanimés » des personnes qui préfèrent suivre leur chemin au lieu de se mettre dans la Cordée du Bon Pasteur qui nous conduit chaque jour sur des « prés d’herbe fraîche » de la nourriture de l’âme et du cœur.
Noël, c’est la joie que nous avons parce que nous pouvons voir Dieu par les yeux de la foi et le toucher par les mains de la charité.
Alors, faisons régner la joie de Noël dans l’esprit de notre pape François qui affirme ceci :
« Notre joie contagieuse doit être le premier témoignage de la proximité et de l’amour de Dieu. Nous sommes de vrais dispensateurs de la grâce de Dieu lorsque nous reflétons la joie de la rencontre avec lui. »
