Octobre 2019, Mois de la «mission extraordinaire»…

… et lancements de «Frats»

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Vallée d’Illiez (VS), octobre 2019

Par l’abbé Jean-Michel Moix  |  Photo: Abbé Jean-Michel Moix

[thb_image alignment= »center » image= »16525″]La mission
Le pape François a voulu faire de ce mois d’octobre un mois «dédié» spécialement à la «mission»
Ce mot «mission» évoque sans doute, pour quelques-uns d’entre nous, des figures de prêtres missionnaires (rédemptoristes, spiritains, capucins…) partant en «mission», en Afrique (Madagascar, Tchad, Sénégal, Congo, etc.). Mais cette époque est pour ainsi dire révolue.

Actuellement notre «bonne vieille» Europe «importe» des prêtres provenant notamment de l’Afrique, de l’Inde ou de Pologne. Car nos paroisses ont «vieilli», elles sont devenues des «terres de mission». Le vent de la déchristianisation, de l’indifférence religieuse, du matérialisme consumériste, de l’hédonisme a sou é sur elles!

Comment donc faire en sorte de revitaliser la foi chez nous ? Doit-on faire appel par exemple à des prêtres ou à des commuautés religieuses qui se sont «spécialisé » dans ce domaine de la réévangélisation? Dans les années 90, nos paroisses ont connu une semaine de mission avec des prêtres rédemptoristes et des prêtres de Saint-François de Sales. Cependant (en faisant appel à mon expérience personnelle) je dirais que ce type de mission n’est plus guère adapté à notre époque! Alors que faire? En voilà une bonne question ! et qui devrait interpeller non seulement les prêtres mais aussi chacun de vous, chers lecteurs(ices)! Car nous sommes tous partie prenante de cette réévangélisation ! Une initiative heureuse, à mon sens, a vu le jour dans nos paroisses, depuis plus d’une année. C’est l’adoration eucharistique continue. Elle constitue, à n’en pas douter, une puissante force d’imploration, d’intercession pour obtenir de Dieu des grâces de conversion, de réveil de la foi, etc.
Durant ce mois d’octobre, une autre initiative sera lancée: c’est la constitution de «Fraternités» ou «Frats».

Une «Frat»
Qu’est-ce qu’une «Frat» ?
C’est un groupe de 8 à 10 personnes (ou moins encore) qui se réunissent une fois par mois (en soirée, de septembre à juin), au domicile d’une de celles-ci. Ça se déroule dans un climat de rencontres «fraternelles», d’échanges sur un thème religieux de la foi, en y incluant un moment de prière.

Dans quel(s) but(s)?

  • Donner l’occasion de tisser entre les participants des liens d’amitié…
  • Donner l’occasion d’approfondir la foi, de la nourrir, de grandir dans la foi,… de (re) découvrir l’amour de Dieu pour chacun de nous,… de nous donner le «goût» de Dieu, de le prier, etc.

Octobre, mois extraordinaire et avec Marguerite Bays

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer (FR), octobre-novembre 2019

Par Marianne Berset  |  Photo: Marianne Berset

Cette année, le mois de la mission universelle prend une teinte particulière suite à la déclaration du pape François qui l’inscrit comme Mois missionnaire extraordinaire avec pour thème «Baptisés et envoyés, l’Eglise du Christ
en mission dans le monde». De plus, il nous comble de grâce en canonisant le 13 octobre prochain, Marguerite Bays, une femme laïque de chez nous.
Simple et humble, elle vivait à Siviriez dans la Glâne. Sa mission de «Baptisée et envoyée», elle l’a vécue dans le quotidien de ses journées. Telle la marguerite qui embellit nos prés, elle se donne au Christ en servant tous ceux qu’elle côtoyait. Son cœur jaune or rayonne le Christ par sa vie spirituelle mais aussi par l’annonce de la foi aux enfants qui l’appellent «marraine» et la diaconie auprès des malades et des mourants. Sa vie de prière, son être au service des autres, sa guérison et la stigmatisation vont marquer sa communauté, le canton et même au-delà.

Le bout d’étoffe qui aide à vivre
Dès mon enfance, le petit reliquaire de Marguerite Bays qui habitait le porte-monnaie de mes parents m’a marquée. Pourquoi avoir toujours avec soi, un mini bout d’étoffe que la Bienheureuse a touché? En quoi cela m’aide-t-il à vivre ma foi… Bien sûr, il leur rappelait l’importance de la vie de prière, de vivre en chrétien en agissant pour le bien des autres. Là où nous vivons, là où nous travaillons, là où sont nos loisirs…

Aujourd’hui, osons-nous toujours dire notre foi à nos enfants, à nos petits-enfants, à nos collègues… Comment vont- ils l’accueillir? De ce fait, regardons la pédagogie de Marguerite Bays. Comment  s’y prend-t-elle ? Ne se contente-t-elle pas de vivre sa journée, d’aller à la messe et de travailler mais toujours en dialoguant avec le Christ ? N’est-ce pas la clé de l’évangélisation, se contenter d’être, en vivant constamment relié au Christ et en faisant le bien autour de nous ! Notre attitude est souvent plus porteuse que tous les commentaires qui sont souvent déformés ou mal interprétés.

Aujourd’hui, Marguerite Bays nous donne un exemple et nous invite à nous mettre à sa suite dans les pas de Jésus.

Prêts pour la mission ?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer – Au large (FR), octobre-novembre 2019

Par Gérard Dévaud  |  Photo: André Bise

Le 21 juillet 1969, la mission Apollo 11 attirait l’attention du monde entier tandis que Neil Armstrong et Buzz Aldrin marchaient pour la première fois sur la lune.

Durant des siècles, des missionnaires sont partis dans les quatre coins du monde pour annoncer l’Evangile.

Et cette année, notre pape François a décrété le mois d’octobre comme mois missionnaire extraordinaire avec, comme slogan «Baptisés et envoyés».

La définition du mot «mission» dans le dictionnaire parle de but à atteindre. C’est bien ce qui est arrivé dans les deux premiers exemples cités ci-dessus.

Mais qu’en est-il du mois missionnaire? A quelle mission le Pape nous envoie- t-il? Doit-on prendre des risques, partir à l’autre bout de la terre ou sur la lune? Certainement pas.

Comme Baptisés, nous sommes tous appelés à témoigner de notre foi en Jésus-Christ dans notre quotidien, là où nous sommes. Pas besoin de faire des choses extraordinaires! Il su t de vivre simplement au milieu des autres, d’être attentifs aux gens qui nous entourent, de les aider, de les sou- tenir en restant branchés sur le Christ et sur son enseignement: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.» (Jn 13-34)

Donc, prêts pour cette mission ?

Baptisés et envoyés

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Aigle (VS), octobre-novembre 2019

Par l’abbé Pascal Lukadi Muakajika, curé de Leysin-les Ormonts-Roche  |  Photo: Daniel Lehnerr

Longtemps, la mission a souvent été comprise comme une charge revenant aux consacrés (prêtres et religieux) appelés à aller plus loin – loin de leurs pays d’origine pour évangéliser les autres d’ailleurs. Cette assertion est encore répandue aujourd’hui, quand on voit les prêtres et religieux venant d’ail- leurs vers nos pays déjà chrétiens. «Autrefois, c’était nous qui allions vers chez vous pour évangéliser ; aujourd’hui, c’est vous qui venez chez nous », entend-on dire parfois. Donc, une sorte de retour de l’ascenseur ! C’est méconnaître ce qu’est la mission! D’abord, la mission est la marque de l’Eglise que nous servons : une, sainte, catholique, apostolique (Symbole de Nicée). C’est d’abord l’a aire de tout membre constitutif de la communauté chrétienne dans son ensemble. La vocation même de l’Eglise, c’est d’annoncer la Bonne Nouvelle apportée par le Christ.

