Extrait du Stabat Mater dans un manuscrit du XVe siècle, tercets 11-16.
… pour la récitation du Stabat Mater dolorosa, dixit Innocent XI. Cette hymne déployant les émotions incommensurables d’une mère, Marie, devant son fils agonisant a connu un parcours des plus mouvementés pour entrer dans le canon des prières officielles de Rome : en effet, les pontifes l’ont tantôt interdite, réhabilitée ou modifiée.
Ses vingt strophes ont mis du temps à mûrir, ayant une origine dans une théologie du XIIIe siècle où un certain dolorisme était encensé religieusement pour consoler et encourager la vie rude des fidèles, peut-être.
… puis interdite…
Ecrit par un Pape ou un Franciscain (origines incertaines donc), ce chant religieux a fait office de tube, notamment dans les campagnes, jusqu’au XVIe siècle, avec même des traductions en allemand, en français et en… néerlandais ! C’est à Cologne qu’il devient l’hymne de la nouvelle fête de la Compassion de la Vierge Marie (1423) et qu’il y est ensuite interdit (1538). Interdiction reprise par… le Concile de Trente et son ouvrage liturgique par excellence, le Missel Romain selon Pie V !
… puis repermise…
Benoît XIII change le nom de la fête de la Compassion de la Vierge Marie en Fête de Notre-Dame des Douleurs, en latin Beata Maria Virgo Perdolens ou… Mater dolorosa, une fête portée par l’Ordre des Servites autorisé à répandre l’hymne comme « chant fédérateur », qui a été enrichie d’un paragraphe écrit par le même pape Benoît : « Quel est l’homme qui ne pleurerait s’il voyait la Mère du Christ dans un si grand supplice ? »
… et finalement facultative !
Même si Innocent XI lui attribue cent jours d’indulgence (1681), repris par Pie IX (1876), le Concile Vatican II remet tout en perspective : elle devient facultative… C’était sans compter le monde de la musique qui s’en est emparé à toutes les périodes de son histoire : baroque (Scarlatti, Vivaldi) classique (Haydn), romantique (Rossini, Schubert, Verdi), contemporaine (Poulenc, Pärt, Hersant). Comme quoi, même une hymne peut rebondir !
Tel le souffle d’une brise douce et légère, Qui, au matin du printemps, caresse les sillons de la terre, En attente de semences nouvelles, promesses de fruits en devenir Le souffle créateur de l’Esprit de Vie, Dans la chambre haute de nos cénacles intérieurs, Déverse sur nous les rayons de son amour, Pour que grandissent et fleurissent la paix et la charité.
Tel le souffle de la brise légère, Qui, au matin du printemps, caresse les sillons de la terre, En attente de semences nouvelles, promesses de fruits en devenir Le souffle de force de l’Esprit de Pentecôte, Dans la chambre haute de nos cénacles intérieurs, Nous réveille de nos torpeurs et de nos peurs, Pour faire de nous des témoins du Christ Vivant ayant un cœur brûlant.
Tel le souffle de la brise légère, Qui, au matin du printemps, caresse les sillons de la terre, En attente de semences nouvelles, promesses de fruits en devenir Le souffle d’amour de l’Esprit promis par Jésus, Dans la chambre haute de nos cénacles intérieurs, Nous ouvre à des gestes et à des paroles de pardon.
Tel le souffle de la brise légère, Qui, au matin du printemps, caresse les sillons de la terre, En attente de semences nouvelles, promesses de fruits en devenir Le souffle de joie de l’Esprit de Pentecôte, Dans la chambre haute de nos cénacles intérieurs, Réveille en nos vies un chant de louange et de merci à la gloire de notre Dieu.
Viens Esprit Saint souffler sur notre terre la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Viens Esprit Saint nous donner la douceur et nous pourrons tendre la main au lieu de juger et de condamner. Viens Esprit Saint nous donner la joie et nous pourrons distribuer la fête à ceux qui ont perdu l’espoir. Viens Esprit Saint faire danser dans les cœurs des vivants le feu de l’amour de Dieu.
La dernière des messes en familles, à Vandœuvres, conclue par une excellente soupe de Carême, appréciée par petits et grands. Un temps convivial et très bien organisé par Sabrina, Conchita, Anna et les « mains dans l’ombre ». Dans notre UP La Seymaz, nous aurons OSÉ une nouveauté cette année pastorale 2023-2024 : des Messes en familles en SEMAINE, pour rejoindre les petites communautés de Choulex, Vandœuvres, Puplinge et même Presinge. Au grand dam de certain.e.s qui nous ont partagé leur scepticisme. Comme quoi, s’il faut s’écouter pour s’entendre, on n’est pas obligé d’obéir au « on a toujours fait comme ça » : innover fait partie de la PASTORALE, on appelle cela la créativité responsable. Avec une dose de confiance en l’Esprit Saint qui ne nous fait jamais défaut !
Un grand merci à Sabrina et Andrea qui ont réussi à fidéliser les enfants présents à chanter à chaque célébration leur répertoire : des chants connus s’entonnent plus facilement ! Bravo pour ce chœur en marche qui anime nos liturgies en familles et merci aux parents d’avoir « jouer le jeu » de venir dans les horaires proposés.
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF, est l’auteure de cette carte blanche.
Par Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF Photos : cath.ch, pxhere
Ce mois de mai est consacré à la Vierge Marie. C’est vers elle que je me tourne en pensant à toutes les mamans et particulièrement à toutes celles qui ne peuvent pas mener à bout leur grossesse.
