Un irrépressible appel

Anne-Isabelle Lacassagne est venue à Genève pour l’avant-première du film Magnificat.

Le film Magnificat, sorti récemment en salle, interroge avec respect et délicatesse sur la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui. Entretien avec Anne-Isabelle Lacassagne, auteure du livre qui a inspiré le long-métrage.

Par Myriam Bettens
Photos : Silvana Bassetti, Myriam Bettens

Quelle est, selon vous, la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui ?
La place des femmes est essentielle. Sans elles, il n’y aurait pas grand-chose dans l’Eglise, car elles accomplissent la majeure partie du travail de base. Autant dans la transmission de la foi, que l’entretien des paroisses, ou encore la pastorale de la santé. Tout le fonctionnement quotidien de l’Eglise est effectué par des femmes. Par contre, au niveau des postes de direction, c’est le désert ! Pourtant, beaucoup d’entre elles sont formées et capables d’assumer ce type de postes. A cause de la distinction fondamentale de statut qui existe entre les prêtres et les femmes, et que l’on perpétue, ces dernières s’autocensurent.

Pourquoi les femmes en Eglise s’autocensurent-elles ?
Il y a l’idée, encore très ancrée, qu’elles ne vont pas faire le poids. Elles ne s’autorisent donc pas à dire ou faire les choses et n’osent pas non plus contredire la parole du prêtre. Tout mon combat concerne le fait d’avoir un vrai langage de vérité avec eux, mais toujours empreint de bienveillance et d’amour. Ils sont reconnaissants lorsqu’on leur parle vraiment, car eux-mêmes sont coincés dans un rôle qui les rend extrêmement solitaires.

Vous déplorez également que la voix d’une femme a toujours moins de poids que celle d’un prêtre…
Oui, c’est malheureusement encore vrai. Simplement parce que l’on considère que le sacrement a plus de valeur. Cela va même plus loin que ça. Beaucoup de femmes considèrent encore les prêtres au-dessus, avec pour corollaire l’idée qu’il est impossible de s’exprimer sur un pied d’égalité. Une femme peut faire toutes les études de théologie qu’elle veut, on ne l’écoute pas. Et ce mode de fonctionnement est malheureusement ancré très profondément.

Malgré ces obstacles, les femmes demeurent indispensables à la bonne marche de l’Eglise. Si elles se mettaient en grève, l’Eglise s’en relèverait-elle ?
L’Eglise serait à genoux ! Cela fait des années que je leur chuchote de se mettre en grève… Cela leur permettrait de prendre enfin conscience de tout ce qu’elles accomplissent. L’Eglise ne peut fonctionner sans les femmes. Malheureusement, aujourd’hui, elles accomplissent la plupart des tâches, mais sans en avoir la reconnaissance.

Vous esquissez un tableau peu enviable de la place des femmes en Eglise. L’est-elle plus en Suisse ?
Il y a une différence énorme entre la Suisse et la France. Du fait de la présence des Eglises protestantes, il y a plus de latitude pour dire les choses ainsi que des points de comparaison. L’image des femmes pasteurs, partageant leurs points de vue avec liberté, utilisant pleinement leurs compétences et qui sont appréciées à leur juste valeur fait une grande différence. Il y a vraiment une question d’image revalorisante, sans laquelle on ne s’autorise pas à penser que les choses puissent être différentes.

Qu’espérez-vous avec la sortie du film Magnificat ?
Que les gens puissent se dire, en regardant une femme, qu’elle est tout aussi capable que ses homologues masculins et surtout de lui donner les possibilités de le faire. Raconter une histoire permet d’utiliser l’imaginaire. Cela parle aux sentiments et ouvre bien souvent des portes qui jusqu’alors semblaient verrouillées. 

Des femmes en noir

« J’ai commencé à écrire ce livre au moment de l’élection du pape François. On vérifie toujours que le futur Pape soit bien un homme. Cela m’a fait rire. En même temps, au-delà de la vocation, je me suis questionnée sur la vocation féminine et sa place au sein de l’Eglise et, de manière plus vaste, ce que cela signifie de croire », détaille Anne-Isabelle Lacassagne concernant son livre, Des femmes en noir, publié en 2016 aux Editions du Rouergue, qui a inspiré le film. Elle écrit depuis longtemps des livres pour enfants publiés chez Bayard et après avoir travaillé dans un évêché, au service de la catéchèse, elle se tourne vers des textes religieux.

Le film Magnificat a été projeté en avant-première à Genève, en juin dernier, dans le cadre du festival « Il est une foi » de l’Eglise catholique à Genève (ECR).

Marie, Mère des pèlerins de la terre

Texte et photo par Marion Perraudin

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu guides nos pas, 
Sur notre chemin de vie.
Toi la Mère attentive aux besoins de tes enfants,
Tu veilles sur nous, comme tu veillais sur ton Enfant

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu es notre boussole,
Lorsque nous traversons brouillards et tempêtes
Toi la Mère qui soutient tes enfants dans l’épreuve
Toi qui as connu la douleur et les larmes,
Au pied de la Croix de ton Fils.

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu nous apprends à déposer,
Le collier de nos perles de joie,
Le poids de nos fardeaux à tes pieds.
Pour que toi, la Mère à l’écoute de nos prières
Tu les remettes dans le cœur de ton Fils 

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu es la première de notre cordée
Dans notre ascension vers le Sommet,
Toi la Mère qui invite à lever notre regard vers le Haut,
Tu es celle qui nous conduit à ton Fils

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Toi le premier tabernacle,
Toi notre Mère, la femme Eucharistique
Tu apprends à ouvrir notre cœur et notre vie
Pour accueillir Ton Fils, le Pain Vivant
Et à le laisser vivre et grandir en nous.

Eglise de Rueyres-les-Prés: une rénovation exemplaire

Les responsables qui ont suivi la réalisation de ce chantier. De gauche à droite, Alexandre Duc, président de paroisse ; Mireille Duc, répondante pour la communauté de Notre-Dame des Flots ; Béatrice Clavel, restauratrice d’art, qui a conduit ce chantier ; Dominique Chassot, chargé du suivi de chantier pour le Conseil de paroisse et Marie-Luce Jaquier, collaboratrice du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg.

Si elle n’attire pas le regard de l’extérieur, l’église de Rueyres-les-Prés mérite à coup sûr que l’on franchisse sa porte d’entrée, car la rénovation complète qui a été effectuée ces derniers mois est jugée comme étant exemplaire. Et c’est vrai que désormais, cette église, à l’intérieur, est d’une beauté rare qui mérite une visite !

Par Claude Jenny
Photos : Raphaël Roulin

Lors de la présentation organisée jeudi dernier à l’intention des maîtres d’Etat et de la presse, les spécialistes n’ont pas ménagé les superlatifs pour dire que cette rénovation peut être qualifiée de parfaite. Il est vrai que tout a été fait dans les règles de l’art pour que cette église retrouve le cachet que lui avait donné l’architecte Fernand Dumas lors d’une rénovation dans les années trente. Presque un siècle plus tard, elle retrouve ainsi tout son lustre en respectant toutes les richesses artistiques voulues par cet architecte qui a mis son sceau sur de nombreuses églises de la région.

