L’exégèse, pour quoi ?

Pour François, l’exégèse a pour but d’aider le peuple chrétien à percevoir de manière plus nette la Parole.

Par Thierry Schelling | Photo : flickr

« Outre la compétence académique, il est demandé à l’exégète catholique la foi », insiste le Pape. Etonnant, non ? Car on attend de l’exégète qu’il croie ce qu’il lit. Il entend par « foi » « une vie spirituelle fervente, riche de dialogue avec le Seigneur », précise-t-il. Il a donné le but de l’exégèse : « Aider le peuple chrétien à percevoir de manière plus nette la Parole de Dieu dans ces textes, afin de mieux l’accueillir pour vivre pleinement en communion avec Dieu. »

Pour qui ?

Déjà en 1993, la Commission biblique internationale avait écrit : « Pour parler aux hommes et aux femmes, depuis le temps de l’Ancien Testament, Dieu a employé toutes les possibilités du langage humain, mais en même temps, il a dû soumettre sa parole à tous les conditionnements de ce langage. »1 Non seulement il est bon d’avoir la foi, mais de connaître les langages humains ; l’exégète fait le pont, en quelque sorte pour que « l’exégèse n’a[it] pas le droit de ressembler à un cours d’eau qui se perd dans les sables d’une analyse hypercritique ». Expliquer pour expliciter et non pas complexifier, pourrait-on résumer.

Comment ?

Dans la préface d’une nouvelle édition de la Bible du Youcat en allemand en 2015, François a confié : « Si vous voyiez ma Bible il se pourrait qu’elle ne vous impressionne pas vraiment : quoi, c’est cela, la Bible du Pape ? Un vieux livre tout abîmé ! Vous pourriez m’en offrir une nouvelle très coûteuse, mais je n’en voudrais pas. J’aime profondément ma vieille Bible qui m’a accompagné la moitié de ma vie. Elle a vu mes plus grandes joies et elle a été mouillée de mes larmes. C’est mon trésor le plus précieux. Je vis d’elle et pour rien au monde je ne voudrais m’en séparer. »

1 Conclusion, L’interprétation de la Bible dans l’Eglise, 1993.


Le tunnel de l’amitié

Par Claude Amstutz
Photos : DR

Lors de son voyage apostolique en Indonésie, le pape François a  mentionné la construction d’un tunnel souterrain – le tunnel de l’amitié – reliant à Djakarta la mosquée d’Istiqlal et la cathédrale Sainte-Marie de l’Assomption, signe pour le monde entier que, dans l’histoire de cette nation et dans la culture que l’on y respire, la mosquée et la cathédrale, comme les autres lieux de culte, sont des espaces de dialogue, de respect mutuel, de coexistence harmonieuse entre les religions et les différentes sensibilités spirituelles.

Vous me direz peut-être que c’est beau, certes, mais si loin de nous, occidentaux, parfois refermés sur nos traditions et nos rites d’un autre âge. Pourtant, à l’approche de la fête de la Nativité de notre Sauveur, ne rêvons-nous pas, nous aussi, d’une grande maison pour l’humanité, sans portes verrouillées, sans fondamentalisme ni extrémisme, mais lieu d’accueil, de dialogue, d’apprentissage mutuel et d’amour réciproque ? Sans même y penser, au fil de cette période de l’Avent, nous contemplons la crèche de Noël avec tendresse et joie : cette première maison que nous figeons si volontiers en des temps révolus.

La Vierge Marie et saint Joseph sont là pour nous rappeler que cette maison pour l’humanité reste à construire chaque jour dans nos cœurs, entre nos propres murs, dans nos paroisses, voire, peut-être, sur les ruines présentes que foulent nos pas.

Notre bien-aimé Jésus est patient. Il nous tend la première pierre pour manifester sa joie et devancer la nôtre.

Que les paroles de Aelred de Rievaulx, moine cistercien du XIe siècle, parlent à notre cœur : Le bien qui se trouve dans le prochain nous donne autant de joie que celui qui est en nous (Le miroir de la charité III).

Belles fêtes à toutes et à tous !

A la veille de changements

Par Jean-Michel Moix | Photo : DR 

Avec ce dimanche 1er décembre, nous entrons dans une nouvelle année… liturgique. Nous nous préparons avec le temps de l’Avent à fêter la belle et grande fête de Noël. A l’origine cet événement passa inaperçu aux yeux des gens de Bethléem mais il finit par changer en profondeur l’humanité. En Jésus, Dieu qui est invisible se rend visible ! Dieu qui existe depuis toute éternité entre dans le temps et partage les vicissitudes de notre condition humaine marquée notamment par la souffrance, les persécutions, les injustices ! En Jésus, Dieu le « Très-Haut », le « Très-Saint » vient habiter parmi nous, lui qu’on appelle désormais « l’Emmanuel », « Dieu avec nous » ou « Dieu au milieu de nous » ! 

Par ailleurs le monde autour de nous ne cesse de changer ! Les fronts des guerres en Ukraine et en Palestine, évoluent. L’élection d’un nouveau président américain, va apporter indubitablement des changements non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour nos nations européennes. 

Et notre magazine paroissial, L’Essentiel, n’échappe pas à cette tendance de transformation, d’évolution. Pour l’année 2025, nous prévoyons ainsi de réduire le nombre de numéros de 10 à 8 par année, et de diminuer le nombre de pages, en passant de 20 à 16 pages par numéro : ceci, afin de réduire les coûts et de retrouver un équilibre financier. Cependant, nous avons aussi entrepris une démarche de réflexion pour élargir notre lectorat, pour intéresser en particulier les « jeunes familles ». 

Ainsi, pour cette fête de Noël, les habitants du secteur de Monthey vont recevoir chez eux, un tout-ménage : « L’1visible », un magazine édité à Paris, qui contient des articles de qualité liés à la foi et dans lequel nous aurons inséré en outre des informations locales et paroissiales.

Merci de réserver à « l’1visible » un bon accueil ! 

Et surtout, pensons à réserver à Jésus, une place de choix, la première, dans notre vie ! 

Et si Alain Delon avait raison?

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Mgr Alain de Raemy, administrateur apostolique du diocèse de Lugano, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par Mgr Alain de Raemy
Photo : DR

Peut-être le savez-vous. En 2018 Alain Delon a surpris la journaliste Catherine Ceylac, dans son émission Thé ou Café, en déclamant sa « passion folle » pour la femme au monde qu’il aime le plus, le comprend et à qui il se confie totalement… la Vierge Marie. 

Venant de cet acteur, il y avait de quoi surprendre ! La journaliste exprimant son étonnement, Delon en rajoute. Il extrait de sa poche une statuette d’une Vierge alsacienne, qui l’accompagnit partout « parce qu’elle a existé, parce qu’elle été ce qu’elle a été, parce qu’elle a fait ce qu’elle a fait et elle continue à le faire ».

Un autre journaliste, Bernard Pivot, quelques années plus tôt dans Apostrophes, lui posait cette question : « Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ? » L’acteur lui répondit : « Puisque tel est ton plus grand et ton plus profond regret, je le sais, viens je te mène à ton père et ta mère, afin que pour la première fois tu les voies ensemble. »

On perçoit l’immense souffrance de l’enfant, restée celle de l’adolescent et encore plus évidente chez l’adulte. Il précisait aussi qu’il n’avait pas fait de bonnes expériences dans les écoles catholiques où il avait été placé… Un homme éloigné de sa famille et blessé dans sa vie et son âme.

Et pourtant il l’a senti. Marie est au nom du Christ la plus proche des plus lointains. La seule qui les voit grandeur nature ! Puisqu’elle n’a jamais rien connu du péché, elle a toujours vécu l’évangile de son Fils à la lettre et en direct (et même par anticipation !) : « Ce que vous faites au plus petit, c’est à moi que vous le faites. » Le plus petit, c’est aussi celui qui semble le plus lointain, comme ce plus grand qui, vu de loin ne semble qu’un tout petit point ! Mais pas pour Marie qui voit en son Petit le plus Grand des temps et de l’histoire ! Marie dans sa pureté a aboli les distances. Elle ne tient personne à distance.

Voilà l’effet Marie sur le plus petit, ce petit apparemment loin. Elle en est aussi naturellement que surnaturellement proche. Et elle ne scandalisera jamais le plus fragile, qui ne s’en croit pas digne. C’est pourquoi les plus lointains perçoivent en elle, sans le savoir, l’Amour que son Fils est et donne.

Oui, Alain Delon avait raison.

Parce que Marie avait toutes les raisons de le détecter, de l’aimer loin des siens lui, et de l’aimer encore.

Elle saura lui présenter ses parents séparés, réunis par un Amour qui rassemble et réconcilie. Marie le permet, en toute innocence et simplicité. 

Accueillir un enfant

Par Marta et Yorick Hossfeld 
Photo : Florian Tibor Hossfeld

Ce printemps, nous avons eu l’immense joie d’accueillir dans notre famille notre fils, Leonydas Aleksander, un véritable petit ange venu combler nos cœurs de bonheur.

Entrant dans la période propice à la préparation de Noël et de l’annonciation, il a reçu le plus cadeau du ciel : la bénédiction spéciale dans la sérénité de notre église Saint-Joseph, celle du baptême, entouré de notre famille et de notre communauté. 

Ce moment unique a amené une profondeur particulière à notre foi, appelant l’esprit de Noël et la lumière qu’apporte la naissance d’un enfant. 

Alors que s’illuminent déjà les premières lueurs qui réchauffent les cœurs en cette saison froide, nous anticipons la célébration de notre premier Noël avec Leonydas Aleksander, symbole d’espoir et de renouveau dans notre foyer. 

La présence de notre fils est pour nous le plus précieux des cadeaux, un miracle qui chaque jour nous remplit de gratitude. 

En ce Noël 2024, et alors que nous venons de nous souvenir du jour de notre mariage (fin novembre), nous rendons grâce pour notre fils et la bénédiction qui l’accompagne, priant pour que cet amour et cette paix illuminent notre famille pour toujours.

Que la paix de Noël emplisse vos foyers !

Du nouveau pour notre magazine paroissial !

Par l’abbé Jérôme Hauswirth, curé des paroisses du secteur de Monthey et l’abbé Jean-Michel Moix,
coordinateur pour L’Essentiel
Photo : J.-M. Moix

Chers paroissiens, chers lecteurs de L’Essentiel,

Mauvaise nouvelle, le magazine paroissial est en déficit notable !
Nous devons donc réduire les coûts pour retrouver un équilibre financier.

Le moment est historique ! Que de magazines publiés au fil des décennies dans l’histoire de nos paroisses. Vous imaginez ? Notre magazine paroissial a presque 100 ans ! Depuis le début du XXe siècle, nous collaborons efficacement avec les sœurs de Saint-Augustin pour l’édition de notre magazine paroissial. Ce partenaire historique a contribué à diffuser une information catholique de qualité ! Nous savons ce que nous lui devons et nous avons conscience du bien accompli grâce à ses publications. C’est pourquoi, en respect pour ce partenaire fidèle, nous n’envisageons pas l’avenir sans lui !

Actuellement, nous comptons près de 1’200 abonnés pour les deux secteurs : Monthey et Haut-Lac. Ce chiffre baisse inexorablement depuis de nombreuses années (presque 8 % par an !). Pour y faire face, nous avons décidé de prendre des mesures :
• Dès janvier 2025, nous passerons de 10 à 8 numéros par an.
• Dans le même temps, chaque numéro passera de 20 à 16 pages.
• Mais rassurez-vous, le prix de l’abonnement restera inchangé 😊.

Bien sûr, nous continuerons à vous transmettre les informations essentielles de la vie de nos paroisses. Nous vous annoncerons et reviendrons sur les grands événements de l’année liturgique, à travers la beauté de l’image et la force des mots. Bref : le Service de la Bonne Nouvelle continue !

Ainsi, nous retrouverons l’équilibre financier et pourrons envisager l’avenir sereinement. Mais nous avons également le souci d’élargir notre lectorat, en particulier auprès des jeunes familles.

A cet effet, nous explorons déjà plusieurs pistes :
• Un tout-ménage catholique de qualité : L’1Visible, un magazine édité à Paris, traitant de divers sujets liés à notre foi catholique, avec des pages paroissiales locales, qui arrivera bientôt dans votre boîte aux lettres ! (pour les habitants des paroisses du secteur de Monthey)
• Une nouvelle application pour smartphones : MyChurch, déjà un succès en Allemagne.

Nous vous en dirons plus prochainement.

Merci de continuer à nous soutenir, de nous encourager et de nous partager vos idées.

Jeux, jeunes et humour – décembre 2024

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Que signifie le mot « messe » ?*
Lorsque la messe était célébrée en latin, le prêtre disait : « Ite missa est », ce qui signifie : « Allez, la messe est dite » ou plus littéralement : « Allez, c’est le renvoi », non pas au sens de bon débarras, mais pour nous inviter à partir nous aussi en mission et témoigner de ce que l’on a reçu.