Ensuite, Dieu appelle toujours pour envoyer. Nous le voyons: le Christ, dans la ligne de la 1re Alliance (avec l’appel des prophètes et leur envoi: Moïse, Jonas, Isaïe, Jérémie…) recrute ses disciples et les envoie, avec l’urgence de la venue du Règne de Dieu et ses exigences. Et plus tard, saint Paul en fait une nécessité: «Frères, si j’annonce l’Evangile, je n’ai pas à en tirer orgueil, c’est une nécessité qui s’impose à moi; malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m’acquitte de la charge que Dieu m’a confiée.» Parfois Paul n’est pas écouté; mais d’autres fois, son annonce de la Bonne Nouvelle pénètre le cœur de ceux qu’il rencontre.

Aujourd’hui, par ce mois spécial missionnaire, le pape François nous rappelle que nous avons été baptisés pour être envoyés. Mais vers qui? D’abord vers nous-mêmes: l’Evangile doit d’abord toucher et transformer le cœur de celui qui l’annonce. C’est un message joyeux et bon pour notre vie ! C’est un message qui peut transformer notre existence!

Ensuite vers ceux que nous rencontrons, non seulement au sein de nos églises, de nos communautés chrétiennes, mais aussi dans nos quartiers, sur nos lieux de travail, même auprès de ceux qui ont de l’aversion pour les a aires de Dieu et de l’Eglise. Bref, les périphéries comme le Pape le dit dans la «Joie de l’Evangile».

Pour cela, la timidité et la froideur, la honte et la gêne ne nous aideront pas à annoncer ce beau et joyeux message. Nous sommes toutes et tous le fruit de l’annonce de cette Bonne Nouvelle par les autres. N’interrompons pas la chaîne! Revêtons-nous du courage missionnaire et partons, sortons et allons vers les autres, apportons-leur cette Bonne Nouvelle de paix, de joie et de bonté – signes manifestes de la tendresse du Père. Belle Mission à toutes et tous!

Je vous envoie!

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), octobre 2019

Par Robert Zuber

L’abbé Robert, un prêtre heureux dans sa mission auprès des communautés paroissiales du secteur des Deux-Rives.
L’abbé Robert, un prêtre heureux dans sa mission auprès des communautés paroissiales du secteur des Deux-Rives.

Au moment de l’Ascension, Jésus envoie ses disciples pour qu’ils annoncent la joie de l’Evangile et pour qu’ils baptisent, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Depuis ce moment, l’Eglise est devenue missionnaire et sa préoccupation a été de répandre largement cette bonne nouvelle de Jésus.

En pensant à ces missionnaires qui ont tout quitté pour suivre cette invitation de Jésus, je me souviens de mon grand-oncle Séraphin. Parti au Cameroun au début de la deuxième guerre mondiale, il a mis toute son énergie à annoncer la foi en Jésus. Sa confiance, sa vie donnée jusqu’au bout pour sa mission m’ont profondément touché.

Aujourd’hui encore, beaucoup sont appelés à tout quitter pour partir annoncer le Christ, alors que d’autres, comme moi, sont appelés à être missionnaires ici.

Mais comment être missionnaire dans mon pays, dans mon village?
Est-ce plus facile d’annoncer Jésus à un peuple qui ne le connaît pas ou à un peuple qui ne manque de rien, sinon de l’essentiel?

Tout d’abord, comme le dit le pape François: «Pour pouvoir aider les autres, ici ou ailleurs, nous avons besoin d’une rencontre personnelle avec Dieu, de moments de prière et d’écoute de sa Parole.» En e et, il faut prendre le temps de se familiariser toujours plus avec Jésus, car c’est ainsi que le Seigneur va pouvoir nous inspirer la bonne attitude, la bonne parole pour annoncer la joie de l’Evangile.

Fort de ce lien continuel avec Dieu, nous pouvons rejoindre les autres, là où ils sont, et leur apporter ce merveilleux message de l’Evangile, message de paix et d’espérance.

Pour moi, être missionnaire en paroisse, c’est aller à la rencontre de chacun et chacune et se rendre disponible pour une rencontre et un temps d’échange. C’est aussi accompagner et soutenir par un sourire, un regard ou un mot. Mais c’est surtout prier et offrir au Seigneur toutes les communautés qu’il m’a confiées. Ce sont ces liens qui nourrissent et donnent sens à ma vie de prêtre et à mon engagement.

Mais aujourd’hui, Jésus nous appelle tous à être missionnaires. Des missionnaires joyeux et audacieux, forts dans la foi et remplis d’espérance. Il compte sur nous tous, soyons témoins de l’amour infini de Dieu.

Soeur Anne-Cécile: une vie donnée pour les autres

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer (FR), octobre-novembre 2019

Par Gérard Dévaud  |  Photos: André Bise

Le 23 mars 1959, la jeune Lucie Moullet de Cheyres entrait au noviciat et devenait sœur Anne-Cécile des Sœurs de la Charité de Jeanne-Antide Thouret. Fille de Palmyre et Alexis et issue d’une fratrie de quatre filles et deux garçons, rien ne prédestinait Lucie à devenir religieuse. Toutefois,
le désir était déjà certainement au fond de son cœur.
Après ses écoles, elle travaille à l’hôpital d’Estavayer où une religieuse lui dit: «Dans trois ans, tu seras comme moi!» C’est le début de sa vocation.
Religieuse, elle se forme ensuite à l’école normale Ste-Agnès à Fribourg et enseigne durant 23 ans à Domdidier auprès des enfants de 1re et 2e primaires.
Ensuite, Sœur Anne-Cécile étudie à l’Ecole de la foi à Fribourg puis part en mission à Bocaranga en Centrafrique. Là, elle forme des catéchistes de quartiers ou d’écoles. Elle donne aussi des cours de français et d’approfondissement du Credo à de jeunes postulantes et est responsable de la communauté durant dix ans.
Répondant à un nouvel appel de sa com-munauté, Sœur Anne-Cécile refait ses valises et part cette fois à Yaoundé au Cameroun, là où elle se trouve encore actuellement. Elle accompagne et forme les sœurs étudiantes et gère également  les questions administratives telles que les visas, les cartes de séjour ou les billets d’avion.

Huitante sœurs dans cinq pays
Et depuis trois ans, on lui a confié la responsabilité de sa communauté qui regroupe entre six à dix religieuses selon les années. Très actives dans la vie locale, les religieuses ont construit un hôpital, œuvre privée réalisée par les sœurs de la Charité. En Centrafrique, elles ont aussi financé la construction d’une école. La Province des Sœurs de la Charité, dont fait partie sœur Anne-Cécile, s’étend sur cinq pays d’Afrique et compte actuellement huitante sœurs, dont soixante-cinq Africaines.

