Foudroyée par un cancer des os à l’âge de 18 ans, Chiara Luce Badano est restée habitée d’une joie saisissante malgré la souffrance. Un témoignage de résilience au cœur de la crise.
Par Myriam Bettens | Photo : Focolari
« Souvent l’homme ne vit pas sa vie, parce qu’il est plongé dans un temps qui n’existe pas : celui du souvenir ou celui du regret. L’homme pourrait donner un sens à toute chose en sortant de son égoïsme et en valorisant chacune de ses actions accomplies en faveur des autres », écrivait Chiara Luce dans une de ses dernières rédactions scolaires.
La jeune fille est née en octobre 1971 dans un petit bourg près de Gênes, alors que ses parents ne s’attendaient plus à avoir un enfant. Ils considèrent sa naissance comme un signe du ciel. A 9 ans, elle participe pour la première fois à une rencontre d’enfants organisée par les Focolari, dont sa famille est membre. Elle découvre comment l’amour de Dieu peut déborder sur ceux qui font de Lui leur idéal de vie et décide de vivre pleinement cet Evangile qui la fascine. L’été 1988 touche à sa fin, la rentrée approche. Chiara est en train de jouer au tennis lorsqu’elle ressent une vive douleur à l’épaule. Le verdict tombe : ostéosarcome avec métastases. Une tumeur agressive et douloureuse.
Un interminable marathon d’examens, d’attentes, d’améliorations, de rechutes et d’hospitalisations s’engage pour la jeune fille de 17 ans. Elle y voit une occasion constante pour vivre l’instant présent en restant continuellement présente par téléphone, message, petits cadeaux auprès de ses amis. Chiara Luce vit les derniers mois de sa vie clouée au lit et partiellement paralysée. Bien que percluse de douleurs, elle demeure tournée vers les autres et sa joie est contagieuse. Elle meurt en octobre 1990, mais son rayonnement est immédiat, tant et si bien qu’à peine 10 ans après sa mort, son procès de béatification est engagé et conclu en 2010 à Rome par une célébration réunissant plus de 25’000 personnes.
Connaissez-vous EPISOL, 3ChêneAccueil ou encore SORA ? Ces acronymes cachent le cœur d’activités de paroissien.ne.s et bénévoles œcuméniquement liés à faire le bien auprès des réfugiés et ce, sans bruit. Rencontrons la seconde de ces initiatives, EPISOL.
Par Alain Dupraz | Photo : DR
EPISOL, pour Epicerie Solidaire. Dix ans d’activités sur Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Thônex. Les locaux sont au Centre Protestant de Chêne-Bourg. Au départ, une famille protestante de notre quartier a été sensibilisée par les difficultés financières de quelques foyers autour de chez eux. Un appel au secours est lancé lors des cultes, et, sensibilisés, des paroissiens se mobilisent pour leur venir en aide. Mais les besoins prennent de l’ampleur et rapidement, les paroissiens catholiques se joignent aux Protestants pour fonder une association œcuménique nommée EPISOL. Son comité est à parité quant à l’appartenance confessionnelle.
Tous les lundis, une équipe de dix personnes, dont trois requérants d’asile, réceptionne et prépare des cornets pour une septantaine de familles et personnes seules. Elles viennent chercher leurs dotations l’après-midi, accueillies par quatre bénévoles à leur écoute. Ces familles nous sont envoyées par l’Hospice Général. Et rappelons que c’est l’Association Partage qui nous livre l’essentiel de la marchandise ; grâce à la générosité de nos trois communes, nous complétons les dons par divers achats de denrées fraîches (produits laitiers, lessive, etc.) auprès des commerces locaux. Relevons que cette belle activité œcuménique se déroule dans la fraternité et la bonne humeur ! Plus d’info auprès de la paroisse protestante de Chêne-Bourg.
Le 9 septembre dernier, le pôle extrascolaire de l’Eglise du canton de Fribourg a organisé une journée pour tous les servants du canton de Fribourg sur les terres de notre sainte Marguerite Bays à Siviriez.