Par Pascal Ortelli

* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.

Humour

Un élève appelé Toto avait la fâcheuse habitude de tutoyer sa maîtresse. Chaque fois, celle-ci le reprenait, mais il n’y arrivait pas. Elle lui infligea une punition : « Pour demain, tu copieras vingt fois la phrase suivante : « Je ne dois pas tutoyer ma maîtresse ! » » Le lendemain, Toto apporta sa punition à l’institutrice. Elle constata qu’il avait copié 40 fois la phrase imposée. Celle-ci lui demanda pourquoi il avait écrit le double de ce qu’elle avait prescrit. Toto répondit : « C’était pour te faire plaisir ! »

Par Calixte Dubosson

Partage de Noël 2024 à Sainte-Thérèse

PAR LAURENT KOELLIKER | PHOTOS : DR

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » Matthieu 25 : 31-46

Le groupe Sainte-Thérèse Mission a retenu pour l’Action de Noël 2024 un projet à Genève et un projet au Liban. 

Votre contribution peut être apportée en utilisant le QR-Code prévu ou lors des ventes organisées par les enfants du catéchisme et la communauté polonaise qui auront lieu les 30 novembre et 1er décembre après la messe. 

Pour le projet local genevois, nous avons choisi le Fonds Eloïse Wise de Caritas-Genève. Ce fonds apporte son soutien aux parents qui ont besoin d’aide pour financer les activités parascolaires, sportives ou associatives de leurs enfants. Cela peut être le cas par la prise en charge des frais d’inscription pour des cours de sport, de musique ou la participation à un camp de vacances ou à un centre aéré.

Le Fonds Eloïse Wise peut aussi aider pour couvrir les frais de restaurants scolaires, de crèche, de médecin ou de dentiste. Actuellement, Caritas-Genève apporte son aide par cet intermédiaire à une centaine de famille représentant plus de 200 enfants pour leur permettre de vivre des activités extrascolaires avec leurs camarades et de rester ainsi socialisés.

Pour le projet international, le groupe Sainte-Thérèse Mission a choisi le Liban, un pays qui reste plus que jamais meurtri par la crise économique à laquelle s’ajoute la guerre. Deux associations ont été retenues, avec lesquelles nous avons des contacts privilégiés, gage que les dons parviendront directement à leurs bénéficiaires.

Il s’agit de l’Association Oumniati et de l’Ecole d’Antoura.

L’Association libanaise « Oumniati » que l’on peut traduire littéralement par « mon vœu » est issue du groupe de prière « Les enfants de Marie ». Elle offre des repas chauds, des habits et des jeux à des enfants dans le besoin. Pas moins de 500 familles sont aidées chaque semaine après la messe du samedi.

Le deuxième projet vise à apporter notre aide au Collège Saint-Joseph d’Antoura. Ce collège, fondé par les Lazaristes en 1834, reste la première école francophone catholique du Proche-Orient. La crise n’a pas épargné cette institution qui sollicite notre aide pour couvrir les frais de scolarisation. En soutenant le collège, nous contribuons aussi au rayonnement de la langue française au Liban et au soutien de la communauté chrétienne en Terre Sainte, en permettant une bonne formation des enfants et des jeunes. 

Nous espérons que nos projets retiendront votre attention et que vous apporterez votre soutien à notre Action de Noël 2024.

Merci pour votre partage et joyeux Noël 2024 !

Triptyque de l’église de Monthey

En entrant dans l’église de Monthey, nos yeux se lèvent vers la voute du chœur. Un portrait de Marie nous accueille avec son regard doux. De chaque côté, deux peintures illustrent le début de la Bible. Cette peinture murale « raconte » une histoire en trois temps.

Par Jérôme Hauswirth et Sandrine Mayoraz | Photo : Jérôme Hauswirth

Au fond du chœur de notre église de Monthey, vous avez tous vu trois grands tableaux. Techniquement, ces œuvres d’Italiens du val Vigezzo sont remarquables. Une partie des tableaux est peinte à même le mur, alors que les personnages sont, pour la plupart, peints sur toile, puis mis en place dans le décor. Ce triptyque illustre trois récits :
• Le péché originel ;
• La descente de la Vierge Immaculée sur la terre ;
• La fuite du Paradis.

Les récits de la chute

Le premier tableau, à gauche, « le péché originel » représente Adam et Eve, au moment de la Chute, c’est-à-dire de la désobéissance. Tentés par le mal (le serpent) ils prennent le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ce faisant ils se détournent de Dieu et perdent l’accès à l’arbre de vie qui leur donnait l’immortalité. 

Ils doivent alors fuir du Paradis (à droite): « Maintenant, qu’il n’avance pas sa main et qu’il ne prenne pas aussi de l’Arbre de vie, pour en manger et vivre éternellement. Et le Seigneur Dieu le fit sortir du jardin d’Eden, pour qu’il cultivât la terre d’où il avait été pris. Et il chassa l’homme, et il mit à l’orient du jardin d’Eden les chérubins avec l’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’Arbre de vie. » (Gn 3, 23-24) 

Marie, l’Immaculée

En regardant les tableaux latéraux, le Mal semble avoir le dessus. Reste le tableau central, magnifique, Marie l’Immaculée. La descente de la Vierge Marie immaculée sur terre est souvent interprétée comme une manifestation de la grâce divine. Dans notre tradition catholique, Marie est Mère de Dieu et est aussi un symbole de pureté et d’amour. Sa conception immaculée signifie qu’elle n’est pas entachée par ce péché originel, illustré sur les tableaux latéraux. Ceci lui confère un rôle unique dans l’histoire du salut. 

Marie, protectrice de la paroisse

Cette idée pourrait aussi être illustrée par des événements mariaux, comme les apparitions de Marie à Lourdes ou à Fatima, où elle transmet des messages d’espoir, de repentance et d’amour. Ces moments sont souvent perçus comme une invitation à renforcer la foi et à vivre selon les valeurs chrétiennes.

La descente de Marie sur terre évoque enfin des thèmes de rédemption et de compassion. Ainsi Marie est représentée avec des symboles forts, comme le serpent écrasé sous son pied, qui évoque la victoire sur le mal. Chaque fois que nous faisons l’expérience de l’influence du mal, nous pouvons nous tourner vers Marie, perçue comme une intercesseuse puissante et une guide pour les croyants.