Il y a les mamans dont la grossesse n’arrive pas à terme pour une cause pathologique ou traumatique et celles qui interrompent volontairement leur grossesse. Ce sont deux situations bien différentes. Les mamans qui souhaitent mettre au monde un bébé et dont la grossesse se termine trop tôt sont marquées dans leur chair et dans leur cœur. Même si la grossesse en est au tout début, elles ont à vivre un deuil. Et l’entourage a de la peine à les comprendre. Ce dont elles ont besoin, c’est d’une écoute attentive.
L’actualité me pousse à me tourner vers l’interruption volontaire de la grossesse.
Dans un certain nombre de pays dits « développés », la vie de ces fœtus ne compte pas et l’IVG devient inscrite dans les lois. Est-ce cela le développement ? La France est malheureusement fière d’être le premier pays à inscrire la liberté d’avorter dans sa Constitution. J’aime me représenter lorsque j’étais un tout petit fœtus dans le ventre de ma mère ! Et j’aurais pu tout simplement « disparaitre »…
Ne pas juger
La question grave que je me pose : comment en est-on arrivé à banaliser cet acte qui tue un bébé à naître ? Je suis sage-femme (et pas toujours « femme sage »…) et j’ai toujours été impressionnée à la vue de tout petits fœtus. En les regardant, je voyais déjà ces êtres en devenir. Comment peut-on dire que ce ne sont pas des créatures vivantes ? Comme sage-femme, je suis choquée de la réflexion des femmes qui veulent être libres de faire ce qu’elles veulent de leur corps.
Si les mamans qui sont victimes d’une fausse couche ont un deuil à faire, celles qui ont décidé d’interrompre leur grossesse restent souvent marquées par leur acte. Elles ont aussi besoin d’écoute. Surtout, ne les jugeons pas. Que Marie accompagne les unes et les autres !
Prière composée et proposée par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo : J.-M. Moix
Ô Marie, vous êtes le chef-d’œuvre de Dieu !
Vous êtes ce que Dieu a fait de plus grand, de plus saint, de plus pur, de plus humble.
Béni soit votre sainte et immaculée conception dans le sein de votre mère, sainte Anne.
Béni soit votre naissance qui a ravi de joie les anges.
Béni soit le jour de l’Annonciation, où vous êtes devenue la sainte Mère du Fils unique de Dieu, de Jésus, notre Sauveur et notre Dieu.
Béni soit le jour où votre divin Fils s’immolant pour nous sur la croix, vous donne à Jean comme Mère, et en lui à chacun de nous !
Merci, Ô Marie, d’étendre votre sollicitude maternelle à nous, pauvres pécheurs.
A la chapelle de la rue du Bac, à Paris, en 1830, vous vous êtes manifestée à Sœur Catherine Labouré, vous lui avez demandé de faire frapper une médaille avec l’invocation qui vous tient tant à cœur :
« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! »
A Lourdes, en 1858, vous êtes apparue à une pauvre enfant de 14 ans, Bernadette, qui ne savait ni lire ni écrire et vous lui avez révélé votre nom : « Je suis l’Immaculée Conception. » Vous avez fait de Bernadette votre messagère, nous invitant à prier et à faire pénitence !
Ô Marie, en ce mois de mai qui vous est consacré, ravivez en nous un grand désir de vous prier, de vous invoquer avec foi, avec confiance, avec ferveur et persévérance, Ô vous, notre sainte Mère du ciel, Ô vous qui connaissez mieux que quiconque notre misère et nos épreuves, Ô vous qui êtes investie de la toute-puissance divine pour nous venir en aide et pour nous faire Miséricorde. Amen !
Pourquoi parler de « table de la Parole » pour qualifier les lectures de la messe ? * Bien que nous ne lisions pas les lectures de la messe sur une table, mais à l’ambon, parler de « table de la Parole » fait écho à la table du Corps du Seigneur, l’eucharistie célébrée sur l’autel. Il s’agit de deux lieux où le Seigneur se rend présent – dans la Parole et dans le pain – certes sous deux modes différents, mais lors d’une même célébration.
Par Pascal Ortelli
* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.
Humour
Lors d’une promenade, un paroissien voit son curé en train de jardiner. – Bonjour, M. le Curé. Alors, on travaille la terre ? – Oui, mon cher, c’est une détente bienvenue après le ministère du dimanche. – Et vous faites quoi maintenant ? – Oh, je mets un peu de fumier sur les fraises. – Ah, ben moi, M. le Curé, sur les fraises, je mets du sucre !
Pour ce numéro du mois de mai, nous avons voulu parler de la piété mariale, puisque le mois de mai est appelé traditionnellement aussi le mois de Marie (cf. pp. 9-11). Nous avons recueilli en outre des témoignages « d’enfants de Marie ». Et nous y parlons du pèlerinage de la Suisse romande à Lourdes.
Notons que cette année, nous fêtons le centième anniversaire des pèlerinages à Lourdes. Rappelons-nous. Là-bas, au pied des Pyrénées, au bord du Gave, dans la niche d’une grotte, Notre Dame apparaît à une enfant de 14 ans, Bernadette, qui ne sait ni lire, ni écrire et qui aspire à faire sa première communion. Qu’à cela ne tienne, Marie elle-même, lui fera son catéchisme et la préparera à recevoir ainsi Jésus-Hostie. Marie lui apprend à faire avec application le signe de la croix. Elle accueille avec joie les « Ave Maria » que Bernadette lui adresse en égrenant son chapelet. Et sur la demande instante de Bernadette, Notre Dame consent à lui dire son nom : je suis, lui dit-elle, « l’Immaculée Conception » ! Confirmant ainsi le dogme proclamé quatre ans plus tôt par le pape Pie IX à Rome, en 1854. Les années ont passé. Mais le message de Notre-Dame à Lourdes demeure toujours d’actualité : « Priez, faites pénitence pour vos péchés, venez vous laver à la fontaine… » Alors mettons-nous à nouveau à l’écoute de Notre Dame, notre sainte Mère du Ciel !
En lien avec le thème central (cf. pp. 16-17) des « fausses couches », nous avons aussi rapporté les impressions de ces mamans qui ont vécu une telle expérience douloureuse (cf. p. 15).
Et puis en ce mois de mai, nous vivrons les fêtes de l’Ascension et des premières communions solennelles, de la Pentecôte et même de la Fête-Dieu (le 30 mai). A ce propos, nous nous sommes intéressés sur le Haut-Lac à la participation des parades (militaires) à la Fête-Dieu, de l’hommage public qui est rendu à notre Seigneur Jésus-Christ, réellement présent dans le Sacrement de l’Eucharistie.
Puisse la lecture de notre magazine paroissial vous apporter une bonne nourriture spirituelle !
Placé sous l’égide de la communication, le dimanche des médias (26 mai) invite à réfléchir aux enjeux d’une communication en harmonie avec l’enseignement de l’Eglise et respectueuse de la dignité humaine. Entretien avec Monseigneur Josef Stübi, responsable du dicastère des médias pour la Suisse.
Par Myriam Bettens Photos: Jean-Claude Gadmer
A l’occasion du dimanche des médias, quels seraient vos souhaits ou recommandations à leur égard ? Qu’ils continuent à percevoir et à accomplir leur mission comme un service à la communauté humaine, qu’ils ne « surutilisent » pas leur liberté rédactionnelle et journalistique tout en restant conscients des exigences éthiques des médias. Les médias, c’est-à-dire les professionnels des médias, portent une très grande responsabilité dans notre société démocratique, mais aussi dans le cadre du processus synodal qui est en cours dans notre Eglise à l’échelle mondiale.
Que pensez-vous du traitement réservé à la religion dans les médias en général (ceux n’étant pas spécialistes du fait religieux) ? Les religions font de temps en temps l’objet d’articles dans les médias. Toutefois, j’aimerais parfois que les reportages soient un peu plus fondés et différenciés. Mais je ne veux pas en faire le reproche aux journalistes. Ils sont sous pression et doivent constamment fournir des informations, même sur des sujets pour lesquels ils n’ont pas les connaissances nécessaires. Il y a quelques années, ces connaissances étaient encore présentes dans certaines rédactions. Il y avait par exemple aussi des experts sur les religions et les églises. De ce point de vue, les églises et les religions sont également concernées, car dans la mesure du possible, elles doivent aussi mettre ces connaissances à disposition.
Vous avez été récemment choisi en tant qu’évêque des médias pour la Suisse. En quoi ce mandat consiste-t-il ? Je n’ai pas reçu de cahier des charges (rires). J’ai une grande liberté dans l’organisation de cette tâche et je peux fixer moi-même les priorités. Il s’agit en grande partie de réseautage. Je me considère comme une personne de contact entre la Conférence des évêques et les médias ecclésiastiques. Il est important de connaître les journalistes ecclésiastiques et de les écouter, eux et leurs préoccupations. C’est aussi pour cette raison que j’ai invité les rédactrices et rédacteurs de bulletins paroissiaux de Suisse alémanique à une rencontre, à Soleure, l’automne dernier. Dans le contexte des défis médiatiques actuels dans le milieu ecclésial, cette rencontre a été une bonne chose pour moi et, je pense aussi, pour les journalistes présents. Le souhait exprimé de poursuivre sur cette voie sera bientôt suivi d’une rencontre thématique.
La frontière entre journalisme et communication est mince. Quelle posture les médias catholiques doivent-ils prendre vis-à-vis de l’Eglise pour conserver leur indépendance journalistique ? Je vois effectivement un besoin de clarification, car des attitudes très différentes s’affrontent. D’une part, on peut se demander si les médias de l’Eglise sont encore ecclésiastiques, mais d’autre part, ils ne sont pas non plus des « rapporteurs de cour ». Au vu des comptes rendus de certains journalistes catholiques, on pourrait plutôt conclure à la première hypothèse. A l’inverse, on ne peut pas non plus exiger de ces journalistes qu’ils fassent les yeux doux aux évêques et aux instances de droit public ecclésiastique. Personnellement, je considère le journalisme et la communication comme deux choses différentes, mais néanmoins essentielles dans le réseau de communication de l’Eglise.
Le droit à la critique, quitte à fâcher ou déplaire, doit rester un pilier de l’indépendance journalistique. Approuvez-vous cela ? Je suis tout à fait d’accord avec cela. Je voudrais toutefois ajouter que cela doit toujours se faire avec le respect qui s’impose.
Bio express
Josef Stübi est originaire de Lucerne.
Monseigneur Josef Stübi est né le 26 mars 1961 à Lucerne. Après avoir obtenu sa maturité à Immensee, il a étudié la philosophie et la théologie à Lucerne et à Munich, puis a été ordonné diacre et prêtre en 1988. Le pape François a installé le curé et chanoine Josef Stübi en qualité de nouvel évêque auxiliaire dans le diocèse de Bâle le 20 décembre 2022. Sa consécration épiscopale a eu lieu le 26 février 2023 à Soleure. Il a été nommé, dans un premier temps, responsable du dicastère des médias pour la Suisse allemande en mars 2023. Depuis, sa responsabilité a été étendue au reste de la Suisse.
Jeudi, 16h, la cloche des écoles sonne ! Vite, c’est l’heure pour une quarantaine d’enfants et une vingtaine de jeunes plus motivés que jamais de se préparer pour leur Montée vers Pâques. Pendant quatre jours, ils se réunissent pour cheminer ensemble vers Pâques ! Au programme, jeux, prière, amitié !
Par Lucie Jacquemettaz et Céline Sallin | Photos : Aloïs Morel, Mauro Cortese
Du côté des enfants
Jeudi saint 28 mars, une belle célébration autour du dernier repas de Jésus nous rassemble. Mime, prières et chants viennent ajouter de la ferveur à ce moment. Vendredi, après avoir partagé la soupe de Carême concoctée par les confirmands, nous nous tournons vers le chemin de croix. Les enfants l’ont préparé en ouvrant grand leur cœur afin de rédiger des intentions de prières pour le monde entier. Ils ont tant d’idées qu’il est impossible de les arrêter ! Arrive déjà le samedi… c’est le jour des confessions et de la décoration de l’église. Des croix fabriquées avec beaucoup d’application ornent les bancs. Le soir, les plus grands participent activement à la Veillée pascale en prêtant leur voix pour des lectures. C’est déjà dimanche ! L’ambiance est à la fête lorsque parents et enfants se retrouvent pour déguster un déjeuner canadien… et se lancer dans une chasse aux œufs mémorable avant de rejoindre l’église pour le grand moment de la messe de Pâques !
La joie est communicative lorsque les enfants chantent ensemble de tout leur cœur. Chacun repart rempli de gratitude pour ces moments partagés au son des cloches qui sonnent à toute volée !
Du côté des jeunes
Quel est le moment fort de ta journéedu vendredi ? « Quand on est retourné à l’église après le chemin de croix, quand Florian – l’animateur – lisait, on s’agenouillait à chaque fois et c’était facile à comprendre, facile d’écouter et méditatif. » Florian
Et ta journée du samedi ? « Après la prière du matin, on a accueilli les plus grands de la MVP Kids. On a essayé de les motiver à venir l’année prochaine, c’était trop bien. Ensemble, on a fabriqué un symbole – par exemple la paix – qu’on aimerait retrouver après s’être confessé. L’après-midi nous avons lu les textes de la Veillée Pascale avec une des sœurs du monastère pour essayer de les comprendre et représenter ce qu’on avait lu sur une pièce de puzzle. » Claire « J’ai beaucoup aimé participer à la Veillée Pascale, d’habitude elle est longue mais là on ne sent pas le temps passer parce qu’on participe, on anime en chantant. Et vu qu’on était un groupe soudé et qu’on était tous ensemble c’était génial et beau. » Staicy
Quel est pour toi le moment le plus marquant de la MVP ? « C’est la confession, on peut dire tout ce qu’on a fait de mal, il n’y a pas de jugement et Dieu nous pardonne. » June
En somme, la MVP des jeunes c’est… « Un chouette moment à passer dans la foi tous ensemble dans un endroit superbe. J’ai bien aimé me réveiller à 4h pour aller prier les vigiles avec les sœurs et entendre les oiseaux chanter, c’est quelque chose d’unique à vivre. » Staicy « C’est du partage jeune et c’est chouette à vivre une fois. » Flavie
La deuxième édition de la MVP kids rassemble une quarantaine d’enfants.
Les jeunes de la MVP avec leurs accompagnateurs.
Les stations sont illustrées par les jeunes lors du chemin de croix à Vionnaz.
Regard ce mois-ci sur la médaille de saint Padre Pio. Sa vie est marquée par des douleurs surhumaines qu’il supportait avec l’aide de la grâce de Dieu, raison pour laquelle il apporte réconfort dans nos épreuves physiques, mentales ou spirituelles.
Une bonne douzaine de soupes de Carême ont eu lieu durant le mois de mars. Les dernières seront servies le Vendredi saint (à Cheyres, Cugy, Montet, Nuvilly, Rueyres-les-Prés et Seiry). Voici quelques reflets illustrés des deux soupes de Carême qui ont eu lieu au début du Carême à Vuissens et Font. (cjy)
Photos : André Bise (Font) et Gérard Dévaud (Vuissens)
Avec cet article s’ouvre une nouvelle rubrique littéraire, dont la rédaction a été confiée à M. Benjamin Mercerat. Enseignant de français et écrivain, il aborde ici l’œuvre d’un écrivain et poète suisse romand bien connu : Charles Ferdinand Ramuz.
Par Benjamin Mercerat | Photo : Centre des littératures en Suisse romande (UNIL)
C. F. Ramuz : ce nom déclenche généralement des réminiscences de lecture scolaire, voire réveille le préjugé voulant qu’il s’agit là d’un auteur rustique ne sachant pas sa syntaxe – par ignorance – ou faisant comme s’il ne la savait pas – par préciosité. Ramuz et le Valais : La Grande peur dans la montagne, bien sûr ; Farinet, évidemment ; si ces romans ne déméritent pas, on a tendance à oublier que plus du tiers de ses 22 romans sont situés en Valais, ainsi que de nombreuses nouvelles.
