Par l’abbé Arnaud Evrat fssp Photo: DRLa basilique Notre-Dame invite tous les fidèles à participer ces prochaines semaines à deux beaux pèlerinages. Le premier, au mois de mai, mois de Marie, le samedi 11 mai avec la Congrégation mariale de Fribourg. Nous irons à Lucerne visiter les nombreuses églises de cette magnifique ville et nous recueillir au couvent des capucins de Wesemlin. C’est là qu’en 1531 la Vierge serait apparue à un groupe de fidèles. Quelques années plus tard, sur les indications des voyants, une statue fut réalisée la représentant portant l’Enfant Jésus dans les bras et un sceptre dans la main droite.
Le second, le week-end de la Pentecôte, les 8, 9 et 10 juin avec l’association Notre-Dame de Chrétienté qui organise tous les ans un pèlerinage de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres. Trois jours de marche, de prière et d’approfondissement de sa foi autour du thème : « La Paix du Christ par le règne du Christ. »
Renseignements et inscriptions :www.fssp.ch/fr ou 026 488 00 37.
Ancien vicaire épiscopal, Rémy Berchier fait partie de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital fribourgeois. Une tâche qu’il voit comme une grâce.
Texte et photos par Nicolas MauryA l’étage de l’hôpital de Riaz, Mgr Rémy Berchier discute avec plusieurs infirmières. « Je m’annonce toujours en arrivant. Elles commencent à me connaître. Même si sa part administrative est importante, le personnel soignant garde un super contact avec les patients. Et mes collègues et moi sommes très bien accueillis », indique celui qui est aumônier sur les divers sites de l’hôpital fribourgeois (HFR) depuis 2017.
Cette tâche, celui qui fut longtemps vicaire général du diocèse de Fribourg la vit comme une grâce. « Dans mon ancienne fonction, mon agenda débordait. Là, quand je visite un malade, j’offre mon temps et ma présence. »
Natif de la Broye, Rémy Berchier est issu d’une famille d’agriculteurs. « Mes parents étaient pratiquants et croyants sans être bigots. Puis j’ai eu la chance d’avoir des curés géniaux. A ma première communion et à ma confirmation, l’un d’eux m’a demandé si je voulais devenir prêtre. Ça a fait son chemin… » C’est ainsi qu’il est ordonné le 18 septembre 1982 à Romont, avant d’être appelé à de plus hautes responsabilités. « En 2001, Mgr Genoud m’a sollicité pour devenir son vicaire. Les unités pastorales naissaient. Il a fallu rencontrer des équipes, négocier, discuter. J’ai ensuite repris à mi-temps le vicariat vaudois, avant d’être rappelé sur Fribourg à la demande de Mgr Morerod… »
Amputé du pied gauche
A l’époque déjà, Mgr Berchier compose avec une polyarthrite évolutive du pied gauche. « Elle est bien soignée, mais depuis 5 ou 6 ans les opérations se sont enchaînées. En 2017, j’ai annoncé à l’évêque que je préférais arrêter le service épiscopal. »
Compte tenu de son vécu, Mgr Berchier souhaite aller à la rencontre d’autres malades. Alors qu’il entame une formation ad hoc, sa santé dégénère. En janvier 2018, c’est l’amputation. « Etre privé d’un pied ne consiste pas seulement à se séparer d’une partie de son corps. On devient dépendant. Mais je prends comme une grâce ce qui m’est arrivé. Je suis passé du « faire » à « l’être ». Avant, les gens venaient me voir pour des solutions et des décisions. Désormais, je suis là pour les accompagner. Quand on me dit « le Seigneur est dur avec vous », je réponds que ce n’est pas Lui qui veut cela ! »
Habitant Bulle, Mgr Rémy Berchier se lève entre 6h15 et 6h45. Après un temps de prière et l’eucharistie, il se rend sur l’un des sites de l’HFR. « Nous sommes une dizaine à faire partie de l’équipe d’aumônerie. Quand j’arrive sur place, je consulte le carnet de notes. Je commence ma tournée vers 9h15. »
Sa tournée effectuée, Mgr Berchier met à jour le carnet de notes qu’il tient avec ses collègues.
« De grands croyants »
Lorsqu’il entre pour la première fois dans une chambre, Mgr Berchier s’annonce et enchaîne avec les questions basiques : « Qui êtes-vous, qu’est-ce qui vous arrive ? » Et de préciser : « Je cherche à rejoindre l’autre dans ce qu’il vit, au-delà de sa maladie ou de son accident. Si c’est lourd, je prends cinq à dix minutes pour déposer ça dans les mains du Seigneur. »
L’une de ses règles est de s’éclipser quand arrive le repas. « L’après-midi, je recommence ma tournée vers 13h30. La différence, c’est que des visites peuvent être présentes. »
Les rencontres sont de toutes sortes. « Si on me dit : « Il ne faut pas me parler de l’Eglise », ça me stimule. On discute d’autre chose, mais bien vite, on arrive sur la cause de la rupture. Souvent, je rencontre de grands croyants qui ont pris leurs distances avec l’institution. Il peut y avoir toutes sortes de raisons. Qu’ils en parlent est un sacré pas. Je tente de donner une image de l’Eglise qui tend une main. Nous sommes dans les périphéries dont François parle. »
Avisant son agenda, Mgr Berchier évoque une anecdote : « Un jour, entrant dans une chambre où il y avait un homme très âgé, je me présente en tant que prêtre catholique et aumônier. Le monsieur me dit : « C’est aussi grave que ça ? » On a ri puis on a eu une discussion géniale ! A chaque fois j’explique que le sacrement des malades n’est pas l’extrême-onction, mais qu’elle donne la paix et la force. C’est très différent ! »
Un pèlerinage à diriger>/h3>Ses soirées, Rémy Berchier les passe entre ses engagements de prêtre et des réunions de mise en place du pèlerinage de mai à Lourdes, dont il est le directeur. « 2000 pèlerins, cinq avions, sept à huit cars… Chaque année c’est une aventure à bâtir qui demande beaucoup de boulot mais qui apporte énormément de satisfactions ! »
Un agenda bien rempli
6h30 –> Réveil, puis temps de prière et eucharistie 9h –> Arrivée sur l’un des sites de l’HFR 9h15 –> Début de la tournée des malades Vers 12h –> Repas de midi Dès 13h30 –> Reprise des visites aux malades 17h –> Fin des visites
Mise à jour du travail effectué en journée
Par Emmanuel Rey Photo: DRPour beaucoup de Fribourgeois, la Providence, c’est cette institution confiée aux Filles de la charité (aujourd’hui EMS) dans le quartier de la Neuveville. On oublie parfois que la providence est aussi (et même d’abord) la sollicitude de Dieu à l’égard de sa Création. Comment le comprendre ?[thb_image image= »3908″ img_link= »url:%2Fwp-content/uploads/2019/04/infographie_2019.04_providence_corr. »]
Par Vincent Lafargue Photo: DRLes laudes, les vêpres, vous aimeriez bien les prier… mais le système des pages du « bréviaire » vous a donné mal à la tête dès qu’on a tenté de vous l’expliquer, et le cachet d’aspirine n’est pas fourni avec ces lourds volumes de papier bible…
iBreviary Solution : plusieurs applications gratuites pour smartphones existent. D’abord « iBreviary », certainement la plus jolie même si ce n’est pas toujours la plus fiable. Elle propose non seulement les sept heures classiques (vigiles – laudes – tierce – sexte – none – vêpres – complies) mais aussi les textes de la messe du jour, ainsi que d’autres oraisons et prières. Très agréable à l’œil, l’application vous permet aussi de régler la taille des caractères, le contraste, et un mode nocturne permet un affichage plus doux pour les heures tardives.
Liturgie L’application officielle de l’AELF (Association épiscopale pour la liturgie francophone) est nettement plus sobre, mais toujours exacte et très efficace. Les textes des sept offices ainsi que ceux de la messe s’y trouvent. Un petit « plus » : une fois que vous avez défini l’heure à laquelle vous souhaitez prier tel ou tel office, le bon texte s’affiche automatiquement à l’instant où vous démarrez l’application.
Les deux applications existent également en version « site internet ». Là, c’est clairement celui de l’AELF qui remporte l’avantage avec une version complète de la Bible et l’indication des couleurs liturgiques.
Alors… n’attendez plus pour faire de votre téléphone ou de votre ordinateur un outil de prière !
Applications à télécharger sur l’AppStore ou sur Androïd
Propos recueillis par Pascal Tornay Photo: Véronique CrettonT’as où la maison ? J’habite à la Fontaine en dessus de Martigny-Croix, village dans la combe et qui surplombe la vallée du Rhône.
T’as où le boulot ? J’ai débuté ma vie professionnelle par une formation en archéologie de terrain. Puis j’ai travaillé au Centre de Loisirs et Culture de Martigny afin de mettre à jour sur une TV locale les événements régionaux. Enseignante en peinture par ressenti pendant 15 ans j’ai donné des cours à des enfants et à des adultes et organisé des expositions avec mes élèves. J’ai exposé une quinzaine de fois mes œuvres dans des galeries valaisannes.
En 2016, j’ai plongé dans l’univers métaphorique des symboles comme support à la quête de soi, je pratique une démarche introspective inspirée par le psychanalyste Carl-Gustav Jung afin de me servir des images symboliques comme révélateur de l’inconscient.
T’as où l’engagement ? L’expérience de la peintre intuitive m’a engagée dans l’étude de la symbolique des images. La peinture intuitive révèle un langage symbolique qui sommeille en soi et qui se révèle sur la toile. Cette démarche introspective révélée sur les œuvres picturales que j’ai réalisées pendant de nombreuses années ainsi que l’interprétation des œuvres de mes élèves, m’a amenée vers le désir d’intégrer la symbolique traditionnelle. Pour cette étude, j’ai choisi les images archétypales du tarot. Notez que je n’utilise pas du tout le tarot comme un art divinatoire, je m’appuie simplement sur la force des symboles comme un levier possible sur le chemin en soi. La rencontre avec les personnages, leurs regards, les objets qu’ils tiennent dans leurs mains, et l’environnement dans lequel ils vivent, m’ont conduite vers la joie de la découverte de leur étonnant univers qui parle de quête matérielle, psychologique et spirituelle. Je me sens donc vraiment engagée dans une dynamique de vie lorsque je peux répondre aux appels des personnes que j’accompagne.
T’as où la joie ? Ma joie, c’est d’accompagner des personnes ouvertes à entreprendre une démarche d’enrichissement personnel. Le langage symbolique révèle le profond de soi et a comme objectif de soutenir sa propre croissance individuelle. L’interprétation des symboles sert le développement de soi en conscience dans l’ici et le maintenant, ce n’est donc pas une interprétation du futur. Par leurs images, ces cartes, appelées lames, servent à révéler les parties inconscientes lovées dans la psyché du consultant afin de changer quelque chose à sa manière de penser et d’envisager le monde en posant un regard nouveau sur ce qui l’occupe. La lecture symbolique permet de rendre visible ce qui se passe dans l’esprit du consultant afin de l’orienter vers la résolution optimale d’une situation ou de problèmes rencontrés. La symbolique invite la personne à se poser les bonnes questions et d’y répondre afin de guider sa quête sur le chemin de la réalisation de ses rêves, de ses idéaux, de ses projets de vie.
T’as où la foi ? Je crois que chaque personne qui écoute les désirs de son cœur où se love la présence du Christ a la capacité de s’engager à vivre une quête personnelle en conscience. Bien sûr, cela demande de se dépasser soi-même et de sortir de la zone de confort dans laquelle elle est plongée. Parce qu’elle ne souhaite plus rester dans les limites de ses croyances sur elle-même et sur son entourage, un vrai désir naît dans son cœur. Elle désire vraiment découvrir la véritable dimension qui l’habite et qui demande à se déployer dans son quotidien.
C’est parce que j’accompagne des personnes qui tirent bénéfice de cette démarche introspective en rencontrant une force intérieure qu’elles ne soupçonnaient même pas que je crois en l’éveil possible de toutes les personnes qui s’engagent envers elles-mêmes.
Mettre sa vie au diapason du climat : oui, mais comment, quand des obstacles de tous ordres étouffent nos vœux pieux. Les conversations carbone offrent une méthode accessible pour réduire ses émissions de CO2. Elles abordent les aspects techniques du changement climatique en lien avec leurs résonances comportementales.
Grâce à six ateliers, les participants, guidés par deux facilitateurs, discutent – en accord avec leurs valeurs – des mesures pratiques qu’ils souhaitent prendre pour diminuer leur impact environnemental. Ils bénéficient d’un accompagnement ciblé et personnalisé. Valérie Bronchi, facilitatrice, insiste sur la force du groupe : « Nous prenons conscience que nous ne sommes pas seuls dans ce combat. La dynamique de groupe permet d’inscrire les choses dans la durée. Elle donne du souffle et de la légèreté. On touche à l’espérance. »
Des fruits concrets Josiane Berset, jeune retraitée et ancienne secrétaire de la paroisse Saint-Pierre à Fribourg, raconte : « Avec mon mari, nous songions à renoncer à notre voiture, mais sans vraiment oser le faire. » Un participant a alors comparé la voiture à une addiction. « Je n’y avais jamais pensé et cela nous a servi de déclencheur. » Les Berset l’ont vendue en décembre dernier, sans regret.
La qualité des échanges fut telle que le groupe continue de se revoir pour poursuivre informellement la conversation… Même si en Eglise, on est parfois encore loin de ces préoccupations. « C’est la première fois, confie Josiane, qu’on a utilisé pour mon apéro de retraite de la vaisselle en verre. » Comme quoi c’est convaincant !
