Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), octobre 2021
Un conte est souvent l’occasion d’une petite réflexion. Celui-ci, tiré de la sagesse hindoue, nous montre à quel point il est illusoire, pour combler nos vides, de s’appuyer sur le monde de la matière.
PAR DOMINIQUE PERRAUDIN
PHOTO : PIXABAY
« Il y a fort longtemps, on raconte qu’un prince hindou organisa un défi qui consistait à combler tous les vides d’une salle de son palais. Beaucoup arrivèrent avec des solutions toutes plus étonnantes les unes que les autres, mais personne n’y parvint. Un enfant demanda à entrer dans la salle. Il alluma une bougie et la lumière envahit soudain toute la pièce. »
Au fur et à mesure que l’on avance dans la vie, nous faisons tous l’expérience d’être de plus en plus encombrés, souvent de futilités, et notre cœur peut s’obscurcir. La société dont nous faisons partie nous propose le plus souvent des voies faciles, larges, sans efforts. Jésus, lui, nous invite sur des chemins de crête, souvent plus étroits et plus raides, qui conduisent à la paix, à la justice et à l’amour. En évitant les jugements hâtifs, en acceptant nos différences, n’avons-nous pas déjà fait un bout du chemin ? Comment sortir du brouhaha de cette vie trépidante qui nous fait si souvent perdre de vue le sens des valeurs de l’Evangile ?
Les moyens de reprendre pied sur de meilleurs voies existent, mais peuvent si vite être étouffés… Laissons le temps au silence de monter en nous ; contemplons la lumière de l’enfant qui se tient à notre porte ; laissons parler notre cœur qui murmure : « Regarde la beauté que le Créateur à mis à ta disposition, vois la maman qui berce son enfant, écoute ces oiseaux qui emplissent le ciel de leur chant mélodieux, contemple ces étoiles qui scintillent au firmament. Et surtout le matin à ton réveil remercie la Trinité sainte pour le soleil, pour la pluie, pour les nuages, pour toute cette nature qui nous entoure et qui nous permet de vivre. »
Ce petit conte peut nous aider à comprendre que seule « cette mystérieuse lumière », que Dieu ne cesse de nourrir en nous et que nous avons à accueillir à chaque instant, nous comble véritablement.
