Le Dieu personnel de la Bible nous invite à sortir de l’agitation, à recevoir la paix et le repos qui se trouvent en Jésus seul.
TEXTE ET GRAVURE PAR OLIVIER TARAMARCAZ | PHOTOS : ARTETFOI.CH, DR
L’alliance de la grâce
La grâce apparaît pour la première fois dans la Bible dans le premier Livre : « Noé trouva grâce aux yeux de l’Eternel […] J’établirai mon alliance avec toi. » (Genèse 6, 8-18) Noé porte dans son prénom le sens de l’alliance de grâce établie par Dieu : Noé signifie repos, consolation, en hébreu. Dieu nous invite dans le « Noé », dans la grâce et dans le repos, dans la consolation de la sécurité de l’arche. Le monde pourtant s’agite, se rebelle, se détourne du Créateur, méprise le salut offert par Dieu en Jésus-Christ. Paul interpelle : « La parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien parce qu’elle ne trouva pas de foi chez ceux qui l’entendirent. » (Hébreux 4, 3) Le rejet de Dieu est la marque de l’homme centré sur lui-même. « C’est ici le repos. Mais ils n’ont pas voulu écouter. » (Esaïe 28, 12) Jésus a dit à ses auditeurs : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. » (Jean 5, 40) Jésus-Christ libère, délivre, renouvelle chaque personne se repentant de ses fautes, les déposant à la Croix : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11, 28)
L’agitation des désirs
Nous avons un choix à faire entre le vrai repos qui se trouve dans la foi en Jésus, et l’agitation attachée à notre nature séparée de notre Créateur. Salomon a évoqué « l’agitation des désirs » (Ecclésiaste 6, 7-9), précisant : « Les désirs ne sont jamais satisfaits. » La boussole des désirs est déréglée. Adam et Eve, nos premiers parents, ont exprimé leur désarroi après avoir cru trouver une vie plus excitante dans la bulle de la séduction autocentrée : « J’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. » (Genèse 3, 5-10) Notre société porte la marque de la morsure de « l’agitation des désirs ». Mais elle ne veut pas revenir à Dieu, cette agitation lui procurant quelque jouissance momentanée. Le terme grec « Ponos » est traduit par : désir intense, grand trouble, douleur, peine, péril. « Poneros », l’un de ses dérivés, signifie : rempli de contrariétés, pressé, harassé par le labeur, envieux, méchant, mauvais. Il n’y a pas de repos en soi-même, dans l’homme naturel, contrairement à ce que prétendent tant de paroles gonflées à l’hélium. Notre territoire intérieur occupé par notre ego déboussolé a besoin non de positivisme, ni d’assouvir ses désirs, mais d’être radicalement transformé, régénéré, libéré des racines de l’agitation.
La bonne fréquence
Dieu appelle. Il constate que nous sommes affairés, harassés, agités. Il pose une question : « Quand le fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? » (Luc 18, 8) Il y a toujours quelque chose qui vient interférer entre l’invitation du Seigneur à s’asseoir à ses pieds, pour l’écouter, et mon agenda, mes urgences, mes occupations. Y a-t-il quelque chose à quoi je suis attaché qui m’éloigne de la présence de Dieu ? La bonne fréquence pour recevoir les notes symphoniques de la part de Dieu, se résume en cinq lettres : J E S U S. La vie naturelle greffée à la vie surnaturelle de Dieu est la seule capable de transformer l’être humain. Jésus veut me décentrer de moi-même pour me centrer sur l’éternel. Pour cela Pierre insiste : « Laissez le Seigneur être le centre de votre vie. » (1 Pierre 3, 5) Jésus veut m’amener plus loin que mon petit moi. Il m’attend dans la tente de la rencontre, m’invite à trouver en lui le repos. Dieu dit à Moïse : « Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos. » (Exode 33, 14) David a expérimenté la douce présence du bon berger : « Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. » (Psaumes 23, 2)