Par Marianne Berset Photo : Véronique Benz
Une délégation de notre paroisse a participé à cette journée sur les pas de Notre Sainte régionale. Après un temps d’accueil, nous nous sommes rendus à l’église de Siviriez pour découvrir la châsse et la chapelle où se trouve une réplique de la Vierge des Ermites et où Marguerite se rendait à pied. Puis c’est avec notre évêque que nous avons vécu une messe très colorée où Mgr Charles Morerod les a remerciés pour ce service si précieux pour nos communautés et durant laquelle il les a encouragés à garder l’envie d’entraide dans leur quotidien.
Ensemble, nous avons partagé un pique-nique puis nous sommes partis pour un rallye qui nous a permis de découvrir la vocation avec les séminaristes, la maison où Marguerite Bays a vécu, la chapelle de Notre-Dame du Bois où elle amenait les enfants pour prier et bien d’autres postes qui ont enjolivé l’après-midi. Nous l’avons terminée par un temps de prière sous le signe de l’Esprit Saint qui nous soutient tout au long de l’année.
Un merci particulier à toutes les personnes qui ont permis que cette journée soit un moment de fête, aux familles qui ont confié leurs enfants et à Rafaëlle qui m’a accompagnée.
Sous les tropiques lausannois avec les servants…
Samedi 19 août, 8h30 : il fait déjà plus de 25 degrés lorsqu’une quarantaine de servants de messe de toute notre paroisse prend le train direction Lausanne. Ils ont répondu à l’invitation des grands servants d’Estavayer et de Cédric Chanez, leur dynamique coach, qui ont organisé cette journée.
Par Gérard Dévaud Photo : Eva Chanez
Arrivée à Lausanne, la joyeuse cohorte embarque dans le métro jusque sur les hauteurs de la ville pour visiter le parc aquatique Aquatis. Rien de tel en ce jour caniculaire que de suivre le périple de l’eau depuis nos Alpes jusque dans les océans, tout en découvrant les poissons, étoiles de mer, hippocampes ainsi que le célèbre dragon de Komodo. Après un joyeux pique-nique, toute la petite troupe reprend le métro direction la cathédrale. Grâce aux explications de Cédric, les enfants découvrent ce qu’est une cathédrale, mais également l’histoire fascinante de ce magnifique monument lausannois. Pour clore la visite, les plus courageux s’engagent à la course dans les escaliers de la tour pour admirer la magnifique vue ! Puis c’est l’heure du retour dans la Broye, fatigués par la chaleur accablante, mais heureux d’avoir passé un si bon moment.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Rencontres en prison Jeff Roux
« Au cœur de mes rencontres avec les personnes détenues, j’ai été témoin de leurs cris, de leurs luttes profondes, de leurs parcours sinueux à la recherche de leur dignité, jusqu’à pouvoir à nouveau se regarder dans un miroir. » L’auteur nous invite à plonger dans la rudesse de la vie en prison, à l’écoute de femmes et d’hommes qui ont osé aller jusqu’au bout d’eux-mêmes pour redécouvrir la valeur de leur vie et de chaque visage humain. Il s’en dégage une quête de dignité et de paix qui ne manque pas d’interroger nos propres enfermements ainsi que la qualité de notre vivre ensemble.
Michel Magon (1845-1857), jeune garçon de la banlieue de Turin, mène une vie familiale difficile et précaire, comme beaucoup d’adolescents de son âge. Sa mère vit seule après le décès de son père. Avec ses camarades de rue, Michel se révèle être un caïd précoce, capable d’organiser bons et mauvais coups, au risque d’attirer l’attention des juges et policiers. Son avenir se dessine loin de l’école, au rythme de ses petits délits… jusqu’à ce soir pas comme les autres, où il fait une rencontre qui va changer sa vie. Et si la sainteté était promise aussi au petit caïd ? Le père Jean-Marie Petitclerc est salésien de Don Bosco, prêtre et éducateur de terrain. La vie de Michel Magon, proche de saint Jean Bosco, lui a inspiré ce roman à destination des adolescents.