Depuis 31 ans en Afrique
Sœur Anne-Cécile parle avec beaucoup de passion de sa mission en Afrique. Récemment en vacances dans sa famille en Suisse pour quelques semaines, elle se réjouissait de repartir à la mi-septembre pour sa 32e année, et ceci pour deux ans. «Tant que le Seigneur me donne la force et la santé, ma place est encore là-bas!»

Alors, bon retour «chez vous» à Yaoundé, et à dans deux ans, chère sœur Anne- Cécile!

Si vous voulez soutenir le projet de formation de jeunes filles et de jeunes religieuses porté par Sœur Anne-Cécile, vos dons sont les bienvenus sur le CCP 10-248349-5

Mission universelle: la paroisse est active

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer – Au large (FR), octobre-novembre 2019

Par Christian Moullet  |  Photos: LDD

La campagne du mois de la Mission universelle, menée chaque année par Missio, a un visage différent cette année. Pour octobre 2019, le pape François a en e et proclamé un Mois missionnaire extraordinaire et mandaté les Œuvres pontificales missionnaires (appelées Missio en Suisse) pour coordonner ce mois. Le Mois missionnaire extraordinaire sera placé sous le thème «Baptisés et envoyés: l’Eglise du Christ en mission dans le monde». Chaque baptisé est appelé à y participer. Dans cette page et la suivante, nous vous présentons plusieurs actions missionnaires soutenues par notre paroisse. En page 6, nous brossons le portrait de Sœur Anne-Cécile Moullet qui est active en Afrique depuis trois décennies! En page 7, nous vous disons comment vivre ce mois missionnaire, ici, dans nos murs.

Association Soutien Sénégal: un sixième voyage à Toubacouta

Gaëtan, Cécile et Jérémy lors de la journée dans les familles.
Gaëtan, Cécile et Jérémy lors de la journée dans les familles.

Durant les dernières vacances de Pâques, une quarantaine de jeunes de la Broye, accompagnés de quelques adultes, ont vécu une aventure extraordinaire au Sénégal, plus particulièrement dans le village et les environs de Toubacouta. Pour la 6e fois, un groupe de jeunes se rendait là-bas, guidé par Barbara Julmy et son époux Amadou Diolo.

Au programme: visite du village, travail dans les familles, fin des travaux et inauguration d’une garderie, distribution de moustiquaires, de riz, d’habits, matchs de foot, etc. Que du bonheur pour ces jeunes! Parmi eux, Cécile, Gaëtan et Jérémy, servants de messes témoignent de ce qu’ils ont vécu: «Ce qui nous a marqués, c’est l’accueil et la joie de vivre des gens, leur mode de vie tout simple. Nous, on ne veut que du confort. Là-bas, ils ont juste une petite case pour toute leur famille et ça leur su it. On a beaucoup à apprendre d’eux!»

Coup de pouce à Khalifa, un jeune Sénégalais chef de famille

Khalifa avec la famille Moullet.
Khalifa avec la famille Moullet.

Khalifa vit à Toubacouta au Sénégal. Il fait partie d’une des familles les plus pauvres du village. Déjà orphelin de père, il est devenu du jour au lendemain chef de famille suite au décès de son frère aîné. Avec son travail sur appel qui lui rapporte en moyenne 10 francs par semaine, la culture des champs qui lui offre 350 francs si la récolte est bonne, il doit faire vivre sa maman, ses 6 frères et sa sœur qui sont tous à l’école ou en apprentissage (pas payé).

Khalifa, je l’ai connu il y a un peu plus de six ans. Dès lors, une amitié grandissante
est née, jusqu’au jour où je l’ai considéré comme un ls. A la mort de son frère je me suis dit: que ferait un père pour son ls dans cette situation? Et en accord avec mon épouse et malle, et avec l’aide de beaucoup d’amis, nous lui avons construit une petite maison qui permet de vivre décemment. Mais les loger ne permet pas de les faire vivre. Alors, le projet continue, et nous sommes en train de clôturer un petit terrain pour y faire un lieu d’élevage de chèvres, poules et ânes dont il pourra faire commerce. Ne dit-on pas: «Si tu donnes un poisson à un homme il mangera un jour ; si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours.»Par Bernadette von Niederhäuser  |  Photos: LDD

Haïti: une goutte d’Espoir dans un océan de misère

«Les Amis d’Haïti» est une association qui soutient le Foyer Maurice Sixto (FMS)
fondé par le Père Miguel Jean-Baptiste (Ancien directeur de la colonie) à Carrefour près de Port-au-Prince. Elle est gérée par des bénévoles. Ce foyer apporte depuis 1989 un soutien éducatif, psychologique et affectif aux enfants en domesticité, souvent maltraités. Le FMS veut aider ces enfants à devenir des adultes autonomes qui élèveront leurs enfants avec amour et respect. Ce centre d’accueil de jour fonctionne comme une famille. Il sensibilise les familles pour améliorer les conditions de vie des enfants. Diverses activités sont organisées: alphabétisation et formation professionnelles, activités récréatives, sportives et culturelles, soins dentaires, etc.

Si vous désirez faire partie de la famille des donateurs: IBAN CH98 0900 0000 1715 6509 5.

Plus de détails sur: www.amishaiti.chPar Jean-Paul Marie Brügger  |  Photos: LDD

La cuisson d’une fournée de pain.
La cuisson d’une fournée de pain.

31 août. Le Père Albert Mpambara est rentré chez lui, auprès des élèves dont il dirige toujours l’école. Grâce à la contribution de la Paroisse Saint-Laurent et la générosité de nombreuses personnes, les 500 élèves de l’Institut paroissial de Mukarange peuvent manger du pain deux fois par semaine à la place de la bouillie, dont ils se nourrissent les autres jours, matin et soir.

L’action continue. La cuisine vétuste et insalubre qui nourrit 3 fois par jour tous ces élèves et leurs maîtres, a un urgent besoin d’être agrandie et rénovée. Ce sera le prochain investissement.

Tout ce que nous faisons pour les jeunes de cet endroit contribue à élever le mieux vivre général. Par exemple, comment ne pas comprendre que les jeunes qui peuvent poursuivre leur formation grâce à des parrainages, augmentent leur chance de sortir de la pauvreté? A leur tour, ils vont devoir se mettre au service de leur prochain, comme ces Suisses inconnus qui les ont aidés.

La paroisse soutient également le Centre missionnaire de la Broye

Depuis 1963, le Centre missionnaire de la Broye cherche à soutenir les Missions dans le monde à partir de chez nous. Ainsi, le Centre soutient des femmes et des hommes ayant des projets dans des pays qui en ont besoin, un peu partout dans le monde, mais toujours avec un lien fort avec la Broye. L’association soutient ainsi régulièrement des projets au Rwanda, à Madagascar, en Centrafrique, en Haïti ou aux Philippines. Notre volonté est de faire croître ce verset de saint Paul aux Romains: «Soyez unis les uns aux autres.»