Au départ, la volonté du Conseil de paroisse était juste d’améliorer la luminosité dans l’église. On pensait alors naturellement recourir à de la peinture blanche ! Mais les spécialistes ont conseillé une autre piste visant à redonner toute son authenticité à ce lieu saint. La communauté paroissiale a été consultée et a souscrit à cette idée. « Nous avions besoin de cet accord des principaux concernés » relève Dominique Chassot, responsable du suivi de ce chantier pour la paroisse. Le Conseil paroissial a suivi et voté un crédit d’investissement de 175’000 francs. 

« Un chantier magnifique »

« Ce fut un chantier magnifique à réaliser et tous les maîtres d’Etat y ont œuvré avec plaisir et compétence. Cette rénovation est exemplaire car elle met désormais en valeur tous les éléments voulus par Dumas avec une belle unité » relève Béatrice Clavel, restauratrice d’art qui a conduit ce chantier pour le compte de l’Atelier de conservation et restauration d’art Olivier Guyot. Une restauration que Marie-Luce Jaquier, collaboratrice spécialisée du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg qualifie « d’exemplaire ». « C’est vraiment une belle réussite à citer en exemple et il faut saluer la décision du Conseil de paroisse d’avoir osé suivre cette option » ajoute-t-elle.

Une restauration complète

Rien n’est plus comme avant ! Les soubassements ont été refaits, toutes les peintures valorisées en respectant pas moins de 12 teintes d’origine – y compris des colorations inhabituelles dans un tel lieu, les statues restaurées également dans le strict respect des couleurs, les vitraux remis en état, le chemin de croix remis en valeur, etc. Un chantier conséquent qui a été mené dans le délai imparti et en conformité avec le budget prévu. Alexandre Duc, président de paroisse, a adressé de vifs remerciements à tous les maîtres d’Etat qui ont œuvré sur ce chantier et qui n’ont pas ménagé leur peine et ont fait étalage de leur savoir professionnel.  

Les artisans de cette rénovation ont même trouvé dans les combles une statue de Jésus qui n’était pas exposée dans l’église. Ce qui fait dire malicieusement à Mme Clavel que « même Jésus est revenu avec ce chantier… ». Et l’abbé Bernard, venu en voisin, d’ajouter : « maintenant il faut juste que les paroissiens soient plus nombreux dans une si belle église ! » Mais même si vous n’êtes pas des habitués des célébrations à Rueyres, n’hésitez pas à vous y rendre pour le bonheur d’un beau moment de découverte d’une église désormais hors du commun !

Les spécialistes et maîtres d’Etat suivants ont participé à cette rénovation :

– Béatrice Clavel – architecte ;

– Atelier Guyot Olivier – Conservation restauration d’art ;

– Marie Luce Jaquier – Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg ;

– Dénériaz SA – gros œuvre maçonnerie ;

– Bugnon – échafaudages ;

– Benjamin Giacomotti – électricité ;

– Nago Peinture – plâtrerie peinture ; 

– Roulin Menuiserie – menuiserie intérieure ;

– Pascal Moret – conservation des vitraux ; 

– Huguet Services – nettoyage fin de chantier

Mosaïque de saint Martin, Marguerite Naville, église Saint-Martin, Lutry

Le vêtement appartenait à l’armée, mais l’officier pouvait ajouter une doublure. C’est cette partie que Martin donne.

Par Amandine Beffa | Photo: Jean-Claude Gadmer

L’église est une des grandes créations du groupe Saint-Luc. Elle a été pensée comme une « œuvre d’art total ». 

Dans le chœur se trouve une mosaïque de Marguerite Naville. A l’instar de la grande majorité des œuvres d’art qui lui sont dédiées, saint Martin est représenté partageant son manteau. C’est en effet l’épisode que nous retenons généralement de sa vie. Il a pourtant évangélisé une partie de la Gaule et fait partie des pères du monachisme occidental. Il est aussi réputé pour avoir réalisé de nombreux miracles, ramenant même à la vie un frère décédé.

Son père est tribun militaire (officier supérieur). Le prénom Martin signifie « voué à Mars », (le dieu romain de la guerre). Pourtant, sa vie amène l’Orient à l’appeler saint Martin le Miséricordieux. 

Enfant, Martin fréquente des chrétiens de son âge et il se convertit à leurs côtés. Il ne choisit pas son métier, il semble que les fils d’officiers n’avaient pas d’autre choix que de suivre les traces de leur père. Il s’engage contre son gré à l’âge de 15 ans. 

Un soir d’hiver, alors que Martin n’a que 18 ans, il rencontre un homme nu dans les rues d’Amiens. Ayant déjà partagé tout ce qu’il pouvait, il tranche la doublure de son manteau. Le vêtement appartenait à l’armée, mais l’officier pouvait, s’il le souhaitait, ajouter une doublure plus chaude à ses frais. C’est cette partie que Martin donne. Il donne ainsi ce qu’il a payé lui-même, ce qu’il a ajouté, tout ce qui vient de lui. C’est aussi une façon pour lui d’utiliser toute la liberté que ses obligations militaires lui offrent. Exercer par obéissance un métier contraire à sa foi ne l’empêche pas de vivre selon ses valeurs.

Martin est perçu comme saint aux yeux de ses contemporains. On dit que le manteau, appelé capella en latin (chapelle) a été conservé comme relique. Il était gardé dans un bâtiment construit à cet effet. Des hommes appelés chapelains étaient chargés de veiller dessus. C’est l’origine des mots que nous utilisons aujourd’hui.

Connectés? ça c’est fait!

Par le frère Pierre de Marolles op
Photo : DR

J’ai vécu la crise du Covid-19 alors que j’étais encore vicaire de la Mission catholique de langue française de Zurich. Comme partout ailleurs pendant quelques mois, tous rassemblements paroissiaux étaient interdits y compris les messes dominicales. Je me rappelle être allé voir mon curé en lui disant : « On fait quoi ? On ne peut quand même pas ne rien faire ! » Une solution s’est aussitôt imposée : internet. Proposer des vidéos sur Youtube, faire des réunions virtuelles sur Zoom, inviter à suivre une formation en ligne… 

Le plus fascinant pour moi fut de voir à quel point nous étions en fait déjà prêts pour cela ! En 2019-2020 Internet était déjà un incontournable de nos vies paroissiales comme de nos vies tout court. J’avais moi-même déjà une chaîne Youtube. Il a suffi de l’utiliser pour poster chaque dimanche une homélie sous la forme d’une courte vidéo, diffusé sur la mailinglist de la paroisse elle aussi déjà fonctionnelle depuis plusieurs années. D’ailleurs il n’était pas nécessaire de filmer plus qu’une simple prédication car de nombreuses messes en direct étaient déjà accessibles sur le net. 

Je me souviens avoir fait un message résumant les « ressources pour vivre sa foi en ligne » et avoir découvert à cette occasion combien de choses existaient déjà : les sites des dominicains (Retraite dans la ville, Théodom, Théobulle), le MOOC (Massive Online Open Cours) du collège des Bernadins pour les catéchistes, les cours de cath.ch, les podcast du Padreblog, etc. 

