La crèche vivante, ça change une vie

Interview de Karen et Matteo Zucchinetti (-Rapin)

Matteo, Karen et leur enfant Mahé.

Texte et photo par Valentin Roduit

Karen et Matteo, qu’est-ce que la crèche vivante évoque pour vous ? 
Matteo : La crèche vivante, c’est une participation des paroissiens pour se souvenir de la naissance de Jésus ; un moment pour porter une grande attention aux enfants ; une autre manière de communiquer que par la parole.
Karen : Pour moi, c’est comme une sorte de théâtre. A 12-13 ans, c’est ce qui m’a donné envie.

Karen, tu l’as vécu jeune, qu’est-ce que tu retiens ?
K. : J’avais entendu cette recherche d’enfants pour jouer à la crèche vivante à Val D’Illiez et je suis venue à l’église parce que je m’y suis sentie appelée. Je pensais recevoir un petit rôle, j’ai été toute surprise quand on m’a proposé Marie, alors que mes copines engagées comme servantes de messe me paraissaient beaucoup plus qualifiées pour cela.
Et alors j’ai découvert : « J’ai une place, j’ai quelque chose à vivre là, dans l’Eglise. » Et ce choix a eu un rayonnement, puisque toute ma famille s’est réunie ce soir-là. Tous sont venus à la messe de minuit, c’était un Noël tout particulier, avec la foi au centre.

Cela a eu des conséquences sur ta vie ?
K. : Ça a été le début de ma vie de foi et d’engagement. Je suis devenue lectrice, ce que je suis toujours. Puis il y a eu la proposition du pèlerinage à Lourdes avec les JDL (Jeunes De Lourdes). Ça m’a tentée, j’y suis allée.

Mais cette crèche vivante, ça n’a pas été la fin de l’histoire pour vous ?
M. : A la naissance de notre premier enfant, Mahé, on nous a proposé de faire la crèche vivante à Illarsaz en 2022. Ça a eu beaucoup de sens pour nous parce que Noël, c’est le début pour Jésus, et c’était pour Mahé le début de la foi, ce qu’on espère vivre en famille.

Vous avez donc acceptée la proposition ?
K. : On a le désir de répondre « oui » aux besoins de l’Eglise, aux sollicitations. Un tel événement peut avoir un rayonnement inattendu auprès des communautés. Ma propre vocation à être épouse et mère est née comme ça : j’ai vu une famille dans les bancs à la messe, j’ai prié : « Jésus, si c’est cela que tu souhaites pour moi, mets sur ma route la bonne personne et fais que je sache la reconnaître. » 

Et comment s’est passé cette crèche à Illarsaz ?
M. : C’était joli, un peu le stress, mais nos familles étaient bien présentes. Ça a rassemblé du monde, ça recentre le tout sur le sens de Noël. Ça transmet un message même à ceux qu’on doit quitter plus tôt au souper, qui comprennent qu’il y a là quelque chose d’important. Et c’était joli de le vivre dans l’église où j’ai passé mon enfance. J’ai dû donner le biberon à Mahé au milieu de la célébration, ce qui a fait dire à tout le monde que nous étions une crèche moderne…
Et si pour Karen, le rôle de Marie, c’était inattendu, elle était bien sur la même ligne que Marie et Joseph, pour qui c’était inattendu d’accueillir le sauveur. Marie ne s’attendait pas à être appelée, à tomber enceinte comme ça. L’enfantement, c’est inouï ; être cocréateur, c’est incroyable.

Et cette année, une nouvelle proposition vous est arrivée, parce qu’une naissance approche à nouveau…
K. : Oui, accueillir un bébé en décembre, c’est le gros rush organisationnel, mais c’est une belle période. J’ai un attachement spécial à Marie, le modèle du « oui ». Elle m’aide dans les défis de la vie de tous les jours, tant en famille, qu’en couple ou pour les défis professionnels.
Dans le temps de l’Avent et de la grossesse, nous avons une pensée particulière pour ceux qui ont des difficultés à avoir un enfant ou qui en ont perdu. Noël, c’est pour tous le moment de se réjouir de la vie, ce mystère nous replace au cœur du sens de la vie. Préparons-nous à cette belle fête dans l’accueil !

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