Un effet boule de neige Développées par une thérapeute et un ingénieur britannique, les conversations carbone ont déjà été suivies par plus de 5000 personnes au Royaume-Uni. Le quotidien The Guardian les place parmi les 20 moyens les plus efficaces de lutte contre le réchauffement climatique. Elles permettent en effet de réduire en moyenne de 1 à 3 tonnes la production de CO2 par personne et par an. En Suisse romande, grâce aux Artisans de la transition, plus de 40 facilitateurs ont été formés depuis 2015 et 120 personnes ont participé à ces ateliers en 2018.
Visite de Mgr Isaac Jogues Agbemenya Kodjo Gaglo,évêque du diocèse d’Aného au Togo à la paroisse Saint-Pierre (Thônex) et Saint-François de Sales (Chêne).
Par Karin Ducret
Photo: Pascal Voide, Karin DucretMgr Isaac Jogues Agbemenya Kodjo Gaglo, évêque du diocèse d’Aného au Togo,a effectué un voyage de visite pastorale aux cinq prêtres togolais en mission en Suisse romande. A cette occasion il a rencontré, en absence de Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, l’abbé Jean Glasson, vicaire épiscopal de Fribourg, et l’abbé Pascal Desthieux, vicaire épiscopal de Genève.
Mgr Isaac Gaglo a été ordonné prêtre le 9 août 1985 par le pape saint Jean-Paul II à Kara lors de son voyage apostolique au Togo. Il a été nommé troisième évêque du diocèse d’Aného le 3 décembre 2007 par le pape Benoît XVI et a été sacré le 2 février 2008. L’abbé Joël Akagbo, prêtre diocésain de Hahotoë, du diocèse d’Aného, prêtre « fidei donum » 1, a été prêtre auxiliaire pendant 2 ans à l’UP Champel/Eaux-Vive et est depuis septembre 2017 le prêtre répondant de la paroisse Saint-Pierre (Thônex) et Saint-François de Sales (Chêne).
Pascal Voide, le président du Conseil de paroisse, ainsi que Sabrina Faraone, responsable en catéchèse, ont invité Mgr Isaac Gaglo et le vicaire épiscopal, l’abbé Pascal Desthieux, à partager un repas festif avec l’abbé Joël et des membres du Conseil de paroisse. C’était l’occasion de remercier l’évêque pour ce déplacement à Chêne-Bourg et lui présenter la paroisse.
Le lendemain, une messe concélébrée par Mgr Gaglo, l’abbé Bonaventuro Lawson, en mission en France sur la paroisse de Marboz et l’abbé Joël, a réuni des fidèles de la paroisse Chêne-Thônex dans la chapelle de Saint-François de Sales. Les paroissiens et paroissiennes ont réservé un accueil chaleureux aux célébrants. La prédication profonde et éclairante de l’évêque a été beaucoup appréciée par l’assistance. Puis un « café festif » permettait au dignitaire de faire la connaissance des paroissiens et paroissiennes qui en ont profité pour s’approcher de l’évêque africain pour le remercier de sa présence et de poser des questions…
Le diocèse d’Aného se trouve dans la Région Maritime du Togo en Afrique Occidentale avec une superficie de 2 715 km2 et une population estimée à 989 983 habitants, dont environ 29 % de catholiques. Le diocèse compte 33 paroisses et133 prêtres diocésains, dont 27 à l’extérieur pour études ou autres missions, et plus de 300 catéchistes bénévoles. Les enfants et les jeunes en âge de scolarisation représentent plus de 70 % de sa population. Quatre groupes ethniques et linguistiques peuplent le territoire ecclésiastique d’Aného à savoir : le Mina, le Guin, l’Ewe et le Ouatchi. Les langues liturgiques et catéchétiques sont le français, l’ewe et le mina.
1 « fidei donum » = « don de la foi » Une encyclique en 1957 du pape Pie XII demande aux évêques d’autoriser leurs prêtres diocésains à répondre aux appels de la mission, notamment en Afrique, tout en restant attachés à leur diocèse d’origine et d’y revenir après plusieurs années. Le mouvement s’est maintenant inversé !
Par l’abbé Alexis Morard« Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » (Jn 13, 1b)
A Pâques, nous entrons pleinement dans le mystère de la Foi, le mystère du Dieu de Jésus Christ qui le conduit jusqu’au bout de l’Amour, c’est-à-dire à la mort de la Croix !
Près de la Croix de Jésus, un cri a retenti : « Dieu est mort ! » Ce cri trouve paradoxalement son écho tant au cœur de notre monde contemporain qu’au cœur de notre foi chrétienne.
Lorsque le monde proclame avec Nietzsche que Dieu est mort, c’est pour se défaire d’un dieu qui empêche l’homme de penser par lui-même et le rend dépendant, pour ne pas dire esclave. C’est la logique d’un désamour inéluctable où l’horizon du cœur de l’homme est réduit à sa propre finitude.
Quand l’Eglise proclame la mort et la résurrection du Christ, elle prend conscience de l’Amour infini d’un Dieu qui a voulu s’identifier à notre péché afin de le consumer par la folie de la Croix. C’est la merveille de l’Amour qu’est Dieu lui-même : sa largeur, sa longueur, sa hauteur, sa profondeur… » comme s’exclame l’apôtre (cf. Ep 3).
Telles sont notre foi et notre espérance pascales ! Tel est l’incroyable paradoxe de l’amour de Dieu qui va jusqu’à mourir pour que vivions par lui, avec lui et en lui.
Par Marc Passera« … Je ne sers plus à rien… » Combien de fois l’ai-je entendu ! Spécialement dans les homes ou de la bouche de gens qui avaient été particulièrement actifs toute leur vie. Et combien je comprends ce sentiment… Mais à quoi tient notre vie ?
On le sait, il y a des âges dans la vie. Et on ne fait pas les mêmes choses à 20 ans et à 80. Mais si l’on voit bien ce qu’on ne peut plus faire, voit-on assez, avec l’âge qui avance, ce que l’on peut vivre, alors que cela nous était impossible avant.
J’aime ce que Paul écrit aux Corinthiens : « Nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » (2 Cor 4, 16) Et Paul en dit la raison : « Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus. » (2 Cor 4, 14)
Marthe avait partagé à Jésus sa conviction devant la mort de son frère Lazare : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour. » (Jn 11, 24) Jésus l’invite à un regard plus profond : « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jn 11, 26) C’est maintenant qu’il s’agit de vivre en ressuscités.
Il est des regards désabusés qui s’inscrivent dans une « logique de mort », il est des situations difficiles où se manifeste l’élan de la Résurrection. Thomas est comme mort quand il dit « si je ne vois pas… » (Jn 20, 25) Mais quand, le premier, il proclame la foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28) n’est-il pas lui-même ressuscité ? Et Marie de Magdala, et les disciples d’Emmaüs, et les autres…
Comment vivre le mystère de la résurrection quand on sent nos forces nous quitter, quand plus personne ne fait appel à nos compétences, quand on a besoin d’aide ?Jésus invite à un chemin étonnant : « naître à nouveau, naître d’en-haut » (Jn 3, 3). L’objection de Nicodème, on la connaît : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? » (Jn 3, 4) Jésus ne lui répond pas ; il répète son invitation. Et si Nicodème a osé l’accueillir il aura été le premier à s’émerveiller d’une fécondité inattendue. Une fécondité que les petits-enfants retrouvent chez leurs grands-parents, qui réjouit les visiteurs de homes, qui brille sur le visage des personnes âgées.
Il y a là un signe de la victoire du Ressuscité, de la vie plus forte que tout vieillissement !
Par Valérie Pianta Photo: DRSouvenez-vous ! Il n’y a pas si longtemps, nous parlions couramment du « prof de religion ». Eh oui, on avait le cours de caté ou de religion ! Aujourd’hui, même si cette appellation un peu empoussiérée persiste, elle a fait officiellement place à celle d’« E.C.R. » dans le Plan d’études romand adopté par les cantons : E pour éthique – C pour cultures – R pour religieuses. Cela donne donc : Ethique et cultures religieuses… ce qui est assez différent de religion ou du catéchisme !
Les intervenants ecclésiaux ne sont généralement pas des enseignants de formation. Ils ont habituellement suivi une formation plus large organisée par le diocèse appelée « Parcours Théodule » durant 3 ans à raison d’un soir par semaine. Ils sont engagés par les paroisses pour dispenser ce cours dans les écoles et interviennent une période (45’) par semaine dans les classes. Leur enseignement n’est pas catéchétique et leur mission ne consiste pas en une évangélisation active. Celle-ci se fait dans le cadre paroissial et selon le libre choix des parents. Néanmoins, l’engagement personnel des intervenants dans la foi est essentiel, car à la manière de « spécialistes », ils sont amenés à aborder différents aspects de la vie chrétienne dans une perspective culturelle, historique, géographique, etc. Ils sont capables, par exemple, de montrer aux élèves l’influence du fait religieux sur notre société judéo-chrétienne.
Le cours vise une ouverture au monde des religions. Cette ouverture se fait par la découverte, l’étude d’un certain nombre d’éléments phares du christianisme d’une part, et plus modestement d’autres religions et notamment du judaïsme, de l’islam et du bouddhisme. La passion de l’enseignant pour ce domaine sera ainsi le plus beau tremplin pour accroître l’intérêt des enfants…
L’approche « éthique » du cours favorise les échanges au sujet des valeurs fondamentales qui permettent aux êtres humains de conduire leur existence en société dans une attitude favorisant le vivre ensemble et la paix universelle. Le cours permet donc, à partir du fait religieux, de mener différentes discussions avec les enfants sur des problématiques que soulèvent encore aujourd’hui les grandes questions des religions.
De leurs échanges avec les enfants, il en ressort souvent des réflexions très riches… et d’autres questions encore plus difficiles les unes que les autres ! Le fait qu’elles affleurent est déjà un beau fruit ! C’est ainsi que, sans « faire du catéchisme », les intervenants ECR aident les enfants à entrer dans d’autres univers de sens et à faire connaissance avec des mondes au-delà du monde… pour mieux rejoindre un espace plus intérieur, celui de leur cœur… un chemin qui prendra encore un certain temps pour la plupart !
Actuellement, de moins en moins d’enfants sont en contact régulier avec l’un ou l’autre des univers religieux. Beaucoup d’entre eux n’en entendent parler qu’à l’école. Si l’Etat du Valais promeut ce cours, c’est qu’il estime que le fait religieux revêt une grande importance pour la cohésion de la société actuelle. Mieux connaître l’autre, n’est-ce pas se donner plus de chance de le valoriser, de l’apprécier et de s’en faire un ami ?
Pour moi, raconter avec enthousiasme, écouter chacun avec attention, éveiller avec délicatesse sont les clés du succès…
Par Bertrand Georges Photo: pixabayDans la Bible, la paix n’est pas seulement le pacte qui permet une vie tranquille, ni le « temps de paix » en opposition au « temps de guerre » : elle désigne le bien-être de l’existence quotidienne, l’état de l’homme qui vit en harmonie avec Dieu, les autres, lui-même. Elle est bénédiction, repos, salut, vie. Cette paix est beaucoup plus qu’un « cessez-le-feu » ou un « fiche-moi la paix ». Comment alors la cultiver ?
La paix est un don de Dieu « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. »1
La paix se trouve à l’intérieur Un Père du désert se demandait parfois : « Mon Dieu si tu es partout, comment se fait-il que je sois si souvent ailleurs ? » Nous vivons dans une civilisation très
extériorisée. Du coup, nous vagabondons d’une chose à l’autre et ces sollicitations permanentes parasitent l’intériorité. Nous rebrancher sur la source permet un recueillement propice à la paix.
La prière nous aideà trouver la paix « Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Alors la paix de Dieu gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. »2
La paix demandeun engagement « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu », dit Jésus.3« Evite le mal, fais le bien, recherche la paix et poursuis-la », nous enjoint le psaume.4
Le pardon apporte la paix Le sacrement de réconciliation nous offre « le pardon et la paix ». De même, le pardon demandé, accueilli, offert engendre la paix intérieure et entre nous.
« Un bien en entraîne un autre. » 5
Si chaque membre de la famille trouve la paix du cœur, alors, comme dans un cercle vertueux, un climat paisible pourra s’installer.
1 Jn 14, 27 2 Ph 4, 6-7 3 Mt 5, 9 4 Ps 34, 15 5 Saint Nicolas de Flüe
Avec l’augmentation de l’espérance de vie, la vieillesse n’est plus synonyme de privation et de pauvreté, mais plutôt un ensemble de compétences à découvrir, à acquérir et à partager. Aussi dans le domaine de la foi.
Par Calixte Dubosson Photos : PxhereNous sommes entrés dans la société à quatre générations. Le temps des arrière-grands-parents est arrivé, comme celui des arrière-petits-enfants. Les temps changent, toujours plus vite. Beaucoup de mamans travaillent, et les grands-parents, en tous cas ceux qui sont à la retraite, sont souvent d’un grand secours pour garder les petits, les amener et les chercher à la crèche et à l’école, et pour s’en occuper durant une partie des vacances scolaires. Ils font aussi le lien entre plusieurs générations puisqu’ils s’occupent parfois encore de leurs propres parents. Comme le souligne Marie-Françoise Salamin rédactrice de « Trait d’Union », de la Fédération valaisanne des retraités, leur rôle est important : « Au-delà du temps passé à rendre de précieux services à leur famille et à la société, ils transmettent leur savoir issu de leur longue expérience dans une multitude de domaines. »
Un regard positif
L’espérance de vie a fait un bond de quinze ans en quelques décennies. Pour la plupart, la vieillesse n’est plus synonyme de privation et de pauvreté. La retraite n’est plus une fin de parcours, mais un ensemble de compétences à découvrir, voire à acquérir. Le retraité d’aujourd’hui et de demain se sent compétent même s’il accepte d’être partiellement « dépassé » dans quelques secteurs, comme celui de l’informatique. Il se reconnaît « le droit de vivre toutes les dimensions de la vie sociale », comme l’écrit Jean-Pierre Fragnière, auteur de « Bienvenue dans la société de longue vie » 1: « Citoyen, partenaire d’une relation affective, consommateur, actif, etc., – Touche pas à mon bulletin de vote ! Touche pas à mon permis ! Ne te mêle pas de mes affaires. Je fais ce que je veux de mon argent ! »
En outre, les aînés prennent le temps de voyager ou de réaliser ce que la vie active ne leur avait pas permis de faire, faute de temps et d’argent. Ils contribuent ainsi à l’essor de l’économie. Ils sont aussi garants d’une continuité dans les traditions. Dans les communautés religieuses, ce sont souvent les « octogénaires et les nonagénaires qui assurent l’animation de la prière commune », les plus jeunes en étant parfois empêchés par leur ministère que la raréfaction des vocations alourdit fortement. Dans nos assemblées dominicales, beaucoup ironisent en disant que c’est la réunion des cheveux blancs ! Tout en regrettant que les jeunes ne se sentent plus concernés par l’eucharistie ou la prière communautaire. Bertrand, un paroissien octogénaire, indique qu’il faut se réjouir du fait « que les aînés maintiennent par leur présence cet espace qui est signe d’espérance et de foi en l’avenir ».