D’ailleurs même une fois libéré de la pandémie et ayant déménagé en Belgique puis à Genève, pas mal de préparation au mariage ou au baptême et même d’accompagnement spirituel ont dû se poursuivre « en visio ». Pourtant j’y ai mis une limite : je ne commence jamais un accompagnement de cette manière, il faut se voir « en vrai » au moins pour une première rencontre. Ce n’est sans doute là que le début d’une réflexion critique que nous aurons tous à mener dans les années qui viennent sur cette « solution miracle » pour continuer d’évangéliser aux jours du tout numérique.

Vérène Marmy: presque 50 ans au service de la paroisse

L’engagement de Vérène Marmy au service de la paroisse commença en 1974 en participant au Conseil de paroisse de Bussy. Ensuite, elle a tenu plusieurs fonctions : conseillère, secrétaire et boursière, concierge de l’église, fleuriste, etc. Depuis 2007, elle fonctionne comme sacristine à Bussy.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photo : LDD 

Avec plaisir, elle accueille le prêtre et les acteurs de la cérémonie. Elle a beaucoup aimé le contact avec les gens. Habitant non loin de l’église, elle a toujours été disponible pour les célébrations. C’est rare qu’on ait dû la remplacer. Elle appréciait ce travail pour la communauté. Après quelques soucis de santé, elle a rendu momentanément son permis de conduire. Aimant son indépendance, elle a décidé d’aller habiter à Payerne près de toutes les commodités. 

Merci à Vérène Marmy pour tout le temps qu’elle a donné à la paroisse. Nous lui souhaitons plein de joie dans cette nouvelle étape de vie.

L’Eglise, c’est toi, c’est moi…

Une belle délégation valaisanne était présente à ces JMJ. Ici devant la cathédrale de Lisbonne.

Par Simon Roduit 
Photo : JMJ à vélo

En pleine pandémie, le 22 novembre 2020, le pape François invitait les jeunes du monde entier à « ne pas renoncer aux grands rêves » que le Seigneur veut pour nous. Comme jeune curé de Martigny permettez-moi de vous partager deux grands rêves que je porte pour notre belle communauté chrétienne de Martigny, à partir des paroles du pape François aux JMJ de Lisbonne.

Le 3 août dernier, en accueillant les jeunes de tous les pays, le Pape s’est adressé à nous : « Chers amis, je voudrais être clair avec vous […] : il y a de la place pour tout le monde dans l’Eglise ! Personne n’est inutile, personne n’est superflu, il y a de la place pour tout le monde, tels que nous sommes. »

Oui, je rêve à Martigny d’une Eglise où tous puissent se sentir chez soi, où chacun trouve le moyen de mettre les talents reçus de Dieu au service de la communauté. Je rêve que plus personne ne dise : « l’Eglise, c’est le Pape et les curés », mais : « l’Eglise, c’est moi aussi. » Je rêve que chaque baptisé puisse porter autour de lui la joie de croire en Dieu et témoigner par sa vie que Dieu est vivant et qu’il s’occupe de nous.

A la messe finale au bord du rio Tejo, le pape François a invité les 1,5 million de jeunes présents à se mettre à l’écoute du Christ. Voici ses paroles : « Ecouter Jésus. Tout le secret est là. Ecoute ce que Jésus te dit. […] Prends l’Evangile et lis ce que Jésus dit, ce qu’il dit à ton cœur. »

Je rêve à Martigny d’une Eglise qui se mette encore plus à l’écoute de la Parole de Dieu ; d’une Eglise où la voix de Jésus peut résonner dans le cœur de chacun. Que germent des groupes de prière communautaire, de lecture de la Bible, afin que Jésus soit vraiment présent et recherché dans notre paroisse, et qu’il devienne le centre de toutes nos activités.

Merci, chers paroissiens, de m’accueillir comme jeune curé, afin que nous puissions ensemble – tous ensemble – nous tourner vers le Christ qui parle au cœur de chacun et guide son Eglise.

Troisième visite pastorale de notre évêque dans le secteur de Monthey du 30 septembre au 6 octobre

Mgr Jean-Marie Lovey et son Vicaire général, Pierre-Yves Maillard, seront en visite pastorale chez nous la première semaine d’octobre, pour la troisième (et dernière fois). La semaine débute avec les messes de confirmation. Mais qu’est-ce que la visite pastorale ?

Par Sandrine Mayoraz et Jérôme Hauswirth | Photo : DR

Après sa nomination, notre évêque Jean-Marie a eu à cœur de renouveler les visites pastorales. Profitant de son « petit diocèse », il planifie de visiter tous les secteurs pastoraux sur trois ans. 

Comme un berger qui connait ses brebis (Jn 10, 14), l’Evêque accompagné du Vicaire général va à la rencontre des fidèles qui lui sont confiés. La visite pastorale a pour but de « prendre la température » d’un lieu, de rencontrer les paroissiens et les agents pastoraux (prêtres et laïcs), d’entendre leurs préoccupations et leurs joies, d’encourager la foi, de découvrir les réalités spécifiques et les projets pastoraux d’un lieu. Après une semaine, Mgr Jean-Marie a un panorama de la « santé » et de la sainteté d’un secteur de paroisses. Puis, tous les cinq ans, il présente au Pape un rapport sur l’état du diocèse qui lui est confié.

Simplicité au programme

C’est une visite officielle. Dans un récent courrier, l’évêché rappelle que Mgr Jean-Marie Lovey s’attache « à cultiver un esprit de simplicité et de cordialité. Le principal est de passer quelques jours dans le quotidien d’un secteur pastoral et de ses activités ordinaires. Il n’est donc pas prioritaire d’organiser des événements particuliers, mais plutôt de compter simplement avec la présence de l’évêque dans la vie ordinaire du secteur ». 

Chez nous, la semaine commence par les confirmations agendées depuis longtemps. Il n’y aura pas d’autres messes dominicales en présence de notre évêque, par contre, il célébrera chaque matin une messe dont certaines seront suivies d’un temps d’échanges informels. Il prendra le temps de rencontrer certains conseils et groupes paroissiaux, ainsi que d’effectuer les entretiens annuels avec nos prêtres et agents pastoraux laïcs.

Jamais deux sans trois

Cette troisième visite pastorale sera certainement la dernière visite de notre évêque. En effet, « l’évêque diocésain qui a atteint septante-cinq ans accomplis, est prié de présenter la renonciation à son office au Pontife Suprême qui y pourvoira après examen de toutes les circonstances ». Canon 401. Ainsi, en 2025, Mgr Jean-Marie Lovey aura atteint l’âge d’une retraite bien méritée.

