Comment être un ferment dans un monde qui s’est détourné de Dieu et de sa Parole, la Bible ? Le Créateur de l’univers est l’Auteur de la Vie. Si je me tourne vers mon Créateur, que je renonce à vouloir vivre en dehors de sa présence, Il insufflera en moi la vie de son Esprit. Alors mon être sera transformé. Renouvelé de l’intérieur, je porterai du fruit, et c’est Dieu qui l’aura produit en moi.
TEXTE ET PHOTOS PAR OLIVIER TARAMARCAZ
Dieu nous a créés pour vivre avec lui – Nous avons été créés pour être en relation avec Dieu, pour l’adorer, pour le louer, pour expérimenter une communion intime, de cœur à cœur avec notre Père. Dieu désire nous régénérer, pour que nous vivions dans la joie, dans la paix, avec l’Esprit de la Vie en nous. Dieu aime sa création : « Dieu est plein d’amour dans tout ce qu’il fait. » (Ps 145, 13) Il suffit d’observer Sa Nature, de se promener, pour nous émerveiller : « Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. » (Rm 1, 20) La Bible révèle notre origine, nos racines, notre filiation, notre identité. Nous pouvons contempler la beauté de la Création mais, nous avons perdu cette communion avec notre Créateur, à cause du péché, qui a altéré notre nature originelle. Pour éviter de reconnaître notre état de pécheur, nous avons rejeté Celui qui est l’Auteur de notre vie. Nous l’avons remplacé par des hypothèses qui nous confortent dans nos pensées et n’interrogent pas nos actes. Une manière de nous dédouaner, de nous déresponsabiliser.
Les dégâts de l’idéologie évolutionniste – La religion évolutionniste a phagocyté, chez nos contemporains, la capacité de penser en dehors du narratif officiel. Des générations entières ont incorporé la pensée qu’il n’y a pas de Dieu. Dans la culture occidentale, depuis le siècle dit des lumières, il est commun de s’appuyer sur l’hypothèse que le monde s’est autoproduit, auto-diversifié. Il en a décliné la pensée que la vie n’a aucun sens, aucun but. Nombre de scientifiques, de politiques, d’acteurs culturels sont aujourd’hui les porteurs d’eau de cet impensé, sans jamais le questionner. Dans notre culture, nous avons tous reçu le même message, en boucle, de la maternelle à l’université, soit que l’homme n’est rien d’autre qu’un animal évolué. Avec ce modèle, comme unique repère, est-il surprenant de voir émerger des visions du monde et de l’homme réclamant plus d’animalité ?
L’antispécisme : eugénisme du moment – L’antispécisme est l’un des fruits acides tombés de l’arbre de l’évolutionnisme matérialiste athée. Les antispécistes dénoncent le spécisme, soit la différenciation des espèces, pourtant explicitée et décrite dans le premier Livre de la Bible, la Genèse. L’utilitariste Peter Singer, accorde plus de valeur à un singe en bonne santé qu’à un enfant handicapé. Cette vision eugéniste, d’élimination du plus faible, se situe au fondement de l’évolutionnisme. Singer va plus loin : considérant que l’être humain est un animal au même titre que les animaux non humains, il estime que l’antispécisme comprend la possibilité de relations sexuelles avec les animaux. Les antispécistes disposent d’une forme de légitimité scientifique, culturelle, politique, difficile à contrer, dans une société qui a transmis le modèle évolutionniste comme référence pour penser le monde et se penser soi-même.
Les insensés pensent : Dieu n’existe pas – L’Eternel dit : « Moi, Je suis, je ne suis rien pour vous. […] Vous tous, comme Adam, vous avez transgressé l’alliance, […] vous vous êtes rebellés contre moi. » (Os 1, 9 / 6, 7 / 7, 10) Tant de cultures ont voué des cultes à des dieux en carton-pâte, donné du crédit à des idéologies annihilant la pensée, bafouant la dignité de l’être humain créé à l’image de Dieu. L’athéisme est une expression de la rébellion contre Dieu. La Bible situe cette posture ainsi : « Les insensés pensent : Dieu n’existe pas. » (Ps 14, 1) En s’éloignant de la Parole de Dieu, les êtres humains ne se sont pas libérés, ils se sont dévoyés, applaudissant des visions dégradantes de la vie humaine, transgressant les lois naturelles et spirituelles, sans aucune limite ni retenue. Jésus dit : « Si le fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jn 8, 36) Il appartient à chacun de considérer l’arrière-plan de ses pensées, de mesurer ce qu’elles peuvent produire comme fruits, ce qu’elles peuvent engendrer comme perspectives de vie ou de mort, de liberté ou d’esclavage.