Centre missionnaire de Bramois

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, décanat Sion (VS), octobre 2019

Par Charly Monnet  |  Photo: Estelle Millius

Le centre missionnaire de Bramois a vu le jour le 8 mai 1973 sous l’impulsion du curé André Boitzy et de quelques paroissiens. La séance constitutive relève que l’association a pour but: «D’éveiller les membres de la communauté à l’esprit missionnaire, de susciter et d’encourager des vocations, d’aider financièrement les missionnaires de la paroisse.» Le comité décide de mettre sur pied un loto et d’organiser une fête patronale afin de récolter l’argent nécessaire à la mise en œuvre de ce projet.
La première fête eut lieu le 9 septembre 1973, elle a généré un bénéfice considérable pour l’époque soit 2390 francs. Cette somme fut répartie entre le ministère de Sœur Marie Joséphine Fournier en Nouvelle-Guinée et celui du Père Gérard Mayor au Sénégal.

Au fil des ans le centre a soutenu de nombreux missionnaires au Brésil, Pérou, Cameroun, Gabon, Congo. Les dons ont permis notamment de fournir de l’eau aux habitants, d’entretenir des églises, de bâtir des écoles, d’acheter des véhicules pour les déplacements des missionnaires ou plus original, d’acheter un âne pour le transport de matériel.

Près d’un demi-siècle plus tard, force est de constater que le centre est toujours mû par un comité motivé et enthousiaste. Son actuelle présidente, Cathy Huber, nous éclaire sur la situation actuelle du centre missionnaire.

«Encore aujourd’hui, nous organisons, le deuxième dimanche de septembre, la fête missionnaire, patronale et villageoise à Bramois. Cette année, les bénéficiaires seront Sœur Michèle Panchard à Brazzaville au Congo, et Jean Issa Sarr au Sénégal. Depuis une vingtaine d’années, nous aidons diverses associations locales comme l’Accueil Aurore, l’Hôtel Dieu et Cérébral Valais, en mettant sur pied, le samedi du premier week-end de l’Avent, un petit Marché de Noël. Nous soutenons aussi régulièrement une association en particulier, Chez Paou, la Croix Rouge Sion, Le Copain, la Maisonnée… Il nous arrive également d’aider des personnes en détresse proches de chez nous.
Nous distribuons chaque année quelque 25’000 francs.
Le comité est constitué de 10 personnes motivées. Les paroissiens répondent présents pour donner un coup de main lors des différentes manifestations.
Je profite de la parution de cet article pour lancer un appel: nous avons toujours besoin d’aide pour l’organisation de la fête patronale, missionnaire et villageoise. Cette manifestation occupe le comité durant plusieurs mois, nous cherchons des bénévoles pour la mise en place, le démontage et pour les différents stands (cuisine, raclette, pâtisserie, cantine, tom- bola, caisse, café, jeux…).
Je tiens à remercier tous les bénévoles et plus particulièrement les scouts du village sans qui une telle fête ne pourrait être organisée.»

Un Mois missionnaire extraordinaire!

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Notre-Dame de la Brillaz (FR), octobre-novembre 2019

Par le Père Patrice Gasser  |  Photo: Bernard Hallet

Abbé Patrice Gasser
Abbé Patrice Gasser

Nous avons beaucoup de chance avec le pape François: son dynamisme, sa foi tenace et son désir de rendre l’Eglise plus évangélique nous stimuleront encore longtemps. Il a proposé cette année que tout le mois d’octobre sorte de l’ordinaire et soit missionnaire: les 31 jours qui viennent vont nous rappeler notre mission. Et, cerise sur le gâteau, le secteur du Haut- Lac a la chance d’accueillir notre évêque, Mgr Jean-Marie Lovey, durant ce temps béni.

Oui, les vendanges ont été bonnes, les vergers ont laissé mûrir figues, pommes, poires, pêches et autres fruits. Les champs et les jardins ont produit légumes, citrouilles, butternut et autres courges. Les mélèzes vont se parer de leurs couleurs magnifiques et illuminer les sommets des montagnes. Cela est dans la nature, à l’extérieur. A l’intérieur aussi, notre cœur se pare d’une fécondité encore plus belle: en aimant, il apporte au monde ses arabesques multiformes et variées…

Pour cela le pape François nous demande d’intensifier notre prière, de promouvoir de nouvelles initiatives et de veiller à la coopération et à la solidarité entre Eglises «afin que se réveille et que jamais ne nous soit volé l’enthousiasme missionnaire». Une prière a été proposée au monde entier pour nous y aider; redisons-la seuls ou ensemble. Et que notre cœur se réveille!

Notre Père, ton Fils unique Jésus-Christ ressuscité d’entre les morts a confié à ses disciples le mandat d’«aller et de faire des disciples de tous les peuples». Tu nous rappelles que par le baptême nous participons tous à la mission de l’Eglise.

Par les dons de Ton Saint-Esprit, accorde-nous la grâce d’être les témoins de l’Evangile, courageux et ardents, pour que la mission confiée à l’Eglise, encore bien loin d’être réalisée, puisse trouver des expressions nouvelles et efficaces qui apportent au monde la vie et la lumière.

Aide-nous à faire en sorte que tous les peuples puissent rencontrer l’amour salvifique et la miséricorde de Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec Toi, dans l’unité du Saint-Esprit, aujourd’hui et pour les siècles des siècles, AMEN.

Prière d’envoi

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral des Coteaux du Soleil (VS), octobre 2019

Par missio – Oeuvres pontificales

Allez à présent dans le monde.
Soyez con ants, ayez courage!
Soyez bénis par l’eau du baptême
Et fortifiés par l’onction du Rédempteur.

Epanouissez-vous dans votre quotidien,
Car là sont votre vie et votre mission.
Elles semblent peut-être discrètes et humbles,
Mais elles sont précieuses aux yeux de Dieu et pour les hommes.

Soyez ouverts à l’inconnu.
Et quand il vous appelle, allez!
Allez jusqu’aux limites de la création et au-delà.
Mais là où l’on a besoin de vous, demeurez!

Le Christ lui-même vous a envoyés.
En son nom vous cheminez.
Ouvrez les yeux, n’ayez pas peur.
Ayez confiance en Lui, car Il a confiance en vous.

Que Sa bénédiction vous précède et vous accompagne!
Recevez-la au nom du Père, Du Fils et du Saint-Esprit.
Recevez-la et offrez-la aux autres.

Allez, et donnez la paix !

La mission: intérieure?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur d’Entremont (VS), octobre 2019

Par Michel Abbet  |  Photos: Annelyse Bérard, DR

Sûrement vous est-il arrivé d’assister à une messe dans une des paroisses valaisannes et de faire ce constat: de plus en plus de célébrants sont originaires de l’étranger, voire même d’un autre continent. Notre secteur, s’il a la chance de pouvoir bénéficier des services d’un curé encore jeune, a dû lui aussi avoir recours aux services d’un prêtre africain qui séjournera chez nous durant cinq ans.
Le «missionnaire» évoque pour les personnes aux cheveux blancs le religieux de chez nous envoyé à l’étranger dans le but d’évangéliser et de développer dans sa nouvelle «patrie» des infrastructures éducatives et structurelles, tout en érigeant églises, écoles ou centres de soins. Cela appartient désormais au passé, car, en l’espace d’une génération à peine, la situation s’est carrément inversée. Aujourd’hui, nous n’avons plus assez de prêtres pour continuer à desservir nos paroisses et nous sommes forcés de faire appel à des forces extérieures. Le missionnaire d’aujourd’hui est polonais ou africain et il arrive chez nous pour partager notre quotidien et continuer à faire vivre l’Espérance dans nos régions.