Programme de la visite

Samedi 30.09.2023
• 10h : messe de confirmation aux Perraires à Collombey

Dimanche 01.10.2023
• 10h30 : messe de confirmation à l’église de Monthey

Lundi 02.10.2023
• 8h30 : messe au monastère

Mardi 03.10.2023
• 8h30 : messe au monastère
• 19h : réunion avec les deux Conseils de Communauté

Mercredi 04.10.2023
• 8h : messe église de Monthey et café, croissant sur le parvis
• 12h : repas avec les groupes d’enfants et de jeunes du secteur
• 18h30 : rencontre des catéchistes du secteur

Jeudi 05.10.2023
• 8h30 : messe au monastère
• 18h30 : réunion avec les deux Conseils de Gestion

Vendredi 06.10.2023
• 8h : messe église de Monthey

La foi et les soins infirmiers

« Prendre soin des autres… deux jeunes blouses racontent »

Depuis trois ans, Mélanie Rais de Chamoson, et Sébastien Gauye de Sion, étudient les soins infirmiers à la HES-SO. Ils témoignent aujourd’hui pour nous. 

Texte et photo par Mélanie Rais et Sébastien Gauye

De nature dynamique et joviale, Mélanie Rais, 22 ans, est engagée dans de nombreux milieux qu’ils soient sportifs, villageois, associatifs, etc. Passionnée par l’humain elle explique : « J’ai choisi les soins car pour moi, il est important que l’on puisse prendre soins les uns des autres. Parfois, lorsque je vais travailler, je me demande qui soigne qui. » Sébastien Gauye, 23 ans, est un jeune chrétien engagé au service des plus fragilisés de notre société. Naturellement empathique et passionné de l’humain, il aime s’occuper des autres et prendre soin d’eux. 

Pour apprendre le métier d’infirmier, Mélanie et Sébastien ont opté pour le modèle de la Nursing Team Academy. Cette approche pédagogique innovante propose une nouvelle manière d’apprendre et d’acquérir les compétences nécessaires pour devenir un-e professionnel-le de la santé. Ce mode d’apprentissage valorise et construit toute la capacité d’autonomie et de responsabilité de l’apprenant-e à pouvoir assumer pleinement son processus d’apprentissage. Le corps enseignant s’y inscrit comme ressource à part entière. Les étudiant-es y évoluent majoritairement en groupe, à l’image d’une équipe de soin. Au sortir de cette formation, Sébastien et Mélanie sont plutôt ravis de leur expérience : « Cette voie de formation nous a fait grandir, nous a comblés au-delà de nos aspirations. Elle est devenue une véritable école de vie pour nous .»

La foi et les soins infirmiers ? Nombre de personnes recherchent dans leur processus de guérison un sens à leur maladie. Il n’est pas toujours simple pour elles de le faire… D’autant plus que la question du sens reste personnelle et sacrée à chacun. La question du sens est multiple. En tant qu’infirmier-ère, nous pouvons essayer d’accompagner au mieux ce vécu bouleversé ou fragilisé. C’est ici que le prendre soin s’inscrit : il exprime autant une façon de faire que d’être avec la personne soignée. Pour atteindre pleinement autrui, il est essentiel de le reconnaître et de l’accueillir dans toutes ses dimensions. Prendre soin c’est donc accueillir, aimer, rejoindre, soigner l’autre tel qu’il-elle est… dans ses questionnements, ses doutes, ses douleurs, ses affinités, ses choix, ses joies, ses peines, sa manière d’être et de faire aussi. C’est une rencontre entre deux humanités. Pour y parvenir, il y a cette part de confiance envers autrui qui est nécessaire, ce qui n’est pas sans rappeler la démarche de la foi qui développe ce même esprit d’engagement et de confiance mutuelle. Dans le soin, la foi c’est cette petite flamme qui est en chacun de nous pour transcender nos infirmités et nous aider ainsi à accomplir pleinement nos humanités respectives.

« Au cœur de l’Église, je serai l’Amour », disait sainte Thérèse de Lisieux. Et si nous pouvions transposer ce même appel au domaine des soins ? 

Prenez soin de vous…

Je m’en vais comme un pauvre très riche!

Mosaïque visible à l’église de Martigny-Croix avec les insignes de l’Hospice du Simplon, le cœur, l’ancre et la croix.

Par Klaus Sarbach 
Photo : DR

Une valise n’est pas un « outil de départ » mais de déménagement. Elle prend les valeurs les plus importantes pour les utiliser dans un autre endroit. Après 48 ans de service sacerdotal, je dois refaire ma valise. Je me rends compte que je suis un homme très riche. Non de mérites accumulés, mais de cadeaux et d’expériences accueillis.

Ma mère disait : « Mange ce qui est dans ton assiette. » Aujourd’hui, mon « assiette » est très variée : dans 2 pays, 4 langues, 12 paroisses, 3 hospices, sous 5 prévôts et 5 évêques, etc.

Combien de « grains d’or » ai-je pu accueillir et semer dans des cœurs ! L’or, ce sont les dons du Dieu d’amour et des cœurs humains, frères et sœurs, qui partagent ma vie. Partout j’ai reçu des rayons de soleil. Et les « gouttes de pluie » des souffrances et des déceptions ont été essuyées par la main miséricordieuse de Dieu.

Donc, mon cœur déborde d’action de grâce. Le cœur haut-valaisan dit : « Que Dieu vous les rende mille fois ! » C’est en nous laissant guider par son Esprit, nourrir du Corps de Jésus et en cultivant avec nos frères et sœurs le bout du jardin d’espérance qui nous est confié, que même le « vicaire-grand-père » espère pouvoir continuer à servir le troupeau de Jésus comme le sodzi (serviteur d’alpage).

Pour vous exprimer mon MERCI, je dis avec saint Pierre devant le paralysé : « Ce que j’ai, je te le donne. Au nom de Jésus, marche ! » Malgré le « virus de l’indifférence » qui nous fait mal, marchons avec Jésus. Si chacun partage le légume de son jardin à sa saison, nous sommes bien nourris et nous avancerons dans la confiance dans la cordée de Jésus qu’est l’Eglise de nos jours. Portons-nous dans la prière. Sachez que l’Hospice du Simplon est à 90 minutes de voiture, que sa porte est ouverte 365 jours par an – et celle du cœur même la nuit !

Bienvenue sur le Secteur de Monthey à l’abbé Martin Filipponi

Dès la rentrée de cet automne, nous avons la joie d’accueillir un prêtre, originaire du Haut-Valais, l’abbé Martin Filipponi. Il vient effectuer un stage d’une année sur les paroisses du secteur de Monthey. Nous avons donc voulu faire plus ample connaissance avec lui.

Questions posées par Jean-Michel Moix | Photo : Martin Filipponi

Cher Martin, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Martin Filipponi, je suis prêtre catholique et j’ai 44 ans. J’ai grandi à Gampel. Après l’école de commerce, j’ai suivi une formation d’infirmier à l’HEVs à Viège. J’ai ensuite travaillé au Réseau Hospitalier Valaisan, dans un service médical spécialisé dans les soins palliatifs et l’oncologie. Pendant ce travail, on entre en contact avec les grands thèmes existentiels de la vie. D’où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Pourquoi l’être humain souffre-t-il ? Qui est à tes côtés ? Comment Dieu se manifeste-t-il ? C’est à cette époque que ma vocation de prêtre a grandi. Mais il a fallu encore un peu de temps. Dieu a eu beaucoup de patience avec moi. 

