La justice climatique se joue à 1,5° C près

La justice climatique se joue à 1,5° C près
Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), février 2021

La Campagne de Carême 2021 braque les projecteurs sur la justice climatique. Le thème de cette Campagne révèle la face cachée de nos comportements et attire l’attention sur les consé- quences qu’ils entraînent dans d’autres régions du monde.

PAR LE COMITé DE LA CAMPAGNE DE CARêME | PHOTO : DR

Les populations de plusieurs pays du Sud souffrent déjà cruellement des conséquences des changements climatiques. […] Pour préserver la Création, il est nécessaire que nous adoptions un mode de vie plus sobre. Nous devons limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5° C. Pour que la justice climatique soit rendue, il est devenu indispensable que nous aspirions à consommer « moins » de ressources et que nous fassions preuve de « plus » de solidarité envers les populations qui subissent les conséquences des changements climatiques. Si, en tant qu’individus, nous sommes capables d’agir dans ce sens, les secteurs de l’économie et de la politique, ainsi que les Eglises sont, eux aussi, appelés à faire de même.

Nous, les humains, avons déjà réchauffé le climat d’1° C depuis la révolution industrielle. Et les conséquences sont graves : nombreuses sont les populations des pays du Sud qui subissent aujourd’hui les effets du dérèglement climatique. Les événements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents. Dans les régions rurales du Kenya, des champs entiers s’assèchent. Les conflits liés aux pâturages se multiplient. Les cyclones tropicaux, les pluies extrêmes occasionnelles et les crues en Haïti ou en Indonésie inondent les champs, les récoltes et les maisons, entraînant par là même des maladies, la faim et la pauvreté.

Et chez nous ? – Dans nos régions alpines, nous mesurons déjà un réchauffement moyen de 2° C et constatons la fonte de plus en plus rapide des glaciers. Le Co2 est le principal gaz à effet de serre à l’origine de ce dérèglement. Il est produit, entre autres lors de la combustion de combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole ou le gaz naturel. Les populations des pays riches et les personnes appartenant aux classes sociales aisées en particulier consomment une quantité excessive d’énergie fossile ce qui constitue la principale cause du dérèglement climatique. A cela s’ajoute le fait qu’elles consomment énormément de viande. Pour nourrir les animaux desquels provient cette viande, d’immenses étendues de forêt ont été défrichées et servent maintenant de pâturages et à cultiver du fourrage.

Des conséquences pour tous… – Le dérèglement climatique affecte tous les habitants de la Terre. C’est précisément en cela que consiste la grande injustice. Bien qu’ils n’aient que peu participé aux émissions de Co2 à l’échelle mondiale, les habitants des pays les plus défavorisés sont les premiers à en subir les conséquences. En effet, ils ne sont pas en mesure de s’adapter aux nouvelles conditions. En raison d’événements météorologiques extrêmes qui dévastent de nombreuses régions, les populations touchées migrent des zones rurales vers les zones périurbaines, surtout des hommes. Les personnes âgées sont laissées pour compte, les femmes et leurs enfants s’occupent des tâches ménagères et travaillent dans les champs. Vivant dans la précarité, ces personnes n’ont d’autre choix que de travailler davantage pour obtenir de l’eau dans les zones qui se dessèchent ou pour restaurer les champs à la suite d’inondations.

Proposer une aide concrète. – Les acteurs de la Campagne 2021 accompagnent leurs organisations partenaires en Afrique, en Asie et en Amérique latine pour traiter les problématiques liées au dérèglement climatique. Des ateliers sont proposés aux Philippines pour apprendre à réagir rapidement aux ouragans annoncés et aux inondations. Les paysannes et paysans indonésiens peuvent apprendre à s’adapter aux nouvelles conditions climatiques grâce à des méthodes de culture agro-écologiques, au reboisement et à la culture de variétés plus résistantes à la sécheresse. Si de tels projets portent leurs fruits, ils ne suffisent toutefois pas pour combattre les symptômes. En effet, il importe également de résoudre la cause première. Et c’est là que la Suisse a un rôle à jouer […].

Tenir nos promesses. – Action de Carême et Pain pour le prochain s’engagent à fond pour que la Suisse tienne les promesses qu’elle a faites dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat et qu’elle ait de plus grandes ambitions. L’accord stipule que le réchauffement climatique doit se limiter à 2° C, ou mieux encore à 1,5° C. Le GIEC estime à 1,5° C la limite maximale du réchauffement que peut supporter l’écosystème, et donc l’humanité, sans risquer des conséquences imprévisibles telles que la mortalité massive d’espèces animales et végétales.

 

Pour vos dons en faveur des projets de la Campagne :

Action de Carême

Av. du Grammont 7, 1007 Lausanne

IBAN PostFinance

CH31 0900 0000 1001 5955 7

 

 
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