Faisons nos premiers pas sur les traces de Ramuz en Valais avec une de ces nouvelles. Publiée dans le recueil Nouvelles et morceaux en 1910, on gagne à y lire, par-delà sa simplicité apparente, une parabole décrivant la pensée de l’auteur, cet agnostique étonnamment religieux.
« Le Pauvre vannier », c’est Anselme, artisan vieillissant supplanté par un jeune concurrent, délaissé par les villageois. Il prend alors, tel un pèlerin, sa cape et son bâton d’épine, et marche « droit devant lui dans la montagne », décidé à s’y abandonner. Or, épuisé, la montagne s’ouvre à lui, lui donnant accès au Paradis. Tout humble, il n’arrive à croire qu’il est accepté parmi les « élus ». Dans cet Au-delà, chacun retrouve sa maison, mais toute neuve ; et chacun reçoit sa nourriture quotidienne. L’activité principale du village, c’est la Louange. La première chose qu’aperçoit Anselme est une grande procession autour de l’église, emmenée par l’Evêque.
Cependant, Anselme commence à s’ennuyer de son travail de vannier ! Au point de demander à l’Evêque de faire un aller-retour sur terre pour s’y procurer de l’osier afin de se remettre à l’ouvrage. Ce dernier, ainsi que les villageois et les anges, tentent de l’en dissuader, mais rien n’y fait. Le pauvre vannier est retrouvé mort par des bergers, quelques jours après sa fuite du village.
Dans cette nouvelle, Ramuz témoigne de sa métaphysique agnostique : pour ce grand artisan du roman, c’est le Travail qui sauve, à défaut d’un Dieu pouvant être reconnu. Or, situé dans un cadre catholique, qui est celui que Ramuz a connu lors de ses séjours valaisans, où il assistait à la Messe avec intérêt, le tragique de cette conception se fait probant : en exprimant la fin d’Anselme, l’auteur exprime peut-être ce qu’il pressent au fond de lui : ce n’est pas notre propre Volonté qui nous sauve, notre propre mérite, autonome ; mais c’est notre mérite en tant qu’il participe à la grâce divine, comme l’établit le Catéchisme de l’Eglise catholique.
Bibliographie :
C. F. Ramuz, Nouvelles et morceaux (1910) in Œuvres complètes, éditions Rencontre, 1967. Robert Marclay, Ramuz et le Valais, Payot, 1950.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
La prière du coeur Frère Jean
Comme l’amour, la prière du cœur ne s’apprend pas, elle se vit joyeusement dans un cœur à cœur. Elle est le signe d’une rencontre, celle de l’homme avec Dieu. La prière est un art, le plus beau des arts, un art de vivre ! Elle est un engagement, un acte de dévotion, comme une goutte de lumière qui nous pénètre et nous transfigure, un état d’émerveillement face à l’infini. Le Frère Jean, moine orthodoxe français, nous propose, en dix chapitres, un chemin à parcourir pour incarner la réalité de la prière où Dieu est présent même si nous ne sommes pas toujours présents à Dieu.
Raphaël Engel travaille à Genève comme journaliste aux magazines de la RTS. En 2021 est diffusé A deux pas de l’infini, reportage qu’il réalise pour l’émission « Passe-moi les Jumelles » et qui propose une immersion auprès des moines-paysans de l’abbaye cistercienne de Hauterive, près de Fribourg. Le livre qu’il publie s’inscrit dans la continuité de ce reportage, sous la forme d’un récit de voyage relaté en 18 journées marquantes passées auprès des moines de Hauterive. Le journaliste y poursuit sa réflexion personnelle entamée lors de la rencontre avec ces 15 « chercheurs de Dieu ».
Habiter le silence dans la liturgie Pascal Desthieux
Dans ce livre, l’auteur focalise son attention sur un aspect méconnu de la réforme liturgique : l’observation du silence comme forme de participation active des fidèles. Pourquoi du silence dans la liturgie, quel type de silence, comment la Bible ou l’enseignement de l’Eglise parlent-ils de ce silence, autant de points qui font l’objet de sa présentation. Le silence a toute sa place dans la messe de Vatican II. Il favorise la participation active de tous et implique toute la personne. Il contribue au bon déroulement de la liturgie, permettant de passer sans précipitation d’un rite à l’autre. Plus encore, il favorise un climat d’intériorité qui s’enrichit de la prière de chaque participant. Le silence liturgique aide à rencontrer Dieu, à se tenir éveillé en sa présence, à créer un espace pour accueillir sa parole et lui répondre, grâce à l’Esprit Saint. Discrète, la place qu’occupe le silence dans toute liturgie est essentielle.
Le trésor de la petite église Sophie de Mullenheim – Tania Rex
« Un rayon de soleil traverse les vitraux et illumine la petite église. – Un trésor ! s’émerveille Lou. Où est-il ? – C’est à vous de le trouver. Mais je peux vous guider un peu. Lou et Tom se regardent en silence. Un trésor, c’est fabuleux, non ? »
Une belle histoire à lire en famille pour rencontrer et aimer Celui qui fait battre le cœur des églises.
Prévue initialement dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, la conférence donnée le 6 mars dernier, au centre des Focolari à Montet par le pasteur Martin Hoegger, a débuté par une réflexion sur la parabole du bon samaritain – thème 2024.
Par Nicole Monnard Photo : Pierre Bondallaz
Dans ce récit (Lc 10, 23-38), un spécialiste de la loi interroge Jésus sur la manière d’obtenir la vie éternelle. Jésus le renvoie aux Ecritures. Le légiste cite immédiatement le double commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même » mais il interroge encore Jésus : « Qui est mon prochain ? » Nous connaissons la suite, Jésus raconte l’histoire de cet homme attaqué, dépouillé, roué de coups et laissé à moitié mort au bord du chemin. Marchant sur cette route, un prêtre puis un lévite font sciemment un détour afin d’éviter le blessé.
C’est finalement un étranger qui, pris de pitié, s’approche du malheureux.
On peut associer le Christ à celui qui prend soin, qui témoigne compassion et miséricorde pour cet être blessé. Il donne (temps, argent…) et promet (le surplus) à son retour. Oui, Dieu donne toujours en plénitude ! L’auberge est la représentation de l’Eglise : qui accueille, veille et attend le retour de son Sauveur.
Un enrichissement mutuel
L’unité chrétienne est fondée sur cette double loi de l’amour, s’il n’y a pas d’abord l’accueil et le respect de l’autre, il ne peut y avoir réellement unité ecclésiale. En hébreu, Natan signifie « donner ». Ce mot lisible de gauche à droite ou inversement (palindrome), nous parle d’un échange des dons : un enrichissement mutuel.
Les chrétiens de toutes confessions peuvent-ils mettre en évidence leur foi commune et accueillir comme un cadeau la manière différente dont les autres vivent et expriment leur propre foi ? Pouvons-nous apprendre les uns des autres ? Osons-nous vivre un « œcuménisme des mains blessées » en étant prêts à montrer les uns aux autres nos blessures respectives sachant que nous ne pouvons pas nous guérir ou nous sauver nous-mêmes ? (P. Murray)
Martin Hoegger nous a partagé avec enthousiasme divers engagements vécus : Forum Chrétien mondial et romand, JC2033 : jubilé œcuménique, le chemin d’Emmaüs : pèlerinage œcuménique, Ensemble en chemin (60 mouvements et communautés chrétiennes réunies) dont nous lisons ensemble la charte, comme une prière et une envie de faire grandir en nous et autour de nous l’Unité relationnelle et ecclésiale.
Travailler ensemble
« Jésus, nous disons « oui » à ton commandement et aujourd’hui, nous voulons renouveler notre pacte d’amour réciproque. Aimons-nous les uns les autres comme tu nous as aimés. Nous te demandons que l’Esprit Saint renforce notre amour et que tu sois au milieu de nous, comme tu l’as promis. Œuvre en nous et à travers nous quand nous travaillons ensemble pour ton royaume. Amen ! »
Martin Hoegger est un pasteur retraité de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). Il a exercé son ministère en diverses paroisses. Il a aussi exercé, pendant plus de 15 ans, un ministère d’accompagnement spirituel dans la Communauté de Saint Loup. Cofondateur de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le Canton de Vaud (CECCV) en 2003, il en a été son président puis son secrétaire exécutif pendant dix ans, en tant que responsable de l’œcuménisme de l’EERV. Pour en savoir plus sur ses activités et ses publications : https://martin.hoegger.org/index.php/qui-suis-je
Des rencontres en petits groupes, des retraites, des goûters, des jeux et bien sûr un peu de caté : le cheminement pour arriver à la fête de la confirmation est beau et riche en émotions !
En ce jour du 25 février 2024, le ciel est bleu et la météo est douce mais il n’y a pas que le soleil qui rayonne et chacun prend part à sa manière au bon déroulement de la célébration. Tous les confirmés se souviendront de ce jour béni et garderont dans leur cœur de beaux souvenirs.
Merci aux familles, aux paroissiens, aux chanteurs et à la fanfare pour leur présence et leur soutien précieux. Merci aux parents qui ont accompagné le parcours et merci à l’équipe confirmation. Enfin, merci à nos prêtres et au vicaire général, Pierre-Yves Maillard, qui a confirmé les 21 jeunes et une super maman, Rosalba Camacho ! Voici son témoignage :
Pourquoi avoir fait ma confirmation aujourd’hui, à l’âge de 40 ans et pas avant ?Je crois que le timing choisi par Dieu est parfait !Ces quelques dernières années j’étais perdue psychiquement et émotionnellement.Parfois j’ai cru que ma vie était finie.Soudain j’ai motivé mon fils à suivre le parcours vers la confirmation. C’était génial ! Mais moi-même je continuais à me sentir vide, triste, seule et désespérée…C’est à ce moment-là que j’ai ressenti le besoin de prier et de suivre moi aussi le chemin de la confirmation et petit à petit ce vide que j’avais en moi s’est rempli de paix et d’amour.J’ai senti en moi que je n’étais plus seule.Le 25 février j’ai ressenti comme avoir « mangé une grosse assiette de paix intérieure ». Avoir suivi ce parcours en même temps que mon fils est une expérience magique. J’invite tous ceux et celles qui se sentent seul.e.s, à tout déposer devant le Seigneur, quels que soient leur tristesse ou leur problème car le miracle existe ! Aujourd’hui je me demande où j’étais et je peux vous dire qu’il est venu me chercher. Et je suis revitalisée et remplie d’une immense foi !
Ont reçu le sacrement de la confirmation des mains de notre vicaire général, Pierre-Yves Maillard, le 25 février, en l’église de Vouvry :
En ce début du mois d’avril 2024, voilà une année que notre regretté curé Jean-Pascal Genoud s’en est allé en silence rejoindre la maison du Père à la veille de l’entrée dans le Triduum pascal, lui qui aimait tant prêcher, vivre de la Bonne Nouvelle et s’émerveiller de l’action de Dieu dans les vies. Il aura laissé une belle marque dans le cœur de nombreux fidèles de notre paroisse et d’ailleurs.
