Johannes Hermann

Johannes Hermann

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Johannes Hermann, de son vrai nom Cyrille Frey, se distingue comme un naturaliste chrétien contemporain dont l’œuvre s’inscrit à la croisée de l’observation scientifique, de la réflexion spirituelle et de l’engagement éthique. Très influencé par l’encyclique du pape François Laudato Sì, il voit la contemplation de la nature comme une forme de prière. 

Il est souvent sollicité par des medias comme La Croix, Famille Chrétienne, Cairn.info ; il est présent sur les plateformes comme Youtube ; il est l’auteur des trois livres suivants : La Vie oubliée ; Face à l’éco-anxiété : quelle espérance pour ne pas sombrer ? ; Comprendre et vivre l’écologie.

Création porteuse de sens

Héritier du naturalisme classique (son nom, Johannes Hermann fait référence au grand naturaliste du même nom qui, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle a, en tant que médecin, botaniste et professeur à l’Université de Strasbourg, constitué une collection si riche qu’elle a formé le Musée zoologique de Strasbourg et le Jardin Botanique avec, de plus, la découverte d’une espèce de tortue (Testudo hermanni qui porte son nom en hommage). Johannes Hermann conserve la rigueur descriptive et l’attention méticuleuse portée au vivant propre à son prédécesseur strasbourgeois, en y intégrant une vision du monde profondément marquée par la pensée chrétienne. Chez Hermann, la nature n’est jamais un simple objet d’étude : elle est perçue comme une création porteuse de sens, révélatrice d’un ordre qui dépasse l’homme. Sa démarche naturaliste est celle d’un homme de foi : le vivant est envisagé comme un don, confié à la responsabilité humaine. 

Disciple du Christ

Dans une interview récente à la radio RCF du 12 mars 2025 (Radio Chrétienne Francophone), Johannes Hermann nous dit : « Etre écologiste aujourd’hui, ce n’est pas seulement être un Homo Sapiens qui se soucie de son habitat, c’est aussi un geste de disciple du Christ. Nous n’avons pas à douter du fait que l’homme puisse se convertir et revenir à une relation plus ajustée au créateur, à la création et à ses frères pauvres. Le Carême tombe au printemps […], on recommence à entendre les premiers chants de merle. Dans les espaces verts, on va voir les feuilles se dérouler et les fleurs s’ouvrir, les premiers insectes arriver. Etre attentif à ces petits signes de vie sauvage, c’est déjà les faire rentrer dans son champ de préoccupation, voir qu’il y a quelque chose qui vit autour de nous, que nous ne sommes pas les seuls qui comptons. Le Carême est un bon moment pour méditer cela, ça nous remet à notre place au sein de la Création. […] Méditons cela, en demandant au Seigneur ce qu’il me dit là-dedans et ce que je dois faire pour retrouver la place qu’il m’a donnée au milieu de cette immense compagnie. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Votre commentaire s’affichera après notre approbation. Les champs obligatoires sont marqués d’un *

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp