Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), juin-juillet-août 2020
Par Valérie Pianta | Photo: DR
Ce texte se voudrait être un hommage à tous ceux qui nous ont rejoints dès le 15 mars pour faire communauté au moment de la séparation que la pandémie nous a imposée. Un contexte désarçonnant, impressionnant, angoissant même, qui nous a enveloppés.C’est un hommage tout particulier aussi au chanoine Michel Praplan qui est devenu, en nous accueillant et en lisant la Parole de Dieu pour nous, en nous la commentant et en nous donnant la bénédiction, le berger présent quotidiennement, sans faillir, de cette communauté invisible que nous avons créée le soir du 14 mars lors de notre rencontre avec lui. Une communauté née d’un désir intense face à un profond désarroi pour donner suite à l’annonce de l’arrêt des célébrations.Comment rester ainsi brusquement seuls… Même sans être seuls car Dieu n’a cessé de cheminer à nos côtés ?
Ce soir-là nous avons rencontré Michel Praplan. On peut dire que l’Esprit Saint nous a conduits à cette rencontre ! Dès lors, du Valais à l’Italie, du Val d’Aoste à Lille en passant par Marseille, Lyon, la Suisse alémanique et on ne sait où encore, nous nous retrouvons chaque soir grâce au réseau WhatsApp pour nous arrêter, déposer nos intentions, nous confier dans la prière avec l’aide d’images, de chants, de musique et de la présence de Michel.
Notre Père, Je vous salue Marie, Magnificat, Cantique de Siméon… Ce sont des prières de l’Eglise, prières centrales qui portent l’essentiel de la foi, sa densité et les éléments fondateurs du lien qui relie notre humanité à Dieu.
Avec peu de moyens, beaucoup d’Esprit Saint et des désirs conjugués, nous avons trouvé une façon de faire vibrer une communauté de croyants ne voulant pas se résigner à l’éparpillement, de rester « un petit troupeau » qui ne craint pas autour de son berger.
