Par Françoise Michellod
Photo: DRHeureux anniversaire Madame Gaby Zryd-Sauthier, centenaire depuis ce 9 avril dernier !
Toute l’équipe de la rédaction de la revue L’Essentiel voudrait vous présenter ses vœux. Un grand merci : vos articles ont été très appréciés. Chacun transpire votre joie de vivre et la valeur de la vie. Vous avez le sens des réalités et l’esprit critique, vous êtes curieuse. De plus, votre style d’écriture teinté d’humour est un régal ! Une de vos filles me dit : « Avec les années, on lui sent un goût toujours plus épuré des choses. »
Vous êtes une femme forte, partie de Martigny dès l’adolescence en République Tchèque et en Allemagne. Vous y avez obtenu un diplôme d’enseignement de la langue allemande, à l’époque du IIIe Reich, puis être rentrée au pays par le « dernier train » lors de la déclaration de guerre en 1939.
Vous vous êtes toujours sentie jeune et pleine de projets ! Vous arrivez à 100 ans, heureuse du chemin parcouru et reconnaissante envers Dieu : « c’est là son cadeau d’anniversaire », me confie votre fille.
Madame Zryd, vous cultivez votre passion pour l’écriture dès vos 17 ans. Journaliste, vous avez collaboré à la rédaction de diverses revues, et surtout tenu la rubrique du « Treize Etoiles » pendant 30 ans. Vous avez publié aussi quelques nouvelles et quelques livres, tous débordant de saveur.
« Ecrire est une nécessité, aujourd’hui je continue d’écrire sur internet et dans L’Essentiel », disiez-vous encore dans la presse de l’automne dernier à l’occasion de vos 70 ans de mariage.
Il est bon de rappeler que votre mari Marius, centenaire lui aussi, illustrait fidèlement vos publications par ses dessins ou ses encres de Chine.
Madame Zryd, vous aimez les jeunes. Vous leur avez dédié notre ville de Martigny dans l’article de votre blog « Ceci est mon testament ». En avril 2016, dans L’Essentiel, vous laissez à vos arrière-petits-enfants vos convictions :
Je vous laisse ma croyance aux anges gardiens.
Ils vous protégeront même à votre insu, et cela me rassure.
Vous pensez aussi à la Création et à toute misère. Vous évoquez des solutions pragmatiques aux problèmes de pollution, comme la généralisation de l’énergie solaire.
Seigneur,
plus rien ne va dans l’univers.
Je n’y suis qu’un grain de sable,
mais responsable !
Plus rien ne va, et moi j’espère.
Dans ces versets transparaît simplement votre relation avec le Seigneur. En écrivant à vos petits-enfants :
Je vous laisse ma foi. Chacun de vous est un être unique.
On a presque le vertige devant tant de grandeur.
La foi, c’est la chance de savoir à qui adresser les questions.
Pour conclure, je cite quelques vers de votre beau poème : « A notre très grand âge » :
… chaque jour désormais est un anniversaire.
Merci à Toi Seigneur, par qui j’ai existé.
Voici venu l’hiver. J’ai bien dansé l’été.