Dans nos paroisses, il a pour nom Gil- das Tchibozo, nous vient du Bénin, et sa venue est un «cadeau» du Père Théophile Akoha, que les gens de Champex connaissent bien. Le numéro de ce mois étant consacré au thème de la Mission, il nous a paru intéressant d’échanger quelques mots avec lui.Monsieur l’abbé, vous sentez-vous missionnaire ?
Oui, mais surtout par ma fonction de prêtre. Tout prêtre est missionnaire, du fait qu’il est disciple et envoyé du Christ. Dans ce sens, oui, je me sens vraiment missionnaire.

C’est une vocation ?
Dans la formation reçue dans mon dio-èse, je pouvais choisir entre deux voies possible: celle de prêtre diocésain ou celle orientée vers les missions extérieures. J’avais personnellement choisi la formation de prêtre diocésain, tourné vers la mission intérieure.

Et alors ?
Mon histoire avec Jésus m’a toujours sidéré. En fait, je n’avais jamais envisagé de quitter mon pays. Mais quand mon évêque m’a demandé si je voulais venir en Suisse, j’ai dit oui, comme cela, sans réfléchir et sans hésiter! Je me suis simplement dit que c’était la volonté de Dieu et que je répondais à son appel.

Quel est votre ressenti après une année passée dans nos paroisses?
Je suis très content de ma première année, cela se passe très bien mais je ne m’attribue aucune f leur. Dieu est à l’œuvre, et si c’est à travers moi, cela me comble de joie.

S’habituer, apprendre d’autres façons de vivre: un sérieux défi?
Il n’y a pas eu de choc, comme je m’étais imaginé avant de venir ici. Plutôt une continuité. Pour ma part, je m’abandonne à Dieu, j’ai pleine confiance en Lui, cela me procure une grande paix.

Comment vivez-vous le travail en Eglise?
On peut se sentir tout petit et peut-être pas assez compétent pour effectuer ce travail. L’Eglise d’aujourd’hui, à la suite du pape François, doit se recentrer sur le message originel du Christ et l’annoncer pour le bien des hommes. Je mets volontiers mes forces au service de cette tâche, même si je pense quelquefois que je n’ai pas toutes les potentialités pour le faire. Mais je ne suis pas seul. Et, je le redis en toute simplicité, j’ai totale confiance en mon Dieu.

Appelés, baptisés, envoyés

Disciples du Christ, missionnaire…

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Notre-Dame de la Brillaz (FR), octobre-novembre 2019

Par Eric Marchand, curé modérateur  |  Photo: missio

Au cours du bilan de fin d’année, l’équipe pastorale faisait le constat que si nous avons la joie de pouvoir nous appuyer sur de nombreux acteurs engagés dans la pastorale avec beaucoup de générosité, il nous faut être néanmoins attentifs à encourager l’engagement de chacun d’entre nous à développer la vie de foi de nos communau-tés. Avec l’équipe pastorale, chaque année, nous proposons de vivre notre foi en lien avec un thème bien précis. Toutefois, cette nouvelle année pastorale entamée ne sera pas consacrée à un nouveau thème qu’il nous faudrait honorer. Nous restons «En route avec le Christ» mais en vous proposant de véri er si nous vivons en vérité notre condition de « disciple‐missionnaire » énoncée par le pape François dans la Joie de l’Evangile.

En ce mois d’octobre 2019, le pape François a décrété un mois missionnaire extraordinaire «a fin de susciter une plus grande prise de conscience de la missio ad gentes et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale ». C’est l’occasion pour chacun de nous de prendre pleinement conscience de son propre mandat missionnaire. Cha cun a une mission : pour son entourage et pour le monde entier.

Si nous reprenons l’expression, il est intéressant de noter le trait d’union entre le mot disciple et le mot missionnaire. On pourrait se contenter en e et d’une version confortable du christianisme en croyant lir : disciple ou missionnaire, disciple/ missionnaire; le tout serait alors de rayer la mention inutile nous laissant face à deux versions de la vie chrétienne: la version confortable de celui qui se contente résolument d’être disciple, tournant le dos à l’évangélisation et au service du prochain, la paroisse étant réduite à un prestataire de services. Ou bien le modèle missionnaire où la condition première de disciple risque d’être oubliée. Mais qu’annoncera‐t‐il s’il ne prend plus le temps d’être disciple, de nourrir sa foi? Nous risquons fort de ressembler à une vague ONG, selon l’avertissement du pape François…

Il nous dit dans Evangelii Gaudium (La joie de l’Evangile): «Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples‐missionnaires »» (n° 120). Autrement dit la condition même du disciple est d’être missionnaire. La dimension missionnaire ne s’ajoute pas, elle est inséparable de la rencontre du Christ vécue par le disciple. Le pape François précis: «La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle. Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation, car s’il a vraiment fait l’ex-érience de l’amour de Dieu qui le sauve, il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons ou de longues instructions».

Nous vous proposons donc que cette année soit un temps favorable pour lire notre vie paroissiale en nous demandant si nous sommes, non pas des disciples ou des missionnaires, ni des «disciples et missionnaires», mais des «disciples-missionnaires». Le trait d’union reliant ces deux termes révèle l’intensité de notre rencontre avec le Seigneur.

Plusieurs axes peuvent facilement être mis en place par chacune de nos communautés tels que les moyens que nous pourrions proposer dans nos paroisses pour nous ressourcer spirituellement ; comment notre Eglise est‐elle une Eglise en sortie, comme le Christ va rejoindre les périphéries, là où vivent les hommes et les femmes de notre temps, en particulier les pauvres, les précaires, tous ceux et celles qui sont en sou rance; comment favorisons-nous la dimension fraternelle de nos communautés. La liste n’est pas exhaustive mais elle nous interpelle sur la question du climat de notre vie ecclésiale et de la participation effective à des petites communautés fraternelles de foi.

Alors en avant, disciples‐missionnaires !

Les visages de la mission aujourd’hui

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral des Coteaux du Soleil (VS), octobre 2019

Propos recueillis par Isabelle Vogt

J’ai appris à connaître Patrice au Conseil de Communauté, et à chaque fois qu’il parle de son long séjour en Colombie, son regard s’illumine. Cela a attisé ma curiosité et m’a incitée à lui demander de témoigner en ce Mois extraordinaire de la mission. Rencontre autour d’un verre sur une terrasse…Patrice, as-tu été envoyé en mission en Colombie ?
Pas du tout! Déjà à l’Ecole Normale il y avait régulièrement des annonces «on cherche un prof pour l’Ecole suisse de Bogotá» et je me disais: «Ça c’est vraiment la chose que j’aimerais faire!» Après l’Ecole Normale, j’ai travaillé trois ans dans ma commune, et il y a de nouveau eu cette annonce en 1995 dans le journal Résonances. En postant ma candidature j’étais persuadé que c’était pour moi ce job, et je l’ai eu. J’ai commencé avec des premières primaires, des tout-petits, même si les responsables craignaient que ce soit difficile pour un homme dans ce pays où l’on chouchoute beaucoup les petits enfants, par tradition. Il faut croire que j’ai passé le test, puisque j’y suis finalement resté dix ans! Ça a été une expérience extraordinaire et j’ai toujours gardé des contacts étroits avec les gens de là-bas.

