Il y a des dimanches où l’on court pour autre chose que soi. A Montet, on était une petite foule, jeunes, enfants, familles, baskets aux pieds et cœur ouvert. L’objectif ? Participer à la Run 4 Unity, une course-relais mondiale pour la paix, organisée par les jeunes du mouvement des Focolari.
Par Matthieu Angelini Photos : Pierre Bondallaz
Le témoin venait de loin. De Transylvanie, en Roumanie, où plus de 50 jeunes ont passé trois jours à créer autour de la paix : ateliers, jeux, peinture, représentation des conflits dans le monde et un passage de relais par un chant dansé. Une manière joyeuse et symbolique de dire : on vous passe la lumière, continuez-la.
Chez nous, la lumière est arrivée sous la pluie. Un vrai déluge. A la lisière de la forêt, on s’est arrêtés un moment. On regardait le ciel, nos habits trempés et on se demandait si on devait continuer ou attendre. On a checké la météo sur Landi, on a tergiversé, hésité… pendant que les plus jeunes, eux, couraient sans se poser de question, enchaînant les tours avec le sourire. C’est peut-être ça, avoir la foi : avancer même quand on n’est pas sûrs du ciel. Alors on est repartis. On a quitté les arbres et on a franchi la ligne d’arrivée, trempés mais heureux.
De belles actions
Il y a eu aussi des histoires. Celle d’Arnaud Boisset, champion suisse de ski, qui nous a parlé de résilience. Et cette famille valaisanne qui a raconté comment leur petit-fils marche chaque jour jusqu’à l’école. Son grand-père lui donne une pièce et lui, il en donne la moitié à un orphelinat au Mozambique. Là-bas, une fillette prénommée Adrienne peut manger chaque jour… et elle a couru pour la paix, au Mozambique, le même jour que nous.
Tout l’argent récolté à Montet sera envoyé à cet orphelinat. Mais le plus beau, c’est peut-être ce qu’on a vécu ensemble. Cette énergie qu’on a sentie courir à travers nous. Cette certitude que la paix se construit à hauteur d’enfant, à coups de petites décisions, de gestes humbles et de pas partagés.
Je repense à ce verset : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jean 13, 34)
Ce n’est pas un slogan. C’est un chemin. Et ce jour-là, malgré la pluie, on l’a pris. Ensemble.
La polémique née autour des brandons pose à son tour la question : peut-on rire de tout ?
Par Véronique Benz Photo : brandonspayern.ch
Lors de la fête des brandons de Payerne, il est de tradition de taguer des messages satiriques sur les vitrines des commerces. Cette année, les inscriptions des barbouilleurs ont suscité la polémique. Certaines ont été jugées racistes et antisémites.
Cette polémique autour des brandons fait écho à plusieurs autres survenues ces dernières années dont la plus grave était l’attaque de Charlie Hebdo. Indépendamment de la forme qu’elle peut prendre (vitrine, char, journal, etc.) la satire est-elle encore possible dans notre société actuelle ? Peut-on vraiment rire de tout ?
Au vu des réactions de nos contemporains, je constate que nous ne pouvons pas rire de tout. Il y a clairement des sujets tabous sur lesquels les humoristes n’ont pas le droit de s’exprimer ! Pourtant, depuis des siècles, l’humour et la satire permettent de mettre en lumière les vices et le ridicule de son temps. Les gens sont-ils devenus plus sensibles ? Ont-ils perdu leur sens critique et leur sens de l’humour ? N’arrivent-ils plus à prendre du recul et à rire simplement ?
Comme le disait Joseph Folliet, prêtre du Prado, dans ses Petites béatitudes : « Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes : ils n’ont pas fini de s’amuser. »
Comme chaque année, des enfants en âge de scolarité choisissent de se faire baptiser. Cette année, huit enfants entre 6 et 10 ans se sont retrouvés chaque mois pour des rencontres de préparation, entre temps forts avec les parents, temps de catéchèse et célébrations.
Samedi 10 mai dernier, quatre d’entre eux étaient accueillis dans la grande famille des chrétiens par le baptême. Puis, les autres reçurent ce sacrement lors de leur première communion ou à une autre occasion en familles.
Moments de joie pour ces enfants et leurs familles, mais aussi pour notre communauté paroissiale qui s’enrichit de nouvelles sœurs et de nouveaux frères pleins d’enthousiasme et de joie de mieux connaître Jésus.
A part le rire d’Abraham et de Sara, on ne trouve pas grand-chose, dans la Bible, relatif à ce que Rabelais appelle « le propre de l’homme ». Dans le Nouveau Testament, les références sont encore plus rares. Ce qui amène à cette question : Jésus a-t-il ri ?
Par Calixte Dubosson | Photos : Adobestock, DR
« Le rire est le propre de l’homme », cette citation de Rabelais démontre bien que l’humour et le rire font partie de la nature humaine. Pourtant en lisant les Ecritures, on constate le peu de références à ce qui fait le quotidien de l’homme. Il est bon toutefois de mentionner le passage de la Genèse avec Abraham et Sara.
Le rire d’Abraham et de Sara
Un jour Abraham reçut la visite de trois mystérieux personnages qui lui apparurent au Chêne de Mamré. Ces trois hommes annoncèrent que l’an prochain, Abraham aura un fils. Or Sara, sa femme et lui-même étaient fort avancés en âge. Sara ne participait pas au dialogue et se tenait à l’écart dans sa tente. Quand elle entendit cette promesse, elle se mit à rire. « Tout usée comme je suis, pourrais-je encore enfanter ? Et mon maître qui est si vieux ! » (Gn 18, 12) Elle nia avoir ri alors que l’un des hommes lui avait dit : « Y a-t-il une chose trop prodigieuse pour le Seigneur ? » (Gn 18, 14) Peu de versets auparavant, Abraham fait la même constatation : « Abraham se jeta face contre terre et il rit : il se dit en lui-même : « Un enfant naîtra-t-il à un homme de 100 ans ? Et Sara avec ses 90 ans pourrait-elle enfanter ? » » Le Seigneur tint sa promesse et Isaac vint au monde. Au passage, Isaac veut dire : « Celui qui rit. »
Les différentes sortes de rire
Avant d’aller plus loin, il est important de distinguer les diverses formes de rire. Dans le cas d’Abraham et de Sara, c’est un rire moqueur. Sara et Abraham interprètent l’annonce d’une descendance comme une farce et c’est pourquoi ils s’en moquent. Ce rire montre que cela était impossible humainement, mais Dieu leur donnera tort car ce qui est impossible pour l’homme est possible pour Dieu. L’humour dans nos sociétés modernes est très courant et il est souvent irrespectueux des personnes. On s’en prend souvent aux hommes et femmes politiques. L’humour d’Anne Roumanoff et de l’émission « C’est Canteloup », vont dans ce sens et bien d’autres que je ne cite pas ici. Personnellement, je pense que l’humour de notre Emil Steinberger ferait rire le bon Dieu car il ne s’attaque pas aux individus, mais à nos travers.
Il y a bien sûr de multiples formes de rire : le rire sarcastique, le rire jaune… et j’en passe. Je m’arrêterai en parlant du rire nerveux qui est une accumulation de tension émotionnelle qui se relâche pour partir en fou rire. Il s’agit ici d’un type de rire incontrôlé qui fait du bien parce qu’il est spontané. C’est cela le bon rire, tonique, amical et même moral. Les vrais comiques sont des gens qui aiment les autres. Avec eux, rire fait du bien. Chez eux, humour et humilité se tiennent la main ; ils ont la même racine : l’humus de notre commune condition humaine. Auprès d’eux, on apprend non pas la rigolade, mais la joie. On rira peut-être moins, de ce rire qui finalement retombe et nous laisse avec nos tristesses non guéries. Mais on sourira davantage ; le sourire, c’est la joie qui demeure ; il habite le cœur avant d’illuminer le visage
Jésus, le Dieu qui riait
Quand j’évoque l’humanité du Christ, certains me demandent, sur un ton pince-sans-rire, pourquoi l’incarnation aurait-elle fait fi du propre de l’homme, à savoir le rire. Si Dieu le Père est resté impassible, son Fils, Jésus, lui, n’aurait-il pas vécu ces bons moments de vie d’où fusent les éclats de rire ? Dans les Ecritures, le rire de Jésus s’impose par son absence. Nous lisons bien que Jésus a pleuré, mais nous ignorons s’il a ri. On lui reproche d’être un bon vivant mangeant avec les publicains et les pécheurs. Didier Decoin, dont j’emprunte le titre, a écrit un livre savoureux où il nous donne une histoire joyeuse du Christ. Il cite différents passages de la vie du Christ et montre que Jésus a plusieurs fois semé la joie sur sa route. J’en mentionnerai deux.