Quand as-tu été ordonné prêtre ?
Après des études de théologie et de philosophie à Coire et à Heiligenkreuz près de Vienne, j’ai été ordonné prêtre avec deux autres confrères dans la cathédrale de Coire le 13 mai 2017. C’était beau et un événement spirituel qui est resté profondément gravé dans mon cœur. Le fait que la famille, de nombreux amis et des fidèles du Valais soient venus en bus a été une vraie joie.

Et qu’est-ce qui t’a motivé à devenir prêtre ? Comment s’est dessinée ta vocation à la prêtrise ?
En principe, c’est Dieu qui appelle. L’appel à la prêtrise vient de Lui. La question est de savoir si nous pouvons entendre cet appel et le discerner. Pour cela, il faut aussi des prêtres qui nous accompagnent. Personnellement, il y a eu chez moi plusieurs événements qui se sont conjugués. 

Notre mère nous a initiés à la vie de foi, nous avons prié en famille et dans les groupes de prière.

Un aspect est certainement une expérience personnelle pendant l’adoration eucharistique. A cela s’ajoutent les festivals de jeunesse. Il ne faut pas oublier l’impact de prêtres exemplaires qui ont accompli leur ministère avec joie et dévouement et qui avaient du temps pour nous, les jeunes.

Les prêtres ont souvent des préférences personnelles ou des domaines dans lesquels ils se sentent particulièrement à l’aise. Qu’en est-il de ton côté ?
Je pense que la prière personnelle et la célébration de l’eucharistie sont importantes et belles. Le prêtre doit se tenir devant Dieu, être avec Lui et prier. Et ce qu’il reçoit de Dieu, il faut le mettre en pratique au service des hommes.

D’autre part, je trouve que l’accompagnement spirituel est une belle mission. Pendant mes études de licence, l’abbé Maximilian Heim OCist, m’a demandé de travailler au séminaire en tant que directeur spirituel. Le service consistait entre autres à accompagner spirituellement les candidats au sacerdoce. Aujourd’hui encore, je suis très reconnaissant de cette expérience. 

Finalement, la théologie du corps de Jean-Paul II me fascine et représente une théologie qui souligne la dignité du corps et présente la beauté de l’amour d’une manière holistique. Il y a encore beaucoup d’autres facettes du ministère sacerdotal qui sont belles. La pastorale des malades et la pastorale familiale en font partie. C’est avec plaisir que je donne des catéchèses. Mais pour l’instant, il s’agit d’abord d’approfondir la langue française. 😉

Sacrements de guérison

Texte et photo par Marius Stulz

Croix ancienne de l’église d’Aumont-Aubrac (GR65).

Le thème du journal de ce mois portera sur la trame « médecin et chrétien ».

Il est très étonnant de voir combien les grandes figures du christianisme : la petite Thérèse, Bernadette Soubirous, Bienheureux Frédéric Ozanam, Marthe Robin, saint Damien, saint François d’Assise et même notre sainte Glânoise, Marguerite Bays, ont souvent dû lutter contre des maladies de toutes sortes et ceci malgré leur proximité avérée et leurs liens très étroits avec le Seigneur. Sainte Bernadette de Lourdes a même reçu un message étonnant de Marie : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre. » Maladies, handicaps et souffrances ne sont pas absents de la vie chrétienne.

Et pourtant nous avons reçu deux magnifiques sacrements de guérison : le sacrement de la réconciliation et le sacrement des malades.
A travers eux et par d’autres manières encore, Jésus nous soigne et nous guérit même parfois. Certes, Jésus est notre médecin, il a guéri de nombreux malades, nous pouvons lire de nombreux témoignages dans les Evangiles et il guérit encore aujourd’hui pour le bien de l’Annonce de sa Bonne Nouvelle ; mais surtout, il guérit notre être profond, notre âme ; il guérit notre force intérieure de vie persécutée par le mal auquel nous avons succombé ou que nous subissons. Par le pardon il nous libère des conséquences désastreuses du mal dans nos vies et par le sacrement des malades il nous offre sa force, son Esprit d’Amour qui nous permettra d’affronter toutes les épreuves auxquelles nous sommes appelés à faire face dans nos vies. Grâce à lui et avec lui, nous savons que dans n’importe quelles situations de souffrance, comme pour lui sur la croix, il nous donne son Esprit d’Amour qui nous permettra de transcender la souffrance, de passer au-delà de nos blessures, pour laisser à ce qui est vie en nous prendre la première place, pour mettre au centre la force d’Amour qui nous permettra de tenir debout malgré nos paralysies, nos béquilles, nos tumeurs et nos désespoirs.

L’espérance revivifiée qui n’est autre que le renouvellement de la confiance au Christ, reste le chemin de guérison le plus accessible et le plus efficace pour tous. Il nous guérit intérieurement, nous ouvre aux autres et nous permet d’accueillir l’aide de nos frères dont nous avons besoin, quels que soient leurs charismes et leur spécialisations médicales ou autres.

Bon chemin de guérison à tous, bonne route avec le Christ.

La première place pour Marguerite

Par Françoise Besson | Photo : pexels

« Chez nous, il n’y en avait que pour mon frère ! » J’avais fini par bien la connaître cette phrase qui revenait souvent quand nous abordions le thème des souvenirs d’enfance. « Chez nous, il n’y en avait que pour mon frère ! » Il y avait dans cette phrase une forme d’âcreté bien particulière, une âcreté de pamplemousse, presque désagréable, mais fraîche et qui faisait plisser les yeux de Marguerite quand elle la disait, comme lorsqu’on mord un fruit trop acide. 

Cette phrase lui donnait un véritable « coup de jeunesse » en lui faisant remonter au visage une maussaderie d’adolescente. Les mois ont passé, les années peut-être, et Marguerite a de moins en moins fréquenté les discussions de groupe… 

Un jour, dans l’intimité de sa chambre, la jeunesse revient au centre de la discussion. Marguerite se souvient du souhait de ses parents qu’elle aille en Suisse alémanique pour apprendre la langue. Elle raconte le départ de Lancy, l’arrivée à Bâle, la grande maison des hôtes, leur pingrerie, leur froideur hautaine, la dignité blessée de cette toute jeune fille, et l’ennui… l’ennui qui s’installe, qui serre la gorge, coupe l’appétit et empêche de dormir. 

En rentrant du cours d’allemand, un jour, Marguerite n’y tient plus… elle se rend chez la logeuse d’une camarade genevoise plus chanceuse qu’elle et téléphone au bureau de l’entreprise paternelle. La commission sera faite au patron quand il reviendra de livraison. Voilà, c’est dit… Je suis tellement malheureuse ici ! 

Au matin du jour suivant, Marguerite est réveillée par un drôle de bruit, des cailloux, des petits cailloux qui résonnent aux volets de bois… Elle ouvre la fenêtre et voit son père, là dans la cour, souriant et fatigué… Il s’est mis en route dès qu’il a appris les nouvelles de sa fille… Il n’a pas fermé l’œil dans le train entre Genève et Bâle…

Le silence s’installe entre nous, plein, nostalgique et curieusement mêlé de contentement : dans le geste chevaleresque de son père brille une tendresse brute, non taillée, infiniment précieuse… Et toutes ces années plus tard, Marguerite se rend compte que ce matin-là, « il n’y en avait que pour elle… ».