Eduquer la conscience dès l’enfance Gabrielle Vialla
Dans tout casse-tête, une fois qu’on a la solution, c’est très facile. En amont, c’est une autre affaire. Il en va de même pour la question de la conscience. A l’âge adulte, nous nous sommes tous interrogés : « Que dois-je à ma famille, à l’Eglise, à l’avis personnel ou simplement à la force de conviction de tel pasteur, de telle personne ? Qu’est-ce que je désire à mon tour transmettre ou ne pas reproduire ? » S’appuyant sur une riche tradition, illustrée par de nombreux exemples, Gabrielle Vialla nous permet de comprendre l’œuvre de la conscience au quotidien et l’action que Dieu accomplit aux différents âges de la vie. Et si la conscience, le premier de tous les vicaires du Christ selon les mots du cardinal Newman, devenait notre meilleure alliée éducative ?
Cahier d’activités pour découvrir Jésus Aude de Vautibault, Charlotte Walckeaner
Quatorze épisodes de la vie de Jésus illustrés par une double page de BD et une double page de jeux variés. Un cahier d’activités varié et très complet pour suivre la vie de Jésus : planches de BD, quiz pour vérifier ses connaissances, rébus, mots cachés, messages codés. Un outil inédit et précieux pour découvrir, seul, en famille ou en groupe, les grands moments de la vie du Seigneur.
Par l’abbé Jean-Michel Moix Photo : abbé Valentin Roduit
Comme vous l’avez sans doute constaté depuis le numéro de septembre de L’Essentiel, les trois dernières pages de votre magazine ont été réagencées dans un souci de synthétiser et de présenter d’une manière plus « fluide » les différentes informations sur la vie de nos paroisses :
• la page intersecteurs 18 présente les baptêmes, les décès, les produits de quêtes spéciales ainsi que des informations diverses ;
• la page 19 présente les différents horaires des messes pour les paroisses du Secteur de Monthey ;
• et la page 20 donne un aperçu des horaires de messes pour les paroisses du Secteur du Haut-Lac ainsi que chez nos « voisins ».
Ça bouge aussi avec l’arrivée ou le départ de prêtres / desservants.
Le mois passé, pour le Secteur de Monthey, L’Essentiel s’est fait l’écho du départ de l’abbé Marek Glab et de l’arrivée de l’abbé Frank Stoll (comme prêtre auxiliaire, et jeune « retraité ») et de l’abbé Martin Filipponi (comme prêtre stagiaire, originaire du Haut-Valais).
Et puis sur le secteur du Haut-Lac, divers changements interviennet aussi : le départ de Parfait pour Paris, du curé, le Père Innocent, pour Fribourg (car il a été nommé Provincial des spiritains pour la Suisse romande) et l’arrivée du Père Patrice Gasser. Le numéro de novembre de L’Essentiel vous en parlera plus en détails.
Ça bouge aussi au niveau de l’Eglise universelle, avec la tenue à Rome au cours de ce mois d’octobre de la première session plénière d’une assemblée composée d’évêques et de laïcs. Celle-ci se réunit dans le cadre d’un processus « synodal » de réflexion, initié par le pape François en 2021.
Quant à nous, pourquoi ne pas nous mettre aussi en « chemin », en compagnie de la Vierge Marie, notre sainte Mère du Ciel, que l’Eglise invoque d’une manière particulière en ce mois du « Rosaire » ?!
A l’initiative du diocèse valaisan, le diocèse de LGF a proposé une bénédiction des sacs d’école pour la rentrée dans l’année scolaire. L’équipe pastorale a trouvé bon de soumettre cette invitation à tous les écoliers et étudiants de la paroisse Saint-Laurent.
Une maman et un écolier bien attentifs !
Par Marianne Berset Photos : Georges Losey (Estavayer), Pierre Bondallaz (Nuvilly)
De ce fait, tous les enfants ont été conviés à l’une des trois messes festives des 26 et 27 août dans notre paroisse.
Cette nouveauté gagne à être connue car elle permet à tous les enfants, les étudiants et aux personnes en formation de venir confier non pas leur sac d’école mais bien sûr l’année scolaire qui s’ouvre devant eux. Qu’elle soit sous la protection de notre Seigneur qui ne va pas pouvoir étudier à leur place mais bien plus les soutenir dans les moments à vivre. A Mont-brelloz et à Nuvilly, ce sont trois petits écoliers qui étaient présents. De plus, à Nuvilly, ils étaient accompagnés d’une dizaine d’étudiants. A la collégiale c’est une petite trentaine d’enfants qui ont demandé la protection du Seigneur pour cette nouvelle année et ont ainsi reçu de notre curé modérateur la bénédiction ainsi qu’un petit badge qui les invite à être des porteurs de joie dans leur famille, dans leur classe…
Merci aux personnes qui ont animé ces célébrations et aux Conseils de communauté qui ont permis des moments de convivialité.
La bénédiction des sacs lors de la messe dominicale à l’église de Nuvilly.
« Cher François, pourrais-tu écrire le prochain édito sur le thème « caté connecté » ? » me demande Pascal Tornay. Pour moi qui suis déconnecté non seulement de la KT ou du caté, mais encore des paroisses et de l’organisation de la pastorale, cela me semble être un exercice de haute voltige… sans wifi ! En effet depuis 8 ans à l’hospice du Simplon à 2000 m. d’altitude, bien des soucis de catéchèse sont restés en plaine, mais la réalité de rencontrer le Christ dans le prochain est devenue plus présente et exigeante.
La catéchèse est l’enseignement de la Bible. La foi est accueil du Christ et expérience à transmettre. Je saisis donc l’occasion de cet édito pour vous relater des expériences « connectées ». Le point de départ est la conviction profonde (la foi) que Jésus nous parle encore aujourd’hui et de manière personnelle. Presque chaque groupe de jeunes me posait la question : « Comment ou pourquoi êtes-vous devenu prêtre ? »
J’avais 8 ans quand un jour dans la cuisine, maman, tout en faisant la vaisselle, me dit tout naturellement : « François, tu sais, si Jésus t’appelle à devenir prêtre, dis-lui oui, tu seras toujours heureux. » Cette phrase est entrée en moi doucement comme un baume et m’a toujours accompagné. Maman n’a pas répété, insisté. Elle a simplement vécu avec Jésus joyeuse et paisible. Son exemple de confiance et de cohérence avec le message de Jésus m’a très fortement marqué. Je ne me souviens pas l’avoir entendue dire du mal d’autrui. J’étais connecté à la catéchèse vivante qu’étaient ma maman et aussi mon papa, moins loquace mais pieux et fidèle dans son service de sacristain.
A 12 ans, je vois une personne seule à la table du restaurant de l’Uniprix, faire le signe de croix avant de manger. Je reste stupéfait : « Il n’a pas peur de prier ! »
La messe m’apportait souvent la confiance dont j’avais besoin pour poursuivre le collège et vaincre le trac des examens ou des interrogations orales !
A une rencontre de préparation au mariage, 5 ou 6 couples présents disent la place de la prière dans leur vie. Quel étonnement de la part du conjoint, les yeux de plus en plus écarquillées quand sa fiancée, jusque-là très timide, raconte qu’elle ne s’endort jamais sans faire la prière que sa grand-mère lui a enseignée. C’était fort… à entendre le silence qui a suivi le témoignage. Pourquoi ne l’avait-elle pas dit à son fiancé ? Je sais seulement qu’elle a osé le dire devant tout ce monde et que l’effet a été beaucoup plus grand que si c’était moi qui l’avait dit. Ne serait-ce pas de la catéchèse connectée ?
Les expériences, plus nombreuses encore, se vivent dans le domaine de la charité, de l’attention au prochain, de l’amour fraternel jusqu’au pardon au nom de Jésus. Ici sur terre, foi et catéchèse sont faites pour vivre ensemble, au ciel seul l’amour demeure !
