«En mémoire de moi» (Luc 22, 19-20)

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Lorsque le Christ institue l’eucharistie, il est au seuil de sa Passion. Comme le repas pascal juif, commémorant la sortie d’Egypte unique du peuple d’Israël hors de la captivité, Jésus établit la cène pour faire mémoire de tout ce qu’il va traverser dans sa Pâque : son chemin de croix et sa mort sur la croix, récapitulant son existence à l’écoute du dessein du Père et en sacrifice d’amour pour l’humanité ; puis sa sortie du tombeau désormais vide dans la lumière de sa Résurrection. Cet événement accompli une fois pour toutes, il invite les apôtres à le réactualiser en « faisant mémoire » de lui. Mais il ne précise évidemment pas la fréquence des célébrations rituelles à venir.

Le mémorial du mystère pascal au jour du Seigneur, le lendemain du sabbat, le 8e jour ou premier de la semaine nouvelle, s’est imposé dès le début de l’histoire de l’Eglise, en prolongeant le rythme des sept jours de la création et de la libération juive que signifie le repos sabbatique. Et rapidement, l’eucharistie fut vécue chaque jour, selon la demande du Notre Père : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. » Car le Maître de l’histoire veut se rendre réellement présent à nous, jour après jour.

Que faire dès lors au moment où le nombre de célébrants prêtres se montre insuffisant et que celui des fidèles décroît ? Mieux vaut indéniablement, dans la logique de notre foi, diminuer la quantité de liturgies pour n’en garder que quelques-unes, regroupées géographiquement et mieux fréquentées, plutôt que vouloir à tout prix dire une multitude infinie de messes éclatées, avec chaque fois une petite poignée de participants. Quitte à proposer d’autres types de rassemblements dominicaux, comme des célébrations de la Parole, avec ou sans distribution de la communion. Car l’essentiel demeure la qualité et la profondeur de la réalité du mystère de Pâques toujours offerte aux communautés et aux assemblées, afin qu’elles en vivent dans l’ordinaire du temps.

Première semaine de juillet: des Bretons en terre valaisanne!

Par l’abbé Simon de Nortbécourt, dit « le Breton » | Photos : DR

Voilà bientôt deux ans, en août 2022, les paroisses de Collombey et de Muraz découvraient le patrimoine culturel et religieux du diocèse de Vannes en Bretagne : Sainte-Anne-d’Auray, Josselin, Vannes. Une semaine ensoleillée par les rencontres vécues en pays breton, à l’ombre de Madame sainte Anne, mère de Marie, qui y est apparue il y a quatre cents ans. C’est dans cette dynamique d’amitié entre nos paroisses, seulement séparées par un petit territoire qu’on appelle la France, que les Bretons de Sainte-Anne-d’Auray se préparent à venir en Valais ! Du lundi 1er juillet au soir au samedi 6 juillet au matin, nous serons cinquante Gaulois d’Armorique à passer de la mer à la montagne, heureux d’être accueillis par vous, paroissiens de Collombey et Muraz ! Pour pouvoir vivre ces quatre journées ensemble dans la joie, n’hésitez pas à nous rejoindre pour les visites (30 places disponibles dans notre car !) et à vous inscrire pour les soupers auprès du secrétariat paroissial ! Nous prions bien pour vous dès à présent, en attendant de vous retrouver très bientôt.

Des lectures pour ne pas bronzer idiot!

Si vous n’êtes pas amateur de romans policiers ou d’histoires à l’eau de rose, mais que néanmoins vous souhaitez profiter de l’été et des vacances pour vous enrichir de bonnes lectures, voici une sélection de trois ouvrages religieux parus récemment et qui peuvent enrichir le lecteur.

Par Claude Jenny

• L’évêque à cœur ouvert

Le premier livre est le fruit d’une série d’entretiens que l’évêque du diocèse, Mgr Morerod, a accordés à notre consœur du « Temps », Camille Kraft. « Tu n’abuseras point – Un évêque dans la tourmente raconte » est un livre utile et intéressant. Nonobstant le titre et la couverture qui sont mauvais, tout le reste mérite lecture ! Le sujet est évidemment grave puisqu’il porte sur la problématique des abus sexuels. En répondant à des dizaines de questions pertinentes, Mgr Morerod dit tout. Ou presque, hormis ce qui est strictement confidentiel. Il se livre comme rarement un dirigeant d’Eglise l’a fait. Il explique sa ligne de conduite par rapport aux abus, les décisions qu’il a prises, pourquoi il devait dévoiler « l’affaire Genoud ». Il ne cache pas non plus ses doutes, son découragement à un moment donné mais sa conviction – renforcée depuis son gros pépin de santé – que c’est plus que jamais son rôle de ne pas faiblir et de traquer tous les auteurs d’abus. Quoi qu’il lui en coûte. Une belle ouverture de sa part, un bel effort de communication. Un livre qui mérite lecture (aux Editions Slatkine et « Le Temps »).

• Tout savoir sur la messe…

… sans souvent oser le demander ! Parce que l’on croit tout savoir sur la messe ! Or, c’est loin d’être le cas, se dit-on, après la lecture du livre de l’abbé Pascal Desthieux, recteur de la basilique de Genève, qui a décortiqué chaque geste et chaque parole de l’officiant pour nous aider à vivre la messe autrement. Mission accomplie, et avec un réel talent pédagogique, des astuces et même un zeste d’humour avec les croquis d’une dessinatrice. « Lorsque l’on comprend, on le vit mieux » dit l’auteur. Il dit vrai. « Au cœur de la messe – tout savoir sur la célébration » vaut bien qu’on s’y arrête pour mieux comprendre ce que vit chaque catholique lorsqu’il va à la messe (aux Editions Saint-Augustin).

• Homosexualité : un livre engagé et exhaustif

Toutes les personnes qui, de près ou de loin, sont concernées par la délicate problématique de l’Eglise par rapport à l’homosexualité devraient lire ce livre. La récente décision du pape d’autoriser des bénédictions – mais non des mariages – entre personnes du même sexe – a encore compliqué le tableau ! L’abbé valaisan Joël Pralong, auteur de plusieurs livres sur le sujet, livre avec « Homo, trans et Dieu les bénit » une synthèse qui est probablement ce qui a été écrit de plus nuancé et de plus complet par un homme d’Eglise sur le sujet et dans le plus profond respect des personnes concernées et de leurs proches. Un livre qui aide à savoir ce que dit l’Eglise, à comprendre ce que vivent les personnes LGBTQ+ et à se montrer accueillant car « Dieu aime tout le monde » (aux Editions Saint-Augustin).

«Je ne donne pas la communion»

Par Thierry Schelling | Photo : DR

L’avez-vous remarqué ? Depuis plusieurs années, à cause de son problème de mobilité, François ne donne plus la communion directement. Pourquoi ?

« Le prêtre est le ministre ordinaire de l’eucharistie », dit la rubrique idoine dans le Missel. Certes. Mais au vu du nombre d’auxiliaires d’eucharisties, appelés (encore !) ministres « extraordinaires », il semble que ce rôle tende à s’ouvrir systématiquement aux bénévoles de nos paroisses ; plus d’« ordinaire » ou d’« extraordinaire », en somme, mais chacun.e au service des communautés selon besoins.

« Je reste en arrière »

Dans un ouvrage de 2010, alors encore archevêque de Buenos Aires, Papa Bergoglio avait expliqué pourquoi – déjà à l’époque ! – il s’abstenait parfois de donner la communion : « Nous connaissons parfaitement le curriculum de certains d’entre eux [ndlr des fidèles qui s’avancent pour recevoir la communion], nous savons qu’ils prétendent être catholiques, mais qu’ils ont des comportements indécents dont ils ne se repentent pas. C’est pour cette raison que, dans certaines occasions, je ne donne pas la communion, que je reste en arrière et que je laisse ceux qui m’assistent dans la célébration de la messe le faire, parce que je ne veux pas que ces gens s’approchent de moi pour la photo. » Stratégie évangélisatrice ?

« Je laisse les assistants le faire »

Certes, depuis qu’il est Pape et de plus en plus limité côté mobilité, il applique le raisonnable : qu’un autre évêque préside la célébration à l’autel sous le baldaquin de Saint-Pierre (alors qu’encore récemment, seul le pontife pouvait y présider la messe) ; que les prêtres présents, y compris les concélébrants, donnent la communion comme dans toutes les eucharisties paroissiales.

Quant aux photographies, à constater sur le site de l’« Archivio fotografico » du Saint-Siège que les images des communiants aux célébrations pontificales ont diminué drastiquement…

Accueil du nouveau cardinal valaisan: Mgr Emil Tscherrig

Lors de la messe à la cathédrale.

Par Jean-Michel Moix
Photos : Noël Briffod

En ce dimanche 2 juin, au cours d’une messe festive en la cathédrale de Sion, Mgr Emil Tscherrig, créé cardinal le 30 septembre 2023, est accueilli solennellement en son diocèse de Sion. 

Originaire du Haut-Valais, natif du village d’Unterems (au-dessus du village de Tourtemagne), Emil Tscherrig est né en 1947, au sein d’une famille de paysans. Ayant achevé ses études de théologie à Sion et à Fribourg, il est ordonné prêtre en 1974. Puis il est envoyé à Rome pour des études en droit canonique ; en 1978 il entre au
service du Saint-Siège dans le domaine de la diplomatie. 

C’est ainsi qu’il organise et accompagne le pape Jean-Paul II lors de ses voyages internationaux (notamment pour les « JMJ »), de 1982 à 1996. Consacré évêque en 1996, il est nommé nonce : successivement au Burundi, dans les Caraïbes, en Corée du Sud, en Mongolie, en Scandinavie, puis en Argentine en 2012. C’est à Buenos Aires qu’il fait la connaissance de son archevêque-cardinal, Mgr Jorge Mario Bergoglio, qui sera élu pape l’année suivante ! 

Bénéficiant de la confiance et de l’estime du pape François, Mgr Tscherrig est ensuite nommé nonce en Italie en 2017, devenant ainsi le premier nonce non italien depuis 1929 ! Atteint par la limite d’âge, le Pape accepte la renonciation à son mandat de nonce en mars de cette année. Il demeure néanmoins le deuxième cardinal suisse électeur, au côté de Mgr Kurt Koch, en cas de conclave. Et il est le troisième cardinal du diocèse de Sion, après Mgr Mathieu Schiner et Mgr Henri Schwery.

Mgr Emil Tscherrig au premier plan, et notre évêque, Mgr Lovey au second plan.

«Je me sens autant responsable de l’Eglise que le Pape»

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet
de son choix. Romuald Babey, représentant de l’évêque à Neuchâtel, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par Romuald Babey, représentant de l’évêque à Neuchâtel | Photos: cath.ch, dr

Depuis la rentrée pastorale 2023-2024, les équipes pastorales du littoral neuchâtelois ont commencé à travailler ensemble en vue de la création d’un espace plus large. La première étape a été d’apprendre à se connaître. Des temps de prière, de réflexion et de partage ont rythmé les premières séances.

Pour nourrir notre réflexion, nous avons invité, en avril dernier, Laurent Grzybowski, chanteur et journaliste engagé en pastorale et dans la communauté mission de France, coauteur du livre Une autre Eglise est possible ! paru en 2019 aux éditions Temps Présent.

Nous avons travaillé autour de la thématique « Faire Eglise ensemble : pour l’Eglise de demain ».

Laurent Grzybowski commence par témoigner du feu de la mission pour l’Eglise qui l’anime : « L’Eglise est en moi, je ne peux pas la quitter, car je ne peux pas me quitter moi-même. Je me sens autant responsable de l’Eglise que le Pape. Seigneur, fais que je sois plein de Toi . »

A plusieurs reprises, il cite la phrase de Gandhi : « Soyons le changement que nous voulons pour le Monde. »

Il insiste aussi sur l’importance d’avoir « un témoignage rayonnant et attirant ».

Témoigner, ce n’est pas faire du prosélytisme. Il s’appuie, pour ce faire, sur la phrase de sainte Bernadette Soubirous : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire. »

Donner envie par l’amour que l’on dégage. Et faire surgir chez l’autre, la question : « Qu’est-ce que c’est leur petit truc en plus ? »

Nous avons évoqué aussi l’importance de belles célébrations. « Voyez comme ils s’aiment, voyez comme ils célèbrent ». La liturgie, c’est « l’action du peuple ». Elle rend l’invisible visible. Il est donc important qu’elle soit belle. Il est important qu’il y ait un équilibre dans la relation avec Dieu et la relation avec les autres.

Par la suite, un photolangage nous a permis de répondre à la question : « Notre rêve pour le futur de l’Eglise. »

Voici quelques rêves  des participants : 

– Faire connaissance avec l’autre en profondeur, connaître ses talents et la diversité des talents qui compose notre Eglise ;

– Une Eglise qui libère : « Apporter aux captifs la libération » : être le peuple qui va contribuer à la libération du monde ;

– L’Eglise de la rencontre, dans le monde, qui part des gens pour aller vers Dieu au moyen des Béatitudes.

