Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2020
Par Jean-Pascal Genoud | Photo: DR
La pandémie du coronavirus a suspendu un nombre incalculable de programmes et d’activités. Dans notre paroisse, après un temps mort éprouvant et une période d’incertitude totale, il y a pourtant un projet qui, contre toute attente, est reparti sur les chapeaux de roue. C’est celui du chantier de rafraîchissement des peintures intérieures de notre église paroissiale.J’aimerais insister sur l’aspect symbolique de ce chantier. Si vous voyagez dans la sphère culturelle germanique – et pour rester proche, pensez au Haut-Valais – vous ne pouvez qu’être admiratifs devant la qualité de l’entretien des églises et cela souvent jusqu’aux plus petites chapelles de montagnes. De style généralement baroques, les ors sont scintillants, les blancs lumineux. Tout respire le soin et la propreté.
En comparaison, l’église de la Visitation, pour peu qu’on y prête attention, est décidément tristement grise et sale. Certes, nous nous sommes habitués à la voir dans cet état. Mais il suffit de consulter la plaquette de la splendide restauration réalisée entre 1990 et 1993 pour constater qu’il n’y a pas si longtemps, son apparence était tout autre.
J’y vois un aspect symbolique. L’usure du temps n’est pas une fatalité. Il y a probablement moyen de résister à cette dégradation, pour peu que l’on se décide à lutter contre la grisaille, en se mobilisant pour ne pas la subir, mais pour la défier ! Il faut une certaine dose de foi et de courage. Que l’éternelle jeunesse de Dieu nous donne l’amour de la beauté, l’audace de l’espérance pour que nous fassions de sa demeure, un bel espace de lumière et de paix. Notre ville est le témoin de tant de chantiers. Que celui-ci soit, au plein cœur de la cité, mieux que tous les autres, un hymne au Dieu Vivant !
