
La communauté de Lully fête son saint patron, Léger, le 2 octobre.
Par Gérard Dévaud | Photo : LDD
Issu d’une vieille famille franque de la région de Poitiers, apparentée aux nobles burgondes, bon évêque d’Autun à partir de 663, il est mêlé de très près aux luttes entre la Burgondie (Centre et Est de la France) et la Neustrie (Nord de la France). Contre la tendance centralisatrice de la Neustrie, il défend les usages et l’autonomie de la Bourgogne. Mais Ebroïn, le maître du palais de Neustrie assiégera Autun. Pour épargner la famine à sa ville, saint Léger se livre. Il a les yeux brûlés et la langue coupée. Un synode convoqué par Ebroïn le déclare « prêtre indigne » et il est interné chez des religieuses. Deux ans après, en 679, il sera assassiné dans une forêt non loin de Fécamp.
Un autre synode le réhabilitera et lui donnera le titre de martyr. Bien que sa mise à mort fut politique et non religieuse, son refus de la violence en fait un exemple pour la chrétienté et sa défense des droits de l’Eglise comptait dans les luttes de pouvoir en cette époque aux pouvoirs instables. Il est ainsi béatifié en 681 et devint le saint patron de nombreuses églises et paroisses, particulièrement en France et en Belgique, mais aussi à Lucerne, Grimentz et Lully.