En mode «organisation de la deuxième édition de la fête patronale»

Par Nathalie Martenet
Photos : Nathalie Martenet, Marisol Mariaux

Le 15 août 2023, après plus de 20 ans d’absence, les conseils de paroisse avaient relancé la fête patronale de Vionnaz, célébrée le jour de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. 

Grâce à l’engouement de tous, cet évènement a été une véritable réussite ! 

La messe chantée par le Chœur d’animation liturgique et honorée de la présence des nombreux servants de messe de la région avait donné le ton de cette journée radieuse. 

Autant du côté de l’organisation, des diverses animations musicales et ludiques que des stands de restauration, cette manifestation a su rassembler la communauté de Vionnaz dans un esprit de convivialité et de simplicité. 

Après ce beau succès, la motivation est au top pour la préparation de l’édition 2024 ! 

Le Chœur d’hommes Sainte Cécile ravira à nouveau les papilles aux grillades ; l’incontournable raclette aura également sa place, ainsi que bars, buffet de desserts, musique, jeux et, bien sûr, la tombola qui fera de multiples heureux gagnants tout au long de la fête. 

A cette occasion, l’ensemble des personnes si précieuses œuvrant bénévolement au sein de la paroisse sera mis à l’honneur et gratifié de remerciements accompagnés d’un petit présent. 

A vous qui avez envie d’apporter de l’aide, soyez les bienvenus soit pour la mise en place de la fête, soit pour le service ou encore pour garnir la table des douceurs. 

Si vous êtes doté d’un talent que vous aimeriez faire découvrir et partager avec la communauté : musique, chant, danse, humour… sentez-vous également accueilli et n’hésitez pas à vous annoncer auprès de l’équipe organisatrice. 

Contact pour les intéressés : Nathalie Martenet au 079 919 36 03.

Vous l’aurez compris, c’est par la présence et la participation joyeuse de chacune et chacun que cette journée célébrant l’église de Vionnaz pourra être un véritable moment de bonheur et de partage au cœur de l’été. 

Vue sur l’église paroissiale de Vionnaz.

Jeux, jeunes et humour – juin 2024

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi avant la proclamation de l’Evangile traçons-nous trois croix ? *
En traçant une croix avec notre pouce sur le front, la bouche et le cœur, nous demandons au Seigneur que sa Parole vienne toucher notre intelligence, qu’il nous donne la force de la répandre à notre tour et de la conserver au plus profond de nous à l’instar de Marie qui « gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 51).

Par Pascal Ortelli

* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.

Humour

M. le Curé avait lancé un appel : il cherchait un tronc d’arbre pour faire sculpter la statue d’un saint. Une paysanne avait dit à son mari : « Il n’y a qu’à lui donner notre noyer, il n’a jamais donné aucune noix. » Quelque temps plus tard, alors que la statue du saint trônait fièrement dans l’église, la paysanne vint prier le saint pour lui demander de guérir sa vache malade. Malheureusement, au lieu de guérir, la vache finit par crever. Levant la tête vers la statue du saint, elle lui dit : « Tu ne valais rien en noyer, tu ne vaux pas mieux en saint ! »

Par Calixte Dubosson

Bien plus qu’une remise c’est un envoi!

Pierre-Yves Maillard a remis les diplômes aux JB3. De gauche à droite : Estelle, Aude, Thomas, Chloé. Devant : Joy, Ludivine et Laëtitia. Et Melissa en communion depuis Madrid (en médaillon).

Le dimanche 14 avril 2024 a eu lieu la remise des diplômes Jeunes Bénévoles 3 (JB3), volée 2. Parmi les diplômés, trois ont mené leur projet dans nos paroisses. Sébastien Gauye, JB3 diplômé en 2022, a assisté à la remise de diplôme. Il nous partage son regard sur les nouveaux lauréats.

Par Sébastien Gauye
Photos : François-Xavier Mayoraz

Durant deux ans, huit jeunes adultes ont suivi le parcours de formation de Jeune Bénévole en Eglise (JB3). Celle-ci approfondit la dimension théologique, biblique ainsi que le cadre légal et sécuritaire. En parallèle à ces six journées « théoriques », chaque JB mène un projet personnel en Eglise. Dans cette démarche « pratique », il est accompagné par un référent sur le terrain. 

Dans ce singulier chemin, s’illustre aussi la rencontre des uns et des autres en Christ notamment au travers de temps de prières, de moments plus fraternels ou conviviaux. Jésus nous dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » (Mt 18, 20) Parmi nos jeunes diplômés, le Seigneur a dû facilement trouver sa place… 

Avant la remise officielle du diplôme, chaque jeune a présenté son projet personnel à l’assemblée en y intégrant des éléments marquants de son parcours. Au travers de cette formation JB3, chacun y a trouvé de quoi nourrir et faire grandir sa foi. Nos jeunes missionnaires et bénévoles en Eglise sont désormais prêts à offrir leurs dons reçus et mûrement cultivés. Ils se confient à vos prières. 

Cette rencontre s’est clôturée par un temps de prière (spirituelle) suivi de son pendant spiritueux. Vous l’aurez peut-être remarqué, tout ne fait que commencer pour ces jeunes engagés… JB3 et envoyés : une jeunesse formée et en mission d’Eglise !

Merci à tous ceux qui ont guidé ces jeunes. Sans eux, cette aventure ne pourrait exister.

Trois jeunes chez nous :

Joy Monnet 
Au départ, je ne voulais pas suivre cette formation car j’avais beaucoup avec mon entreprise. Mais… étant directrice de la chorale « EnJoy », le projet JB3 prenait tout son sens. En effet, s’engager en tant que Jeunes Bénévoles dans les paroisses nécessite quelques notions théologiques, bibliques. J’ai pu approfondir quelques sujets sur la Foi et sur ma passion du chant délaissée depuis la fin de mes études. Ce projet m’a tellement apporté. Je me suis découvert d’autres charismes et il m’a permis d’apporter un autre regard sur Dieu et sur la Vie.
Un merci particulier à EnJoy Chorale, d’avoir animé notre messe de remise de diplôme.
Petit coup de pub, le chant c’est la Vie, nous recrutons… Viens nous rejoindre une fois par mois pour une répétition, une messe et un moment convivial entre jeunes.

Estelle Schmuck
La formation JB3 fut pour moi une expérience très enrichissante, car j’ai pu mettre en pratique une majorité des choses que j’ai vues durant les journées de cours. Mon projet était de reprendre le groupe Relais de Collombey-Muraz. J’ai proposé aux jeunes une rencontre par mois dont une fenêtre de l’Avent avec la participation de EnJoy Chorale.

Melissa Lopez Albalat
Durant ces 18 mois en Suisse, Melissa a accompagné les confirmands de Monthey puis fondé un nouveau groupe MADEP. Elle est rentrée à Madrid en mars 2024.
« Des JB je retiens l’envie de tous les jeunes de changer l’Eglise pour faire une nouvelle Eglise qui a envie d’aimer, d’aider et qui a toujours les bras ouverts (comme le Christ dans la croix) pour accueillir tout le monde. C’est notre mission. »

L’eucharistie: sacrifice et repas, source et sommet

Il y a quelque temps, j’ai vu dans un journal une illustration représentant la Cène – dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il s’agissait précisément de l’œuvre de Leonardo da Vinci (1452-1519).

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur | Photo : DR

Juste au-dessous de celle-ci, on a placé une photo semblable où le Christ et ses apôtres ont été remplacés par de jeunes femmes – mannequins de mode. L’une d’entre elles serrant dans ses bras le corps d’un homme à moitié nu.

J’avais déjà vu, par exemple, la Joconde avec une moustache ou utilisée pour une publicité pour de la glace, du café ou de la pizza… mais là (la Cène)… Il y a davantage que la profanation d’une œuvre d’art ! Cette image symbolise, pour les chrétiens, l’instauration de l’eucharistie par laquelle l’homme n’arrête pas d’entrer en communion avec Dieu et avec ses frères et sœurs.

Nous vivons une période où les nouveaux initiés s’approchent pour la première fois de la table du Seigneur. Nous les préparons et accompagnons – ainsi que leurs parents / familles – à une vie eucharistique, à une pratique régulière pour se nourrir du Corps du Christ. 

Deux dimensions associées

La célébration eucharistique est un mystère pascal où deux dimensions sont associées : le sacrifice et le repas. Nous passons avec Jésus du dernier repas, par la Croix, à la Résurrection et nous sommes orientés vers son retour.

L’eucharistie est source et sommet de toute vie chrétienne (Lumen Gentium 11). Nous sommes appelés à ne pas dissocier l’eucharistie de notre vie, de la vie du monde et de notre relation aux autres.

Source…

Elle est source parce que nous y rencontrons le Christ ressuscité, le même qui prend l’initiative de rencontrer ses disciples sur le chemin de leur vie. Le Seigneur nous transforme et nous envoie en mission pour L’annoncer, en paroles et en actes, là où nous vivons.

… et sommet

L’eucharistie est sommet parce que nous y apportons tout ce que nous vivons. Nous nous associons à l’offrande de la vie du Christ ; nous lui présentons la vie du monde et de nos frères et sœurs. C’est Lui-même qui nous rassemble à sa table et comble toutes nos faims.

Réinventer l’hospitalité urbaine

Juliette Salzmann.

La cohésion sociale d’une ville est en partie déterminée par la place laissée à la diversité religieuse. Le projet ReligioCités du Centre intercantonal d’informations sur les croyances (CIC) explore les formes de solidarités qui constituent « l’hospitalité urbaine ». Entretien avec Juliette Salzmann, collaboratrice scientifique au CIC.

Par Myriam Bettens
Photos : J. Salzmann

Pourquoi le lien entre urbanité et religiosité a-t-il été négligé par les collectivités publiques et la recherche scientifique durant si longtemps ?
Les recherches ont longtemps considéré le religieux en ville à travers le prisme de la sécularisation, thèse menant à concevoir la ville comme un espace neutre du point de vue religieux. Or, cette neutralité confessionnelle de l’espace public n’existe pas vraiment. C’est précisément en milieu urbain que se trouve la plus grande diversité religieuse. A partir des années soixante, on assiste à une pluralisation croissante des croyances et pratiques en Suisse. Ce phénomène s’accompagne d’une privatisation et d’une individualisation de celles-ci, ce qui explique, en partie, la moindre considération de ces questions par les collectivités publiques.

De quelle(s) manière(s) le milieu urbain et la pratique religieuse s’influencent-ils mutuellement ?
L’accès à l’espace est l’une des conditions premières du déploiement de la pratique religieuse. Les Eglises historiques sont souvent propriétaires de leurs lieux de culte, ce qui n’est que rarement le cas des autres communautés plus minoritaires qui mobilisent alors des stratégies d’occupation de l’espace. Par exemple, elles investissent des espaces initialement prévus comme locaux d’habitation, commerciaux, industriels ou recourent à la sous-location de lieux de culte de communautés établies. Certaines communautés développent des projets immobiliers, ce qui permet de générer des revenus. Ce faisant, les communautés façonnent le milieu urbain autant qu’elles doivent s’y adapter, en ce sens, villes et pratiques religieuses sont intimement liées. De plus, les lieux de culte sont fondamentalement en interaction avec leur environnement direct. 

Dans l’idée d’hospitalité urbaine, comment l’environnement urbain accueille-t-il les pratiques religieuses ?
C’est un accueil ambigu, car bien que la plus grande partie de la diversité religieuse se concentre dans les zones urbaines, de nombreuses communautés ont des difficultés à accéder à l’espace pour établir un lieu de culte. Cet accès dépend de la volonté des communautés établies de partager le leur, du bon vouloir des régies immobilières, des prix très élevés du marché immobilier et de certains préjugés à l’encontre de communautés pouvant aussi constituer un frein supplémentaire. Par ailleurs, les lieux de culte jouent aussi un rôle dans l’hospitalité, dans la mesure où ils constituent de véritables lieux de vie. Les activités séculières se déployant autour de communautés religieuses nourrissent des formes de solidarité et participent à alimenter la vie des quartiers. 

Quel est l’impact d’une loi sur la laïcité de l’Etat, comme c’est le cas à Genève ?
Nous avons peu de recul sur les effets de cette nouvelle loi puisque son règlement d’application n’est entré en vigueur qu’en juin 2020. Mais elle souligne l’ambiguïté du processus de sécularisation. D’une part, en la considérant comme une donnée aboutie, et d’autre part, légiférer est le signe d’une volonté de l’affirmer comme une nécessité politique. Or, la compréhension de cette loi et du principe de laïcité n’est pas uniforme et cela conduit à générer un « tabou » autour des questions religieuses et spirituelles par peur d’enfreindre ce principe. Dès lors, la prise en considération du religieux dans la sphère publique dépend fortement des sensibilités, des convictions et des bonnes volontés individuelles.

