
Le mois d’octobre est appelé aussi « Mois du Rosaire », depuis que le pape Léon XIII, à la fin du XIXe siècle, a voulu encourager cette dévotion mariale par plusieurs écrits ou lettres. Alors, avec l’abbé Martin Filipponi, nous voulons nous interroger : quels sont les bienfaits qui découlent de la méditation des différents mystères du chapelet, de l’invocation confiante de Marie, de la récitation humble et répétitive des « Je vous salue Marie » ?
Par l’abbé Martin Filipponi | Photos : DR
Marie nous conduit à Jésus
En écrivant ce texte, ces mots de saint Bernard me sont revenus à l’esprit : « De Marie jamais assez ! » (De Maria nunquam satis) Nous ne parlerons jamais assez de Marie, car c’est elle qui nous conduit à Jésus. Si nous apprenons à la connaître et à l’aimer, elle ne manquera pas de nous présenter à son Fils, le Sauveur du monde, Jésus-Christ. Si nous tenons la main de Marie, nous sommes assurés qu’un jour nous atteindrons notre but : le ciel !
Tenons la main de Marie !
L’une des caractéristiques de la dévotion mariale, est que là où Marie est priée et vénérée, un printemps spirituel, un véritable élan de foi, une espérance surnaturelle, un amour fervent de Dieu et une joie profonde se répandent. Malgré tout, Marie ne nous épargne pas la croix que chacun d’entre nous porte dans sa vie. Mais les fidèles font l’expérience « en tenant la main » de Marie, d’une confiance intérieure, d’une allégresse, d’une sérénité paisible dans la confiance en la présence guérissante de Dieu. C’est cette atmosphère spirituelle qui émane des lieux de culte marial (Lourdes, Fatima, Guadalupe et bien d’autres) que nous sommes amenés à expérimenter également chez nous, en Suisse, en Valais, à Monthey et dans nos familles. Un des moyens pour y parvenir est la prière du Rosaire.
Avec Marie, méditons la vie de Jésus !
Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Et le 7 octobre, nous célébrons justement Notre Dame du Rosaire. Avec la prière du Rosaire, nous contemplons la vie de Jésus. L’Eglise propose à notre méditation quatre chapelets ou quatre Mystères du Rosaire : avec les mystères joyeux, nous contemplons l’Incarnation de Jésus. Avec les mystères lumineux nous méditons sur la vie et l’œuvre publiques de Jésus. Avec les mystères douloureux c’est la passion et la mort du Seigneur qui sont mis en lumière. Et avec les mystères glorieux, nous nous remémorons la résurrection du Seigneur. On peut dire que le chapelet est une prière méditative et biblique. C’est une succession de « Notre Père » et de « Je vous salue Marie ». Le chapelet est composé de 50 « Je vous salue Marie » et est divisé en cinq dizaines.
Que disons-nous lorsque nous récitons un « Je vous salue Marie » ?
Il est intéressant de noter que les paroles du « Je vous salue Marie » proviennent de Dieu lui-même, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel. C’est lui qui salue Marie : « Je te salue, Comblée-de-grâce, … » (Lc 1, 29) Il est suivi d’une deuxième parole biblique, prononcée par Elisabeth, remplie de l’Esprit Saint : « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est beni. » (Lc 1, 42) Elle est suivie de notre prière à Marie : « Sainte Marie, priez pour nous, pécheurs. » De cette manière, nous demandons à la Mère de Dieu de nous aider, de nous soutenir et de prier pour nous.
Le Rosaire ne peut pas être argumenté théologiquement. Il a plutôt une efficacité propre dans la pratique, qu’il s’agit d’expérimenter. Grâce au Rosaire, nous recevons de l’aide, grâce à lui, il y a beaucoup d’exaucements de prières, on se sent bien en le faisant et on fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je souhaite à chacun de nous de faire cette expérience de la proximité de Dieu.