Notre mission à l’Ecole suisse de Bogota, c’était peut-être la non-discrimination entre les différentes couches de population. Il faut savoir qu’en Colombie, il y a six couches sociales bien marquées, mais tous les enfants de l’école, même s’ils appartenaient à des couches plus aisées (quatre à six), étaient traités de la même manière, et les parents aussi. Alors que normalement, les personnes les plus élevées socialement sont habituées à bénéficier de privilèges, de passe-droits.

Patrice et Géraldine, mission famille
Patrice et Géraldine, mission famille

Qu’est-ce qui t’a fait revenir en Valais?
J’avais demandé un congé d’une année pour étudier à Londres, mais le contraste entre les deux pays a été très dur à sup- porter. Du coup je suis rentré en Suisse. J’aurais pu repartir en Colombie, mais j’hésitais… et j’ai rencontré Géraldine. Depuis nous avons fondé une famille, et pour le moment, la question ne se pose plus. La Colombie c’est pour les vacances.

Est-ce qu’on pourrait parler d’une mission pour toi ici, aujourd’hui, en Eglise?
Selon la nouvelle vision de la mission ad gentes proposée par le pape François, oui, c’est possible. Etre la mission, vers les gens avec ce que tu es, toi. En tant qu’enseignant primaire, j’essaie de faire de mon mieux, et le message d’humilité, d’être à sa place, de vivre ça et de le transmettre aux autres, ça me parle.

Je ne sais pas si j’avais comme mission d’être dans le Conseil de communauté. C’est Bernard qui est venu me chercher, et j’observe et j’apprends beaucoup, avec la vision de l’Eglise de demain que nous propose Pierre-Yves.

En toute modestie, Patrice ne voit pas ce qu’il a pu apporter à sa paroisse. Pourtant il a contribué au maintien d’une célébration de Noël à l’école primaire de Châteauneuf, accompagnant avec quelques collègues une réflexion sur un renouvellement de cette célébration et une ouverture aux autres religions qui a connu un beau succès l’an dernier. Et il s’est investi dans le projet du Conseil de communauté de créer des «coins enfants» dans chaque église pour que les familles osent revenir à la messe sans se faire regarder de travers parce que leurs enfants dérangent.

De belles missions ici et maintenant, remplies avec joie et conviction. Merci Patrice!

Donner sens, remplir sa mission et devenir libre

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, unité pastorale Sainte-Claire (FR), octobre-novembre 2019

Par Jérémie Bielmann, 24 ans | Photo: Rita Moreira

Dans ma période adolescente, une amie m’avoue un jour qu’elle croit en l’astrologie. En bon scientiste de quatorze ans, je me questionne : comment peut-elle croire sérieusement que les étoiles ont une influence sur notre vie ? Par leur lumière ? Leurs ondes gravitationnelles ? Je suis perturbé. Et puis deux neurones se connectent, une ampoule s’allume. Je renverse le paradigme : si l’on croit au pur hasard, l’astrologie ne fait aucun sens. Mais si l’on croit que l’univers a un sens, nous pouvons très bien avoir une relation avec le ciel. J’envisage le sens. Au fur et à mesure de ma quête de vérité, j’arrive à la conclusion que l’amour est plus grand qu’une hormone, que l’homme a une profondeur infinie, à l’image de Celui qui l’a créé et qui lui a donné un sens, qui l’aime.

Je laisse derrière moi mon nihilisme d’adolescent et mes dénis confortables. J’analyse mes capacités et me demande quel rôle voudrait bien me donner le Grand Patron. Comédien, me semble-t-il. Alors je ferme les yeux, je fais confiance aveugle en mon Créateur, et je me jette du plongeoir. Résultat ? Je me prends un énorme plat. A vingt ans je n’ai toujours pas compris la vie. Mais je ne perds pas l’espérance. Je repars, je me bats, pendant quatre ans. Et puis un jour, dans la petite classe préparatoire du conservatoire, j’interromps le cours pour lire, tout tremblant, le mail qui m’annonce que je suis reçu dans une école de théâtre.

L’expression, la parole, que je crois être ma vocation, me permet chaque jour de participer à la cohérence de l’existence, à l’amour de Dieu. Par le théâtre, nous pouvons transmettre le savoir, questionner, sublimer les sentiments par le rire et les larmes. Lorsque nous ressentons la grâce, nous nous ouvrons. Une bonne pièce est une pièce qui nous change. Je crois que notre mission se manifeste souvent ainsi : lorsque nous répondons à notre vocation, nous témoignons de notre trésor personnel et nous devenons source d’inspiration et de libération pour les autres.

Plus j’accepte qui je suis, plus je suis le chemin qui a été tracé pour moi, plus je me sens libre. Je vous invite, vous qui me lisez, à toujours agir comme s’il y avait un sens à l’existence même lorsque vous n’en voyez pas. Ne disparaissez pas, agissez, rayonnez, changez, bouleversez-vous. Je suis persuadé qu’un jour, vous vous sentirez à votre place.A consulter aussi le site de www.formulejeunes.ch

La mission là-bas…

…l’année Jubilaire de la Fondation Casa Juan Diego

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), octobre 2019

Par Daniela Sebrié et Alessandra Arlettaz  |  Photo: Chloé, Aline et Daniela

En 1973, le Père Gabriel Carron décide de quitter son Valais natal pour aller à la rencontre d’une autre réalité, une autre culture. Il a eu l’audace de partir, de traverser l’océan, de construire des ponts pour partager sa foi, répandre sa joie et créer des liens d’amitié.
Après 20 ans, désirant assurer l’avenir de son œuvre, il créa la fondation «Casa Juan Diego», pour soutenir les nombreux projets en faveur des prisonniers et des enfants défavorisés d’Argentine. En 2019, elle fête son 25e anniversaire.
Durant ce Jubilé, nous avons remercié le Seigneur pour la vie du Père Gabriel. Nous avons fait mémoire de cet homme qui nous a touchés par sa proximité avec les gens, ses éclats de rires et sa capacité de rêver. Un homme qui nous a constamment manifesté son amour inconditionnel pour les personnes les plus oubliées. Nous voulons célébrer la foi et l’amitié et surtout ce chemin dans la confiance, que Père Gabriel a parcouru.
Aujourd’hui encore, d’autres personnes se sont mises à sa suite.

C’est le cas d’Aline et de Pablo que nous avons rencontrés pour vous:

Déjà 8 ans que vous êtes partis en mission avec la Fondation. Comment vivez-vous personnellement cette expérience?
Aline: c’est une expérience très enrichissante. Je suis confrontée à des situations qui me permettent d’appréhender les différences et les ressemblances entre mon pays d’origine et mon pays d’adoption. J’apprends à voir la vie différemment, je comprends qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’être et de faire et que la diversité est essentielle à la vie.Pablo: j’ai pu vivre de belles expériences et d’autres moins agréables, comme il en arrive dans la vie de chacun, mais étant au service de ceux qui ont le plus de besoins, je trouve la force pour continuer à travailler pour changer un peu le quotidien de ces personnes.