Durant la vie de quelqu’un, nous avons cette tradition de fêter les anniversaires de naissance pour prendre conscience du temps qui passe et rendre grâce pour la vie reçue de Dieu et donnée aux autres. Les messes d’anniversaire de décès de nos chers défunts nous donnent l’occasion de nous retrouver en famille, de penser à eux et de rendre grâce pour tout ce qu’ils nous ont apporté durant leur vie terrestre. Alors que le silence de la mort semble avoir gagné depuis un certain temps sur le son de la voix de la personne proche qui ne résonne plus à nos oreilles, nos voix s’élèvent vers Dieu durant les messes pour les défunts.
Dans ces moments-là, nous ressemblons aux apôtres enfermés au Cénacle après la mort de Jésus et nous comptons les jours dans l’attente de la Résurrection, qui nous réunira avec tous ceux que nous aimons et qui aiment Dieu au ciel. Cette attente fait grandir en nous le désir de revoir nos défunts, et alors s’ouvre en nous la perspective de l’éternité.
Rythmés par ces messes anniversaires, nous ressemblons aussi aux disciples d’Emmaüs : nous entendons la voix de Jésus qui nous accompagne sur le chemin sans le reconnaître, alors que nous essayons de rester attachés à ses paroles entendues durant sa vie terrestre. Avec saint Paul, nous croyons que tous nous ressusciterons. N’hésitons donc pas à croire par la communion des saints que nos proches défunts veillent sur nous et peuvent passer leur ciel à faire du bien sur la terre.
Cette année, Pâques est déjà passé ; alors que nous fêtons l’anniversaire de décès de Jean-Pascal, Jésus est ressuscité, la vie est redonnée : nous pouvons donc prier pour lui et lui demander de veiller sur notre paroisse du haut du ciel, afin qu’il demande au Bon Dieu d’envoyer des pluies de bénédictions pascales sur nous tous.
A l’occasion de la journée des malades, de nombreuses personnes ont reçu dans toutes les communautés paroissiales le sacrement de l’onction lors des messes dominicales du mois de mars. Sur cette photo, ce sont l’abbé Bernard et le diacre Jean-Pierre Cantin qui officiaient lors d’une messe à la collégiale le 3 mars dernier.
L’homme qui lutte contre la souffrance et la maladie vit une proximité spéciale avec le Christ qui a souffert lui-même et qui vient en aide à ceux qui sont éprouvés. Pour nous, les chrétiens, l’attitude de notre Maître devient un appel. A son image, nous devons « porter les fardeaux les uns des autres » (Ga 6, 2). L’Eglise apporte un soulagement aux malades par le sacrement de l’onction.
Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur Photo : Georges Losey
Nous sommes appelés à une attention bienveillante envers nos malades : à les visiter, les soutenir, comprendre, encourager, éveiller leur espérance, soutenir et faire grandir leur foi en priant pour eux et avec eux, en leur portant le Corps du Christ…
Nous lisons dans la lettre de saint Jacques : « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (5, 14-15) L’onction d’huile est ainsi devenue un geste sacramentel.
De l’extrême-onction…
Au Moyen Age, on mettait un grand accent sur le péché et la crainte… ce qui a provoqué une pratique d’administrer ce sacrement quand la vie était en péril et que le malade ressentait l’angoisse de l’agonie. On retardait de plus en plus la donation de ce sacrement, jusqu’à ce qu’il prenne le nom d’extrême-onction.
… à un sacrement de vie
Le concile Vatican II l’a redéfini comme un sacrement de vie pour accompagner ceux qui souffrent. Il ne se limite plus aux mourants, mais s’adresse à toute personne confrontée à la maladie ou à la vieillesse. Il représente le réconfort et la paix, le pardon des péchés, la présence et la tendresse de Dieu.
Dans notre paroisse, en lien avec la journée des malades, nous donnons ce sacrement lors des eucharisties dominicales aux malades présents. Cependant, nous encourageons aussi les fidèles à nous inviter, en tout temps, pour exercer ce service sacerdotal auprès des personnes qui vivent dans des établissements médicaux ou qui ne peuvent se déplacer.
Une conférence C’est le titre de la conférence que donnera Mme Alix Noble Burnand, thanatologue et formatrice d’adultes et conteuse bien connue en Romandie, le jeudi 25 avril 2024 à 19h30 au CO de Vouvry, grande salle du 1er étage(Avenue de la gare 31, en face de la gare CFF, places de parc devant le CO). Entrée libre, panier à la sortie, prix conseillé : Fr. 25.–
Dans la dynamique de Pâques Nous sortons de la semaine de Pâques où nous avons célébré le Christ ressuscité. Pour la conférencière, Pâques est un récit de passage à exhumer, un trésor à redécouvrir, sur lequel on est assis ! Pâques nous donne des outils de communication, de transmission, de révélation, un savoir-faire oublié.
Dans un projet œcuménique plus large Invitée par le groupe œcuménique du Haut-Lac, cette conférence fait partie d’un cycle plus large pour aborder la question du deuil et de la mort ! Mme Alix Noble Burnand reviendra dans le secteur le jeudi 7 novembre 2024 à la chapelle protestante du Bouveret pour une « célébration du souvenir » ouverte à tous. En outre, nous avons programmé le dernier spectacle de Fabien Moulin avec sa troupe Silex de théâtre forum : « La fin des haricoTs », sur le thème de la mort, qui sera présenté le dimanche 16 juin en fin de journée à la maison de paroisse de Vionnaz.
Contact dans le secteur pour tous renseignements : Isabelle Pilet au 079 324 79 51 Site web de la conférencière : www.alixraconte.ch
« Le bon berger », tant de tableaux, de gravures, d’images rassurantes d’un homme portant sur ses épaules un mouton. Dieu est là, on ne se perdra pas…
Par Françoise Besson Photos : DR, Pexels
Souvent ignorée ou « invisible », cette petite céramique est accrochée à une paroi du prieuré de Martigny…
Un berger qui prend soin d’un troupeau : une réalité quotidienne pour des hommes, des familles, qui marchent à longueur de jour, prennent soin, cherchent les points d’eau, la meilleure nourriture et reviennent le soir au village ou bien montent un campement dans lequel leur sommeil sera léger, car pour eux, chaque bête compte…
« Compter » : ce mot est bien équivoque ! Il veut en même temps dire « énumérer » : un, deux, trois, quatre… cent brebis ET avoir une valeur qui ne se traduit pas en chiffre : ces brebis comptent pour moi, je les connais, je leur consacre ma vie, mes heures, mes efforts, mon souci, elles ne manqueront de rien, aucune ne se perdra…
Etre une « brebis » on peut rêver mieux comme idéal de foi, mais compter pour quelqu’un, ça nous parle au cœur ! Et dans le cœur de Jésus, tout le monde comptait et ce troupeau innombrable lui nouait la gorge, comme au jour de la multiplication des pains… Pour tout le monde, sans discrimination, il a donné librement sa vie, son temps, son attention, sa compassion.
La vie donnée de Jésus, on a pris l’habitude de la voir sur la croix, seulement voilà : la vie donnée de Jésus, elle est aussi dans tout le reste de l’évangile, sur l’ensemble du parcours, dans les partages, les dialogues, les rencontres des « laissés-pour-compte ». A hauteur de société, c’est sûr, un type comme ça qui ne respecte ni les notables, ni la Loi, ni les rites, il faut l’enfermer, le faire retourner dans sa famille qui arrivera peut-être à en faire façon. Mais à hauteur du Fils de l’homme, la tâche est infinie, personne n’échappe à sa préoccupation, puisque tout le monde compte ! Les malades, les fous, les femmes, les lépreux, les enfants, les « pris en flagrant délit » dont la vie ne tient à plus rien, mais aussi les « normaux » de la société, ceux qui s’intéressent à lui, qui l’invitent en prenant le risque de se faire moucher devant tous les invités, ceux qui sont un peu corrompus, comme Zachée, mais dévorés de curiosité, ceux qui viennent le voir en cachette et bien sûr, tous ceux, innombrables, dont l’évangile n’a pu garder de trace…
Et voilà que Jésus, revenant du monde obscur, fait cette folle demande à ceux qui le reconnaissent, à ceux qui, aujourd’hui encore, reçoivent la Bonne Nouvelle : sois toi aussi un berger, un bon berger et non un mercenaire : prends soin de mes brebis, de mes agneaux, mets-toi à mon école…
On est loin de l’image rassurante de la parabole ! L’invitation fait plutôt trembler, tergiverser : on peut se dire que cette demande n’est faite qu’à Pierre et éventuellement à ses successeurs, comme garants des « vérités théologiques »… On peut se dire…
Mais ici, comme au temps de Jésus, il y a des exclus, les « pas comme nous » qu’on évite, qu’on ne comprend pas, qui nous font peur et nous dérangent… Il y a aussi des gens qui se posent des questions, qui aimeraient bien voir, savoir comment il est possible de croire, de trouver du sens à cette vie… Comme au temps de Jésus, il y a une réalité bien tangible, toujours la même : pour tenir debout, nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de regards aimants ou du moins aimables, sans hostilité ni indifférence, nous avons besoin d’un mot gentil, d’une attention vraie, d’une parole qui apaise…
Ailleurs, Jésus parle d’ouvriers, de main d’œuvre et de moisson abondante, le travail ne manque pas et on ne comptera pas nos heures…
Décourageant d’avance ? Le final du texte de Jean nous sort de l’ornière déjà tracée : cette vie donnée, comme celle du berger, on la reçoit de nouveau, c’est une circulation de vie, comme l’eau dans le bassin d’une fontaine, comme le pain et le poisson quand Jésus a nourri la foule : on donne (le peu qu’on a) et on reçoit… Rien ne nous sera pris, car nous l’aurons donné, dans la grande liberté des enfants de Dieu…
Samedi 24 février, s’est déroulé à la salle de gymnastique de la Stavia le deuxième tournoi de tennis de table organisé à l’intention prioritairement des servants de messe, par l’abbé Darius, maître en la matière comme il l’a montré raquette à la main. Une vingtaine de joueuses et joueurs se sont affrontés une matinée durant et se sont livrés à de nombreux matchs sous la houlette de notre curé avec le concours de nombreux bénévoles, dont plusieurs membres de l’équipe pastorale et d’actifs du club staviacois de tennis de table. Si la participation a été un peu moins relevée que l’année dernière, ces joutes sportivo-pastorales – l’abbé Darius parle d’« évangélisation par le sport » – ont permis, au-delà des résultats, de faire triompher une belle entente fraternelle. (cjy)
Les gagnants Chez les filles : 1. Alya Etienne. 2. Aurélie Pillonel. 3. Lana Vernier. Chez les garçons : 1. Noah Inguscio. 2. Gaëtan Dévaud. 3. Antoine Carrard.
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