« Une prière par jour, un sou par semaine » (Pauline Jaricot, la femme derrière Missio)

C’est à Lyon qu’une jeune fille de 19 ans, Pauline Jaricot, décide d’organiser un fonds de solidarité pour les missions auquel chacun peut contribuer. Sa devise : « Une prière par jour, un sou par semaine. » L’œuvre qu’elle crée en 1822, appelée Missio aujourd’hui en Suisse, prend vite une dimension mondiale.

PAR MISSIO | PHOTOS : DR

En 1819, Pauline Jaricot organise, à 19 ans, « la collecte du sou de la mission » auprès des ouvrières de son père, inventant le premier réseau social missionnaire. Par « dizaines », « centaines » et « sections », les donateurs se rencontrent pour donner leur sou et échanger les nouvelles des missions, créant d’autres dizaines à leur tour.

Une renommée internationale

Cette idée géniale, que Pauline appelle son « plan », s’institutionnalise avec la création en 1822 de l’Œuvre de la Propagation de la Foi – qui prendra en Suisse le nom de Missio. L’œuvre acquiert rapidement un rayonnement international et aide des centaines de missions à travers le monde.

Pauline Jaricot fonde une autre œuvre majeure en 1826 : le Rosaire vivant. Elle établit aussi une communauté féminine en 1832, « les filles de Marie ». La maison de Lorette, où vit la communauté, devient le centre du Rosaire vivant et accueille des hôtes venus du monde entier.

Un engagement social

A l’époque de Pauline Jaricot, les ouvriers commencent à développer une conscience de classe et à s’organiser. Le conflit entre la classe ouvrière et la bourgeoisie s’intensifie et aboutit, en 1831 et 1834, aux révoltes des canuts. Après avoir créé l’Œuvre de la Propagation de la Foi et le Rosaire vivant, Pauline Jaricot, bouleversée par les conditions de vie matérielles et spirituelles des ouvriers, souhaite s’impliquer davantage. Elle veut d’abord fonder une banque de prêts, « la Banque du ciel ».

Un chemin de croix

En 1845, elle se lance dans un projet plus ambitieux avec l’usine de Rustrel. Pauline veut y créer un modèle de société idéale chrétienne, dans laquelle les ouvriers pourraient vivre dignement. Pauline Jaricot fait confiance aux mauvaises personnes et se fait escroquer. Sa vie est alors jalonnée par des problèmes financiers. Jusqu’à la fin, elle essaie de rembourser ses débiteurs, dont certains sont des ouvriers, ce qui la peine particulièrement. Pauline Jaricot meurt isolée et dans le dénuement le plus total le 9 janvier 1862, alors que les deux œuvres qu’elle a fondées rayonnent dans le monde entier.

Femme d’action révoltée par la misère, mais aussi femme profondément spirituelle, Pauline Jaricot a fait le choix de se consacrer à Dieu en restant laïque.

Et toi, seras-tu la Pauline d’aujourd’hui ?

Qui était Pauline Jaricot ? Une jeune femme qui a vécu au début du 19e siècle et qui, de Lyon sa ville natale, a su soutenir la mission jusqu’aux extrémités de la terre ? Des Pauline, ne le sommes-nous pas tous un peu, lorsque l’on est enraciné dans la foi et engagé pour notre prochain ? Dans la vidéo « Mon cloître, c’est le monde ! » – réalisée par Gaëlle May en collaboration avec Missio – nous découvrons le charisme missionnaire qui habitait cette femme française laïque et qui, petit à petit, s’est répandu dans le monde entier.

Et si vous étiez la Pauline d’aujourd’hui ?

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