Le Christ se verra reprocher d’être un bon vivant.
Les noces de Cana
Toute personne un peu cultivée sait ce qui s’est passé à Cana en Galilée. En préparant des mariages, je constate que la jeune génération ne connaît pas forcément ce texte qui est pourtant fondamental quand il s’agit du mariage chrétien. Jésus a donc changé l’eau en vin alors que les convives en avaient déjà passablement consommé. Il l’a fait pour obéir à sa mère Marie. Quand le majordome trouve ce vin délicieux, tous les regards se tournent vers Marie qui, « entre deux éclats de rire, ne peut que balbutier : excusez-moi, mais c’est plus fort que moi !… Et tandis que les serviteurs remplissent les coupes, tout le monde se met à rire avec Marie. Et Jésus rit aussi. » (Didier Decoin, p. 44)
Zachée
L’épisode de Zachée est on ne peut plus comique. Imaginez ce collecteur d’impôts, haï de tous, de petite taille, qui s’agrippe et se cache dans un sycomore pour voir la vedette de l’époque, un certain Jésus. Mais le Seigneur qui a l’habitude de contempler la nature a levé les yeux pour, peut-être, regarder les oiseaux mais c’est un homme qu’il découvre. Jésus l’invite à descendre et s’invite chez lui. On peut imaginer les rires de la foule quand elle voit Zachée descendre de son arbre. Rires certainement moqueurs et revanchards. Tel n’est pas celui du Seigneur qui, maintenant, partage la table de Zachée : « Alors, il regarde la table du festin. C’est très bon tout ce que Zachée a préparé pour lui. Et Jésus a faim. C’est la joie qui donne faim. Il mange et rit de bon cœur. Comme chaque fois qu’il ouvre à quelqu’un les portes du Ciel. » (Didier Decoin, p. 112)
L’épisode de Zachée est on ne peut plus comique.
L’humour des Evangiles
Dans les Evangiles, Jésus ne manque pas d’humour. Nous venons de l’illustrer. Il lui en faut, d’ailleurs, devant la lourdeur des disciples, qui pensent au boulanger lorsque Jésus parle du levain des pharisiens ou qui, après deux multiplications des pains, craignent encore de mourir de faim ! J’aime penser au sourire de Jésus. On le voit dans l’Evangile partager nos joies, partager le babillage des petits enfants que les apôtres, trop sérieux, veulent chasser ; les repas amicaux, même et surtout chez les pécheurs (Zachée) ; l’émerveillement devant les lys des champs, les couchers de soleil, la semence qui devient un arbre… Et aussi la joie liturgique des assemblées à la synagogue ; des pèlerinages au Temple ; de la « première messe », tellement désirée, le soir du Jeudi saint.
Et encore la joie de l’évangélisation : il tressaillit de joie par l’Esprit Saint et se mit à louer le Père, qui se fait connaître aux plus petits. La joie la plus profonde du Père et du Fils, c’est de s’aimer si totalement : en Lui j’ai mis tout mon amour. Dans son humanité sainte, Jésus a éprouvé et rayonné cette joie divine, plus haute que toute autre, et qui veut devenir notre propre joie : « Je parle ainsi en ce monde pour qu’ils aient en eux ma joie plénière. » (Mt 16, 5-12)
Conclusion
Jésus a-t-il ri ? Les Ecritures ne le mentionnent pas. Nous dirons donc que le rire est tellement naturel à l’homme que les auteurs du Nouveau Testament n’ont pas jugé bon de relever le rire du Seigneur mais ils ont montré que partout où Jésus a passé, il a semé la joie et le bonheur. N’est-ce pas là une preuve de plus de son humanité ?
Une série à voir !
Je ne peux que vous recommander le visionnement de The Chosen (en français, L’Elu ou Les Elus) qui est une série télévisée américaine retraçant la vie de Jésus-Christ sous un angle très humain. On le voit rire, danser, semant la joie et le bonheur autour de lui. C’est la parfaite actualisation du livre de Didier Decoin que j’ai cité. Cela nous change du Christ de Zeffireli qui soulignait l’aspect un peu trop solennel et rigide de la personne du Seigneur.
Quand la charité devient un pont entre les cœurs. Dans le vacarme du monde, il existe encore des lieux où l’espérance n’est pas un mot abstrait, mais une main tendue. L’association Ensemble pour le Togo soutient des projets concrets portés par des prêtres et religieuses engagés au Togo. Grâce à vos dons, de nombreuses vies changent. Voici un aperçu des projets que nous soutenons activement et qui ont besoin, plus que jamais, de nos prières et de notre générosité.
Texte et photos par Nathalie et Matthieu Angelini et Gérard Dévaud
Centre de formation God is Love
L’abbé Antoine Kankoe a créé un centre pour former les filles-mères à différents métiers et leur redonner un avenir. La première promotion – 14 femmes formées et diplômées en février avec la présence de plusieurs membres de l’association – est déjà de retour dans la vie active avec tout le matériel nécessaire et la tête haute. Une nouvelle promotion est en route. La boulangerie du centre est en construction et l’abbé Antoine recherche activement un maître boulanger pour transmettre son savoir-faire.
Village Espérance et paix
Sœur Odile a créé un village dédié à l’accompagnement et au soutien des enfants en situation de handicap. Aujourd’hui elle a besoin de notre soutien pour aider les jeunes à retrouver leur autonomie et à s’insérer dans la vie professionnelle.
Dispensaire des Sœurs Hospitalières
Grâce à l’engagement de sœur Elisabeth, une religieuse suisse, un hôpital a vu le jour, réduisant presque à néant la mortalité des femmes en couches dans la région. Aujourd’hui, nos dons sont essentiels pour rénover et agrandir le centre et permettre le recrutement de nouvelles infirmières.
La Joie dans l’espérance
L’abbé André Helle a lancé un projet agropastoral afin d’offrir des opportunités d’emploi aux jeunes du Togo. Il reste encore beaucoup de travail avant les premières récoltes.
Moyen séminaire Comboni
Nous soutenons la construction du mur d’enceinte pour garantir la sécurité de ceux qui répondront : « Me voici. » Soutenir ces vocations, c’est investir dans l’Eglise de demain.
Le container de l’abbé Bernard
Des vélos offerts par la paroisse permettent aux jeunes de se rendre en formation plus facilement. Un vélo, là-bas, ce n’est pas un loisir : c’est une promesse. Un raccourci vers l’avenir.
Et maintenant ? Nous savons bien que nous ne pouvons pas tout. Mais nous croyons que nous pouvons quelque chose. Ces projets ont toujours besoin de soutien. Prière, dons, partages : chaque geste compte. Retrouvez nos actions sur ensemblepourletogo.org et partagez nos vidéos pour nous faire connaître et nous soutenir par Twint ou virement bancaire. Merci.
À vous tous, donateurs, priants, soutiens discrets. Et merci à ceux, au Togo, qui bâtissent chaque jour un avenir d’espérance. Merci. Et merci à Celui qui nous unit tous, au-delà des frontières : le Christ, qui a dit « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ».
God-is-love : une formation qui offre une dignité à ces jeunes mamans.Une richesse à sauvegarder : le tissage traditionnel.L’abbé André Helle dans un de ses champs.Sœur Odile et l’abbé Antoine : deux géants de la charité.
Paroisses réformée et catholique ont uni leurs effortspour proposer, depuis début avril, un « café contact » œcuménique ouvert à tout un chacun chaque mercredi matin à Estavayer. Le démarrage est prometteur !