1 Jean-Pierre Fragnière, Bienvenue dans la société de longue vie, Ed. à la Carte, Sierre, 2016
Proposer la foi
Il est certain que le climat d’amour vécu entre grands-parents et petits-enfants offre un climat favorable pour que soit proclamé l’essentiel du message évangélique, à savoir : « Dieu est Amour… tu es aimé de Dieu. » Mais souvent nos aînés souffrent de voir que le relais n’est pas pris au niveau de la pratique dominicale, par exemple. La souffrance des grands-parents qui apprennent que leurs petits-enfants ne seront pas baptisés est souvent palpable. Que faire, si ce n’est proposer la foi. Un couple de retraités qui a désiré garder l’anonymat témoigne : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », nous dit Jésus et ainsi nous essayons d’aimer nos petits-enfants avec patience, tendresse, gentillesse, miséricorde et pardon. Nous avons vécu avec eux le silence d’être dans une église. Avec eux, nous avons allumé un lumignon et nous avons prié pour un de leurs copains malades ou pour la paix dans le monde. Ils sont très sensibles à ce qui se passe dans le monde. Ils se rendent compte aussi que nous allons à la messe et ont demandé occasionnellement de venir avec nous. Dans un certain sens, la seule Bible qu’ils peuvent lire, c’est nous. »
Un renfort pour le bénévolat
Le constat est aujourd’hui aussi amer que général : les sociétés qui organisent une manifestation ont de plus en plus de peine à trouver des personnes bénévoles qui se mettent gratuitement au service d’un projet passager ou durable. « Est-ce le résultat de l’augmentation du coût de la vie ou d’un phénomène de société qui va vers un individualisme toujours plus prononcé ? » demande Léonard, chauffeur bénévole de Transport Handicap. La réponse est difficile. Toujours est-il qu’une fois de plus, les retraités sont là pour suppléer aux carences sociales. On les voit donner des cours de français aux réfugiés, par exemple. Certains s’engagent à faciliter les nombreuses démarches d’étrangers qui veulent obtenir la nationalité suisse. Ils ne comptent ni leur temps, ni leur peine pour réunir les éléments d’un dossier fort complexe et quasi incompréhensible pour ceux qui ont fui leur pays en recherche d’une patrie meilleure. Jean-Pierre Fragnière synthétise : « L’altruisme, la générosité, la fraternité, l’amitié, la compréhension de l’autre, l’empathie : c’est ce dont nous voulons le plus et dont nos sociétés riches sont les plus pauvres. »
Solidarité entre les générations
Bien sûr, tout n’est pas si simple car le grand âge pose souvent des problèmes insolubles en matière de santé. Pour Xavier, aide-infirmier, tous les débats actuels sur l’euthanasie ou sur le suicide assisté montrent que c’est bien « l’augmentation de l’espérance de vie qui amène chacun à faire des choix qui sont souvent dramatiques ». Aujourd’hui, beaucoup plus qu’auparavant, ces enjeux questionnent la conscience des individus et des sociétés. Prolonger la vie, oui, mais pour une vraie qualité de vie. Actuellement, nombre de problèmes sociaux et sanitaires ont été délégués à des institutions spécialisées. Les services sociaux aident, voire assistent, les cliniques et les hôpitaux, les foyers pour personnes âgées. Cependant, selon Marie-Claude, enseignante à la retraite, « rien ne remplacera la présence de proches qui les écoutent, qui leur procurent cette affection dont elles ont tant besoin » au risque d’épuiser physiquement et psychiquement ce que l’on appelle aujourd’hui, les « proches-aidants ». Cette solidarité nécessaire et indispensable doit être bien gérée. Plusieurs cantons ou communes ont pris des mesures pour permettre à ces proches de souffler et de ne pas compromettre leur santé, ce qui demande du recul pour éviter les pièges.
Défi du XXIe siècle
Promouvoir la qualité des relations entre les générations et les solidarités mises en œuvre au quotidien, éviter l’apparition de ghettos sociaux au sein de la société, tel est le défi majeur du XXIe siècle. Le chantier est long et permanent. Il vaut la peine d’y travailler tous ensemble.[thb_image lightbox= »true » image= »3706″]
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Comment peut-on être catholique ? Denis Moreau
« Les Actes des Apôtres indiquent que les premiers chrétiens se désignaient comme les « adeptes de la Voie ». Tombée en désuétude, cette expression gagnerait à être réactivée, surtout dans les milieux branchés. Si vous déclarez « je suis catholique », on vous prendra pour un imbécile. Si vous vous y présentez comme « adepte de la Voie », vous susciterez à coup sûr l’intérêt. Peut-être même vous fera-t-on l’honneur de penser que vous êtes bouddhiste. » C’est par ce constat et tant d’autres que le philosophe Denis Moreau nous invite à être fiers de notre foi et à endosser sans complexe l’étiquette de catholique.
« Ce livre n’a pas pour but de faire l’éloge de la famille idéale, bon chic, bon genre, bourgeoise, nombreuse et apparemment sans problème, mais bien de la famille telle qu’elle est aujourd’hui, avec ses joies et ses peines, ses heurs et ses malheurs, au sein d’une société qui ne draine pas moins de 50% de divorces, et donc d’échecs, de blessures familiales, d’enfants perturbés. » En s’appuyant sur des citations de l’exhortation Amoris Laetitia, l’auteur invite les parents, les enfants, les grand-parents ou les jeunes à discerner, malgré tout, la présence de Dieu dans leur famille, car c’est là que le Père des cieux y établit sa demeure.