Alors Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Thèmes et rubriques 2025

Thèmes 2025

Mois Sujet
Janvier Le Jubilé (Véronique Benz)
LLe pape François a annoncé une Année sainte ou jubilaire pour 2025. Mais qu’est-ce qu’un jubilé ? Que nous propose l’Eglise pour vivre cette année jubilaire ? Quand célébrons-nous les jubilés ? Quels sont les signes du jubilé ? … Un éclairage qui vous permettra de comprendre et d’approfondir ce qu’est un jubilé et qui vous aidera à vivre ce grand évènement qui a pour thème « Pèlerins d’espérance ».
Février Les coachs à l’heure d’Insta ! (Myriam Bettens)
Que l’on soit débordé, burn-outé, en pleine reconversion professionnelle, les coachs promettent des résultats avec bonheur à la clé. Les maîtres spirituels chrétiens n’ont pourtant rien à envier à ces « gourous » des temps modernes.
Mars Du rien à la création (Pierre Guillemin)
Lorsque l’abbé Georges Lemaître imagine la théorie du Big Bang en 1927, la science moderne admet la notion de création de l’Univers. Mais est-il possible que l’Univers ait été créé à partir de rien ? Comme le dit l’astrophysicien Johann Richard : « Ce n’est pas exclu mais c’est très, très compliqué de répondre à cette question. » Si la science moderne date la création de l’Univers à 13.7 milliards d’années, qu’y avait-il avant ? Nul ne peut y répondre aujourd’hui : c’est le mur de Planck.
Avril Le Credo (Thierry Schelling)
1700 ans que le Credo a été approuvé dans sa formulation longue. 1700 ans que les chrétiens professent la même foi, non sans quelques variantes dans l’interprétation donnant lieu à la pluralité des Eglises (350 officiellement enregistrées au COE !) qui apprennent à se reconnaître «de même foi» dans leurs diversités…
Mai Le Réveil des éveillés (Myriam Bettens)
Woke, voilà un terme en vogue ! Utilisé à toutes les sauces, on ne parvient toutefois pas si bien à le définir, si ce n’est qu’il a une connotation plutôt péjorative. A bien y regarder, il ressemble étrangement à un puritanisme… sans théologie.
Juin Heureux célibataires… ou pas ! (Thierry Schelling)
En paroisse, il existe quantité de groupes: pour les aînés, pour les visiteuses d’EMS, pour la catéchèse, pour les adultes qui demandent un sacrement de l’initiation, pour… Or, les célibataires chrétiens ne sont pas considérés comme étant aussi un groupe d’Eglise : hyperbookés, ces trentenaires ont besoin de rencontres « entre eux », pas d’abord pour « plus si affinités » mais simplement comme paroissien.ne.s aussi.
Juillet-aoûtJésus a-t-il ri ? (Calixte Dubosson)
« Le rire est le propre de l’homme », cette citation de Rabelais démontre bien que l’humour et le rire font partie de la nature humaine. Pourtant en lisant les Ecritures, on constate le peu de référence à ces éléments qui sont utilisés par les chaînes de radio ou de TV pour attirer l’auditeur et mettre un peu de détente dans notre monde trop sérieux. A part le rire d’Abraham et de Sara, il n’y a pas grand-chose. Dans le Nouveau Testament, c’est encore plus rare, ce qui nous amène à la question : Jésus a-t-il ri ou considérait-il cette réalité comme quantité négligeable ?
Septembre Béni soit mon cartable ! (Véronique Benz)
Lancée à la rentrée 2023, l’initiative pastorale de la bénédiction des sacs d’école ou des cartables pour les écoliers de 3H à 8H a connu un grand succès un Suisse romande. En2024, 12’300 badges ont été distribués aux écoliers des cantons romands. Il s’agit de bénir les enfants et de confier à Dieu leur nouvelle année scolaire. On accroche un badge au sac d’école et on envoie les enfants en mission. Une mission qui dure toute l’année à travers diverses activités.
Octobre Les pèlerinages (Amandine Beffa)
L’année du Jubilé est sur le point de prendre fin (14 décembre 2025). Beaucoup auront eu la chance de se rendre en pèlerinage à Rome. C’est l’occasion de nous pencher sur les démarches de pèlerinage à travers leur histoire et l’influence qu’elles ont exercé sur l’art et l’architecture chrétienne.
Novembre Les idoles : mythe ou réalité ? (Calixte Dubosson)
Une idole, nous dit le dictionnaire, est une chose ou une personne qui est l’objet de vénération ou de culte. Si vous allez un jour à Rosario en Argentine, vous découvrirez qu’il existe une église maradonienne, fondée sur le souvenir d’un des plus grands footballeurs de tous les temps, Diego Armando Maradona. Presque tout le monde, dans sa jeunesse, voulait ressembler à un modèle qui rayonnait dans le domaine qui lui était cher. Arrive pourtant le jour où un choix doit être posé: Dieu qui peut donner à la personne humaine un avenir éternel, ou les idoles qui s’effaceront avec le temps.
Décembre Le crépuscule des étoiles (Pierre Guillemin)
Les étoiles naissent, vivent et meurent. Notre soleil a une durée de vie limitée : encore entre 3 et 5 milliards d’années, avant d’avoir épuisé tout l’hydrogène qui alimente sa fournaise nucléaire. Lorsque ce combustible sera épuisé, le noyau s’effondrera sur lui-même en provoquant l’augmentation de sa température dans ses couches profondes. Les couches gazeuses de la surface se dilateront et le diamètre du soleil augmentera considérablement. Si la Terre parvient à échapper à cette absorption, la température s’y élèvera de plusieurs centaines de degrés et la vie disparaîtra totalement. Que penser alors de la survie l’humanité ?

Rubriques 2025

Les rubriques constituent le fil conducteur de chaque magazine. Voici celles que la Rédaction romande vous propose en 2023.

En 2025, Ecclésioscope voit double et la page «Jeunes et humour» évolue

sous la plume de Véronique Benz

Ecclésioscope – La rubrique qui permet de partir à la rencontre des femmes et des hommes laïques engagés dans les diverses paroisses de Suisse romande gagne en amplitude et voit double, en prenant aussi la place précédemment dévolue à « Ciel ma médaille ». C’est désormais Véronique Benz – journaliste au service communication de l’Eglise dans le canton de Fribourg – qui en assurera la rédaction.

Les mots de la Bible – La langue française regorge d’expressions, de dictons ou de proverbes tout droit sortis de la Bible, de l’histoire et de la tradition de l’Eglise. Nous les utilisons souvent sans connaître leur origine. Cette petite rubrique, de la page « Jeunes et humour », vous propose d’en décrypter quelques-uns.

Magazine au format B5

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-5 Eclairage Tournus de la rédaction
6 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
7 Le Pape a dit… Thierry Schelling
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
9 Jeunes et humour M.-C. Follonier
Véronique Benz
Calixte Dubosson
10-11 Small Talk Myriam Bettens
12 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
13 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
14-15 Ecclésioscope Véronique Benz
16 En librairie Calixte Dubosson

Magazine au format A4

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-3 Eclairage Tournus de la rédaction
4 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
4 Le Pape a dit… Thierry Schelling
5 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
6 Small Talk Myriam Bettens
7 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
7 Carte blanche diocésaine Tournus externe
8 Ecclésioscope Véronique Benz

Pour les journaux A4, la possibilité existe de reprendre librement les rubriques des magazines B5 qui ne sont pas contenues dans le Cahier romand.

La mémoire

Les réseaux de neurones dans le cortex préfrontal jouent un rôle crucial.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

La mémoire est une fonction cognitive essentielle, permettant de stocker, récupérer et utiliser des informations au fil du temps. On distingue trois types de mémoire : la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme :

-> La mémoire sensorielle capte brièvement les stimuli de l’environnement ; 

-> la mémoire à court terme conserve une quantité limitée d’informations pendant quelques jours au maximum ; 

-> la mémoire à long terme permet de stocker des connaissances pour des périodes prolongées supérieures à la semaine…

Les recherches scientifiques actuelles montrent que la mémoire humaine est façonnée par divers facteurs biologiques, environnementaux et technologiques. A un niveau neurobiologique, les réseaux de neurones dans des régions comme l’hippocampe et le cortex préfrontal jouent un rôle crucial. 

La mise en mémoire d’un souvenir se traduit par une augmentation importante et durable de l’efficacité synaptique. C’est ce que l’on appelle la potentialisation à long terme ou LPT. Lorsqu’une modification d’efficacité est induite (après activation de la synapse), des mécanismes moléculaires dans les neurones conduisent progressivement à des changements morphologiques durables. Les études morphologiques ont révélé la trace de ces profonds remaniements des réseaux de neurones qui sont donc des conséquences de l’induction de la plasticité synaptique : 

-> Changement de forme et de taille des synapses, augmentation des surfaces d’apposition entre les éléments pré- et postsynaptiques ; transformation de synapses silencieuses en synapses actives ;

-> Croissance de nouvelles synapses.

Cependant, la mémoire est également sensible à l’oubli et aux distorsions. Il est fondamental d’entraîner régulièrement sa mémoire.

Les progrès en neurosciences et en intelligence artificielle modifient notre compréhension de la mémoire. Mais si l’innovation dans ce domaine est remarquable, les questions éthiques et philosophiques liées à l’augmentation cognitive demeurent centrales, notamment sur la frontière entre mémoire humaine naturelle et artificielle.

La mémoire joue un rôle crucial dans la transmission orale des Evangiles avant leur mise par écrit. Ainsi, la mémoire des apôtres n’est pas seulement un processus cognitif, mais un acte de fidélité à une vérité transcendante, une façon de garder vivante la parole divine au cœur des croyants.

La communion des saints: un pont entre le Ciel et la Terre !

Dans le credo, nous affirmons notre foi en la communion des saints. Cette expression est difficile. Pourtant c’est un dogme essentiel de notre foi, célébré tout particulièrement le jour de la Toussaint, pour notre réconfort.

Par l’abbé Jérôme Hauswirth | Photo : DR

J’ai été marqué par une veuve de la paroisse que je rencontrais régulièrement. Elle a perdu son mari après 67 ans de mariage. Voici comment elle vivait cette nouvelle réalité. J’ai recueilli son témoignage anonyme que je vous livre ci-dessous : 

« Avec mon mari, on s’était fait une promesse : le premier qui partait aurait dû aider l’autre qui restait s’il appelait à l’aide. Par chance c’est lui qui est parti en premier. Je suis mieux qu’un homme pour rester. Sans être prétentieuse. Et je fais l’expérience de son aide. Les ponts ne sont pas coupés, du moins pas tous les jours. Il se témoigne. Il me donne des signes. Il est toujours là. Par exemple, il y a des jours où je ne suis pas 18 carats. Alors je demande de l’aide à mon mari. Je lui parle. Je lui dis les choses, comme de ne pas m’abandonner. Et je lui fais confiance. Il est là. Dans ma tête, on est toujours marié. Maintenant, depuis 68 ans. J’en suis convaincue, ce n’est pas possible après 67 ans que l’un parte et que tout tombe à l’eau. »

Explication du Père Bernard Sesboüé, jésuite, théologien, à la journaliste Sophie Villeneuve dans l’émission de Radio Notre-Dame. 

S. V. : Qu’en est-il de la communion avec nos morts ? 
B. S. : L’Eglise ancienne se posait la question de la fin des temps, de l’eschatologie et du retour du Christ, mais pas de ce qui arrivait à chacun d’entre nous à sa mort. Quand cette question a commencé à se poser, on a pensé avec justesse qu’il pouvait y avoir une forme de communion entre les vivants et ceux qui sont décédés. Comment se traduit-elle ? Par notre prière. Nous pouvons à la fois prier pour ceux que nous aimons, qui sont décédés, et en même temps, et c’est paradoxal mais très juste, nous recommander à leur intercession.

Qu’est-ce que cela veut dire ? 
Que nous ne savons pas exactement quel est le statut dans la gloire de Dieu de tel ou tel de nos défunts. Mais je peux à la fois prier pour lui, pour que le Seigneur lui fasse totalement miséricorde, et je peux me confier à lui en me disant que cette personne a vécu généreusement, courageusement, a donné de bons exemples et un exemple de foi, et je me recommande à son intercession comme je me recommande à l’intercession des saints canonisés.

Et si l’on a eu de mauvais rapports avec quelqu’un ?
On peut prier pour cette personne en réparation. Nous pouvons nous réconcilier avec quelqu’un à l’égard de qui nous avons mauvaise conscience. Je n’ai pas eu avec mon père ou ma mère l’attitude qu’il fallait, j’ai été trop distant, je ne me suis pas suffisamment occupé d’eux… Je peux très bien demander une réconciliation et prier pour eux dans cet esprit de réconciliation, de pacification.

En conclusion, la communion des saints, c’est une solidarité entre le Ciel et la Terre. Je peux aider les défunts que j’aime en priant pour eux, et je leur demande de m’aider en me recommandant à leur prière. Et si la Toussaint était l’occasion concrète de bâtir un pont spirituel entre la rive des morts et la berge des vivants ?

La médaille de saint Michel

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Regard ce mois-ci sur la médaille de saint Michel. Sa médaille procure un sentiment de sécurité et aide à trouver le courage de faire face au danger, raison pour laquelle les pompiers, les soldats et les policiers en portent souvent une.

Par Pascal Ortelli
Photo: DR

Prière à saint Michel Archange défenseur

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. »  Léon XIII

Poésie et Paradis

Le jeune Maurice Chappaz avec deux chiens de chasse.

Bien des livres de Chappaz sont difficiles à aborder, quand ils ne sont pas, d’ailleurs, introuvables en librairie. S’il en est un qui échappe à ces deux écueils, c’est Le Garçon qui croyait au paradis. Voici – avis aux amateurs ! – quelques extraits commentés de cette autobiographie poétique.

Par Benjamin Mercerat
Photo : Archives littéraires suisses

Toute l’œuvre de Chappaz peut être lue comme une quête du Paradis. Mais, lequel ? Le terrestre Eden dont nous fûmes chassés et que la poésie permettrait de rejoindre, ou le céleste séjour où le chrétien espère vivre éternellement ? Croire au Paradis, pour le poète valaisan, c’est croire en la possibilité d’une poésie qui consiste à recoller ses morceaux épars, comme l’écrit Novalis. 

Cette vision toute humaine et volontariste n’entre-t-elle pas en concurrence avec la vision catholique de l’Espérance ? Les chrétiens sont-ils amenés à croire au Paradis ? ne croient-ils pas avant tout en Dieu, qu’ils espèrent retrouver dans le Paradis, après leur mort ? Le « Paradis » comme fil rouge de cet ouvrage autobiographique de Chappaz gagne probablement à être lu plutôt comme une métaphore de sa quête de bonheur, celle-ci passant par la poésie.

Durant la Deuxième Guerre, Chappaz dirige quelques hommes, sur les hauteurs du Val de Bagnes, protégeant la frontière. Il a pu qualifier cette période de « grandes vacances », malgré la tragédie qu’il n’a pas ignorée (lui et ses hommes ont caché des réfugiés). Toujours est-il qu’à titre personnel, cette période fut pour lui sensée, voire heureuse ; en opposition aux trente « glorieuses » qui ont détruit la civilisation paysanne traditionnelle :

« J’ai vécu la goutte de présence totale tant que le monde ne rouvrit pas ses bureaux ; on se prépara à être cernés en mai 45, puis les travaux forcés, vacances ou pas, nous accaparèrent sans hiver ni dimanche. Le monde changeait mais se réservait un sinistre poison. Ce qui avait nourri, sécrété en moi le paradis c’était la paysannerie. Je n’ai jamais été séduit par un milieu comme par celui de ces vergers plus titubants que des taillis, des calmes fumiers, des chalets de bois, des vaches, des petits troupeaux mufles retroussés entre les fontaines et l’ombre où ils entraient comme des scaphandres, imprimant en moi un départ et une arrivée incessante dans la terre promise. »

Ce Valais de bois qui disparaît, Chappaz l’associe au Tibet, qui le fascine ; la réussite d’un pays, ainsi, va à l’encontre de toute exploitation touristique : 

« Le monde autour de moi pour correspondre à une réussite aurait dû être un monde traditionnel, tibétain, aussi fixe et immergé dans le rituel qu’un couvent. Alors je me serais adapté à cette éternité où ç’aurait été un sacrilège de contredire la nature, de l’« exploiter » parce qu’il convient exclusivement de l’« harmoniser » de sorte qu’un village aux toits d’ardoise bleue, on croirait des peaux de truites, et le pianotement d’une fontaine comblent et réjouissent le désert. Aucun travail ne peut se séparer d’un chant. »

Que faire lorsque le monde évolue en un sens absolument contraire à ses plus intimes souhaits et convictions ? Le catholique Chappaz considère que le suicide n’a aucune légitimité – sans pour autant culpabiliser ceux qu’il a surpris :

« La mort toujours bienvenue, et notre confidente, nous tente. Je voudrais parler à cette déesse ou sorcière sans visage d’égal à égal par-dessus le fleuve sans fond. Il convient de l’aimer platoniquement. Jamais je n’ai été séduit. Pas la moindre intention de quitter la vie. Nous n’avons aucun droit sur notre fin liée au pourquoi de notre naissance et qui en influence sans doute une nouvelle. Mais le suicide, cette fausse volonté, peut vous surprendre. »

Bibliographie : 

• Maurice Chappaz, Le garçon qui croyait au paradis, Editions de l’Aire, coll. « L’Aire bleue », Vevey, 1995.

En librairie – novembre 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Libère-nous du mal
Jean-Christophe Thibaut

Les phénomènes paranormaux nous troublent et s’avèrent un sujet grave, à manipuler avec précaution : sensation d’être l’objet d’une attaque démoniaque, perception de bruits étranges dans la maison ou déplacements d’objets… Faut-il mettre tous ces phénomènes sur le compte de troubles mentaux ou de manifestations diaboliques ? Spécialiste des courants ésotériques, le père Thibaut accompagne les personnes confrontées à ces phénomènes et propose un véritable manuel de discernement théorique et pratique pour tous, prêtre et laïc : des informations claires et complètes sur la nature des puissances maléfiques suivies de fiches pratiques et d’une large sélection de prières de délivrance.

Editions Artège

Acheter pour 30.90 CHF

Evangiles de guérison
Bruno Régent

Audacieux projet que de reprendre les récits de guérison qui parsèment les évangiles tant ils semblent connus. Pourtant, le P. Bruno Régent réussit à en proposer ici une lecture renouvelée en suggérant une interprétation du vécu intérieur des témoins. Il se met véritablement à leur place. Grâce à cette approche originale, l’auteur dévoile ces récits de guérison sous des jours nouveaux. Sa démarche favorise la prière personnelle et interroge la vie spirituelle du lecteur. Elle permet aussi de s’interroger sur le sens d’une demande de guérison et sur l’identité de Jésus. De quelle manière faut-il voir en lui un guérisseur, un sauveur ?

Editions jésuites

Acheter pour 26.90 CHF

Tu n’abuseras point
Camille Kraft

En septembre 2023, l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg Charles Morerod a été opéré en urgence en raison d’un double hématome cérébral. Après être passé près de la mort, il voit dans cette « deuxième vie » qui lui est offerte un appel à s’exprimer sur la problématique des abus sexuels commis au sein de l’Eglise, dans leur dimension systémique. Comment des comportements aussi ravageurs peuvent-ils prendre corps dans un milieu où l’on prône l’amour de son prochain ? Démarche inédite, ce livre d’entretiens raconte l’histoire d’un évêque du XXIe siècle secoué par des drames et des scandales et qui pense avoir un rôle à jouer pour en prévenir d’autres et réparer le mal. 

Editions Slatkine

Acheter pour 24.00 CHF

L’écrivain qui cherchait la joie 
Daniel Dewitt

Le jeune Clive Staples Lewis n’a pas pu faire confiance à Dieu après la mort de sa mère. Il perdit la foi et devint soldat et professeur. Mais il ne cessa jamais d’espérer trouver la joie. La vie de C.S. Lewis, ici racontée, en bande dessinée, par un hibou à lunettes, nous explique comment l’homme connu sous le nom de Jack a embrassé le christianisme, a été surpris par la joie et a ensuite utilisé ses mots et ses écrits pour partager cette joie avec le monde.

Editions Bibli’o

Acheter pour 14.20 CHF

Pour commander

Ca y est presque! un nouveau site internet est en projet!

Projet du logo du secteur du Haut-Lac et logo final du secteur du Haut-Lac.

Le groupe communication des paroisses catholiques du Haut-Lac a été mandaté pour procéder à la refonte du site internet. Grâce à un budget voté par les quatre Cogest, (Conseils de Gestion), le chantier a commencé au printemps et vous découvrirez l’aboutissement de ce travail au premier semestre 2025.

Par Vanessa Gonzalez (au nom du groupe de communication) | Illustrations : DR

Pourquoi un nouveau site ?

A notre époque, l’annonce de la Bonne Nouvelle passe par l’utilisation d’internet, donc le premier objectif de ce nouveau site est de mieux répondre aux besoins des paroissiens et des internautes.

En lien avec l’équipe pastorale, une petite équipe comprenant Astrid, la secrétaire du Haut-Lac, a imaginé le squelette du futur site internet. Ce dernier ayant un grand besoin de faire peau neuve ! 

Un nouveau logo, une nouvelle page d’accueil avec un focus sur les actualités et événements du secteur, une navigation dans le site simplifiée et beaucoup plus vivante seront au rendez-vous ! 

Ce qui change : le fond et la forme

Grâce à l’aide de notre informaticien, Guillaume, le design du site a été entièrement réalisé dans une optique de modernisation et de simplification. 

L’idée principale est d’utiliser le site des paroisses du Haut-Lac comme plateforme de communication à part entière, avec un accent soutenu sur les actualités du secteur et les événements qui l’animent. C’est sur cette base que la page d’accueil a été conçue.

De nouvelles rubriques feront également leur apparition comme une page « Et si on priait ! » qui vous proposera des méditations et des textes pour vous aider à mieux entrer en relation avec Dieu.

A travers le site, vous pourrez facilement trouver toutes les informations concernant les sacrements du mariage et du baptême avec des formulaires à remplir directement « online » ainsi que des renseignements au sujet des parcours d’initiation (le pardon, la première des communions et la confirmation).

Toutes demandes ou questions, hors des horaires d’ouverture du secrétariat, pourra se faire en ligne directement sur notre site internet.

Cet outil que sera notre nouveau site internet permettra de libérer beaucoup de temps au secrétariat pour qu’il puisse se consacrer aux nombreuses tâches qui lui incombent. 

Vous pouvez d’ores et déjà nous soumettre vos idées, suggestions d’articles, etc., en nous envoyant un email à l’adresse suivante : haut-lac@bluewin.ch Le groupe communication se fera une joie de les étudier et de faire évoluer le site.

Instruction donnée au webmaster pour la construction graphique de la page de présentation du site web.

Célébrer la vie au travers de la mort

Par Joseph Jingen Yang | Photos : DR

Alors que le mois de novembre s’installe avec ses teintes automnales et ses journées plus courtes, nous célébrons la Toussaint. Une occasion de rendre hommage à tous les saints et de nous souvenir de nos êtres chers disparus. Ce moment nous invite à réfléchir à notre héritage spirituel et à la lumière que ces personnes nous ont laissée. Dans la tradition chrétienne, la Toussaint est un temps de recueillement. La prière, les messes commémoratives et les visites au cimetière sont autant de manifestations de notre attachement à nos proches défunts. Ce temps du souvenir nous rappelle aussi que la mort n’est pas une fin, mais une étape vers une vie éternelle.

Dans les traditions chinoises, c’est aussi un moment où est exprimée la vénération des ancêtres. Cette pratique, qui trouve ses racines dans le respect et la gratitude envers les aînés, fait écho à nos propres croyances chrétiennes. En Chine, la fête de Qing Ming, l’équivalent de la Toussaint, est un jour d’avril où l’on embellit les tombes. Ce jour-là, des millions de familles se rassemblent dans les cimetières. Elles y déposent des offrandes et prient pour leurs ancêtres. Cela nous rappelle que le fil invisible qui nous unit à nos proches disparus est tissé de respect, d’amour et de mémoire.

Ces deux traditions, bien que différentes, nous invitent à célébrer la vie et à perpétuer la mémoire. Elles sont un appel à la gratitude envers ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Que ce mois de novembre soit également propice pour réfléchir sur ce que nous transmettons à notre tour aux générations futures.

Maison Sainte-Marthe du Bouveret

Sainte-Marthe et sa terrasse accueillante.

Par Nicolette Micheli | Photos : DR

« Allons-y » lance avec détermination à son accompagnante, une alerte grand-maman de 92 ans. D’un pas décidé, elle part faire sa promenade matinale dans un parc encore tout fleuri en ce début d’automne.

La Maison Sainte-Marthe est située dans un cadre magnifique qui surplombe le lac. Le regard est attiré par des arbres remarquables, des arbustes soignés, des parterres de fleurs et des statues qui rythment l’espace. La terrasse invite à la contemplation dans le parfum des roses et la fraîcheur de la fontaine. A chaque saison, le jardin change d’aspect et il est particulièrement enchanteur l’hiver avec toutes ses illuminations.

J’ai rendez-vous avec un moine. Il m’invite dans un des salons et m’accorde généreusement un peu de son temps. Il y a longtemps qu’il est responsable de l’accueil de la Maison. « Notre force, c’est que l’on fait tout nous-mêmes : le soin et l’accompagnement de nos hôtes, la tenue de la maison, la cuisine, – je fais moi-même le pain depuis plus de 30 ans et il est apprécié ! – sans oublier l’entretien du parc, des rosiers et des fleurs de saison. C’est ce qui nous permet d’offrir des prix très abordables » me dit-il avec un sourire discret.