Le café ouvert au public de l’Espace Lumen aux Pâquis à Genève, le 6 avril 2023.

Bio express

Juliette Salzmann est collaboratrice scientifique au Centre intercantonal d’informations sur les croyances (CIC). Elle est titulaire d’un bachelor et d’un master en sciences des religions de l’Université de Lausanne et collabore sur le projet ReligioCités : Religions et vie urbaine à Genève avec une équipe de chercheuses et chercheurs.

Le projet ReligioCités du Centre intercantonal d’informations sur les croyances (CIC)

Ce projet analyse le rôle du religieux et des solidarités locales à l’échelle de plusieurs quartiers genevois. Il encourage les échanges entre les communautés religieuses, le monde associatif et les habitants afin de favoriser la cohésion sociale. Ce projet est mené par le Centre intercantonal d’informations sur les croyances (CIC), une fondation privée d’utilité publique avec pour mission d’améliorer la connaissance de la diversité religieuse en Suisse à travers la sensibilisation et la formation. Plus d’informations sur www.cic-info.ch

Première communion solennelle sur Collombey et sur Muraz

Par Jean-Michel Moix | Photos : Aurélie Fernandez (Collombey), Bastien Clerc (Muraz)

En ce premier dimanche du mois de mai, le 5 mai, 19 enfants ont fait leur « première communion ». Les voici, accompagnés par l’abbé Valentin Roduit : Branco Silva Kylian, Cutrino Esteban, Delacroix Romain, Marra Ndongbou Océanne, Mulisanze Teta Keyla, Pinho Neves Leticia, Ribeiro Gomes Diana, Branco dos Santos Diana, Santos de Sousa Kateline, Tissière Elsa, Fernandez Samuel, Hoffmann Tania, Nobile Julie, Pochon Jules, Ricci Mattia David, Savary Elisa, Vargas Valente Leila, Costa Silva Leonor, Leite Pereira Iris.

Du côté de Muraz, 13 enfants ont fait leur « première communion » en ce jeudi de l’Ascension, 9 mai. Les voici, accompagnés par l’abbé Jean-Michel Moix : Baouth Alicia, Bruttin Loïc, Chablais Luca Gabriel, Chervaz Natan, Dos Santos Tony, Lattion Elsa, Lattion Adélie, Mathieu Théo, Parvex Kélian, Ramos Pereira Devon, Ribeiro Pinto Margarida, Udressy Jérémy, Vizzino Luca.

Quatre célébrations des premières communions dans la paroisse

Plusieurs dizaines d’enfants de notre paroisse ont vécu la célébration de la première communion en avril et en mai. Nous publions dans ces pages les « photos de famille » des quatre groupes d’enfants qui ont cheminé vers la vie eucharistique.

Photos : Guillaume Grandgirard (Estavayer, Cugy et Bussy), Marc Ducrest (Murist)

Dimanche 21 avril à Murist

Bise Nolan, Bobela Léon, Bosson Maxime, Carrard Grégoire, Dubois Léa, Majeux Aya, Taccoz Noa, Arijon Mayla, Corminboeuf Tom, Di Meo Benjamin, Grognuz Baptiste, Piotou Malia, Baeriswyl Elsa, Urech Théo, Vallat Martin, Buffat Luc, Currat Théa, Eisenhut Kyle, Emery Kelya, Juriens Alicia, Ménétrey Camille, Pereira Fernandes Leana, Pinho Lopes Livia, Alvarez Louise, Juan Magalhaes Sequeira.

Dimanche 28 avril à Bussy

Bernasqué Elaia, Duc Benjamin, Etienne Adrien, Gitteau Lilian, Berchier Emilien, Cuche Enora, Dafflon Colin, Liniger Chloé, Pizzolante Fabrizio, Vadi Matteo.

Dimanche 5 mai à Cugy

Bersier Emline, Dubey Chloé, Francisco Mathias, Jauquier Benjamin, Jauquier Florian, Marcelino Gaïa, Bajrami Toni, Volery Coralie, Tinguely Niels, Fehlmann Lisa, Bottinelli Louan, Thévoz Lucie, Leu Natalia, Thürler Enora, Marchand Jules, Python Elodie. 

Jeudi 9 mai (Ascension) à Estavayer

Amstutz Adèle, Barbey Hugo, Bloechle Raphaël, Brasey Yanis, Buchs Sohan, Carrard Louane, Espin Enora, Fernandes Almeida Vitoria, Galantine Claire, Giacomotti Emmy, Henchoz Lukas, Hirt Mélissa, Leroux Romain, Ménétrey Loïse, Michaud Mathieu, Michel Luna, Miéville Olivia, Minder Joey, Oliveira Borges Kaïly, Pellet Robin, Périsset Félicien, Rey Julia, Semedo Kelya, Sousa Dias Lara, Torche Lena, Rios Garcia Esteban, Fasel Chloé, Egger Shana, Egger Stacy.

Maître-autel, église Sainte-Catherine, Sierre

Les statues de saint Théodule, saint Maurice, saint Jean-Baptiste et saint Sébastien supportent les quatre piliers.

L’église Sainte-Catherine est une des plus anciennes de Sierre. Elle est bâtie au XVIIe siècle pour remplacer une ancienne église devenue trop étroite.

Le baldaquin est inspiré de celui de la basilique Saint-Pierre de Rome. Les statues de saint Théodule, saint Maurice, saint Jean-Baptiste et saint Sébastien supportent les quatre piliers. 

L’œuvre est bien sûr plus simple que celle de Gian Lorenzo Bernini. Ici, pas de colonnes torses en bronze et les proportions sont bien plus modestes (environ 30 mètres de haut à Rome). Il s’agit tout de même d’un élément suffisamment rare dans les églises de Suisse romande pour qu’il soit remarquable. 

Présence réelle du Christ

A l’origine, les baldaquins servent à mettre en évidence l’autel. Parfois ornés de rideaux, ils rappellent le tabernacle du Temple de Jérusalem. De la même manière que le Saint des saints accueillait la Shekinah, le baldaquin indique la présence réelle du Christ.