Quelles sont pour vous les perles que vous avez pu découvrir et accueillir?
Aline: chaque contact avec un enfant, un jeune, une prisonnière, est un trésor dont il faut apprendre à apprécier la valeur. Il y a des petites perles comme la satisfaction souriante d’une femme qui apprend à jouer de la guitare en prison, il y a aussi de  grandes perles comme, par exemple, le concert d’un orchestre d’enfants. Des événements, qui parlent d’un travail soutenu et engagé, réalisé aussi par une multiplicité d’acteurs, qui sont, eux aussi des perles.
Pablo: les perles sont d’abord celles de notre foyer grâce à la joie exprimée par nos enfants Nahuel et Catriel. Aussi les discus- sions avec les jeunes étudiants qui vivent dans la maison. Puis il y en a d’autres comme la surprise des maîtresses et des élèves de voir s’améliorer les conditions du bâtiment scolaire, le regard d’espérance d’un privé de liberté. Je les garde dans mon cœur mais je sens qu’elles ne m’ap- partiennent pas parce que derrière elles, il y a l’accompagnement de nombreuses personnes, en Argentine et en Suisse.

Voulez-vous laisser un message aux lecteurs?
Nous vous invitons à penser vous aussi aux perles de votre vie. Parfois les nombreuses occupations de la vie quotidienne nous empêchent d’apprécier la valeur des rencontres et des partages.
Se rendre compte des opportunités que la vie nous o re c’est un véritable trésor. Merci à vous tous pour le soutien que durant toutes ces années vous avez porté à l’œuvre du Père Gabriel Carron. Nous continuons d’œuvrer en son nom et vous remercions pour le soutien que vous continuez d’apporter.
Pour voir nos actions: padregabriel.ch
Agenda: 25 octobre 2019 à Fully à 19h: messe suivie d’un moment de partage sur le parvis de l’église.

MISSION – VISION

– Quelle est TA mission? Quelle est NOTRE mission commune ?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur d’Aigle (VS), octobre-novembre 2019

Par Florence Cherubini  |  Photo: Monika Acosta

Etre une mission
«La mission au cœur du peuple n’est ni une partie de ma vie ni un ornement que je peux quitter, ni un appendice, ni un moment de l’existence. Elle est quelque chose que je ne peux pas arracher de mon être, si je ne veux pas me détruire. Je suis une mission sur cette terre, et c’est pour cela que je suis dans ce monde. » (Evangelii Gaudium, 273)
Chacun de nous EST une mission, nous dit notre Pape ! Cette mission fait partie de notre identité de baptisés. Et même, plus largement, d’êtres humains, puisqu’elle est en lien avec le besoin de «l’accomplissement de soi» que chacun porte en lui! Chacun de nous a donc une tâche à accomplir, une mission propre que nous sommes tous appelés à réaliser à notre manière et selon nos capacités et nos charismes.

Avoir une mission
«Je dois reconnaître que je suis comme marqué au feu par cette mission afin d’éclairer, de bénir, de vivifier, de soulager, de guérir, de libérer. Là apparaît l’infirmière dans l’âme, le professeur dans l’âme, le politique dans l’âme, ceux qui ont décidé, au fond, d’être avec les autres et pour les autres.» (Evangelii Gaudium, 273)
Nous tous, baptisés du secteur, si nous suivons la logique du pape François, avoir une mission – s’engager – ne revêt plus la signification d’une option, d’un choix ou alors d’une charge lourde et ennuyeuse à accomplir. La mission, notre propre mis- sion devient partage et communication de la joie de l’Evangile. A ce moment, nous devenons pleinement membres du Corps du Christ.
Pour partager cette joie et définir comment notre secteur pourra être au mieux une Eglise vivante qui répond aux besoins actuels et aux défis de notre société, nous sommes tous invités à élaborer ensemble les grandes directions d’une vision pastorale commune à notre secteur.
«Redynamisons nos paroisses» sera le leitmotiv de la journée de réflexion qui est proposée à tout le secteur. Celle-ci aura lieu à Bex, dans les locaux de la paroisse, le samedi 16 novembre de 13h30 à 17h30. Cette journée se terminera, pour ceux qui le désirent, par une messe concélébrée par tous nos prêtres du secteur, à 18h au temple de Bex.[thb_image alignment= »center » image= »16380″]

Baptisé-e-s et envoyé-e-s: l’Eglise du Christ en mission dans le monde

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel/Eaux-Vives, Saint-Paul/Saint-Dominique (GE), octobre 2019

Par Karin Ducret

Le Concile Vatican II a rappelé l’égalité et la dignité inaliénables de tous les baptisé-e-s. Par le baptême, tout chrétien, toute chrétienne devient «prêtre, prophète et roi» et reçoit ainsi les mêmes charges que le Christ accomplit par sa vie.

Un article dans la revue «Choisir» pose cette question provocante: «Jésus-Christ était-il prêtre?»1 Il explique que les seuls prêtres dont font mention les Evangiles sont ceux du Temple de Jérusalem (Mc 1, 44); quant à l’apôtre Paul, le mot prêtre n’apparaît jamais dans ses épîtres, sauf dans l’épître aux Hébreux2 qui soutient que Jésus était prêtre. Etait-ce pour rassurer la communauté chrétienne, composée de juifs convertis, habitués aux splendeurs des célébrations au Temple de Jérusalem? Parce que le culte de la communauté chrétienne consistait presque exclusivement en l’abandon à Dieu et l’amour de l’autre, et l’eucharistie, célébrée dans les familles, ne se distinguait pas beau- coup des repas ordinaires en famille? Pour contredire une rumeur au sujet de Jésus qu’il ne pouvait pas être le Messie puisqu’il n’était pas prêtre? Les juifs attendaient en e et un prêtre, un prophète et un roi pour la n des temps… On vit en e et en Jésus un prophète (Mc 9, 8), on le reconnut comme roi (Mt 21, 9, Lc 19, 38, Jn 12, 13), mais jamais personne ne le dit prêtre, car n’appartenant pas à la tribu de Lévi mais à celle de Judas ! Pour son peuple, Jésus était donc un laïc… L’auteur de l’Epître aux Hébreux affirme alors que Jésus appartenait, selon le psaume 110,4 à un autre ordre, celui de «Melchisédech» (voir Gn 14): «Le Seigneur l’a juré, il ne s’en repentira pas: tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech.» Jésus-Christ est donc devenu par sa résurrection prêtre d’un nouvel «ordre» et d’un «nouveau style»: par le seul sacrifice de sa personne livrée par amour, il a obtenu le pardon de tous les péchés: il n’y a plus besoin d’autres sacrifices. En ne naissant pas dans la tribu de Lévi, il a ouvert le sacerdoce à tous. En accomplissant la volonté de Dieu, il a montré que tous les chrétiens, toutes les chrétiennes sont prêtres comme lui lorsqu’ils/elles pratiquent l’amour de Dieu et du prochain. Plus tard, pour mieux organiser les tâches dans l’Eglise, quelques-uns deviendront ministres, d’autres travailleront plus directement dans le monde. Mais toutes et tous participent du sacerdoce de Jésus- Christ pour transformer la société par une vie faite d’amour et de solidarité.