Samedi 2 septembre, 11h35, heure du clocher. La rue de l’Eglise bat son plein : certains flânent autour de divers stands, d’autres discutent avec un verre de blanc. Gentiment, la file se forme au stand repas, les membres du CoGest sont fins prêts derrière leur four, Mario Ferreira grille ses saucisses. Les tablées se remplissent à l’ombre du grand parasol. Dans la cour, les enfants jouent. L’ambiance est conviviale, ça sent la raclette et la bonne humeur ! Bienvenue à la fête paroissiale de Monthey.
Par Sandrine Mayoraz | Photos : Elenterio Ferrero, Jordane Zeller
Le tour du patrimoine
Trois visites ont été organisées avec Lucie Arlettaz. Elle n’est pas Montheysanne et pourtant on aurait dit que si ! Tant sa passion et ses connaissances sont vives. Elle a su les transmettre et mettre en lumière les beautés insoupçonnées de notre église et de nos chapelles. En visitant les lieux, on découvre une histoire. A l’apéro, une paroissienne s’enthousiasme : « C’était tellement captivant ! Et je n’avais jamais vu cette statue de Marie à la chapelle de Malévoz : tu l’as vue ? Elle est tellement belle. »
Bénévoles au grand cœur
Ils sont nombreux, les bénévoles, à avoir œuvré avant, pendant et après la journée. Nous saluons particulièrement l’engagement de nos doyennes. Depuis soixante ans, les « dames du tricot » se retrouvent chaque semaine avec plaisir et amitié pour confectionner les diverses pièces en crochet et tricot. Cette année, elles ont monté leur stand et vendu leurs créations en faveur de notre paroisse pour la dernière fois. Les habits invendus ont généreusement été donnés à l’association, Cholidéro chin Frontêre et sont partis en direction de l’Ukraine. Merci Mesdames pour vos décennies de fidélité et votre soutien indéfectible à notre paroisse.
La messe a couronné cette journée. Accompagnés de leur famille et des catéchistes, les enfants ont rejoint le chemin de la catéchèse. Nous espérons que cette fête ne soit que le premier des plus beaux jours de cette année pastorale.
Ma paroisse est riche du précieux.
Engagement de bénévoles au grand cœur :
Rien ne pourrait se vivre sans vous.
C’est dans ce petit mot que vous trouvez notre
Immense reconnaissance.
Les jeunes du MADEP ont servi leurs desserts « faits avec amour par des pâtissières incroyables ».
De nombreux bénévoles ont œuvré pour la réussite de cette fête.
Depuis 60 ans, les « dames du tricot » ont soutenu la paroisse.
Un lieu de rencontres et d’amitié.
Racleurs et grilleurs n’ont pas chômé sur le temps de midi !
Jeune centenaire, la croix de la mission 1923 sise au chemin des Cibles à Font, a été bénie une nouvelle fois le samedi 2 septembre dernier.
Par Claire Moullet | Photos : André Bise
Parée de ses plus beaux atours, car ayant reçu une nouvelle peinture grâce à l’initiative de Claude Delley, également sacristain de l’église de Font, elle a accueilli la visite du curé Darius et de Jean-Pierre Cantin, diacre. Pour ce jour anniversaire de sa naissance, la croix de la mission a bénéficié du chant du chœur mixte local interprétant le « O Salutaris Hostia ». Des membres de la communauté se sont joints à la procession.
L’abbé Darius a relevé ce beau signe de foi érigé par nos aïeux, mais surtout le signe d’amour du Christ donnant sa vie. Une invitation à porter nos croix quotidiennes a précédé la bénédiction du souvenir cher au cœur des habitants avec une nouvelle interprétation du « O salutaris Hostia » pour rendre gloire à Jésus-Christ vivant dans l’eucharistie.
Les missions paroissiales
Photo : J. Delley
Dans les paroisses, dès leur reconnaissance, la mission était un temps fort d’une ou deux semaines, prêchée le plus souvent dans notre région par des capucins. Elle consistait en animations liturgiques ou musicales, veillées, rencontres avec les fidèles, groupes d’enfants, de jeunes, d’hommes ou de femmes avec en point d’orgue le sacrement de pénitence : une véritable redynamisation de la communauté…
Une croix était érigée en souvenir de cet évènement qui avait lieu en principe tous les 10 ans. Une bouteille renfermant le nom du curé et des autorités était enterrée à ses pieds. Pour la paroisse de Font, aucune mention de la croix centenaire !