Des épisodes de la vie de sainte Catherine d’Alexandrie sont représentés dans la cartouche de la voûte du chœur. La sainte est une martyre du IVe siècle, réputée comme la plus jolie et la plus savante de toutes les jeunes filles de l’Empire. Elle est condamnée à mort à l’âge de 18 ans pour avoir refusé d’épouser l’Empereur Maximin. 

S’étant engagée dans un mariage mystique, Catherine déclare : « Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon époux unique. »

Une première tentative de la tuer échoue. Grâce aux supplications de la Vierge Marie, un ange détruit les roues qui devaient broyer le corps de la jeune femme. La légende raconte que quatre mille pèlerins périrent dans la manœuvre. Par la suite, Catherine est condamnée à la décapitation. C’est la scène qui est représentée au premier registre de la cartouche. 

Peu avant sa mort, la sainte entend une voix lui dire : « Viens, ma bien-aimée, ma belle ! Voilà : la porte du ciel t’est ouverte. » Elle est ensuite enlevée vers le ciel par des anges, ce que l’artiste a représenté au second registre.

Les 40 heures

La première édition des 40 heures a eu lieu au Monastère des Bernardines pour les paroisses de Collombey et Muraz, du jeudi 2 mai au samedi 4 mai. 
40 heures d’adoration, ça veut dire 40 adorateurs… qui ont répondu très généreusement !

Texte et Photos par Valentin Roduit

Certains se sont retrouvés seuls avec le Seigneur au milieu de la nuit. D’autres ont eu la surprise de se trouver bien entourés dans l’après-midi, touchés de voir défiler un bon nombre de priants. Il y en a eu pour tous les goûts et le Seigneur a touché les cœurs.

Quelques réactions :

« Un pur moment de bonheur en tête à tête avec Lui. Je peux déjà confesser un péché d’égoïsme : le Tout-Puissant rien que pour moi… »

« Ça a piqué de se lever, mais la récompense ensuite était belle ! »

« Ce fut un moment de plénitude et de bonheur, je souhaite un beau dimanche à tous ces premiers communiants et à leurs familles. »

« Un bon moment seule avec Dieu ! L’heure a passé tellement vite… Incroyable ! »

Ces retours montrent que les adorateurs ont apprécié. Les sœurs bernardines ont été touchées par la ferveur paroissiale. Un confrère m’a confié avoir été frappé de la profondeur de la prière de ceux qui étaient là en même temps que lui. Le carnet d’intentions témoignait également que les adorateurs ont porté tout leur entourage devant le Seigneur.

Leur prière a préparé les deux belles célébrations des premières communions, le dimanche 5 mai à Collombey et le jeudi 9 mai à Muraz.

C’était une tradition ancienne qui redémarrait au Monastère, mais également une découverte pour certains. Si la messe est bien connue des pratiquants, l’adoration était pour certains une expérience nouvelle de prière.

Gageons que cette chaîne de prière paroissiale trouvera suffisamment d’adorateurs si elle devait être relancée durant le courant de l’automne, ou (rêvons, pourquoi pas…) devenir plus régulière.

Nuit d’adoration du Jeudi saint à Vionnaz

Par Stéphanie Reumont 

Depuis maintenant quatre ans, la paroisse de Vionnaz organise une nuit d’adoration pour le secteur qui suit la célébration du Jeudi saint. De 21h à 7h du matin, les fidèles se relaient pour adorer le Saint Sacrement ; certains pour une heure, d’autres toute la nuit. 

« J’ai veillé toute la nuit, et malgré tout, je n’ai jamais été aussi en forme au petit matin. Je me sens comme sur un nuage. C’est un peu comme une batterie à plat qu’on recharge, moi j’ai été rechargée par le regard d’Amour de Dieu durant cette nuit », confie une paroissienne. 

Cette nuit d’adoration a été pensée pour répondre à la demande du Christ, la veille de sa passion : « veillez et priez ». 

Les comptes paroissiaux 2023 décortiqués et approuvés

Une cinquantaine de membres de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ont participé jeudi 25 avril dernier, à Montet, à l’assemblée de printemps, dite des comptes. Lesquels font apparaître, pour l’exercice 2023, une bonne santé financière. Le responsable des finances a toutefois annoncé poursuivre un travail de controlling plus serré du ménage paroissial.

Texte et photo par Claude Jenny

Les débats ont été conduits par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse. Mais c’est un autre Alexandre, vice-président et responsable du dicastère des finances, qui a passé sous une loupe pointilleuse les comptes de 2023. Alexandre Bersier et la comptable Séverine Rey-Pillonel ont donné moult explications sur le pourquoi de chaque minus ou malus enregistré dans un compte. Le nouveau « ministre paroissial des finances » n’aime pas les écarts par rapport au budget  et dit veiller au grain, en faisant des pointages réguliers au fil de l’année pour éviter tout dérapage. 

Une bonne santé financière

« Je ne veux rien casser ! » a répété à plusieurs reprises Alexandre Bersier. Entendez qu’il n’entend pas couper dans les ressources allouées aux divers postes comptables. Mais il veut quand même une gestion plus rigoureuse qui implique que chaque dépense doit être justifiée et, hormis des cas d’urgence, doit être au plus près du budget. Ainsi, par exemple, le poste « archives », qui a enregistré un excédent de dépenses conséquent, fait l’objet d’une attention particulière. « Lorsque le budget est dépensé, sauf raison impérieuse, il faut savoir dire stop ! » a renchéri le trésorier, qui a relevé l’excellente collaboration avec la secrétaire-comptable, Séverine Rey-Pillonel, qu’il a d’ailleurs remerciée pour son travail en lui remettant un cadeau. « Nous avons une séance commune chaque semaine pour avoir un suivi régulier » se plaît à relever Alexandre Bersier qui souligne l’importance des rencontres qui ont déjà eu lieu – avec les chœurs mixtes, avec les conseils de communauté, avec l’équipe pastorale – et celles qui sont agendées pour cette année. 

Le résultat de l’exercice 2023 ne laisse apparaître qu’un petit bonus de 20’000 fr., pour un montant total de fonctionnement de 4,1 millions. Mais ne nous y trompons pas : les finances de la paroisse se portent à merveille. Car si l’on tient compte des jeux d’écriture entre les attributions et les prélèvements dans les réserves, c’est une somme positive proche du demi-million qui traduit le bon résultat de l’exercice et de la gestion des sous de la paroisse. Laquelle dispose d’un solide bas de laine de plusieurs millions en termes de liquidités et n’a quasiment plus de dettes.  