L’accueil des personnes en souffrance est un des charismes des bénédictins et l’hospitalité, une tradition qui leur tient à cœur. C’est sous la protection de Notre Dame de la Compassion qu’a été fondée la communauté, il y a juste 100 ans, à Longeborgne, près de Bramois, par deux moines de l’Abbaye de Maredsous, en Belgique. 1924 a donc marqué le retour des bénédictins en Suisse romande alors que leur présence a été forte durant le Moyen Age. En 1956 ils font construire au Bouveret une Abbaye, placée sous le patronage de saint Benoît et de saint Michel, en référence à l’ancien prieuré bénédictin de Port-Valais.

Chaque monastère a son hôtellerie. Au début, La Maison Sainte-Marthe accueillait des personnes et des groupes pour des retraites spirituelles. Puis, les demandes ont été moins nombreuses. Grâce à l’intuition du Père-Abbé, la Maison s’est reconvertie en lieu d’accueil pour les personnes en convalescence, ou ayant besoin de repos ou de ressourcement spirituel. On célèbre la messe tous les jours dans la petite chapelle et ceux qui le désirent sont les bienvenus. On y vient de tous les horizons. « Ici, pas de prosélytisme, précise le moine. Chacun est accompagné avec respect et bienveillance. »

La Maison collabore avec les professionnels de la santé des environs. La plupart des personnes font de courts séjours. Pourtant, une dame juive a désiré y passer les sept dernières années de sa vie et le plus long séjour a été de 14 ans ! Les personnes accueillies ont toujours apprécié le cadre harmonieux, l’ambiance paisible de la Maison et un accompagnement plein d’humanité.

Parterre fleuri.
Illuminations de Noël.

Exposition «Et pourtant… la vie»

Une exposition à découvrir jusqu’au 10 novembre à l’Espace Saint-Michel. Ouvert du mercredi au dimanche de 16h à 20h.

Par Annick Monod-Boisseaux
Photos : DR, José Mittaz

Cette exposition est née à l’unité des soins palliatifs de Martigny, à la 547, la chambre du chanoine Jean-Pascal Genoud, hospitalisé de longues semaines sans perspective de guérison. Assise par terre avec son papier et ses encres, Anne-Laure Gausseron dessine à même sol. Jour après jour, les dessins recouvrent les murs de la chambre. Expérience artistique saisissante, alors que celui qui va mourir n’en finit pas d’être plus-que-vivant. 

Quelques jours après sa mort, un après-midi de printemps, Anne-Laure Gausseron fait la connaissance du sculpteur Laurent-Dominique Fontana. La rencontre opère immédiatement entre ces deux personnalités : Anne-Laure est laïque consacrée, Laurent-Dominique peu fervent de la messe dominicale. Et pourtant… Habités par une nécessité de vérité intérieure, leur travail respectif vient faire écho à leur âme de chercheurs. Exposer ensemble s’impose comme une simple évidence. 

Dans cette ancienne chapelle mortuaire, les œuvres des deux artistes s’interrogent dans une commune vulnérabilité, sans réponses ni affirmations. Elles dialoguent pour ne donner que d’humbles traces de l’intime et de l’âme. Mystère vertigineux devant la mort, traversée de l’obscurité des profondeurs, cri qui monte, éclat jaillissant… « La souffrance s’impose à chaque pas que nous faisons », écrivait Etty Hillesum aux portes d’Auschwitz. « Et pourtant, la vie est belle. »

« Il s’agit de vaincre la mort aujourd’hui. Le ciel n’est pas là-bas : il est ici. L’au-delà n’est pas derrière les nuages, il est au-dedans. L’au-delà est au-dedans comme le ciel est ici maintenant. C’est aujourd’hui que la vie doit s’éterniser. C’est aujourd’hui que nous sommes appelés à vaincre la mort, à devenir source et origine, à recueillir l’histoire pour qu’elle fasse à travers nous un nouveau départ. » Maurice Zundel, « Vie, mort, résurrection », 1995 

Bienvenue à tous ! 
Invitation au finissage de l’expo, dimanche 10 novembre de 17h à 19h. Verrée animée en souvenir du chanoine Jean-Pascal Genoud.

Soirées mariales en l’église de Puplinge, rejoignez-nous!

Par François Riondel | Photo : DR

« Chers enfants ! Aujourd’hui, ma prière avec vous est pour la paix. Le bien et le mal se battent et veulent régner dans le monde et dans le cœur des hommes.
Vous, soyez des personnes d’espérance, de prière et de grande confiance en Dieu le créateur à qui tout est possible…
Première partie du message de notre Mère Marie le 25 août 2024 à Medjugorje

En 2004, l’une de nos paroissienne, attentive au chemin que notre Seigneur lui propose, et à l’écoute de l’invitation de son curé, se rend en pèlerinage à Medjugorje, là où notre Sainte Mère la Vierge Marie apparait régulièrement depuis maintenant plus de 40 ans. Profondément touchée par ce qu’elle y vit, elle y retourne cette fois-ci accompagnée de quelques paroissiens en 2005, puis en 2006. Sur le chemin de ce pèlerinage, l’autocar s’arrête aux abords d’un sanctuaire marial. Ce même curé y dit la messe. A cet endroit, le Saint autel tourne le dos aux fidèles. Au moment de la consécration, le prêtre voit dans le calice élevé au-dessus de lui le reflet très net de tous les paroissiens et entend alors un message : « Je voudrais que tu fasses cela dans ta paroisse ! »

Dès 2007, les soirées mariales sont mises sur pied. Elles ont lieu chaque premier jeudi du mois en l’église du Bon Pasteur à Puplinge. Après une messe à 18h30, un chapelet est récité pendant l’adoration du Saint-Sacrement et la confession offerte à celles et ceux qui le souhaitent. Le message mensuel de la Sainte Vierge y est lu et commenté par le prêtre. Des musiques provenant de Medjugorje y sont diffusées, facilitant ainsi le lien avec ce lieu de pèlerinage, avec ses pèlerins et surtout avec notre Mère Marie. Des prières sont dites pour les victimes de toutes les guerres, particulièrement en Ukraine et pour la paix dans le monde entier. Cette célébration se termine vers 19h45.

Que vous soyez paroissiens ou non, pratiquants ou non, et même d’une autre religion, pourquoi ne pas venir participer à ce moment de prière intense et magnifique, ne serait-ce qu’une fois, rien que pour voir… ?

… Petits enfants, que la paix règne en vous et autour de vous. Je vous bénis de ma bénédiction maternelle, afin que vous, petits enfants, soyez joie pour tous ceux que vous rencontrez. Merci d’avoir répondu à mon appel. »
Seconde partie du message de Marie

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