Marie, Mère de l’Eglise, maman de toute les mamans

Marie, Mère de l’Eglise, maman de toute les mamans

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF, est l’auteure de cette carte blanche. 

Par Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF
Photos : cath.ch, pxhere

Ce mois de mai est consacré à la Vierge Marie. C’est vers elle que je me tourne en pensant à toutes les mamans et particulièrement à toutes celles qui ne peuvent pas mener à bout leur grossesse. 

Il y a les mamans dont la grossesse n’arrive pas à terme pour une cause pathologique ou traumatique et celles qui interrompent volontairement leur grossesse. Ce sont deux situations bien différentes. Les mamans qui souhaitent mettre au monde un bébé et dont la grossesse se termine trop tôt sont marquées dans leur chair et dans leur cœur. Même si la grossesse en est au tout début, elles ont à vivre un deuil. Et l’entourage a de la peine à les comprendre. Ce dont elles ont besoin, c’est d’une écoute attentive. 

L’actualité me pousse à me tourner vers l’interruption volontaire de la grossesse. 

Dans un certain nombre de pays dits « développés », la vie de ces fœtus ne compte pas et l’IVG devient inscrite dans les lois. Est-ce cela le développement ? La France est malheureusement fière d’être le premier pays à inscrire la liberté d’avorter dans sa Constitution. J’aime me représenter lorsque j’étais un tout petit fœtus dans le ventre de ma mère ! Et j’aurais pu tout simplement « disparaitre »… 

Ne pas juger

La question grave que je me pose : comment en est-on arrivé à banaliser cet acte qui tue un bébé à naître ? Je suis sage-femme (et pas toujours « femme sage »…) et j’ai toujours été impressionnée à la vue de tout petits fœtus. En les regardant, je voyais déjà ces êtres en devenir. Comment peut-on dire que ce ne sont pas des créatures vivantes ? Comme sage-femme, je suis choquée de la réflexion des femmes qui veulent être libres de faire ce qu’elles veulent de leur corps. 

Si les mamans qui sont victimes d’une fausse couche ont un deuil à faire, celles qui ont décidé d’interrompre leur grossesse restent souvent marquées par leur acte. Elles ont aussi besoin d’écoute. Surtout, ne les jugeons pas. Que Marie accompagne les unes et les autres !

Marie, vers qui les mamans se tournent.

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