
Par Klaus Sarbach
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Une valise n’est pas un « outil de départ » mais de déménagement. Elle prend les valeurs les plus importantes pour les utiliser dans un autre endroit. Après 48 ans de service sacerdotal, je dois refaire ma valise. Je me rends compte que je suis un homme très riche. Non de mérites accumulés, mais de cadeaux et d’expériences accueillis.
Ma mère disait : « Mange ce qui est dans ton assiette. » Aujourd’hui, mon « assiette » est très variée : dans 2 pays, 4 langues, 12 paroisses, 3 hospices, sous 5 prévôts et 5 évêques, etc.
Combien de « grains d’or » ai-je pu accueillir et semer dans des cœurs ! L’or, ce sont les dons du Dieu d’amour et des cœurs humains, frères et sœurs, qui partagent ma vie. Partout j’ai reçu des rayons de soleil. Et les « gouttes de pluie » des souffrances et des déceptions ont été essuyées par la main miséricordieuse de Dieu.
Donc, mon cœur déborde d’action de grâce. Le cœur haut-valaisan dit : « Que Dieu vous les rende mille fois ! » C’est en nous laissant guider par son Esprit, nourrir du Corps de Jésus et en cultivant avec nos frères et sœurs le bout du jardin d’espérance qui nous est confié, que même le « vicaire-grand-père » espère pouvoir continuer à servir le troupeau de Jésus comme le sodzi (serviteur d’alpage).
Pour vous exprimer mon MERCI, je dis avec saint Pierre devant le paralysé : « Ce que j’ai, je te le donne. Au nom de Jésus, marche ! » Malgré le « virus de l’indifférence » qui nous fait mal, marchons avec Jésus. Si chacun partage le légume de son jardin à sa saison, nous sommes bien nourris et nous avancerons dans la confiance dans la cordée de Jésus qu’est l’Eglise de nos jours. Portons-nous dans la prière. Sachez que l’Hospice du Simplon est à 90 minutes de voiture, que sa porte est ouverte 365 jours par an – et celle du cœur même la nuit !
