Pour les aumôniers, l’Equipe romande œcuménique de pastorale spécialisée est un organe essentiel à l’exercice de leur ministère. Au-delà des questionnements et des échanges d’expériences, elle leur permet d’affiner leurs approches sensorielles liées aux handicaps, les bénéficiaires n’ayant pas tous accès au langage.
PAR STÉPHANIE BERNASCONI,
RESPONSABLE DU COEPS * | PHOTOS : LDD
C’est surtout un lieu de collaboration et de réflexion pour élaborer des outils communs afin de pouvoir, par exemple, rejoindre les bénéficiaires durant la pandémie alors que les visites sont interdites ou mieux répondre au besoin croissant d’accompagner les personnes, familles et équipes éducatives lors de maladies, deuils et ruptures.
Deux témoignages
Marinette Maillard et Fabienne Weiler, aumônières, nous parlent de leur ministère : « Nous accueillons les personnes de manière individuelle ou collective (animations, célébrations, camps, pèlerinages, temps forts). Dans le respect de la confidentialité, nous sommes à leur écoute, à l’écoute de l’indicible, de la vie. Nous nous adaptons aux besoins de la personne, à sa dimension spirituelle ou laïque, à ce qui lui est propre. Nous sommes dans l’être, avant d’être dans le faire.
«Nous rencontrons des personnes fragiles. Notre proximité avec Dieu se vit dans la fragilité de la vie. C’est un travail d’apprivoisement, de liens de confiance, pour que l’imperceptible se révèle. Prendre le temps, laisser du temps, laisser la relation grandir au rythme des jours, au rythme de Dieu. Par la Bonne Nouvelle, nous sommes porteurs de paix, d’espérance et de confiance. Nous consolons, soutenons, épaulons ; nous guidons, préparons les personnes aux sacrements et célébrons… pour les aumôniers et les bénéficiaires, les fruits sont nombreux : sens de la vie retrouvé, joie d’être celle / celui qu’on est, saisir les » clins-Dieu » semés dans nos journées et se savoir aimé.»
