Un doux désert éclairant

Extrait de la préface du livre « Doux désert » de l’abbé Darius. Préface rédigée par l’abbé Marc Donzé, vicaire épiscopal au moment de la parution du livre.

L’abbé Dariusz Kapinski a passé quelques mois en fin 2009 à Jérusalem et en Terre Sainte. Temps de formation, temps de remuement profond de l’être : il en est revenu changé.

Dès le premier moment, il a décidé d’envoyer à ses amis de Pologne un mail quotidien, relatant son séjour et ses découvertes. Il l’a fait avec une belle régularité. Ses récits ont plu, car ils étaient écrits dans un style spontané et joyeux, mais aussi plein de poésie et de profondeur. L’idée de rassembler ces textes en un livre s’est dès lors imposée.

Le livre se présente comme un carnet de voyage en Terre Sainte. Mais l’auteur ne se contente pas de décrire des sites. Il raconte son cheminement intérieur et les ambiances qu’il a perçues avec tous ses sens en éveil. Ambiances très contrastées.

Il faut aller au fond de soi-même pour atteindre à l’essentiel de la Terre Sainte. L’abbé Kapinski évoque les combats presque quotidiens qu’il a dû mener pour trouver le silence et la paix, afin d’arriver aux lieux où le cœur désire rencontrer la trace de lumière laissée par la Révélation divine. Ces combats l’ont transformé, si bien que les carnets du temps sabbatique deviennent le journal d’un voyage intérieur.

Il y a aussi les contacts, que l’abbé aime autant que le silence, dans un bel équilibre. Entre tous, celui de Shady, jeune handicapé rencontré dans la ville portuaire de Haïfa, est magnifique.

J’aimerais dire un grand merci à l’abbé Kapinski pour son beau témoignage sur les routes d’Israël. Et souligner sa forte profession de foi : « O Christ, tu es le seul que je ne veux pas perdre. En toi, je possède tout ! »

Extrait

Qu’il est bon d’être là où je suis, parce que Toi, Tu ES si fortement présent ! Tu donnes le lieu et le temps du rendez-vous et tu ne le manques pas. Je ne désire rien que de te servir fidèlement avec mon cœur renouvelé en permanence. Ouvre-le de plus en plus, pour que ma prêtrise soit comme Ta croix : signe d’amour, de sacrifice, de victoire.

Oh Dieu incarné, le Christ ! Je sais que Tu es devenu le Dieu-Homme pour m’enrichir par ta divinité. Et comme dira l’autre : « rien de mieux ne pouvait arriver à cette terre que le christianisme. » Oh Christ, je te supplie de me donner la force de me relever de chacune de mes chutes.

Dirige souvent mon regard vers nos mères, celle qui nous est commune et la mienne. Que leurs regards soignent mon cœur et me donne la force jusqu’à mon dernier soupir, jusqu’à ma pleine victoire en Toi.

Seigneur, fais que les visages et les cœurs de nos mères terrestres restent à jamais en paix, en joie et pleins de Ta divine lumière. Qu’ils leur manquent de raisons de manifester leur douleur.

Père céleste, je Te remercie pour la liberté et le temps – nécessaires instruments de Ta miséricorde ; pour l’envie de la bonté qui m’habite, pour toutes mes batailles intérieures et Tes grâces que je reçois en Ton Fils, Jésus Christ.  

Mon Dieu, dépose les langues du feu de Ton Esprit sur tous ceux que Tu me confies. Que Ton vent remplisse les lieux de leurs séjours, leurs cœurs et leurs vies.

Apprends-nous tous à parler, aimer, vivre pour Ta gloire !

Oh Christ, tu as appelé Tes Apôtres en scrutant leurs cœurs. Tu les as équipés en Toi-même et tu les as envoyés…

Ton Royaume grandit toujours en de nouvelles personnes parce que Tu donnes sans arrêt le ferment, la graine, parce que Tu n’arrêtes pas d’appeler, de scruter, de Te donner Toi-même et d’envoyer.

Je suis présent ! Je me présente devant Toi avec ma nouvelle disponibilité, avec le cœur nouveau et ouvert au neuf.

Apprends-moi toujours à grimper la montagne pour demeurer seul à seul avec le Père.

Je Te supplie, oh Christ, donne-moi la force de la fidélité de puiser en permanence en Toi, d’un fort attachement à Toi.

Descends avec moi de la montagne sur des plaines de difficultés. Donne-moi la force et le courage d’entrer en relation avec les gens ayant faim d’amour, ayant faim de Toi, souvent sans le savoir… Fais de moi Ton instrument, pour que je ne cesse d’ouvrir à Toi mes frères et sœurs par le témoignage que Tu habites en moi.

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