Ordination sacerdotale de Simon «le breton»

Simon entouré des confrères et séminaristes lors de la première messe à Vannes. Simon a choisi de célébrer une messe votive à l’Esprit Saint, ce qui explique la couleur rouge.

Par Valentin Roduit | Photo : Marie-Fontenelle Heiser

En été 2022, les paroisses de Collombey et Muraz sont allées en pèlerinage en Bretagne, à Sainte Anne d’Auray, chez la grand-maman de Jésus (voir L’Essentiel octobre 2022).

Là-bas, nous avons été accueillis par Simon Liot de Nortbécourt, dit « le breton ». Quelques semaines plus tard il était ordonné diacre et revenait de nombreux week-ends dans nos paroisses pour exercer son ministère par la prédication, la catéchèse, un baptême et de nombreuses autres rencontres ou moments conviviaux.

Le 18 juin dernier, Simon a été ordonné prêtre à Sainte Anne d’Auray, dans une basilique lumineuse et remplie de sa famille, de ses amis, de nombreux prêtres, diacres et chrétiens de son diocèse.

Dans son homélie, l’évêque, Mgr Raymond Centène, a rappelé que « notre Dieu est le Dieu qui sauve » et que « Dieu veut avoir besoin de nous pour accomplir son dessein d’Amour et de Salut ». C’est bien dans ce dessein que Simon s’est formé durant sept ans, entre Sainte Anne d’Auray, Fribourg, Jérusalem et nos paroisses de Collombey et Muraz.

Lors d’une première messe à Vannes à la tonalité très intérieure (Simon n’avait plus de voix), il a exploré dans sa prédication la mission du prêtre d’offrir le sacrifice. De même que chaque fidèle offre des sacrifices à Dieu, le prêtre s’offre lui-même et rend présent le sacrifice du Christ.

Simon est également venu célébrer une « première messe » (dans la tradition de l’Eglise, des grâces spéciales sont attachées aux messes célébrées durant la première année de sacerdoce, et aux bénédictions qui peuvent être données par lui) au Monastère des Bernardines à Collombey le mardi 4 juillet. Ceux qui l’ont entendu progresser en homélie durant son diaconat ont pu se réjouir de le voir présider l’eucharistie et de prier avec lui.

Rencontre avec Romaine Pouget

Soigner, guérir et prendre soin des frères et sœurs en humanité.

Propos recueillis par Alessandra Arlettaz | Photos : Romaine Pouget

Le thème est « Médecin et Chrétien », me dit-on, en me demandant d’écrire cet article. En ce qui me concerne, ce serait plutôt « Chrétienne et Médecin », puisque c’est une chrétienne, intérieurement déjà consacrée au Seigneur, qui a débuté avec enthousiasme des études de médecine à l’âge de 19 ans. A cette période, je me savais déjà en « état de vie consacrée », bien que ne voyant pas encore sous quel type d’engagement cela allait « s’officialiser ». 

Le Seigneur ne m’a fait découvrir l’existence de l’Ordre des Vierges consacrées que 11 ans plus tard, alors que déjà médecin depuis 5 ans, il me tardait vraiment de pouvoir Lui dire « OUI » officiellement. Dans le même temps, je savais tout à fait clairement que j’étais faite pour être médecin. Je dirai donc que je suis une enfant de Dieu qu’Il a appelée à une double vocation, celle de consacrée et celle de médecin, ceci se mariant très bien à la vocation de vierge consacrée.

A partir du moment où une rencontre personnelle et profonde avec Dieu a lieu, toute la perception de la vie est fortement imprégnée de cette dimension. Les études, et l’activité professionnelle, ont un sens différent et peuvent être vécues comme une mission donnée par le Seigneur pour vivre, selon Son Cœur, notre « stage d’Amour » sur la terre. De fait, si le but perçu de la vie sur la terre est d’apprendre à aimer, notre façon de percevoir nos journées, les interactions avec nos frères et sœurs en humanité (y compris professionnelles) en a nécessairement la « couleur et l’odeur », en dépit de nos limites personnelles et des épreuves qui agitent la surface. La vie consacrée qui nous fait « élan d’amour » en réponse à un « Elan d’Amour » touche ainsi naturellement toutes les dimensions de notre vie, activité professionnelle comprise.

Soigner, guérir, quelle mission magnifique et hautement privilégiée !

Personnellement, il m’est donné d’aimer « prendre soin ». Plus j’avance, plus j’aime d’ailleurs « prendre soin » de mes frères et sœurs en humanité, plutôt que simplement « soigner ». En effet, au-delà de la passionnante dimension scientifique, il y a toujours la rencontre d’une personne tout à fait inédite dans sa dimension corporelle, psychique et spirituelle. Et je pense que le Seigneur (si on le veut bien) essaye toujours d’ouvrir notre intelligence sur chacune de ces dimensions, pour que le soulagement apporté soit le plus large possible et s’opère dans le plus grand respect possible de la personne unique et sacrée qui nous est confiée. Ainsi, quand on ne peut pas guérir, on peut toujours être un « baume sur les blessures de nos frères », une présence de Vie auprès de ceux qui sont « en fin de cette vie », …

Je conclurai par une immense action de grâce envers Celui qui nous a aimés le premier et qui nous accompagne avec tant de patience et de délicatesse dans les missions qu’Il nous a confiées pour notre plein épanouissement, pour la joie de tous et pour que notre vie soit une vivante louange à la gloire de Son Nom.

(Cf. Wikipédia et Catéchisme de l’Eglise catholique)

Dans l’Eglise catholique, une vierge consacrée est une femme qui, par amour de Dieu, s’est engagée à vivre dans le célibat et la chasteté, et a été consacrée au nom du Seigneur par l’évêque de son diocèse de domicile.

L’Ordre des Vierges consacrées remonte aux temps apostoliques. « Dès les temps apostoliques, des vierges chrétiennes, appelées par le Seigneur à s’attacher à Lui sans partage dans une plus grande liberté de cœur, de corps et d’esprit, ont pris la décision, approuvée par l’Eglise, de vivre dans l’état de la virginité «  à cause du Royaume des cieux  » » 

(Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 922)

«Sauvons des vies avec un sourire!»

Ludmila, l’enseignant Aristide et Valentine.

C’est la devise de l’association Africa Smile. De retour du Togo où elles ont travaillé comme enseignantes bénévoles, deux Octoduriennes, Ludmila Becerra et Valentine Rey, nous livrent leur témoignage.

Par Anne-Laure Martinetti | Photos : DR

Ludmila Becerra, présentez-nous Africa Smile.
LB : Fondée en 2014 à Lomé, les objectifs de l’association sont la lutte contre la pauvreté et l’aide au développement rural. Active dans l’éducation, la culture, le sport, la santé, l’environnement, elle a fusionné en 2019 avec l’Association de Volontariat International Djidudu autour du projet O-Vie (Orphelins Vie). Africa Smile apporte son soutien toutes confessions confondues. Latévi Lawson et Reine Dayalor en sont les piliers.

Vous êtes enseignante. Quelles sont les différences principales entre l’école ici et au Togo ?
LB : Nous avons travaillé avec des élèves de CE1 (7-8 ans) sur un projet d’expression et de lecture. Il y a de grandes disparités : peu de matériel, un enseignant pour 120 élèves et donc des cours uniquement en frontal. Le cours est donné puis recopié et l’oral a une moindre place.

A quoi ressemble la journée type d’une stagiaire ?
VR : L’été, l’horaire est plus léger avec des cours de 8 à 12h, mais l’école reste ouverte sauf pour deux semaines. On débute en chansons avec des enfants très motivés puis il y a une pause repas de 30 minutes durant laquelle nous leur donnons des poches d’eau. Régulièrement, le repas est payé et préparé par les stagiaires aidés de Zobré. C’est un moment festif avec du riz et des pâtes en sauces, des haricots et le traditionnel foufou. Après le repas, Aristide, notre enseignant, sort le tam-tam et place à la danse ! Le retour se fait ensuite à pied pour tous.

Quels autres projets concrets avez-vous réalisés ?
VR : Nous avions lancé une cagnotte avant le départ. Sur place, nous avons remarqué le manque d’eau : les enfants reçoivent des poches d’eau de 5 dl pour deux. A l’aide de la cagnotte d’un troisième stagiaire et la réactivation des réseaux, le total a pu financer la construction d’un forage à la petite école. C’était le besoin primaire le plus urgent. A peine la somme reçue, les ouvriers sont venus creuser un puits de 39 m. Avec le surplus, deux salles de classe supplémentaires ont pu être construites.

Quels sont vos plus beaux souvenirs ? 
LB / VR : Les danses, les chants comme « Kékéli » (trad. lumière), les sourires, les causeries avec les responsables et les stagiaires, les moments passés avec Hola, le chauffeur, à la découverte des paysages luxuriants de Kpalimé et dans la ferme de la maman de Latévi Lawson qui s’occupe de cinq orphelins, les balades au marché entourées de chèvres et de taxis-motos à la recherche de pagnes, les séances de tressage, dire « bonsoir ! » à midi, se faire souhaiter la « bonne arrivée ! », être surnommées « les tatas »… L’Afrique quoi ! Le premier jour du forage a aussi été un moment émouvant avec cette satisfaction d’apporter un bien aussi précieux que l’eau. 

Qu’est-ce qui vous a marquées dans le mode de vie au Togo ? 
LB / VR : La perception différente du temps, des déplacements, la cordialité, la cohabitation des religions (christianisme, animisme, islam) avec l’appel à la prière puis les cloches des églises, les plats traditionnels vendus dans la rue… Outre le positif, il y a malheureusement trop de déchets plastiques et des routes de sable difficilement praticables.

Que répondez-vous au reproche souvent formulé aux jeunes bénévoles occidentaux : « Il y a assez à faire ici, pourquoi aller à l’autre bout du monde ? »
LB : L’un n’empêche pas l’autre mais quand des besoins élémentaires manquent, nous réalisons notre chance et puis, la rencontre avec une autre culture est un plus. Soyons reconnaissants et, quand nous partageons, peu importe où.
VR : Le niveau de pauvreté n’est pas comparable et le filet social quasi inexistant. Il faut aussi savoir sortir de sa zone de confort pour adopter d’autres perspectives et perdre nos habitudes chronophages.

Continuez-vous à soutenir l’association ?
LB : Nous aidons à distance la petite école et l’orphelinat en proposant des idées et en trouvant un financement. Sinon, via les réseaux, on peut participer à des cagnottes, parrainer un enfant (25 € par mois pour nourrir sa famille), acheter des chouchous, des tote bags de l’association, devenir bénévoles ou stagiaires, en parler. De mon côté, par le biais de ma petite entreprise (fabrication de chouchous avec des tissus neufs et recyclés), j’aide chaque mois l’association : mes créations avec des tissus du marché de Lomé sont vendues à Fr. 4.– et j’assure le suivi aux abonnés. 

Enfin de l’eau !

Patronale d’Illarsaz, clôture de la catéchèse paroissiale

Voici quelques reflets imagés du samedi 17 juin avec la messe de la Patronale, Saint-Bernard de Mont-Joux, à la chapelle d’Illarsaz.

Photos : Gilles Vuille, Nadia Borsay, Jean-Michel Moix

Signalons qu’une année jubilaire a commencé avec saint Bernard de Mont-Joux, appelé aussi saint Bernard des Alpes ou encore saint Bernard de Menthon (1020-1086) (à ne pas confondre avec saint Bernard de Clairvaux). En effet, le 15 juin 1923, jour de la fête liturgique de saint Bernard du Mont-Joux, le pape Pie XI, a proclamé « notre » saint, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Pour marquer ce centenaire, la congrégation des chanoines du Grand-Saint-Bernard va mettre à l’honneur, une année durant, leur saint Patron, du 15 juin 2023 au 28 août 2024 (jour de fête de saint Augustin, second patron des chanoines).

Saint Bernard du Mont-Joux, priez pour nous, qui sommes ici-bas comme des voyageurs. Aidez-nous à gravir la sainte montagne spirituelle de notre existence, tout comme Moïsea, jadis, gravit le mont Sinaï, pour parvenir à la rencontre béatifiante avec Dieu ! 

Rencontre avec Hannelore Luy

La Vierge noire à Einsiedeln, notre Dame des Ermites.

Texte et photos par Véronique Denis

La rencontre a lieu à son cabinet, au cœur de la ville de Martigny. Avec Hannelore, pas de demi-mesure. Elle est tout entière dévouée à sa tâche de médecin généraliste, médecin répondante pour les EMS de Charrat-Fully-Saillon-Leytron-Grimisuat. Célibataire par choix, elle considère son travail de médecin comme une véritable vocation au service de l’humain. Elle ne compte pas ses heures pour vivre à fond sa mission de médecin. 

Elle a été élevée dans une famille pratiquante, notamment lors de ses vacances d’été au Jura, chez ses grands-parents maternels. La messe quotidienne à 7h l’émerveillait et elle a participé plusieurs fois au pèlerinage à Einsiedeln avec les Jurassiens, auprès de la Vierge noire.  Aujourd’hui, elle entretient d’excellents contacts avec les chanoines du Grand-Saint-Bernard, responsables des communautés paroissiales du secteur de Martigny.

Ces souvenirs d’enfance l’ont confortée dans sa foi chrétienne et aujourd’hui encore, la prière quotidienne (elle passe tous les soirs à l’église paroissiale de Notre-Dame de la Visitation à Martigny-ville pour allumer un lumignon et confier les patients rencontrés durant la journée) et la messe du dimanche nourrissent sa vie de croyante. 

Lors de ses visites dans les EMS, au moment où les résidents vont vivre leur Pâque, le passage vers la Vie éternelle, elle invite toujours les familles chrétiennes à contacter le prêtre ou le pasteur pour une rencontre et recevoir les sacrements de l’Onction des malades ou le viatique. En tant que médecin-adjointe au médecin cantonal pour les districts de Martigny-Entremont, lors des morts violentes (suicide, Exit, accident, etc.), Hannelore est appelée avant la levée des corps. Durant le trajet en voiture, avant le constat, elle confie le défunt au Père des cieux et prie son saint « préféré », saint Antoine de Padoue. Elle invite parfois les patients, selon leur situation personnelle et leur religion, à recourir à la prière pendant le processus de guérison ou de fin de vie.  

