Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), mars 2021
PAR LE PÈRE DIDIER BERTHOD
PHOTO : BERNARD HALLET
La théologie vit un immense renouveau durant tout le XXe siècle. Un des grands apports de cet élan est la découverte que le Christ n’est pas venu pour expier une quelconque dette que les hommes avaient à l’égard de Dieu – comme cela avait été compris jusque-là – mais pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance (Jn 10, 10).
Sa mort sur la croix peut toutefois toujours se comprendre en termes de sacrifice mais en un sens radicalement renouvelé : non pas un acte de destruction adressé à la divinité pour l’apaiser ou obtenir d’elle des bienfaits, mais un amour des hommes et de Dieu, dans une détermination qui va jusqu’au bout, acceptant même l’issue la plus fatale : celle de perdre sa vie…
Un christianisme à visage humain s’ouvre alors, où le primat de la souffrance laisse la place au primat de l’amour. Un nouveau regard est porté sur Jésus, celui-ci devenant plus humain, capable de nous aider dans l’épreuve de la vie : s’étant rendu « en tout semblable à ses frères », et ayant « souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion », il est rendu « capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve » (He 2, 17-18).
Car, s’il ne s’agit pas de souffrir pour être sauvé, il n’empêche que la vie porte en elle son poids de souffrance et son lot d’épreuves. C’est à ce moment-là que l’on peut découvrir la richesse du compagnonnage avec Jésus et son Père. Un Dieu qui nous aime et qui nous donne les moyens d’affronter la dimension tragique de l’existence, et de la vivre avec dignité et grandeur d’âme.
Mais à cela s’ajoute aussi le fait qu’aimer comme Jésus a aimé est un chemin de vie très étroit. Cela peut même amener le disciple à être exposé aux pires haines, aux pires injustices… Et c’est ainsi que bien souvent le salut se conjugue avec la souffrance. Mais n’inversons pas les choses : c’est bien l’amour qui nous met sur le chemin du bonheur et de la liberté ou du salut (ces mots sont des synonymes), non pas la souffrance.

C’est comme le graine de blé, accepté de mourir dans la terre pour pouvoir en donner en ambondance.
Et quand on souffre, on a plus d’expérience qui aidera à affronter les réalités compliquées.
Ce que nous cherchons parfois dans nos vies c »est le sens de la souffrance ?Fait il dire que c’est une grâce de souffrir, jai certainement tort.mais nous avons des difficultés à offrir nos souffrances…nous avons eu notre lot d’épreuves et ce n’est pas fini nous avons le désir de crier :Seigneur dis leur d’arrêter de nous tourmenter, ceux avec lesquels nous aimerions être réconciliés, ne veulent pas reconnaître le mal qu’il nous ont fait donc on ne peut pardonner si ensemble nous ne faisons pas la vérité…Nous ne pouvons pardonner à nos freres lorsqu’un mensonge perdure !!
Merci infiniment pour ce commentaire. La notion de sacrifice me révolte : comment penser qu’un Dieu d’amour doive faire mourir son fils pour pardonner à l’humanité? Cela me paraît une interprétation païenne et une insulte à Dieu lui-même.
Pourtant cette interprétation reste prégnante dans la liturgie et la prédication, au point que j’en vient à éviter les cérémonies de la semaine sainte !