Octobre missionnaire 2021: Me taire? Impossible!

Octobre missionnaire 2021: Me taire? Impossible!
Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), octobre 2021

Diacre Martin Brunner-Artho, directeur Missio Suisse

Le mois missionnaire 2021 nous emmène à la découverte de l’Eglise du Vietnam. Un pays où être chrétien n’est pas sans risque. Cela devrait nous questionner sur notre manière de vivre et de rendre compte de notre foi…

TEXTE ET PHOTOS PAR MISSIO SUISSE

Vous est-il déjà arrivé de ne plus pouvoir vous taire, de devoir absolument parler ? Par exemple face à une injustice criante ? Ou parce que vous venez de vivre quelque chose de si beau qu’une joie débordante vous envahit… Cela m’amène à m’interroger : ce besoin de communiquer existe-t-il aussi pour ce qui est de notre foi ? « Nous taire ? Impossible ! », répondent Pierre et Jean au Sanhédrin. Parler en public peut toutefois comporter des risques. Au Vietnam, par exemple, l’Eglise vit sous un régime athée. Officiellement, la liberté religieuse y est reconnue, mais elle est étroitement réglementée par le Bureau des affaires religieuses. L’Eglise doit se montrer prudente, car toute action peut vite être considérée comme une « menace pour la sécurité nationale ». Et qu’en est-il de nous ? La foi nous fait-elle ressentir une joie telle qu’on souhaite la communiquer ? MERCI pour le soutien apporté à nos actions.

Diacre Martin Brunner-Artho, directeur Missio Suisse

L’Eglise vietnamienne en quelques chiffres

Le Vietnam compte 27 diocèses, 52 évêques pour 7 millions de fidèles (sur 98 millions d’habitants). Les catholiques représentent environ 6,7% de la population du pays. L’Eglise du Vietnam compte plus de 2’800 séminaristes dans onze grands séminaires, 80’000 jeunes
laïcs engagés dans la catéchèse et plus de 2’668 prêtres répartis dans 2’228 paroisses. En 1988, le pape Jean-Paul II a canonisé 117 catholiques, au nom des centaines de milliers de martyrs vietnamiens morts pour leur foi.

Message du pape François pour le Dimanche de la Mission universelle,
24 octobre 2021

PHOTO : DR

En la Journée mondiale des Missions […] Rappelons-nous qu’il y a des périphéries qui sont proches de nous, au centre d’une ville, ou dans sa propre famille. Il y a aussi un aspect d’ouverture universelle de l’amour qui n’est pas géographique mais existentiel. Toujours, mais spécialement en ces temps de pandémie, il est important de développer la capacité quotidienne d’élargir notre cercle, d’atteindre ceux qui spontanément nous ne sentirions pas comme faisant partie de nos centres d’intérêts, même s’ils sont proches de nous. Vivre la mission, c’est s’aventurer à développer les sentiments mêmes du Christ Jésus et croire avec lui que celui qui est à mes côtés est aussi mon frère et ma sœur […].

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp