Un trésor commun

Un trésor commun

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Sans les Ecritures saintes du peuple juif, à savoir notre Ancien Testament, nous, chrétien(ne)s, serions privé(e)s de nos racines. Nous sommes le rameau nouveau greffé sur l’antique olivier (Romains 11, 16-24).

Comme le dit le document de la Commission biblique pontificale à ce propos, la nation d’Israël est la « cousine » des Eglises chrétiennes. Nous descendons d’Abraham et de Moïse, nos pères dans la foi et dans la loi d’amour. Jésus est le fils de David, le grand roi selon le cœur de Dieu. Elie le prophète préfigure Jean le Baptiste et annonce comme toutes les autres voix prophétiques la venue du Messie.

Plus nous connaissons le Premier Testament, et notamment les figures féminines, Eve, l’épouse d’Adam, Sarah, Rebecca et Rachel, les femmes des patriarches, Anne, la mère du petit Samuel, la veuve de Sarepta à laquelle Elie est envoyé, etc., plus nous nous préparons le cœur à accueillir Marie, la nouvelle Eve, et à la saluer avec Elisabeth et Zacharie comme la « femme bénie entre toutes », la Mère du Sauveur.

A l’heure où, hélas, le pays du Christ est à feu et à sang, de Gaza à Jérusalem, de Cisjordanie au Liban, il est indispensable de nous réapproprier notre trésor commun. C’est pour cette raison que l’ensemble des Facultés de théologie chrétiennes, telle celle bilingue de Fribourg, comportent des chaires d’Ancien Testament et de connaissance du milieu biblique, et offrent des cours d’hébreu (et d’araméen, la langue de Jésus, les deux idiomes dans lesquels le Premier Testament a été rédigé, avec en plus quelques écrits en grec dits « deutérocanoniques », c’est-à-dire appartenant au « deuxième canon »).

L’Université fribourgeoise se targue de compter un prestigieux musée « Bible et Orient », dans lequel sont exposés des objets provenant des civilisations entourant Israël, lesquelles ont profondément marqué la mentalité du peuple élu.

Ainsi, profitons des voyages en « Terre promise » pour nous imprégner des lieux où la sainte Famille a évolué et mieux parvenir par ce biais à nous représenter le cadre des textes scripturaires. Et continuons de travailler ensemble, juifs, chrétiens et musulmans, à ce qu’advienne le shalom, la paix définitive de Jérusalem, la cité de la réconciliation qui n’aura pas de fin.

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