Par contre, cette photo de la mission 1933 atteste de cette tradition qui a perduré jusque dans les années 60.
Hippocrate refusant les présents d’Artaxerxès, par Anne-Louis Girodet.
Par le Dr François Kuntschen* Photo : DR
La déontologie médicale a été influencée par le christianisme. Etabli au Ve siècle avant notre ère par le médecin grec Hippocrate, le serment des médecins professe des similitudes de pensée avec l’enseignement du Christ, en promouvant la prise en charge globale de son prochain, en promouvant l’entraide et le respect et en renonçant au mensonge, à la délation et à l’usure.
Comme l’enseignement du Christ, le serment d’Hippocrate a été repris par de nombreux organismes un peu partout dans le monde. Citons à titre d’exemples la Déclaration de Genève ou les Principes d’Ethique Médicale Européenne.
Les principes de déontologie médicale ne montrent pas de contradiction avec l’éclairage chrétien, mais permettent au soignant de pouvoir trouver un sens supplémentaire aux obligations de son activité envers son patient.
Médecin sans être chrétien est possible, mais être médecin et chrétien est un plus qui aide le praticien dans son activité.
* Médecin valaisan, catholique, spécialiste en endocrinologie-diabétologie
Ecrire sur son chalet, c’est raconter une part de soi, s’inscrire dans l’histoire, dans une lignée, partager ce qui anime notre cœur.
Texte et photos par Olivier Taramarcaz
Sola Scriptura [l’Ecriture seule]
Dieu aime l’écriture. Ainsi, il dit au prophète : « Prends une pièce de bois et écris dessus. » (Ezéchiel 37.16) Le Seigneur invite encore : « Ecris la prophétie, grave-la sur des tables afin qu’on la lise couramment. » (Habaquq 2, 2) L’écriture est liée à la lecture. En plaçant des paroles tirées de la Bible sur une maison, celle-ci est manifestée comme un livre ouvert. Si un livre reste fermé, son contenu demeure inaccessible. Ce qui est gravé, écrit dans notre cœur, est destiné à respirer, à être partagé. Esaïe évoque la puissance de la Parole, comme une semence : « Ma Parole ne remonte pas à moi sans effet. » (Isaïe 55, 10)
Soli Deo Gloria [A Dieu seul la gloire]
Des chalets et maisons patriciennes construits entre le XVIIe et XIXe siècle, arborent toujours des textes se référant à la foi chrétienne. Ainsi, sur la place principale du village de Vercorin, un chalet de 1725 porte l’inscription : « Soli Deo Gloria ». Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a exprimé : « Le but et la fin de toute musique ne devraient être que la gloire de Dieu et le rafraîchissement de l’âme. » Bach signait ses compositions par le sigle SDG. Cette parole trouve son fondement dans les Ecritures : « A Dieu seul, qui nous a sauvés par Jésus-Christ notre Seigneur, appartiennent gloire, majesté, force et puissance […] pour l’éternité ! » (Jude 1.25) « Soli Deo Gloria » fait partie des cinq « Solas » [Solus, Soli] soit les cinq principes au fondement de la Réforme : Sola Scriptura [l’Ecriture seule] ; Sola Fide [la foi seule] ; Sola Gratia [la grâce seule] ; Solus Christus [Christ seul] ; Soli Deo Gloria [à Dieu seul la gloire]. Pierre dit : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité ! » (1 Pierre 3, 15) Ce témoignage gravé dans le bois, préservé par les générations successives, a traversé trois siècles.
Sola Gratia [la Grâce seule]
Le désir de Dieu est que sa Parole de grâce habite pleinement en nous, qu’elle soit gravée, imprimée dans nos cœurs. Sa grâce ne s’arrête pas à notre propre vie. Dieu la destine à chaque personne de chaque culture, de chaque nation, de chaque génération. Il nous invite à la transmettre. Le Livre du Deutéronome rapporte : « Que ces commandements restent gravés dans ton cœur. […] Tu en parleras quand tu seras chez toi, quand tu seras en voyage. […] Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur les montants de tes portes. » (Deutéronome 6, 5-9) Ecrire sur sa maison indique un signe d’appartenance, de reconnaissance, mais aussi une lettre ouverte que chacun peut lire. Paul dit : « Vous êtes manifestés comme une lettre de Christ. » (2 Corinthiens 3, 3)
Sola Fide [la Foi seule]
A l’âge de 20 ans, mon frère Didier, vivant à Charrat, a acquis une bâtisse datant de 1650 : « Dans ma maison achetée alors que je n’étais pas encore engagé dans la foi, j’ai découvert un texte en vieux français sur une poutre : « Jesus notre Roys ». Je l’ai gardé précieusement. » 350 ans plus tard, ces trois mots ont eu un impact dans sa vie. Les inscriptions sur les boiseries résonnent comme le témoignage d’une confiance personnelle placée en Dieu.
Dans cette filiation de foi et d’attachement aux Ecritures, j’ai répondu aussi à l’invitation. J’habite Chemin d’en Haut. J’ai commencé par écrire à la gouge, sur les escaliers en mélèze jouxtant le chalet, un mot par escalier : « amour, joie, paix, patience, amabilité, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi. » (Galates 5, 22) Le fruit de l’Esprit ! Il est produit dans le cœur de chaque personne qui laisse Jésus être le centre de sa vie. Dieu agit en nous, dans la mesure où nous plaçons notre confiance et notre foi en lui, acceptant de nous laisser transformer par son Esprit.
Solus Christus [Christ seul]
Je me suis ensuite attelé à écrire sur le chalet la parole gravée dans mon cœur : « Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier. » (Psaumes 119.105) ; sur un autre pan, j’ai inscrit cette affirmation de Jésus : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean 14, 6) Ces textes portent un parfum éternel. Jésus est la Parole vivante. Au final, je retiens ces mots de Jean : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. » « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ. » (1 Jean 5, 11 ; Jean 20, 31 ) « Solus Christus ».
En la fête de la Pentecôte, la communauté paroissiale de Port-Valais a accueilli à l’église du Bouveret six enfants d’une même famille. Ils ont été baptisés par le Père Joseph et les plus grands ont reçu les sacrements de la confirmation et de l’eucharistie.
Par Nicolette Micheli | Photos : Christophe Allet, Gervaise Imhof
« Quand est-ce qu’on va voir Jésus ? » demande Lora, 5 ans, à sa grand-mère. « Dimanche, à la messe au Bouveret. » Lora, c’est la petite dernière. Elle a un grand frère, Mathieu, 16 ans et quatre sœurs : Léa, Mélissa, Laurina et Martina. Voilà 12 ans qu’ils habitent au Bouveret. Les circonstances de la vie ont fait que c’est « Maman Barbette », la grand-mère, qui a pris en charge cette joyeuse troupe, et cela depuis cinq ans. Elle ne manque ni d’énergie, ni de courage avec son caractère bien trempé, ouvert à tous et chaleureux : un heureux mélange des Antilles et du Cameroun. Elle qui enseignait à l’école d’infirmière à Lausanne a dû réduire fortement ses horaires pour se consacrer à ses petits-enfants ! Imaginez le travail quotidien pour répondre aux besoins de chacun ! Et malgré cette tâche immense, « Maman Barbette » trouve encore du temps pour « faire le caté » et ouvrir l’esprit de ses jeunes aux réalités de la vie chrétienne.
Les enfants écoutent avec intérêt les histoires des personnages de la Bible, les épisodes de la vie de Jésus et des saints. En famille, on fait la prière matin et soir. On découvre aussi cet objet étonnant qu’est le chapelet et comment on l’égrène pour nourrir la prière. Durant l’été, les trois ainés sont allés en pèlerinage à Lourdes. Certains ont participé au Théocamp des servants de messe à Revereulaz.