Un avantage qu’Alexandre Bersier a relevé puisque la paroisse peut ainsi financer tous ses investissements sans recourir à l’emprunt. Au chapitre des investissements précisément, le président Alexandre Duc a détaillé l’état de tous les chantiers en cours. Une situation parfaitement maîtrisée avec, comme principaux chantiers d’actualité, la rénovation de la cure de Forel, de l’église de Nuvilly et de celle de Seiry. Ces comptes ont été approuvés à l’unanimité par l’assemblée, après recommandation de la commission financière. Pas question par contre d’envisager une baisse du taux de l’impôt ecclésiastique !  Mieux vaut thésauriser en vue de temps plus durs qui pourraient surgir, notamment en lien avec les nombreux retraits d’Eglise.

Appel pour la jeunesse

A une question d’une paroissienne qui s’étonnait qu’un montant très conséquent soit affecté à l’entretien des bâtiments – lieux de culte et autres – au détriment des budgets affectés à des tâches dites pastorales, le responsable des finances a reconnu que : « Oui, avec une vingtaine de bâtiments à gérer, nous sommes comme une gérance immobilière. » Mais, a-t-il bien précisé : « Je suis ouvert à défendre des budgets pour la pastorale si des projets concrets sont présentés au Conseil de paroisse. » 

Et Alexandre Bersier de prôner davantage d’imagination pour mieux faire le lien avec les jeunes paroissiens au travers de diverses initiatives. Il a cité le « tournoi de ping-pong de l’abbé Darius » comme un exemple de nouveautés allant dans cette direction. Il s’est dit ouvert à écouter l’équipe pastorale mais aussi toute paroissienne et tout paroissien prêt à se mobiliser dans ce sens. « Soyons inventifs ! » a-t-il lancé.

Le sens des noms

Leila Fortis.
« Pour faire Eglise, il faut que tout le monde se connaisse. »

Par Nicolas Maury
Photos : DR

« En Amérique latine, la manière d’appréhender la foi est différente d’ici en Suisse », explique Leila Fortis. Coordinatrice de la catéchèse pour la Mission de langue espagnole et la paroisse du Sacré-Cœur à Lausanne, elle parle en connaissance de cause : elle a été élevée au Chili. « Là-bas, les gens ont besoin de toucher, de voir. Ils croient, mais c’est souvent comme si derrière chaque geste ou parole, il y avait quelque chose de magique. Dieu est considéré comme un papa un peu sévère qui nous punit quand on agit mal. Le message que je fais passer, c’est qu’il est un papa miséricordieux. Quoi que l’on fasse, si on cherche à changer les choses, si nous le laissons agir dans nos vies, Dieu nous pardonne. »

A priori rien ne semble destiner Leila Fortis à s’engager en Eglise. Mais tout s’est mis en place naturellement. « Je suis arrivée en Suisse à 21 ans, j’ai passé un certificat de français moderne à l’Uni de Lausanne et j’ai épousé un Neuchâtelois. Nous avons emménagé à Pully, puis à Lausanne. Je suis arrivée sur le territoire paroissial en 1998. »

La naissance de ses enfants – Tamara et Enzo – aura un impact non négligeable. « La paroisse nous a demandé si nous voulions les inscrire au caté. Nous l’avons fait successivement pour tous les deux. A l’époque, les parents étaient impliqués pour préparer les séances de catéchèse familiale. Mes enfants ont commencé à servir la messe et, de fil en aiguille, on m’a sollicitée pour accompagner les groupes de catéchèse. Je l’ai fait d’abord comme bénévole, puis officiellement en 2013. Auparavant, le poste de coordinatrice n’existait pas au Sacré-Cœur. »

Son travail lui donne beaucoup de satisfactions. « La catéchèse, ce n’est surtout pas l’école. C’est un moment de partage où l’on vient parler de quelqu’un, qui est Jésus. On évoque sa vie, et ce qu’il est pour nous. »

Depuis le Covid, Leila a remarqué que des changements importants sont intervenus, même si la cause reste difficile à identifier. « Comme s’il y avait moins de temps pour connaitre Jésus, justement », déplore-t-elle. Qui ne perd pas espoir : « La paroisse n’est pas un endroit où on distribue les sacrements. C’est une communauté. Pour faire Eglise, il faut que tout le monde se connaisse. » Elle se fait donc un devoir d’apprendre le nom de chaque enfant. « C’est tellement important d’être connu par son prénom, parce que c’est en reconnaissant notre prénom que Dieu nous aime. »

Leila Fortis 
• Née au Chili en 1970.
• Arrivée en Suisse en 1991.
• Coordinatrice en catéchèse depuis 2013.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

L’Adoration à Chandolin

Edmond Bille, Chandolin, 1903.

Si le village de Lens occupe une place prépondérante dans l’œuvre valaisanne de C. F. Ra-muz, sa première découverte du canton s’est faite à Chandolin. C’est dans l’église de ce plus haut village d’Europe que se conclut le roman Présence de la mort (1922), par l’évocation d’une Présence qui est l’antonyme de la mort.

Par Benjamin Mercerat | Photo : Association Edmond-Bille

En 1907, Ramuz découvre Chandolin, invité par le peintre Edmond Bille à y séjourner deux semaines dans le cadre d’une collaboration. Le Village dans la montagne, texte illustré par des gravures de Bille, paraît en 1908. La vie « errante » des paysans valaisans y est décrite avec précision, poésie et sens du tragique : ils sont sans cesse sur les routes, selon les saisons et les exigences de l’agriculture de montagne. Alors que dans les autres villages on monte aux mayens, à Chandolin on y descend.

L’auteur, qui passera plusieurs étés à Lens, ne reviendra pas séjourner en ces hauteurs anniviardes. Le lieu, néanmoins, est resté ancré en lui, et c’est à ce village qu’il pense dans son roman apocalyptique publié en 1922, Présence de la mort, véritable récit d’anticipation imaginant que la terre se rapproche de plus en plus du soleil. La température monte, les cultures ne peuvent plus se faire, la famine est là, c’est la guerre généralisée.

Voici la banque de Lausanne prise d’assaut. Voici les villages des bords du Léman qui s’organisent en cités fortifiées, ravitaillées encore quelque peu par la pêche. Le phénomène est mondial. On tâche d’aller aux pôles, mais la banquise se défait : le seul refuge, c’est l’altitude. Voici des jeunes gens qui prennent d’assaut un chalet d’alpage – lieu inspiré par les hauts de Lens. Les paysans qui s’en sont fait chasser reviennent, piègent leurs assaillants et les tuent sans pitié.

