Une présence sacramentelle dans la vie de malades

A l’occasion de la journée des malades, de nombreuses personnes ont reçu dans toutes les communautés paroissiales le sacrement de l’onction lors des messes dominicales du mois de mars. Sur cette photo, ce sont l’abbé Bernard et le diacre Jean-Pierre Cantin qui officiaient lors d’une messe à la collégiale le 3 mars dernier.

L’homme qui lutte contre la souffrance et la maladie vit une proximité spéciale avec le Christ qui a souffert lui-même et qui vient en aide à ceux qui sont éprouvés. Pour nous, les chrétiens, l’attitude de notre Maître devient un appel. A son image, nous devons « porter les fardeaux les uns des autres » (Ga 6, 2). L’Eglise apporte un soulagement aux malades par le sacrement de l’onction.

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur
Photo : Georges Losey

Nous sommes appelés à une attention bienveillante envers nos malades : à les visiter, les soutenir, comprendre, encourager, éveiller leur espérance, soutenir et faire grandir leur foi en priant pour eux et avec eux, en leur portant le Corps du Christ…

Nous lisons dans la lettre de saint Jacques : « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (5, 14-15) L’onction d’huile est ainsi devenue un geste sacramentel. 

De l’extrême-onction…

Au Moyen Age, on mettait un grand accent sur le péché et la crainte… ce qui a provoqué une pratique d’administrer ce sacrement quand la vie était en péril et que le malade ressentait l’angoisse de l’agonie. On retardait de plus en plus la donation de ce sacrement, jusqu’à ce qu’il prenne le nom d’extrême-onction.

… à un sacrement de vie

Le concile Vatican II l’a redéfini comme un sacrement de vie pour accompagner ceux qui souffrent. Il ne se limite plus aux mourants, mais s’adresse à toute personne confrontée à la maladie ou à la vieillesse. Il représente le réconfort et la paix, le pardon des péchés, la présence et la tendresse de Dieu.

Dans notre paroisse, en lien avec la journée des malades, nous donnons ce sacrement lors des eucharisties dominicales aux malades présents. Cependant, nous encourageons aussi les fidèles à nous inviter, en tout temps, pour exercer ce service sacerdotal auprès des personnes qui vivent dans des établissements médicaux ou qui ne peuvent se déplacer.

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