Médecin – chrétienne, pour Hannelore, c’est un tout. Il n’y a pas de séparation. La foi chrétienne apporte à sa vie professionnelle une autre dimension : la relation à l’Autre, à Dieu qui est source de vie, d’amour et de bonté. 

Nous terminons l’entretien en évoquant ses merveilleux souvenirs vécus à Lourdes lors des pèlerinages d’été. Les contacts noués avec les résidents de la Castalie, fidèles pèlerins de Lourdes en été, l’ont même amenée à demander à la Fondation Annette et Léonard Gianadda de financer l’achat d’un nouveau bus pour les sorties des membres de Cérébral Valais. 

Merci Hannelore pour ta joie de vivre, ta foi intense qui t’habite et qui déborde d’espérance et de charité pour tous ceux que tu rencontres.  

Des fleurs pour Marie

Statue de la Vierge Marie à la chapelle de la Bâtiaz.

Christelle Gaist est une jeune femme enthousiaste. Passionnée d’art et de nature, elle y trouve facilement des portes d’entrée vers Dieu. Fraîchement confirmée, elle a à cœur de participer plus activement à la vie de la paroisse. Ainsi, elle a récemment souhaité rejoindre la rédaction de votre magazine préféré. Elle permet ainsi à notre petit groupe et à L’Essentiel de se diversifier.

Par Christelle Gaist 
Photos : DR

En début d’année, j’ai rencontré un homme à la chapelle de la Bâtiaz. Il avait pris pour habitude d’apporter chaque semaine des fleurs à la Vierge Marie. Quelque temps plus tard, j’ai entendu une femme confier le seul regret qu’elle éprouvait par rapport à son mariage. Elle aurait voulu réserver le plus beau bouquet du jour à Marie. Au mois d’avril, j’ai pu vivre l’opulence des églises florentines, ornées de bouquets plus magnifiques et plus odorants les uns que les autres. 

Durant la belle saison, une idée a germé dans mon esprit : et si les fleurs avaient été créées par notre Seigneur pour rendre hommage à Marie ? C’est en prenant le temps de regarder toutes ces merveilles qui colorent le printemps et l’été, que l’existence de Dieu et de son génie créatif m’apparurent comme une évidence. 

Dans le Sermon sur la montagne, Jésus nous demande de ne pas verser dans un souci excessif. Il nous invite à observer les lis des champs, qui ne travaillent ni ne filent, mais qui pourtant sont habillés par Dieu d’une manière exceptionnelle (Mt 6, 25-34). Si le Seigneur donne autant de splendeur aux herbes des champs, pourquoi ne serait-il pas aussi généreux avec nous les êtres humains ?

Les lis sont utilisés dans de nombreuses représentations picturales de l’Annonciation, comme par exemple celle de Léonard de Vinci. Face à Marie, l’archange Gabriel en tient une gerbe dans sa main gauche. Avec leurs pétales qui s’ouvrent, les lis semblent annoncer eux-mêmes la venue de Jésus. Notre Dame a souvent été associée aux fleurs pour mettre en évidence sa grâce, sa pureté et sa beauté. Certaines personnes ont vu dans les ancolies la main gantée de la Vierge. Je ne peux m’empêcher de penser au bleu céleste de son manteau en m’extasiant devant les gentianes des montagnes. 

Les Anglo-saxons ont une expression que j’affectionne tout particulièrement. Selon eux, il faudrait s’arrêter un instant pour sentir les roses. Les fleurs sont une invitation à déceler la présence de Dieu dans notre quotidien et à s’en réjouir. Elles sont un rappel de ses miracles. Ces petites dames des champs, des sous-bois, des marais sont, elles aussi, je le crois, porteuses de la Bonne Nouvelle. A travers elles, Dieu ne nous livrerait-il pas un peu de l’essence du ciel ?

Les JMJ 2023 de Lisbonne

Les Valaisans présents aux JMJ.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse se sont déroulées cette année au Portugal, en la ville de Lisbonne. Merci à Mauro de nous faire part de son expérience des trois semaines des JMJ.

Par Mauro Cortese | Photos : Camille Ulrich

Lors de ma première semaine, j’ai vécu l’expérience de me mettre au service des autres, en particulier des personnes les plus fragiles. Le pèlerinage a commencé à Lourdes. La cérémonie d’ouverture a été grandiose car dès le premier soir, nous avons pu écouter gratuitement un concert dans le sanctuaire avec Andrea Bocelli accompagné d’un orchestre. J’ai vécu cette expérience comme un cadeau du ciel car c’était une chance qu’il soit là en même temps que nous alors que je suis très attaché à la culture italienne et spécialement à sa musique. Par la suite, j’ai dédié toute cette semaine au service et à nouer des amitiés avec des personnes en situation de handicap. Il y a tellement de choses à partager sur une semaine aussi belle et intense. Mais le mieux pour comprendre est de vivre cette expérience au moins une fois !  

Ma deuxième semaine est la semaine des JMJ en diocèse. Après une messe internationale à la grotte de Lourdes avec les JMJistes d’autres pays nous sommes partis en car, direction Braga au Portugal. Arrivés à Braga, nous avons été accueillis comme des rois. La paroisse et les familles nous avaient préparé un apéro accompagné de plein de bonnes choses à manger. Chez les familles, nous mangions très bien et nous avions vraiment l’impression de faire partie de leur famille. Ils avaient à cœur de nous présenter leur culture, leurs monuments, leur pays. Nous étions très touchés par leur accueil. Nous avons hélas dû leur dire au revoir pour partir à Lisbonne à la fin de la semaine. Mais nous gardons contact à travers les réseaux sociaux.

La troisième semaine à Lisbonne était encore différente. Le climat change, nous découvrons l’océan. Les déplacements dans la ville se faisaient en train ou en bus. Il y avait énormément de jeunes provenant de tous les pays. Ce fut également un moment très marquant :  aller à la rencontre de 1,5 million de jeunes provenant de cultures différentes mais partageant la même foi, vivre des messes en plein centre de Lisbonne avec une foule de jeunes qui s’étendait à l’infini, rencontrer le Pape et écouter sa parole, se faire de nouveaux amis.

Nous avons vécu tellement de choses marquantes lors de ces trois semaines qu’il m’est difficile de tout énumérer. L’expérience qui m’a peut-être le plus marqué, a été la Veillée du samedi soir avec le pape François. Le Saint-Père a une santé fragile mais quand il parle à une foule de jeunes, il nous transmet l’espérance et la force. Il nous touche. Le moment d’adoration que nous avons vécu, a été unique. Il y avait un silence profond au milieu d’une foule d’1,5 million de jeunes qui priaient devant le Saint Sacrement.

Je ne peux que vous recommander de venir aux JMJ en 2027 ! (à Séoul, en Corée du Sud).

A Lourdes (première escale lors du voyage en car).
Coucher du soleil (samedi soir de la Veillée).
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