Béatitudes
Acheter pour 19.60 CHFJérôme Lejeune, serviteur de la vie Gaétan Evrard et Dominique Bar
« Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » Cette phrase du Christ résume l’action du professeur Lejeune. Chercheur, médecin, défenseur de la vie, il a rayonné d’une foi intense, vécue au quotidien. Il a témoigné de l’Evangile avec sa science, faisant ainsi la preuve de l’adéquation entre la science et la foi. Son procès de béatification et de canonisation s’est ouvert en juin 2007. Cette bande dessinée retrace avec bonheur cette destinée exceptionnelle commencée le 13 juin 1926 à Montrouge près de Paris.
Préfacé par le pape François, le catéchisme de l’Eglise catholique pour les enfants et les parents se présente sous la forme d’un échange entre les questions présumées de l’enfant et les réponses de l’Eglise. Credo, sacrements, commandements et prière : quatre sections organisent l’ouvrage. Le livre s’adresse aussi aux parents, accompagnateurs, parrains, catéchistes… afin de permettre une transmission de la foi, dans un langage adapté. Magnifique ouvrage qui permet à l’Evangile de rayonner dans les familles.
Depuis peu, j’ai la chance de connaître une nouvelle et belle amitié. C’est rare et précieux un ami! Du coup j’aurais bien aimé le garder pour moi. Mais voilà qu’il lui prend une drôle de lubie: enfiler une nouvelle tenue de service et se donner à tout-va! Comment, me direz-vous? En osant amorcer un virage audacieux dans sa vie: devenir diacre! Non mais franchement, Pascal, éclaire-nous un peu parce qu’on peut concevoir – à la limite – que tu te mettes au yoga, que tu prennes un abonnement au FC Sion ou que tu ouvres un salon de barbier… mais pas que tu deviennes diacre!
Propos recueillis par Jean-François Bobillier Photo: DRAlors diantre ! C’est quoi un diacre ? En réalité, personne ne le sait vraiment ! Les diacres eux-mêmes sont souvent bien embarrassés pour donner une réponse satisfaisante… Le Concile Vatican II a rétabli ce ministère (service) dans l’Eglise comme une mission propre. Alors que, jusqu’ici, on n’était manifestement diacre que pour « monter » vers le sacerdoce… Moi, j’ai peur de l’altitude, donc la première marche m’ira très bien !
Oui mais zut ! C’est quoi le but ? Je ne suis pas tellement mieux paré pour en parler… Le mot diacre (du grec diakonos) désigne le serviteur, terme qui n’est pas bien loin de celui d’esclave (doulos) ! Si le sacerdoce manifeste plutôt le Christ pasteur, berger de son peuple, le diacre manifeste, lui, la figure du Christ serviteur. Il s’est agenouillé aux pieds des apôtre pour leur laver les pieds… C’est pour dire combien l’affaire n’est pas une promotion ecclésiale !
Sapristi ! T’es tant attiré par la sacristie ? Jeune, je ne me sentais pas à l’aise avec les jeunes de mon âge ! Anticonformiste, la sacristie m’allait comme un gant. J’étais de toutes les célébrations, de toutes les combines paroissiales… Et je m’étais rendu indispensable à mes curés. Au fond, je sentais mon cœur frémir dans ce milieu. La vie de la communauté m’a été d’un grand secours pour traverser ma jeunesse tout près du Seigneur. Je me rappelle qu’une personne m’avait déjà « taxé » de « diacre de Vollèges » à cette époque. J’avais 15 ans.
Aïe ! T’auras deux fois plus de travail ? Le curé Jean-Pascal saura mieux le dire, lui qui est prêt à cocher la case « liturgie » dans mon cahier des charges… Le diacre est notamment habilité à célébrer des baptêmes et des mariages. Mais tout ce qu’il peut faire, un prêtre peut tout aussi bien le faire : le diacre est donc inutile dans le sens où il s’agit d’un simple serviteur, largement remplaçable ! On ne peut rêver mieux pour faire le choix de se mettre du côté des plus vulnérables !
Ouïe ! Mais t’as pas un peu la trouille ? Bien sûr ! Tu sais, on a beau faire de la théologie pratique, mais lorsqu’une famille pleure et que ses membres ont besoin d’une parole pour traverser, on est désarmé ! Dans l’Ancien Testament, le Seigneur appelle Jérémie à son service. Jérémie frémit et s’exclame : – « Je ne sais pas parler. Je ne suis qu’un enfant ! »
– « Ne dis pas cela, rétorque Dieu, tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrais. Tout ce que je t’ordonnerais, tu le diras… Je serai avec toi ! » Bref, tu vois un peu comment je me sens !
Saperlipopette ! Mais qu’est-ce qu’elle dit Colette ? Colette a un « émetteur-récepteur spirituel » hors du commun… bâti à partir d’une riche expérience humaine et ecclésiale ainsi que d’une formation théologique. Donc, lorsque je me suis dit qu’il fallait que je lui parle de ce que je sentais, Colette a rétorqué : « C’est pas trop tôt ! » J’ai donc été assez vite confirmé qu’il fallait creuser dans ce sens !
Mais diable ! C’est le bon Dieu qui t’appelle ? Je le crois vraiment ! Après mes études de sciences politiques, avec les copains, on s’était fixé que celui qui atteindrait un ministère le premier paierait une soirée arrosée aux autres. Devenant animateur pastoral en 2008, je les ai tous devancés… Les ayant aujourd’hui perdus de vue, je me dis que ce sera plus simple d’attendre les noces éternelles pour fêter ça. Que tous y soient !
Baste ! Je te sens plutôt enthousiaste… Oui, la joie est là ! Elle est mêlée à un tressaillement face l’Immense ! Vers qui, vers quoi cela mènera-t-il concrètement ? J’entends Jésus dire : « Viens et tu verras ! »
A la bonne heure ! Pour toi, c’est quoi le bonheur ? Le bonheur, selon moi, c’est adhérer à la vie ! Accepter ce qui m’est proposé aujourd’hui… même – et surtout l’imprévu – où Dieu se cache souvent… Un défi !
M’enfin ! J’te laisse le mot de la fin. Pourvu que ce soit : « vie » ! Je dirais volontiers, à la suite du pape François : « Ami, prie pour moi ! Pourvu que ma vie te serve, Seigneur… »
Par le don de l’Esprit Saint, pour l’annonce de la bonne Nouvelle et au service de tous, Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion, ordonnera diacre Pascal Tornayle dimanche 9 juin 2019 à 15h à l’église de Martigny-Bourg en la fête de la Pentecôte.
Soyez tous les bienvenus ! Merci de confirmer votre présence avant le 20 mai 2019 sur la page dédiée www.paroissemartigny.ch
Texte par l’abbé Robert Zuber
Photo: Jannick PellaudCes derniers temps en lisant les Evangiles, j’ai été interpellé par le regard de Jésus ; un regard de tendresse, d’accueil ; un regard qui redonne confiance et dignité.
Au cœur de ce temps du Carême, choisissons de regarder avec ce même regard, celui qui fait du bien, qui encourage, qui réchauffe le cœur.
Ensemble relevons ce beau défi et émerveillons-nous devant les belles choses qui se passent dans notre société.
Ici, ce sont des personnes qui prennent du temps pour accompagner un parent, un ami dans les moments difficiles de la vie.