Texte et photos par Claude Jenny
L’idée est simple ! Offrir, à un rythme régulier, en l’occurrence hebdomadaire, la possibilité de vivre un moment de partage ouvert à toute personne désireuse d’en… rencontrer d’autres et d’échanger ! L’idée d’une telle initiative a germé quasi en même temps dans la tête de la pasteure Tünde Lamboley, de la paroisse réformée de la Broye et de Nicole Monnard, responsable du dicastère de la diaconie de la paroisse catholique Saint-Laurent Estavayer. Avec son collègue Fernando Chuard, également animateur pastoral, ils ont estimé qu’il était préférable de s’unir pour lancer ce « café contact ». « Il s’agit d’un temps d’accueil inconditionnel dans un esprit diaconal » précise bien la pasteure.
Un bon démarrage
L’idée était bonne puisque ces premiers « café contact » ont tout de suite été fréquentés. Par un petit nombre de personnes pour l’instant, mais l’autre mercredi, lors de notre visite, c’est une demi-douzaine de personnes qui étaient au rendez-vous et qui ont échangé autour d’un café durant deux heures. Des visiteurs d’horizons les plus divers, tant catholiques que protestants, et sans être forcément des engagés en Eglise. Des rencontres ouvertes à tous, y compris les « hors Eglises » et qui ont juste besoin de vivre un moment de partage avec d’autres.
« C’est une belle initiative ! Un bon moyen pour apprendre à connaître d’autres personnes tout simplement » dit Simone, qui s’occupe en paroisse de la décoration du temple. « J’y suis venu chaque fois, déclare Gérald, qui dit préférer se rendre chez les dominicaines pour les célébrations, mais j’apprécie ce lieu d’échanges œcuméniques hebdomadaires initié sur le plan paroissial ». Ces rencontres pourront aussi être l’occasion, de temps à autre, de débattre d’un thème précis. L’autre mercredi, spontanément, la discussion a porté un temps sur la maladie de Parkinson à travers le témoignage de Nathalie, de Sévaz, qui a relaté les affres qu’elle a connues lorsque ce mal l’a frappée.
A relever que ces « café contact » n’ont aucune connotation religieuse, les personnes qui le souhaitent peuvent bénéficier d’un accompagnement spirituel mais dans un autre cadre.
Ce « café contact » comme la récente « Nuit des Eglises » du 23 mai dernier, sont la preuve de belles initiatives œcuméniques.
Jumelage avec la permanence de Caritas ?
Caritas organise également une permanence régulière le mercredi à Estavayer. « Nous sommes en discussion pour que ce service se déroule également à La Grange dans une salle voisine. La présence des deux services sur le même lieu ferait sens » relève Nicole Monnard.
L’église de Seiry avait besoin d’un gros lifting de son enveloppe extérieure : c’est chose faite, un gros chantier est achevé. Toiture et clocher ont été entièrement rénovés. La peinture extérieure a été également refaite à la couleur d’origine.
Par Claude Jenny Photos : LDD
Responsable du suivi de cette rénovation pour le Conseil de paroisse, Sophie Ding est satisfaite : tout s’est déroulé quasiment durant le timing défini et le budget a été respecté. « Un gros chantier car il s’agissait de rénover toute la toiture ainsi que le clocher, les deux éléments présentant des signes de vieillesse inquiétants » explique la conseillère. Au niveau de la toiture, toutes les tuiles ont été changées et certaines poutres ont dû être traitées. Il a fallu également changer les larmiers entièrement. Pour le clocher, des poutres du tablier étaient carrément pourries et les éléments en Eternit ont été remplacés par des écailles de zinc. Six mois de travaux menés à bien par plusieurs maîtres d’état de la région pour un coût total de 370’000 francs. Aujourd’hui, l’église de Seiry est ainsi entièrement rénovée. Quant au coq au sommet du clocher, c’est toujours le même !
L’église avant…… et après la rénovation.Les larmiers, gravement endommagés…… ont dû être remplacés.Sur le clocher, la couverture en éternit a été remplacée par des écailles de zinc.M. le coq trône toujours fièrement : il a parfaitement supporté ces gros travaux !
Reflets en images d’une célébration inhabituelle qui a eu pour cadre les rues de la ville d’Estavayer le 11 avril dernier : un chemin de croix !
Photos : Georges Losey
Si les participants n’étaient pas très nombreux, la ferveur était au rendez-vous, au grand dam de certains passants qui ne comprenaient guère le sens de cette démarche qui s’inscrivait évidemment – avec quelques jours d’anticipation – dans le cadre des célébrations de la Semaine sainte.
Parti de la chapelle de l’HIB, le chemin de croix a serpenté d’abord avec plusieurs stations dans les bas de la ville pour ensuite monter en ville via la chapelle de Rivaz et la Grand-Rue. (cjy)
Le pape François occupe une place toute particulière dans mon cœur, car il fut mon premier pape en tant que catholique. Son visage de tendresse, ses mots pleins de vérité et d’humanité, sa manière simple d’incarner l’Evangile ont profondément marqué ma foi. C’est pourquoi, dans cette rubrique, je souhaite lui rendre un hommage tout personnel, en partageant quelques-unes de ses paroles qui m’ont bouleversée, éclairée et consolée.
« Toute vie humaine a une valeur inestimable. Tu es important, unique et merveilleux. Tout être humain est appelé par Dieu à jouir de la plénitude de la vie. N’ayez pas peur de rêver de grandes choses ! »
« Ne nous laissons pas voler l’espérance qui vient de la foi dans le Seigneur ressuscité. La certitude que le Seigneur nous aime ne doit jamais nous quitter. Nous sommes appelés à être lumière dans l’obscurité, à porter la flamme de l’espérance. »
« Il faut reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde, qu’il vaut la peine d’être bons et honnêtes. Quand quelqu’un traverse une épreuve, tout ce dont il a besoin, c’est de soutien. »
« L’Evangile nous exhorte à partager ce que nous sommes et ce que nous avons : c’est seulement ainsi que nous pouvons être rassasiés. Heureux ceux qui prennent du bon temps, mais : heureux ceux qui ont la capacité de compatir à la douleur des autres. Frères et sœurs, la douceur est caractéristique de Jésus. Avec la douceur tu auras la terre en héritage. »
« Le Seigneur peut faire beaucoup avec le peu que nous mettons à sa disposition. Apporter nos petitesses à Jésus, lui fait des miracles. »
« Nous avons besoin de rester en silence, nous avons besoin d’écouter, et nous avons besoin de contempler. La contemplation guérit l’âme. »
« Qui ne risque pas ne marche pas ! Courage, allez de l’avant, faites du bruit, et organisez-le bien. Soyez courageux, courageuses : allez à contre-courant, mais selon les valeurs de la beauté, de la bonté et de la vérité. »
« La paix ne peut être construite que si nous commençons par être en paix avec nous-mêmes, en paix à l’intérieur, dans le cœur et avec ceux qui nous sont proches, en écartant les obstacles qui nous empêchent de prendre soin de ceux qui sont dans le besoin et dans l’indigence. »
« N’oubliez jamais que Jésus est votre véritable ami : il ne vous abandonne jamais. »
Enfin, je crois que le meilleur hommage que nous puissions lui rendre est de vivre à notre tour l’amour du Christ, avec acceptation, miséricorde, humilité et solidarité ; ces valeurs que le pape François a incarnées avec tant de simplicité.
Lors d’une émission à la radio, j’avais entendu un prêtre, qui venait de quitter le sacerdoce, donner la racine du célibat qui provient du latin caeli beatus qui se traduit par : « Heureux comme au ciel. » Lui qui venait de prendre femme regrettait-il son choix ou voulait-il souligner que le célibat serait mieux que le mariage ? Toujours est-il que chaque situation que nous vivons apporte son lot de satisfactions et d’inconvénients.
Pour un célibataire, la vie peut devenir pesante à la retraite en raison d’une solitude laborieuse due à la raréfaction des relations professionnelles. L’absence d’enfants et de petits-enfants à chérir peut aussi créer un manque et un vide regrettables.
On connaît pourtant des situations où le célibat a été choisi par charité, pour prendre soin d’un membre de la famille devenu malade chronique. Cela mérite toute notre admiration.
Pour les consacrés, le célibat vécu seul ou en communauté peut être une source de joie et d’épanouissement. Certains veulent abolir la loi du célibat pour les prêtres. C’est un grand débat dans lequel je ne veux pas entrer. Mon point de vue se trouve dans l’affirmation de Jésus en Mt 19, 12 : « Il y en a qui ne se marient pas en vue du royaume des Cieux. Comprenne qui pourra comprendre ! »
Un groupe de jeunes confirmands et confirmés fribourgeois a effectué un pèlerinage à Rome durant les vacances pascales et a vécu sur place le décès du pape François. Ils étaient accompagnés par l’abbé Bernard Alassani. Témoignages.
Par Amélia Bouverat et Auxane Manceau | Photos : LDD
Amélia Bouverat : « J’ai trouvé le pèlerinage vraiment sympa, on a visité plein de choses et j’ai fait de belles découvertes. Par rapport à la mort du Pape, évidemment, c’était un choc, on ne s’y attendait pas trop. J’attends du prochain Pape qu’il soit tout aussi proche des jeunes que le pape François. »
Auxane Manceau : « Avec Amélia nous avons été confirmées l’année passée et nous sommes parties ensemble à ce pèlerinage. Nous avons vu plein de trucs. C’était la première fois que j’allais à Rome. C’était hyper cool, entre les visites des églises, des monuments, des portes saintes. Par rapport au Pape, ça a été un choc : nous étions dans le car en route pour Rome quand on a appris sa mort. Du coup, l’ambiance était un peu bizarre. ça nous a tous marqués. Il était proche des jeunes et on était censés le rencontrer lors de l’audience publique du mercredi. On savait qu’il était malade, mais on ne s’attendait pas à son départ si rapide. J’attends aussi que son successeur soit proche des jeunes.
Témoignage de l’abbé Bernard : « Les jeunes sont le présent de l’Eglise »
C’était la première fois que j’allais à Rome en accompagnant les 8 jeunes de la paroisse. Nous avons vraiment vécu un moment magnifique avec beaucoup de joie, beaucoup d’émotions, en découvrant ces grands monuments historiques, les quatre grandes basiliques où nous avons passé les portes saintes. Dans chacune de ces basiliques, nous avons célébré la messe dans la joie.
Personnellement j’ai vu à quel point nos ancêtres se sont attachés à la foi, se sont donnés, se sont sacrifiés pour que nous ayons aujourd’hui aussi la foi, avec cet héritage culturel et cultuel qu’ils nous ont laissé.
Avec le décès subit du pape François, qui nous a tous choqués (nous étions au Simplon quand nous avons appris la nouvelle), cela ne nous a pas empêchés de vivre notre pèlerinage.
La visite de l’évêque
A chaque célébration nous l’avons porté dans le cœur de l’Eucharistie. Nous avons aussi eu la visite de notre évêque, Mgr Charles Morerod, qui a présidé la messe du mardi avec nous et passé toute cette journée à nos côtés (plus de 200 con–firmands des cantons de Fribourg et Neuchâtel). On était très très contents de voir l’évêque au milieu des jeunes, dans cette joie. On a senti vraiment que nous avons besoin de cette espérance. Aujourd’hui, avec les jeunes, nous avons compris que nous sommes vraiment des pèlerins d’espérance, des pèlerins de la joie, des pèlerins pour le Christ Ressuscité.
Oui, le Christ nous envoie aujourd’hui comme il a envoyé les disciples il y a plus de 2000 ans. Il nous envoie aujourd’hui auprès de nos frères et sœurs pour leur apporter cette Bonne Nouvelle, leur apporter le message de la Résurrection. Je vois qu’il y a une lueur d’espoir pour notre Eglise et comme le pape François le disait : « Aujourd’hui beaucoup disent que les jeunes sont l’avenir de l’Eglise, et bien, aujourd’hui les jeunes sont le présent. » Oui, ils sont le présent de l’Eglise, ils vivent le présent et c’est avec eux et les personnes plus âgées qu’on peut préparer ensemble le futur de l’Eglise.
Sur la tombe de Carlo Acutis
Ce sont des moments magnifiques que nous avons passés, des moments de joie pour l’Eglise. Malheureusement, en raison de notre programme de voyage, nous n’avons pas pu assister aux obsèques du pape François, mais à notre retour, nous avons eu la chance de nous arrêter à Assise pour aller sur la tombe de Carlo Acutis, un témoin pour les jeunes de cette époque qui rappelle que, même en étant jeunes, nous pouvons annoncer le Christ, annoncer la Parole de Dieu à tous nos frères et sœurs.
« Il y a des groupes pour fiancés, pour enfants, des ateliers pour aînés, des sessions pour catéchistes et… rien pour nous célibataires catholiques ! » Ce cri du cœur est parvenu aux oreilles du curé et, lors d’une rencontre, tous les deux concoctent une proposition pastorale « pour célibataires catholiques ».
Par Thierry Schelling | Photos : Adobe Stock, Unsplash, DR
Depuis, des rencontres à intervalles réguliers (une tous les trois mois environ) existent, le vendredi soir, dans la salle du sous-sol de Saint-Joseph à Genève (Eaux-Vives). Un temps spirituel ouvre la rencontre, puis le curé laisse les participantes et les participants seuls continuer les échanges, autour d’un apéro.
C’est la formule choisie : un apéro, d’où l’heure – 19h-21h – et le jour, vendredi. Car outre le fait d’être célibataires, les présentes et les présents ont en commun d’être souvent très affairés : travail, business trip, études post-doc… Du coup, l’agenda vite rempli laisse peu de place à la spontanéité ; mais la volonté de se rencontrer semble avoir pris : dès la première rencontre, plus de vingt personnes se pointent et se « tassent » dans le salon curial. Les réseaux sociaux font le reste quant à l’information.
Un moment spi
L’originalité de ces rencontres apéritives est d’être ouvertement… chrétienne. Et œcuménique. Mais pourquoi ?
« Cela permet de se retrouver entre frères et sœurs », raconte une participante, « et donc dans un climat bienveillant. Qui crée de la confiance. » Elle a raison. Protestants et Catholiques trentenaires sont de cette génération de chrétiens assumés : se retrouver entre adhérents de la même religion autour d’un même statut, « célibataire », permet de faciliter les échanges dès les premières fois – car à chaque rencontre, de nouvelles personnes débarquent…
Mais le « moment spi » se veut aussi fédérateur : déposer les semaines actives, les fatigues et les joies passées, pour être là. Se poser et, un peu, se reposer. Et méditer : qui suis-je pour le Seigneur ? Qui est Jésus pour moi dans ma condition actuelle ?
La première fois, ce fut une méditation autour de Jésus, « homme affairé et célibataire » ; la deuxième, « quelques principes ignatiens pour orienter sa vie » ; la troisième et la quatrième, une série de questions adaptées et retravaillées à partir de l’ouvrage d’une théologienne américaine, Alicia Akins, « Le catéchisme du célibataire ».
La formule semble prendre. Pour le plus grand plaisir des coorganisatrices et des participants : « Une moitié revient et l’autre moitié est composée de nouveaux arrivant. » La dernière a eu comme originalité de déplacer les troupes, après le moment spi, dans un bar du quartier. La formule d’une « Eglise en sortie » se réalise également dans ce groupe…
Célibataire, so what ?
En Eglise, il est vrai, l’accent est mis pour les laïcs sur la vie conjugale ; le célibat semble être toujours considéré comme transitoire, c’est-à-dire « en vue du mariage », ou subi, avec le questionnement souvent tacite qui l’entoure. Seul le clergé et les moines obligés d’être célibataires ont leur place en Eglise comme tels, « célibataires consacrés », sauf pour les prêtres des rites orientaux (maronite, byzantin…) qui eux, peuvent se marier 1. Car en Orient, le choix est laissé au séminariste : mariage ou célibat ; pour ce dernier, c’est quasiment toujours la voie du monastère qui est ouverte. Pour ceux qui optent pour le mariage, ils seront curés de communautés.
En Eglise, l’accent est mis pour les laïcs sur la vie conjugale ; le célibat semble être toujours considéré comme transitoire.
L’un des participants racontait comment, en famille, il avait eu l’impression de devoir se justifier de son célibat « à son âge » et ce d’autant plus que… catholique ! Ainsi donc, être laïc, ou laïque, catholique et célibataire semble troubler le paroissien de base.
A chercher de quoi nourrir la réflexion d’un point de vue chrétien, il est vrai qu’on ne tombe (du moins à ma connaissance) sur aucun traité, aucune dissertation, aucune thèse en théologie du célibat assumé par un fidèle catholique lambda ; il n’y a que des références au « célibat consacré », y compris des laïcs, à l’Ordre des Vierges, au presbytérat dans l’Eglise latine, au monachisme.
La reconnaissance ecclésiale et ecclésiologique manque donc ; on peut deviner pourquoi : « Il n’est pas bon pour l’humain de rester seul », affirme Genèse 2, 18. Ou bien : « L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. » (Gn 2, 24) Ou encore : « Soyez féconds, multipliez-vous ! » (Gn 1, 28)
Mais la solitude dans le Jardin des origines est soulignée par Dieu pour mieux entériner la nécessité, la vocation, à devenir créatures de relations avant tout : avec la flore, la faune et les congénères.
D’où vient ce malaise vis-à-vis d’une ou d’un catholique célibataire trentenaire ? Du sentiment de culpabilité généré par un entourage pressé, de devenir grands-parents ? Un curé de paroisse serait-il enclin de voir « ses » jeunes adultes seuls trouver l’âme sœur dans une société au fort marketing « familial » : abonnements, vacances, voyages, formules ?
Trouver l’âme sœur : une pression sociale ?
Pourtant, l’amitié comme valeur de rapports humains existe, l’amour pour son animal de compagnie existe, les clubs, associations et autres lieux de rencontre sportive, culturelle, cultuelle, ludique ne sont pas là d’abord pour créer des couples mais pour partager ses capacités, ses aptitudes et… le plaisir d’être ensemble 2 !
Nommer, c’est exister
Dans le récit de la Genèse, c’est nommer les créatures qui orchestre et organise le réseau des êtres vivants entre eux. Donner un nom fait exister, constater telle ou telle réalité la rend visible. Est-ce ce qui manque aux célibataires chrétiens au sein de leurs Eglises, être « appelés par leur nom » et ainsi reconnues et reconnus comme tels pour faire partie du tout ? Peut-être.
Rappeler qu’avant tout plan à deux, l’être humain est appelé à être en lien avec toute la création dans un esprit d’amitié, dans l’esprit de l’encyclique Laudato si’ du pape François. Sa vocation, son appel, viennent de Dieu et le baptême permet d’entendre pour chaque concernée et concerné : « Tu es mon enfant bien-aimé ! » Et j’ajouterai : quel que soit ton chemin de vie…
1 Nous en avons quelques-uns dans le Diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg : Ukrainien, Libanais, Roumain. 2 A voir la résistance de certains girons à demeurer uniquement masculins, on pourrait aussi voir une limite de l’entre-soi !
Avant la création d’Eve (ici « Le Paradis terrestre avec la création d’Eve» , par Jan Brueghel le Jeune), la solitude d’Adam est soulignée pour mieux entériner la nécessité de devenir créatures de relations avant tout.
Le vendredi 25 avril dernier, un groupe de jeunes a pris l’initiative d’organiser une veillée de prière en hommage au pape François. Cette célébration d’action de grâce s’est déroulée à la chapelle de Rivaz. Nous vous livrons ici leurs témoignages entrecoupés de quelques citations du pape François proclamées lors de cette veillée.
Photos : LDD
« Pour moi un Pape, avant François, c’est quelqu’un qu’on respecte, qu’on écoute, mais qui est très haut placé et inatteignable. François c’était plus un papa, la personne qu’on respecte mais qui est beaucoup plus proche de nous et en perdant le pape François, j’ai l’impression d’avoir perdu quelqu’un de ma famille, de proche. J’espère fortement que les nominations de cardinaux que François a faits, porteront leurs fruits et que ça ira dans la continuité de son pontificat. » Véronica
« Soyez des porteurs de joie, parce que l’Evangile est joie ! » Discours aux jeunes, Tirana (Albanie), 21 septembre 2014
« Ce qui m’a frappée c’est surtout sa simplicité et sa proximité avec les gens. Il n’était pas « au-dessus » par rapport aux autres papes antérieurs. Sa simplicité d’habiter, non pas dans le palais comme les autres, ça je trouvais formidable. Il avait une grande ouverture : j’espère qu’on n’ira pas en arrière. L’espérance qu’on ait une continuité.Christiane
« C’est le seul Pape qu’on a connu, mais il était proche des gens, il appréciait la jeunesse, il était proche des jeunes et avait le souci de l’avenir de l’Eglise. J’espère que le prochain continuera dans ses traces et que ça ne créera pas des problèmes dans l’Eglise, car c’est une personne très importante pour l’Eglise et du coup c’est important que ce soit un bon Pape qui prenne des bonnes décisions. »Thomas et Lucia
« La paix commence par un sourire et se construit chaque jour avec des gestes simples. » Message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2019
« J’espère qu’il sera remplacé par un aussi « bon » Pape, aussi bon dans le terme de bonté, de proximité de l’autre. » Marie-Christine
« Je garderai son sourire, son regard envers chacun. Il ne tournait jamais la tête, il voyait tout le temps une autre personne. Il transmettait quelque chose. J’espère qu’on aura quelqu’un d’aussi super. »Gérard A.
« Dieu écrit aussi avec des lignes courbes. Même dans nos erreurs, Il peut faire jaillir quelque chose de beau. » Homélie à Sainte-Marthe, 19 janvier 2016
« On voyait toujours l’Eglise comme un éléphant qui ne peut pas avancer, dans des traditions, qui met 50 ans à reconnaître le moindre travers qu’elle a eu. Et le Pape est toujours en avance par rapport à ça. Il est toujours la voix (la voie). Il est toujours en train de « choquer » son propre camp, d’accepter ce que les autres ne peuvent pas encore accepter et pour le nouveau Pape, j’aimerais qu’il soit toujours en avance par rapport à l’Eglise, pour montrer le chemin à l’Eglise. »Matthieu
« Quand j’ai préparé cette veillée, avec Barbara, elle a dit une citation du pape François. Je ne l’avais jamais entendue du Pape, mais je la disais de moi-même : c’était pour les couples qui vivent ensemble : il a dit : vous pouvez pendant la journée vous engueuler, faire voler des plats, mais ne vous endormez jamais sans vous être réconciliés ! C’était ma devise mais je trouve incroyable qu’il le dise aussi. Je retiens aussi tout son amour qu’il donnait. Dieu, ami pour nous. Ces citations, ça m’a fait replonger dans ce qu’il a fait et dit. »Laura
« La joie du chrétien ne se fabrique pas, elle ne peut pas être achetée : elle vient de la foi, de la rencontre avec Jésus-Christ. » Audience générale, 10 mai 2017
« Mon cœur est devenu argentin à cause du Pape ! » Fatima
François c’était quelqu’un de très important pour moi. Tout d’abord, il était jésuite, tout comme moi. Nous avons d’ailleurs été longtemps amis sur Facebook à l’époque où il était cardinal. C’était quelqu’un de très humble. J’aimais déjà beaucoup Benoit XVI mais j’ai trouvé que François avait continué l’œuvre de Benoit XVI vraiment en profondeur. Paix à lui, que le Seigneur l’accueille à sa droite.Gérald
« Avec Dieu, le poids du passé ne pèse plus, il y a toujours un avenir. » Homélie de la Vigile Pascale, 31 mars 2018
« Merci au pape François qui était tellement proche des gens, des pauvres. Je trouve qu’il a tellement suivi le chemin de Jésus. Il était proche de ceux qui avaient besoin de reconnaissance, ceux qu’il a trouvés sur son chemin. J’ai trouvé ça très beau. J’espère que le futur pape va continuer ce chemin, qu’il va nous diriger dans les pas du Seigneur. »Barbara
« Le pape François m’a marqué surtout au niveau de la foi, car je sens qu’il m’a confirmé mon chemin de foi et spécialement dans le domaine du service, de la diaconie, de la mission. Il m’a enseigné ce qu’est l’Eglise. De certaines manières il a mis l’accent sur la mission, sur l’évangélisation des peuples. ça m’a touché beaucoup car avant, ce n’était pas tellement comme ça. Les précédents papes avaient d’autres intérêts. Mon espérance : que l’Eglise continue à approfondir ce chemin orienté vers la mission, aux populations les plus défavorisées et que l’Eglise s’engage chaque fois un peu plus avec les exclus de la société, les plus marginaux et que chaque fois nous soyons plus inclusifs avec tout le monde. Que la grande maison qu’est l’Eglise devienne la maison de tout le monde. »Fernando
« Nous sommes appelés à être lumière dans l’obscurité, à porter la flamme de l’espérance. » Veillée Pascale, 15 avril 2017
« J’ai rejoint l’Eglise catholique il y a quelques années. Le pape François a donc été mon premier pape en tant que catholique. Donc forcément, pour moi, il a une grande importance. Avant, n’étant pas catholique, j’ai suivi de loin le parcours des anciens Papes. Je retiens de François principalement son ouverture d’esprit et pour moi il incarnait parfaitement les valeurs de Jésus, c’est-à-dire le pardon, l’amour inconditionnel, l’ouverture et l’acceptation de l’autre. Je souhaiterais que, bien qu’avec sa personnalité qui sera forcément différente, le futur Pape ait ces qualités principales qui m’ont amenée à Jésus, c’est-à-dire l’ouverture, l’amour inconditionnel, le pardon et l’acceptation de la différence. »Nathalie
« Il n’y a pas de famille parfaite. Pour cette raison, la famille doit être un lieu de vie et non un lieu de mort ; un lieu de pardon, un lieu de paradis et non d’enfer. » Discours de retraite sur la famille, 31 décembre 2024
Tout état de vie bénéficie de la grâce du Seigneur : que nous soyons célibataires, en couple ou mariés. Pourvu que cela soit pour le Royaume. Il y a d’ailleurs des diacres permanents (et des prêtres dans les Eglises orientales), mariés ou célibataires, qui restent dans la situation où ils se trouvent au moment de leur ordination. Ainsi, le célibat n’est pas « supérieur » aux yeux de Dieu et de l’Eglise par rapport à l’état matrimonial.
Quand Jésus parle du couple et du divorce, il ajoute des réflexions sur les « eunuques » en distinguant ceux qui sont nés ainsi dès le sein de leur mère (sans pouvoir avoir donc de descendance), ceux qui le sont devenus par l’action de l’homme (comme dans les harems orientaux ou pour garder une voix de falsetto, d’enfant) et ceux qui le choisissent pour signifier le don total d’eux-mêmes dans le célibat consacré au sein de la vie religieuse ou presbytérale (Matthieu 19, 10-12). Ce qui compte donc pour le Christ, c’est de vivre sa situation de vie au mieux, en cherchant à accomplir la volonté du Père et en œuvrant pour la venue de son Règne.
Qu’en est-il dès lors des « célibataires malgré eux(elles) » et des veufs et veuves supportant mal leur solitude ? Faut-il constituer des groupes de partage et de rencontre, y compris en Eglise, pour les aider à trouver l’âme sœur et à (re)constituer un couple ? « Il n’est pas bon que l’homme (ou la femme) soit seul(e) », dit le Créateur, qui ensuite amène à Adam une répondante qui lui correspond, parce qu’elle est « l’os de ses os et la chair de sa chair » et qu’elle s’appelle « la Vivante » (Eve) (Genèse 2, 23).
A part les célibataires heureux(ses) de l’être parce que l’ayant choisi et les consacrés, tous ceux et celles qui « subissent » cet état sont donc invités à tisser des relations et pourquoi pas, à bâtir un amour qui comble leur cœur. Tout est une question alors, évidemment, de discernement : mieux vaut rester seul(e) dans un « cadre supportable » que de vouloir à tout prix se risquer dans un engagement hasardeux et de connaître ensuite une existence pénible, voire une rupture.
Les sites dits « de rencontres » peuvent conduire parfois au bonheur, mais ils sont encombrés de personnes dont l’équilibre affectif et psychique ne leur permet pas de rendre heureux(se) un(e) partenaire. Confiance et prudence donc.
La veille du week-end pascal s’est déroulée à Cugy l’assemblée paroissiale annuelle réunissant 50 personnes qui ont avalisé à l’unanimité les comptes de l’année dernière. Une assemblée particulière puisque ce fut « la der » pour le président Alexandre Duc (photo ci-contre) et également pour Christiane Volery, membre du Conseil (lire en pages 14 et 15 les articles les concernant). Ils ont été remerciés et fêtés.
Une paroisse franche de toute dette !
Cette assemblée, dite des comptes, a permis au responsable du dicastère des finances, Alexandre Bersier, de présenter et de commenter de manière détaillée les comptes de la paroisse pour le dernier exercice. Des comptes qui font apparaître une situation saine, car si le bénéficie est maigrichon, une coquette somme a été affectée à la réserve et, a relevé le « ministre des finances », « la paroisse est désormais exempte de toute dette puisque nous avons remboursé la dernière hypothèque ».
L’exercice boucle avec un petit bénéfice de 6600 fr. mais une somme de presque 2 millions (1,97 million) a été attribuée aux réserves en vue des dépenses futures pour certaines rénovations. C’est d’ailleurs aussi sur les réserves qu’un montant de 1,545 million a été prélevé durant l’exercice pour financer les travaux de rénovations payés en 2024. Le résultat de l’exercice est donc largement positif, de l’ordre de 425’000 fr. avant investissements. Sur l’ensemble des comptes de fonctionnement, les écarts par rapport aux budgets ont été peu nombreux et aisément explicables. Le bilan est lui aussi dans la ligne du précédent.
Une situation saine, qui a fait dire à Alexandre Bersier que la paroisse dispose de liquidités pour assurer le présent et les dépenses prévisibles. Il n’a pas caché que la situation pourrait se détériorer à l’avenir avec la baisse des rentrées liées à l’impôt ecclésiastique, tout en s’étonnant que, avec le boom immobilier que connaît la région, les revenus destinés à la paroisse ne prennent pas l’ascenseur ! Mais il y a un décalage forcé entre les déclarations des nouveaux habitants et les rentrées effectives.
Tout en relevant qu’il importait de ne rien amputer à tout ce qui touche à l’activité pastorale – ce qu’il appelle notre « corps de métier » – Alexandre Bersier en appelle à une gestion encore plus rigoureuse de la manne paroissiale en professionnalisant encore davantage la gouvernance, en provoquant des synergies et en communiquant mieux.
Le responsable des finances a relevé et remercié le précieux travail effectué par son « assistante » en la personne de Séverine Rey-Pillonel, responsable de la trésorerie au sein de l’équipe administrative de la paroisse. Il a salué l’excellence de son travail et l’efficace collaboration avec elle pour assurer un suivi régulier de la santé financière de la paroisse.
Alexandre Bersier et, à gauche, la trésorière Séverine Rey-Pillonel.
Investissements achevés et en cours
Le président Alexandre Duc a donné toute une série d’informations sur les investissements réalisés l’année dernière et sur ceux qui sont actuellement en cours.
En 2024, ils ont porté sur l’entretien de l’église de Cugy et la rénovation intérieure de la cure, à Estavayer sur des travaux à la collégiale (sacristie et façade) et à Lully sur des travaux de drainage. Les budgets ont été tenus. S’agissant des travaux en cours, ils portent sur la rénovation de la cure de Forel, la rénovation intérieure de l’église de Rueyres, l’entretien de la toiture de l’église de Nuvilly et la fin des travaux à l’église de Seiry.
Election complémentaire : une élection tacite
Une double élection complémentaire au Conseil de paroisse était agendée à juin dernier avec dépôt des listes avant le 12 mai à midi. Alexandre Bersier a annoncé à la récente assemblée paroissiale qu’une « Liste pour une paroisse dynamique et attrayante », et comprenant 2 noms avait d’ores et déjà été déposée. Aucune autre liste n’ayant été déposées dans le délai, cette double élection est donc tacite. Les deux nouveaux élus sont Mario Cantillo, comptable, de Granges-de-Vesin et Cédric Martin, inspecteur de sinistres, de Châtillon.
Un nouveau document pour présenter la paroisse
Alexandre Bersier a dévoilé, lors de la dernière assemblée paroissiale, un document intitulé « Rapport d’activité 2024 ». En fait, il s’agit davantage d’une plaquette de présentation de la paroisse au travers de ses diverses activités et actrices et acteurs. Au niveau chiffre, il donne une version résumée des comptes et du bilan 2024 ainsi que l’état des investissements.
Ce document est consultable sur le site internet de la paroisse (www.paroisse-st-laurent-estavayer.ch) et en version papier au secrétariat paroissial.
La paroisse, un partenaire économique important
Le responsable des finances l’a martelé à plusieurs reprises durant la dernière assemblée : une paroisse, ça pèse lourd pour l’économie régionale ! Ainsi, Alexandre Bersier l’a résumé en trois volets dans le document « Rapport d’activité 2024 » :
– en tant qu’employeur, la paroisse a versé 985’000 fr. de salaires annuels en moyenne sur 5 ans ;
– en tant que propriétaire immobilier, elle a consacré en moyenne 860’000 fr. par an pour les investissements et les frais d’entretien ;
– en tant que bienfaiteur, elle a versé en moyenne 90’000 fr. de dons aux sociétés locales.
Un nouveau slogan pastoral
La paroisse adoptera un nouveau slogan pastoral, a annoncé l’abbé Darius. Il sera diffusé dès la rentrée de septembre et portera sur le thème de l’espérance.
Parmi les chantiers à venir….
Le train paroissial ne s’arrête jamais… Même s’il ne saurait être comparé à une entreprise, par certains aspects, il exige une gestion rigoureuse.
Parmi les chantiers à venir, Alexandre Bersier a notamment cité un plan d’investissement affiné pour les prochaines années, l’élaboration d’un projet complet pour l’archivage des documents de toutes les communautés de la paroisse, un inventaire de toutes les croix éparpillées sur tout le territoire paroissial et le lancement cet automne d’une nouvelle application Mychurch – en collaboration avec Saint-Augustin SA – qui offrira toutes les informations en permanence via son smartphone. Une liste non exhaustive !
Tous à Aumont le 21 septembre !
Une date à noter dans l’agenda : le dimanche 21 septembre ! L’habitude de prévoir un dimanche communautaire à l’occasion de la rentrée pastorale d’automne, avec une seule messe pour toute la paroisse, sera reconduite cette année. Après Cheyres en 2023 et Bussy en 2024, c’est la communauté d’Aumont qui accueillera cette année ce rendez-vous pastoral. Et comme à Cheyres, la messe dominicale se déroulera dans la grande salle communale et non à l’église. Une partie festive prolongera la célébration.
Le pape François bénissant des séminaristes français en décembre 2023 lors d’une audience à Rome.
RIP pape François 1936-2025.
Par Thierry Schelling Photos : Antoine Mekary / I.Media, DR
On en parle de moins en moins, mais quand on l’évoque, c’est celui des prêtres en priorité : le célibat ! En décembre 2023, s’adressant aux 600 séminaristes français en visite à Rome, François l’avait rappelé : « Personne n’a le droit de changer la nature du sacerdoce et personne ne la changera jamais. » Mieux : « Le célibat est au cœur du sacerdoce, une exigence qui n’est pas d’abord théologique mais mystique. »
Certes. Un phrasé radical : car « sacerdoce » désigne d’abord le don à chaque baptisé d’être « prêtre, prophète et roi » (rituel du baptême) ; les hommes préparés comme préposés au sacrement sont des presbytres, vocation spécifique. Ensuite, est-ce un déni de l’existence de milliers de prêtres mariés dans les rites orientaux catholiques (byzantin, arménien, copte…) ou pire, une considération de Second class pour ces prêtres mariés ? Enfin, quand on appuie sur le clou avec autant de « fin de non-retour », c’est bien qu’on ressent les failles indubitables dans le système. La crise des abus n’a-t-elle pas aussi enseigné la maigreur de la maturité affective de bien des membres du clergé… célibataire ?
Célibat ?
Or, le même François avait parlé de ce célibat des prêtres comme « d’une prescription temporaire » et ce, en mars… 2023 ! Il avait dit réfléchir, dès 2017, à l’optionnalité du célibat pour le clergé, notamment en accueillant les viri probati – réclamés depuis bientôt… 60 ans ! – avant de se rétracter, semble-t-il. Le chantier est-il trop grand ? Après les finances, la Curie et le Synode, réformer cette discipline ecclésiastique pouvait effectivement être un lourd fardeau à accompagner à 88 ans…
Célibataires…
Mais quid de la majorité des célibataires catholiques qui sont des fidèles de paroisse, bénévoles ou même engagés – et qui ne sont pas mariés ? Aucun discours à leur égard ; seuls ne semblent exister que ces célibataires consacrés : laïcs, laïques, religieuses et religieux, moines et moniales… Il serait temps d’en parler, non ?
Au moment de quitter le Conseil de paroisse, Christiane Volery, d’Aumont, peut légitimement dire qu’elle a beaucoup donné pour la vie paroissiale ! Beaucoup, c’est… 35 ans ! Davantage qu’un tiers de siècle ! Rencontre avec une bénévole de choc qui dit ne rien regretter d’un engagement d’aussi longue durée !
Texte et photo par Claude Jenny
« Je suis contente de ce que j’ai fait » dit celle qui, en 1990, est entrée comme membre du Conseil de sa paroisse d’Aumont-Granges-Vesin. Dix-huit ans plus tard, en 2008, ce sera la fusion avec Montet-Frasses et la création de la paroisse de Les Montets. En 2018, elle rejoint le conseil de la nouvelle paroisse fusionnée telle qu’aujourd’hui, comme représentante du secteur sud et en tant que responsable des bâtiments de sa région (les églises et cures d’Aumont, Montet, Cugy et Nuvilly).
« J’ai aimé cette activité »
Que de rénovations supervisées, que de séances de chantiers ! « En tant que femme, j’ai dû m’imposer face à certains maîtres d’état » confie-t-elle tout en soulignant qu’elle a aimé cette activité de conseillère paroissiale et qu’elle a… beaucoup appris ! Elle s’apprête à mettre un point final à son dernier chantier à l’église de Nuvilly. Elle a aussi siégé au Conseil de direction de l’unité pastorale qui a précédé la fusion et elle a aussi fonctionné comme lectrice, animatrice de veillées et on en oublie !
Bien sûr, la fusion avec la création de la nouvelle paroisse a été un moment clef de son long périple de conseillère paroissiale ! Christiane Volery a œuvré avec moult présidents de paroisse et curés. Elle ne cache pas qu’elle vit avec peine la diminution du nombre de prêtres, car nombre de paroissiens constatent que les liens se sont de ce fait distendus avec le clergé. Qu’il est loin le temps où il y avait un prêtre par village !
Christiane Volery dit se réjouir de ne plus devoir « séancer » sur autant de soirées durant l’année ! « J’aurai davantage de temps pour moi, pour mes petits-enfants, pour m’occuper de mon jardin. » Elle continuera par contre à s’occuper de la comptabilité de l’exploitation de son fils.
« Vivre dans un esprit de communauté »
« J’aime les chiffres » dit-elle. Elle en aura vu défiler des budgets et des comptes en 35 ans ! Mais, ce qu’elle a surtout apprécié, c’est tout simplement de « se mettre au service des autres ». Ou ce qu’elle appelle « vivre dans un esprit de communauté ». Elle se plaît à relever la bonne entente qui a régné dans le conseil de la nouvelle paroisse. « Ce ne fut pas un exercice aisé mais nous avons tous tiré à la même corde et en étant à l’écoute des uns et des autres. »
C’est peu dire qu’elle a pris une part importante dans le fonctionnement de l’Eglise dans la région. Le merci qu’elle mérite prend tout son sens !
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. L’abbé Paul Martone, porte-parole de l’Evêque de Sion pour la partie germanophone du diocèse, est l’auteur de cette carte blanche.
Par l’abbé Paul Martone | Photos : Vatican Media, DR
Comme beaucoup d’autres, j’avais spéculé avant le conclave sur l’identité du nouveau Pape. Le 8 mai, lorsqu’il est apparu sur la loggia de la basilique Saint-Pierre de Rome, j’ai dû me rendre à l’évidence : tous mes pronostics étaient faux. Je n’avais pas du tout pensé au cardinal Robert Francis Prevost. Une fois de plus, le proverbe s’est avéré juste : l’homme pense et Dieu dirige ! Oui, je crois que de nombreux prophètes, qui pensaient connaître avec précision le résultat du conclave, ont appris que Dieu joue effectivement un rôle important dans l’élection d’un Pape : Il montre aux cardinaux qui Il a choisi. Parce que je crois cela, je peux aussi avoir confiance dans le fait que Léon XIV sera un bon Pape.
Lors de sa première apparition en tant que Pape nouvellement élu, le Saint-Père a déjà esquissé son programme. Il a souligné l’importance d’une Eglise synodale, ouverte au dialogue, qui se caractérise par la paix, l’amour du prochain et la proximité avec ceux qui souffrent. Il a donc également appelé à la paix et à aller de l’avant ensemble.
De nombreux souhaits sont adressés au nouveau Saint-Père par tous les pays du monde. La liste des souhaits est longue et le nouveau Pape ne pourra pas tous les satisfaire. Il y a un souhait qu’il a lui-même défini il y a quelques années, celui de voir les qualités d’un évêque se réaliser : « En premier lieu, il doit être catholique : le risque existe parfois que l’évêque se concentre uniquement sur la dimension locale. Mais un évêque doit avoir une vision beaucoup plus large de l’Eglise et de la réalité et faire l’expérience de l’universalité de l’Eglise. » Puisse-t-il être ce que son nom de Pape, Leo (lion), exprime : un lion qui s’engage de toutes ses forces pour annoncer la Bonne Nouvelle du Christ – non seulement aux extrémités de la terre, mais aussi en Europe, qui était aux yeux de François une mère stérile. Mais en Europe aussi, il y a une faim, une faim de spiritualité, de religion, et finalement de Dieu. Une faim que seule la Bonne Nouvelle du Christ peut vraiment combler. Alors, Saint-Père : Avanti !
S’il n’est pas fâché de rendre sa « casquette présidentielle », le fait est que l’homme a l’habit de la fonction et le bon caractère pour l’occuper ! Durant 18 ans, il aura présidé diverses entités paroissiales, dans un esprit pragmatique mais consensuel. Rencontre avec Alexandre Duc à l’heure où il quitte la présidence du Conseil de paroisse.
Texte et photo par Claude Jenny
Sollicité à venir dans le comité d’organisation des Céciliennes de 2007 à Lully, cet enfant de ce village a vite été appelé à entrer dans le Conseil de paroisse de Lully-Bollion-Châtillon et à le présider durant 10 ans. Pour prendre aussi la présidence du comité de gestion de l’UP régionale, puis du comité qui a préparé la fusion interparoissiale et, tout naturellement, à être le président du Conseil de la nouvelle paroisse. Aujourd’hui, il aspire à souffler en s’en allant à mi-législature. Après 18 années présidentielles !
Rétroactivement, la bonne formule
La fusion a bien évidemment été le chantier majeur de son règne présidentiel : « Si nous sommes parvenus à convaincre des bienfaits de la fusion, c’est parce que nous avons voué un soin particulier à bien informer les divers Conseils de paroisse concernés et le fait que le premier conseil de la nouvelle paroisse, avec ses 12 membres, a permis à chaque ancienne paroisse d’être représentée dans le nouvel organe. Ce choix a été heureux » dit-il en regardant dans le rétroviseur. Aujourd’hui, pour l’actuelle deuxième législature, le conseil fonctionne à 9 membres et peut-être comptera-t-il encore moins de membres par la suite, prédit le président sortant.
Le maître de nombreux chantiers
S’il voit nombre d’effets positifs à la fusion, notamment en termes de gestion financière, le démarrage, se souvient-il, a été complexe puisqu’il a fallu notamment faire l’inventaire de tous les chantiers en cours ou à venir dans les diverses paroisses. Beaucoup a été accompli depuis la création de la nouvelle paroisse et Alexandre Duc a veillé avec soin à ce que tous les chantiers soient conduits avec soin et menés à terme. Un domaine dans lequel il a excellé avec l’aide de ses collègues du conseil et il salue l’initiative de lancer un plan d’investissements pour les prochaines années.
Un conseil qui a beaucoup siégé !
« Je suis content d’avoir le sentiment d’avoir été à l’écoute de chaque membre du conseil, raison pour laquelle je ne termine jamais une séance sans faire un tour de table » pour que chacune et chacun puisse s’exprimer » relève-t-il, lui qui aura été un président précurseur puisque « son » conseil est composé d’une majorité de femmes, « ce qui n’a jamais été un problème » s’empresse-t-il de préciser. Un conseil qui a beaucoup siégé en raison de la masse des sujets à l’ordre du jour, avec un rythme d’une séance toutes les deux semaines. Ce qui est beaucoup ! « Nous n’avions pas le choix ! » relève le président sortant.
Ce double départ à mi-législature permettra un renouveau partiel du conseil, ce qui apportera une composition plus jeune se réjouit Alexandre Duc qui s’en va avec le sentiment justifié du devoir accompli, méritant un grand merci de toute la communauté paroissiale.
Du tac au tac…
• Un souvenir majeur : la messe de lancement de la nouvelle paroisse en décembre 2018 dans une collégiale pleine et avec la soupe du chalet servie à la sortie.
• Un souvenir malheureux : le départ de l’abbé Jean Glasson alors que le projet de fusion était en route. Et, d’une manière générale, « ces nombreux changements de curés modérateurs que nous avons vécus ces dernières années ».
• Une constante : le souci de la paroisse de travailler à 90% avec des entreprises de la région pour tous les travaux sur les bâtiments paroissiaux.
• Une inquiétude : la raréfaction des nouveaux servants de messe.
• Un constat heureux : la pastorale n’a aucunement souffert de la création de la nouvelle paroisse et l’implication plus grande des laïcs est une évolution heureuse et indispensable. Le fait que le nombre de messes a diminué est totalement étranger à la fusion, alors qu’il entend parfois dire le contraire !
• Un espoir : que les relations avec la région diocésaine s’intensifient à travers divers groupes de travail qui ont été interrompus à cause du COVID mais qui n’ont pas redémarré depuis.
Un travail de bénédictin Un travail intellectuel et / ou minutieux
Cette expression fait référence aux ouvrages d’érudition écrits par les moines bénédictins de Saint-Maur aux XVIIe et XVIIIe siècles. On pense en effet, à tort, spontanément aux moines du Moyen Age qui ont, pendant des siècles, recopié et enluminé une quantité incroyable de manuscrits dans leur scriptorium. Ils étaient eux aussi bénédictins et leur travail a permis aux grandes œuvres de l’Antiquité de parvenir jusqu’à nous. Mais, visiblement, leur œuvre n’était pas assez minutieuse ou pas assez connue pour mériter une expression !
Par Véronique Benz
Humour
Un homme arrive au commissariat et demande à parler au cambrioleur arrêté qui s’est introduit chez lui la semaine précédente.
– C’est impossible, dit le policier, il est en garde à vue.
– Mais j’ai juste une petite chose à lui demander.
– N’insistez pas Monsieur, c’est strictement interdit.
– Dommage, je voulais juste savoir comment il a fait pour rentrer dans notre maison à 2h du matin sans réveiller ma femme. Moi ça fait quinze ans que j’essaie…
Par Calixte Dubosson
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