Le mois extraordinaire de la mission dans notre secteur

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastorale des Coteaux du Soleil (VS), octobre 2019

Par Laetitia Willomet et Isabelle Vogt

La campagne du Mois de la Mission universelle, menée chaque année par Missio, va avoir un visage différent en 2019. Pour octobre 2019, le pape François a en effet proclamé un Mois missionnaire EXTRAORDINAIREet mandaté les Œuvres pontificales missionnaires (appelées Missio en Suisse) pour le coordonner.Le Mois missionnaire extraordinaire (MME) est placé sous le thème « Baptisés et envoyés: l’Eglise du Christ en mission dans le monde », développé selon quatre dimensions:

  • La rencontre personnelle avec Jésus-Christ
  • Le témoignage (des saints, des martyrs de la mission, des confesseurs de la foi)
  • La formation à la mission (formation biblique, catéchétique, spirituelle et théo- logique)
  • La charité missionnaire

Plus d’infos sur : www.baptisesetenvoyes.ch ou sur www.missio.ch

La Conférence des évêques suisses (CES) et Missio appellent chaque baptisé à y participer. Une campagne virale sur les réseaux sociaux #Ma mission c’est… et la tienne? a d’ailleurs été lancée. Elle permet, via une simple feuille à télécharger sur le site du MME et une photo/vidéo, de s’exprimer sur sa mission de chrétien-ne dans le monde. Le tout à diffuser sur Facebook avec l’hashtag approprié en identifiant en ligne une ou plusieurs personnes appelées à relever le défi à leur tour.
De plus, Missio propose une chaîne de prière et invite chaque fidèle à prier là où il/elle se trouve le vendredi à midi.
Le 1er octobre, les évêques suisses se réunissent à Riva San Vitale, au Tessin, (plus ancien baptistère de Suisse) et en communion avec eux, nous sommes invités à organiser une liturgie de la parole avec renouvellement du baptême (voir à Vétroz). Il s’agit de rappeler l’importance de l’engagement missionnaire pour chaque baptisé, selon la figure du «disciple missionnaire»: impossible d’être disciple du Christ sans immédiatement en témoigner d’une façon ou d’une autre (voir à Conthey).
Le diocèse de Sion et l’Abbaye de Saint-Maurice organisent une rencontre destinée à toute personne intéressée à la mise sur pied d’un «laboratoire de la mission» le samedi 26 octobre de 14h à 18h à l’Abbaye de Saint-Maurice (détails voir en page 7).
Nos paroisses privilégient également les actions de solidarité et les rencontres avec d’autres églises chrétiennes (voir à Chamoson), les rencontres entre communautés linguistiques, notamment le 20 octobre, Dimanche de la Mission universelle (voir à Ardon) et le 31 octobre, clôture de ce mois extraordinaire, occasion d’une célébration d’envoi en mission (voir à Chamoson). A relever que la collecte du Dimanche de la Mission universelle, qui a lieu en même temps dans toutes les paroisses du monde, alimentera le fonds de solidarité de l’Eglise universelle.[thb_image image= »16223″ img_link= »url:%2Fwp-content/uploads/2019/10/Le_Mois_missionnaire.pdf »]

Le mois missionnaire dans notre paroisse

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer (FR), octobre 2019

Par Marianne Berset

Cette année, le pape François invite toute l’Eglise à consacrer le mois d’octobre et ceux qui suivent à un temps de prière et de réflexion sur la mission, ceci a n de susciter une prise de conscience de notre mission de baptisé et nous aider à redonner un élan missionnaire dans nos vies et nos paroisses.Le thème de cette campagne est «Baptisés et envoyés: l’Eglise du Christ en mission dans le monde».
Afin de vivre pleinement ce mois missionnaire, nous allons mettre en place quelques points forts:

  • Une banderole au baptistère de nos églises afin de nous rappeler que nous sommes baptisés et envoyés encore aujourd’hui pour être des missionnaires ici et dans le monde.
  • Un chant pour soutenir notre prière et renforcer la communauté en formant un seul chœur. Ce chant composé par Mme Rachel Jeanmonod nous redit l’Amour in ni de Dieu pour chacun de nous ainsi que la confiance qu’il nous fait en nous envoyant témoigner. Vous pouvez l’écouter sur notre site: paroisse-st-laurent-estavayer.ch
  • Des témoignages, le dimanche de la Mis- sion universelle 20 octobre 2019 dans nos églises lors de nos messes.
    • A Estavayer, David Amstutz nous parlera de l’Association «Orphelinat Holy Trinity» qui redonne de l’espoir et un avenir aux enfants abandonnés de la rue et aux orphelins de Zamboanga City aux Philippines.
    • A Cugy, les missionnaires de Saint François de Sales parleront de leur mis- sion en Inde, au Tchad et au Cameroun.
  • Une pastorale missionnaire en faisant découvrir aux jeunes et aux enfants comment aujourd’hui nous pouvons être des missionnaires dans nos vies quotidiennes.
    • Pour les confirmands, «Baptisés et Envoyés» est le thème de leur parcours.
    • Pour les enfants, une rencontre de catéchèse sera consacrée à cette thématique qui leur montrera que de là où nous sommes «Les enfants peuvent aider les enfants». Cette année nous soutiendrons les enfants du Liban. Puis, ils seront invités à participer à la messe du 17 novembre animée par la Chorale «Clé de Vie» pour Estavayer et à d’autres dates pour les enfants des autres communautés. A la sortie, ils vous proposeront le thé, les objets pour soutenir la mission et des biscuits du Liban.
    • Les chanteurs à l’étoile feront également leur visite dans le temps de Noël. La date vous sera communiquée sur le feuillet et le site.

A tous, nous souhaitons un beau mois missionnaire extraordinaire et espérons que dans les propositions mentionnées vous trouverez le moyen de bien vivre votre mission baptismale.

Du côté de chez les missionnaires de Saint François de Sales

Fondée en 1838 à Annecy, dans la mouvance du renouveau spirituel qui a suivi la Révolution française, la congrégation des Missionnaires de Saint François poursuit les trois objectifs fixés par son fondateur, le Père Pierre-Marie Mermier. A savoir: les missions lointaines
(ad extra ad gentes), les missions paroissiales (ici) et l’éducation chrétienne de la jeunesse.

Par le Père Jean Richoz, missionnaire de Saint François de Sales

Forte aujourd’hui de quelque 1400 membres, la congrégation comprend 11 provinces, une vice-province et quelques «délégations de futures vice-provinces. Elle est présente dans les pays suivants:

  • En Europe : France, Suisse, Italie, Angleterre, Allemagne, Autriche et Hollande;
  • En Asie: Inde, Philippines et Indonésie;
  • En Amérique: Etats-Unis, Canada, Equateur, Brésil et Trinida (Ile de Ste Lucie);
  • En Océanie: Australie, Papouasie et Nouvelle-Guinée;
  • En Afrique: Tanzanie, Kenya, Ouganda, Namibie, Afrique du sud, Mozambique, Tchad, Cameroun, Zambie, Swaziland et Malawi.

Le gouvernement de la congrétation est assuré par la curie générale: le supérieur général (actuellement indien) qui réside à Rome, l’assistant du supérieur (actuellement le Suisse Yves Carron), quatre conseillers et un économe général. L’autorité suprême est le chapitre qui se tient tous les 5 ans. Le dernier a eu lieu en Inde en février de cette année. La province France-Suisse exploite deux collèges de 1400 élèves chacun: l’Ecole Saint-François à Ville-la-Grand, près de Genève et l’Institut Florimont à Genève. La communauté la plus proche est le séminaire de Bonlieu, à Fribourg. Actuellement, trois élèves y poursuivent leurs études de théologie à l’Université de Fribourg, en provenance de l’Inde, du Tchad et du Cameroun.

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