Là, ceux et celles qui se rendent disponibles pour conduire une personne n’ayant pas de moyen de locomotion chez le médecin ou faire leurs courses.
Il y a aussi des engagés dans le service du vestiaire paroissial et les Cartons du Cœur.
Bien sûr, ceci n’est qu’un aperçu de tout ce qui se passe autour de nous, car il y a beaucoup de bonne volonté, de présences qui font du bien et qui changent le quotidien.
Dernièrement le pape François rappelait l’importance du regard, de l’écoute et du sourire ; des attitudes qui transforment une journée, alors ne l’oublions pas quand nous croisons quelqu’un. Posons sur lui un regard qui révèle sa dignité d’enfant bien-aimé de Dieu, un regard qui dit quelque chose du regard d’amour de Jésus.
Par ces quelques lignes, je souhaite dire merci à ceux et celles qui, en donnant du temps et de l’attention, sont signes de la tendresse et de la bienveillance du Seigneur.
Ils sont porteurs d’espérance et de joie auprès de ceux et celles qui sont en difficulté ou en souffrance.
C’est ensemble que nous arriverons à transformer notre monde.
Alors, aujourd’hui, décidons de changer notre regard en devenant témoins de Jésus.
« Posant son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. » (Mc 10, 17-27)
Par Anne-Marie Colandrea
Photo: DREn syntonie avec le thème central de ce no de L’Essentiel, je suis allée à la rencontre de bénévoles « retraités » engagés dans notre Unité pastorale Champel/Eaux-Vives.
A Saint Joseph, il y a tout spécialement le groupe de l’accueil composé de personnes qui offrent de leur temps, leur sourire et une écoute. Elles accueillent et informent les fidèles comme les personnes de passage qui viennent se recueillir dans notre église au cœur de l’animation des Eaux-Vives. Cette présence est un plus pour une paroisse, elle aide aussi à créer des liens de bienveillance au sein de la communauté.
Le groupe accueil est toujours en quête de nouvelles disponibilités, n’hésitez pas à le rejoindre.
A Sainte-Thérèse, se retrouve, environ une fois par mois, le Mouvement des retraités chrétiens (MCR) qui fête, cette année à Genève, ses 55 ans. Les participants sont invités à partager leurs expériences, à approfondir la Parole de Dieu et à prier ensemble, accompagnés par le curé de la paroisse. Chaque année, un livret indique un thème comme fil conducteur des réflexions et des échanges. Certains paroissiens souhaitent aller plus loin dans leur témoignage et offrent de leur temps en paroisse, en aumônerie auprès d’EMS, ou encore en visitant les personnes seules sur le territoire de la paroisse.
Oreille indiscrète du côté des Aînés du MCR…
Par Isabelle Valticos
Le Mouvement des Chrétiens retraités (MCR) se réunit cette année autour du thème « Vivre ». Il nous paraît intéressant de faire partager leurs regards bienveillants et optimistes sur la Vie ; leurs réflexions glanées çà et là durant une séance nous permettent de mieux réaliser pourquoi le mot « Aîné-e » est souvent associé à celui de « Sagesse ». Nous vous laissons découvrir, pêle-mêle, ce que le sujet «le temps du grand âge» a inspiré à nos participants :
– « si on pense à sa fin de vie, cela permet de mieux vivre le temps présent » ;
– « ce n’est pas parce qu’on arrive au grand âge qu’on n’a plus rien à réalisermême si on court moins vite et que les articulations se rappellent à notre bon souvenir » ;
– « à ce moment de vie, on ne triche plus » ;
– « même si on devient dépendant, la prière offerte et partagée garde tout son sens, elle prend d’ailleurs une place toute particulière dans cette période de vie » ;
– « l’acceptation de ce corps qui vieillit est bénéfique, elle encourage à parler de sa fin de vie, exprimer ses souhaits, envisager son testament de vie et bien réfléchir sur les valeurs qu’on désire léguer à nos petits ou arrière-petits-enfants » ;
– « Ecrire ses dernières volontés rend sereine la personne concernée et évite de poser par la suite des problèmes aux enfants » ;
– « il est nécessaire d’aider ceux qui ont également atteint le grand âge et qui parce que non-croyants n’ont plus d’espérance ».
Grâce aux réflexions profondes de chacun et chacune, cette séance fut une belle leçon de vie et presqu’une bouffée de jeunesse !
Un dimanche pour la gratitude et les remerciements
«L’amour prend patience; l’amour rend service; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil».(1 Co 13, 04)
Texte et photo par Laetitia WillommetCe dimanche 3 février les membres du Conseil de communauté ont préparé une agréable surprise à tous les bénévoles qui mettent en pratique cette jolie parole du Christ. Ils rendent discrètement quelques services, ils le font avec plaisir et permettent chaque dimanche à la communauté de célébrer dans de belles conditions l’Eucharistie. Chaque année un service est particulièrement mis en évidence. C’était au tour de la sacristine Sabine et des sacristines auxiliaires de recevoir un bon cadeau et une branche de fleur pour leur engagement. Tous les autres bénévoles ont été remerciés sous la forme d’une tige de fleurs en papier, confectionnée par les confirmands. Ces fleurs ont été amenées dans un vase par les enfants des ateliers. Chaque branche représentait un service : les lecteurs, les chantres, les concierges, les servants de messe, les fleuristes, les auxiliaires de l’Eucharistie, les personnes qui s’impliquent dans les nettoyages, dans la préparation des apéros et tous ceux qui œuvrent dans l’ombre et qui font vivre notre communauté. A tous et à toutes, une nouvelle fois, un immense merci !
Trois jeunes de notre secteur ayant participé aux JMJ de Panama en janvier témoignent.
Photos: Johan Salgat, Anna Rose Pravato, Fabien Bertuchoz
La rencontre avec des jeunes du monde entier.
Par Johan Salgat
Quelle chance d’avoir pu participer aux Journées mondiales de la jeunesse à Panama City en janvier dernier ! Se rassembler avec pas moins de 700’000 jeunes du monde entier, c’est fort !
Mais les JMJ, c’est quoi ?
Une rencontre lancée par le pape Jean-Paul II en 1984 et qui a lieu chaque 2-3 ans dans un pays du monde. Une rencontre entre jeunes, avec le Pape, mais surtout avec Jésus ! Chacun peut le rencontrer personnellement, c’est fou ! Mais pas besoin d’aller à Panama, Cracovie ou Manille pour rencontrer Jésus, me direz-vous. C’est vrai, mais se rassembler, se rendre compte que l’on n’est pas tout seul, que Jésus est présent dans toute culture, c’est vraiment beau ! Et le Pape nous invite à nous rassembler, pour être envoyés en mission ! Ce qui est vécu aux JMJ est vraiment fort ! Chacun rigole, chante, partage, prie… Il y a une telle bienveillance, c’est extraordinaire, mais devrait être tellement ordinaire !
Nous n’avons pas la même culture, le même langage, la même nationalité… peu importe, seul l’Amour compte ! Et ce langage-là est universel !
