
Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur
Photos : André Bise, LDD
Le Tout-Autre m’ouvre à son existence : il me veut bienheureux.
Le chemin du bonheur passe par son Fils qui se fait Tout-Proche et m’ouvre une proximité avec tous les humains, mes frères et sœurs.
Jésus-Christ m’invite tout particulièrement à aimer les plus faibles : pauvres, malades, délaissés…
Mon chemin de sainteté passe par les larmes, par le partage jusqu’à l’oubli de soi, par un fort désir de justice et de paix, par l’incompréhension et la persécution.
Mon état de bonheur n’est pas réservé uniquement pour l’au-delà. Dieu trouve tout de suite sa demeure en moi lorsque je deviens pauvre de cœur. Il s’agit d’un cœur qui chasse l’égoïsme, qui donne suffisamment de place à Tout-Autre aimant devenir Tout-Proche dans mes frères.
Je peux passer par des épreuves de toutes sortes, mais je dois mettre toute ma sécurité et toute ma confiance en Dieu seul. C’est Lui qui m’assure un vrai bonheur, le seul bonheur durable, c’est-à-dire la vie en sa présence à jamais. Je suis heureux, car en route vers Dieu, en présence de Dieu, semblable à Dieu, aimé de Dieu.