Et voici, enfin, ce village inspiré par Chandolin, qui semble être le dernier à abriter des vies humaines. Un vent violent ne cesse plus son attaque, mais voilà que le sonneur de cloche rejoint tant bien que mal le clocher. Les villageois savent bien que là est maintenant leur seule raison d’être, comme nous le fait comprendre le narrateur :

« Mais, à présent, venez seulement en bas, montagnes, tombez-leur seulement dessus : ils n’ont plus peur de vous, ils vous ont échappé, parce qu’il sont entrés dans l’église. »

Les fidèles sont à genoux, comme lors de l’Adoration eucharistique, mais ici nul prêtre, nulle hostie ; cependant, après trois coups de cloche :

« Une Personne a été devant eux sur la pauvre nappe à dentelles, entre les fleurs de la terre qui passent, parmi les petites lumières qui tremblaient ; Elle s’est levée d’elle-même, Elle s’est mise en marche ; Elle leur a dit : « Vous venez ? » Et, dans leurs corps nouveaux, ils se sont avancés. » 

Dans une lettre faisant suite à la lecture de ce roman, les époux Maritain, figures de proue du renouveau catholique dans la première moitié du XXe siècle, écrivent à Ramuz : « […] vos dernières pages ont laissé en nous une émotion très vive, comme si cette Présence de la mort débouchait sur le lever d’une aurore, et d’une paix plus haute. »

Bibliographie : 

C. F. Ramuz, Présence de la mort, Editions Zoé, « Petite bibliothèque ramuzienne », 2022 (1922).

Jacques Monnard a siégé 10 ans au Conseil pastoral cantonal

Mis en veilleuse durant le COVID, le Conseil pastoral cantonal se remet au travail ! Pour notre paroisse, un nouveau délégué a été désigné en la personne de Colin Mosengo, de Vuissens 1. Son prédécesseur, Jacques Monnard, de Vesin, a siégé dix ans dans son organe. Qu’en retire-t-il ?

Texte et photo par Claude Jenny

Membre de cet organe consultatif de 2012 à 2021, il l’a même présidé durant toute une législature aux côtés du vicaire épiscopal – Rémy Berchier puis Jean Glasson – et d’une cohorte de membres des diverses UP de la partie francophone du canton. « Au début nous étions entre 40 et 50 membres, dont une vingtaine de membres du clergé. C’était trop ! Par la suite, avec 30 membres – dont 5 employés de l’Eglise, le fonctionnement a été nettement meilleur » relève le Broyard, qui a donc été la voix de notre UP, puis paroisse, au sein de ce Conseil.

La voix des UP

« Ce fut une belle expérience, un lieu d’émulation, convivial, où nous avons pu évoquer nombre de sujets liés directement à la pastorale » relève l’ancien membre du Conseil de communauté de Cugy-Vesin. « Nous étions la voix des UP, permettant au vicaire épiscopal de prendre la température du terrain. Nous récoltions des avis de nos paroisses et nous reportions le rendu de nos délibérations. Cet échange était, je pense, fructueux. De plus, de découvrir les initiatives lancées dans d’autres régions du canton représentait un apport intéressant » explique Jacques Monnard.

Parmi les thématiques abordées durant deux législatures, il cite le sondage lancé par le vicaire épiscopal en 2016 qui avait invité 150’000 catholiques à s’exprimer avec quelque 1500 réponses à l’arrivée. Mais aussi les 8 orientations diocésaines de l’évêque, la place de la musique dans l’animation liturgique, le mois missionnaire lancé par Missio, la pastorale du deuil ou encore comment revitaliser nos paroisses. A raison de 3 à 4 rencontres par an, le Conseil pastoral cantonal a été un porte-voix, mais sans avoir pouvoir de décision, ni d’émettre des directives. 

Redémarrage

Aujourd’hui, la représentante de l’évêque pour la partie francophone du canton, Céline Ruffieux, veut revitaliser cet organe consultatif avec une nouvelle équipe de représentants de toutes les UP du canton, dont Colin Mosengo pour notre paroisse. 

Jacques Monnard garde aussi un souvenir lumineux de sa participation, avec un autre délégué fribourgeois, dans le Conseil pastoral suisse, organe qui faisait office de coordination interdiocésaine et permettait à ses membres de découvrir des réalités totalement différentes vécues dans d’autres régions du pays.

Aujourd’hui, Jacques Monnard ne siège plus – hélas dirons-nous, car son expérience serait précieuse – dans un organe d’Eglise mais conserve son activité de sacristain à temps partiel à Cugy.

1 Voir portrait dans le journal paroissial d’avril-mai 2024

L’Observatoire du Vatican

Par Pierre Guillemin | Photos : flickr, DR

L’Observatoire du Vatican est né de la volonté du pape Grégoire XIII en 1578. Il souhaitait réformer le calendrier utilisé alors qui souffrait d’imperfections notoires dues à des mesures du temps et du positionnement des planètes approximatives. 

Dès 1582, le frère jésuite Christopher Clavius introduit ce que nous appelons aujourd’hui le calendrier grégorien, toujours d’actualité.

L’Observatoire est placé sous la direction de l’ordre des Jésuites, décision qui perdure de nos jours. 

Parmi les grands thèmes de recherche menés actuellement par l’Observatoire, citons la mécanique quantique, la cosmologie quantique, la biologie moléculaire et évolutive, les neurosciences. 

Le directeur actuel est le frère Guy Consolmagno, prêtre, astronome et mathématicien. 

Né en 1952, Guy Consolmagno est renommé dans la communauté scientifique pour ses travaux sur les corps célestes de petite dimension comme les astéroïdes et les météorites. Un des travaux scientifiques auquel il collabore est l’identification de l’objet astronomique dénommé Etoile de Bethléem : c’est-à-dire l’étoile qui guida les rois mages vers le berceau du Christ à Bethléem. Il est l’auteur de plus de 200 publications portant très haut le niveau d’excellence mondialement reconnu de l’Observatoire du Vatican.

Parmi ses ouvrages célèbres, les plus connus sont : « Donneriez-vous le baptême à un extra-terrestre ? », « La mécanique de Dieu : comment les scientifiques et les ingénieurs donnent un sens à la religion », « Le Chemin vers la Demeure de la Lumière ».

Pour mieux cerner la quête du frère Consolmagno, écoutons-le lorsqu’il nous déclare : « Dieu veut que l’Univers existe… cette volonté de Dieu se manifeste à chaque instant, dans l’espace et dans le temps. »

Guy Consolmagno.
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