Personnellement, j’ai aussi redécouvert notre maman, Marie. Le thème tournait autour d’elle : « Me voici, je suis la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole. » Cette humilité, cette confiance, ce « Oui »… que c’est beau et fort ! Très inspirant !
Ce qui est vécu aux JMJ ne peut et ne doit être gardé pour soi, il faut le partager ! Alors n’hésitez pas à nous rejoindre à Lisbonne en 2022 !Par Anna-Rose Pravato
Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) sont un rassemblement incroyable ! Il est difficile de mettre des mots sur cette expérience inoubliable que j’ai pu vivre pour la première fois, cette année, à Panama.
Nous rencontrons des jeunes du monde entier à chaque coin de rue, avec qui nous discutons, échangeons de petits souvenirs…
Mais il s’agit également de moments de partage et de dialogue, qui ont permis le tissage rapide de liens forts au sein de notre « delegación suiza », fièrement représentée grâce à ses multiples drapeaux.
Les attentes les plus longues, en plein soleil, se transforment, aux JMJ, en souvenirs agréables, grâce aux voix qui se réunissent autour d’une simple guitare.
Bien évidemment, les instants de prière sont extraordinaires. Nous avons la chance de nous retrouver face au Pape, et d’unir notre prière à la sienne. Nous nous rendons compte, lors de ce rassemblement, que la jeunesse catholique est encore bien présente ! Les messes sont plus spectaculaires les unes que les autres, et se terminent toujours par des danses ou de la musique.
Les JMJ, c’est donc un événement religieux, incroyable, inoubliable, extraordinaire, magique, puissant… Le seul moyen de ressentir tous ces éléments, c’est d’y participer !Par Fabien Bertuchoz
14 janvier 2019, départ pour deux semaines au Panama. C’est après plus de 13 heures de vol et douze petites heures de bus que nous atteignons la province de Bocas del Toro. Durant une semaine, nous avons été rythmés par de multiples activités : célébrations, îles paradisiaques et cacaoyers. Si, durant cette première semaine, le côté festif était très présent, nous avons tout de même pu échanger notre foi avec des jeunes des quatre coins du monde.
Après avoir vécu les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Rio et Cracovie, je me réjouissais de découvrir l’immense travail effectué par les Panaméens afin de nous recevoir. Autant vous dire qu’en arrivant à Panama City, nous avons pu ressentir une grande chaleur autant bien au niveau de la température que du côté relationnel.
Durant la deuxième semaine, nous avons dormi dans les classes d’un collège. Cependant, l’idée d’une semaine de confort a vite été oubliée. En effet, nous avons eu la chance de recevoir des billets exclusifs afin d’être au plus proche de la scène lors des célébrations. Pour ma part, j’ai pu assister à la cérémonie d’ouverture où le Saint-Père nous a transmis cela : « Nous venons de cultures et de peuples différents, nous parlons des langues différentes, nous portons des vêtements différents. Chacun de nos peuples a vécu des histoires et des événements différents. Que de choses peuvent nous différencier ! Mais rien de tout cela n’a empêché de pouvoir nous rencontrer et de nous sentir heureux d’être ensemble. » Et s’il est bien une chose que je retiens de ces JMJ, c’est bien cette vision de la fraternité et la joie que procure cette rencontre entre inconnus du monde entier. Pas d’égocentrisme ni de discrimination, aucune polémique, juste un moment festif, de partage, d’espérance et de foi.
Par chance, je me suis également retrouvé devant la scène lors de la veillée. A nouveau, voici les quelques propos que je retiendrai du Saint-Père : « Il est facile de critiquer les jeunes et de passer son temps à murmurer, si nous vous privons des opportunités de travail, éducatives et communautaires auxquelles vous raccrocher et rêver l’avenir. Sans éducation […] sans travail, […] sans famille ni communauté, il est quasi impossible de rêver l’avenir. » A travers ces propos, le Pape a mis en avant la culture de l’abandon et du manque de considération. Peut-être que ces termes n’ont pour vous, en Suisse, pas la même ampleur qu’en Amérique du Sud. Cependant, prenant à présent la position d’un jeune adulte et enseignant, je peux vous assurer que l’éducation, le travail, la famille et la communauté sont des éléments indispensables au développement de la jeunesse. Or, cela passe tout d’abord en laissant la chance aux jeunes de faire des erreurs, celles que chacun a peut-être commises il y a quelques années.
Je terminerai finalement avec cette phrase entendue lors d’une catéchèse : « C’est lorsque nous arrêtons de rêver, que nous arrêtons d’être jeune. » Et vous, finalement, n’êtes-vous pas aussi un jeune ?
Par Nicole Andreetta Photo: DRLa Maison des générations située sur la commune de Saint-Martin (val d’Hérens) propose une dizaine d’appartements conçus pour des familles ou des personnes à mobilité réduite. Elle abrite également une crèche, une école, une antenne du centre médical, une bibliothèque…
Alerte nonagénaire, Madame Cotty-Zermatten ne tarit pas d’éloges sur les lieux : « Auparavant, j’habitais Trogne, mon village natal. Je vivais dans un chalet sur trois niveaux, pas vraiment pratique ! Et l’hiver, il fallait déblayer la neige pour sortir.
Il y a quinze ans, j’ai eu un accident à une main. Il m’a fallu de l’aide. C’est à ce moment que j’ai commencé à envisager l’avenir différemment. Je ne souhaitais ni aller dans un home, ni quitter ma vallée. Je tenais à mon indépendance, à garder une vie sociale. Ici, je dispose de toutes les commodités. Je côtoie des enfants, leurs parents, des personnes dans la vie active… En traversant la rue, je rejoins la salle communale pour différentes activités : gym douce, groupe patoisant, aînés… Poste, banque et négoces sont tout proches. »
Cohabiter et interagir Le sociologue Jean-Pierre Fragnière a accompagné le projet : « Au départ, il y avait l’idée de construire un EMS pour les anciens, mais aussi de pallier le dépeuplement de la vallée. En imaginant une école dans un lieu d’habitation, nous sommes passés progressivement de l’idée d’un home à une politique pour les jeunes parents. Puis, naturellement, les aînés y ont trouvé leur place. »
Toutefois, pour Emmanuel Amaral, du bureau Cheseaux-Rey Architectes, réunir une telle mixité a représenté un vrai défi : « Habitants, enseignants, éducateurs et architectes se sont rencontrés à plusieurs reprises. Chacun apportant sa propre vision et son lot de questions. Il s’agissait de comprendre comment toutes ces structures pourraient cohabiter et si possible interagir sous un même toit, tout en assurant l’autonomie de chacune. En somme, être bien avec soi-même pour pouvoir être bien avec les autres. »
La Maison des générations a été inaugurée en août 2017. Des appartements sont encore disponibles.
«Dans une société de longue vie, tout projet d’organisation d’un quartier ou d’une ville doit répondre à la question :« En quoi ce projetfavorise-t-il les solidarités entre les générations ? » (Jean-Pierre Fragnière)»
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