Cependant le malheur n’a pas épargné la famille. Voilà que Gaëtan, le fils de Maman Barbette tombe malade. Tout est mis en œuvre pour le guérir… mais la médecine a parfois des ratés… et il s’en va, à l’âge de 35 ans. Pourtant, les enfants avaient fait une « neuvaine » pour demander la guérison de leur oncle. « Cela n’a pas marché ! » dit l’un d’eux, triste et déçu. Grand-mère explique : « Une neuvaine n’est pas magique, mais vos prières ont aidé votre oncle à partir paisible et confiant. » Cela fait juste un an maintenant, mais la plaie est encore ouverte et les larmes perlent aux yeux à l’évocation de ce drame.
Ce fut toutefois l’occasion d’une magnifique rencontre avec le Père Joseph qui entoure Maman Barbette et sa famille en deuil. « J’ai perdu un fils et j’en ai retrouvé un autre , confie-t-elle avec émotion, car le Père Joseph l’a tout de suite appelée « Maman » avec cette familiarité spontanée si coutumière chez les Africains ! Il les a tout de suite aiguillés vers la paroisse où le curé Innocent les a accueillis à bras ouverts. Avec la complicité joyeuse des jeunes stagiaires Parfait et Arnaud, ils se sentent désormais membres d’une même famille.
Depuis ce jour, les plus jeunes attendaient impatiemment le moment de servir la messe, comme Cay, Mats et Nola, qu’ils voyaient évoluer dans le chœur. Très vite, ils ont pu commencer leur service et ont rapidement progressé. Chaque dimanche, ils sont au rendez-vous et tous participent, même la petite Lora, si triste de rester seule dans le banc. Elle rayonne maintenant, avec son aube raccourcie par un large ourlet et ajustée par Agnès. Quant à Mathieu, son aube aurait de plus en plus besoin d’être rallongée…
Parallèlement, il s’agissait de suivre le parcours pour obtenir le baptême afin d’entrer officiellement dans la communauté. Maman Barbette a passé le relais à Christophe Allet et son équipe. Le grand jour a été fixé au dimanche de la Pentecôte, fête solennelle pour les prêtres spiritains. Lors d’une magnifique cérémonie présidée par le Père Joseph, les six enfants ont reçu l’eau du baptême, revêtu le vêtement blanc et étaient rayonnants, entourés de leur parrain et marraine ! Les plus grands ont reçu avec ferveur la confirmation ainsi que la première communion.
Une fête de la Pentecôte qui laissera un souvenir inoubliable, non seulement à cette famille, mais aussi à toute la communauté heureuse d’accueillir ces jeunes toujours fidèles et motivés qui rehaussent chaque messe dominicale de leur présence si appréciée. Sourires sur toutes les lèvres lors du partage d’un apéritif où l’on a goûté, à travers un vaste choix de petits bouchées bien épicées et de boissons variées, à toute la générosité et la convivialité des familles africaines.
Un message de Mélissa, porte-parole de la fratrie
Nous avons eu la joie de faire partie de votre communauté et de recevoir le baptême, la communion et la confirmation parmi vous. Aujourd’hui, nous faisons partie de la Maison de Dieu et nous le servirons avec amour et fidélité. Nous remercions tous ceux qui nous ont accompagnés pour arriver à cette étape. Grâce à eux, nous vivons dans la paix du Christ. Mathieu, Léa et moi nous sommes partis en pèlerinage à Lourdes sur les pas de Bernadette. Nous avons beaucoup appris sur elle et nous sommes prêts à suivre le même chemin qu’elle.
Infos pour le catéchuménat
Comme Mathieu, Léa, Mélissa, Laurina, Lora, Martina, votre enfant est en âge scolaire (dès 7 ans) et il désire recevoir le baptême. C’est avec joie que l’Eglise accueille sa demande. Il va recevoir une catéchèse pour mieux connaitre Jésus et se préparer à ce premier sacrement.
Voici la personne de contact pour chaque paroisse. Elle saura vous accueillir et vous renseigner.
Par Brigitte Kaltenrieder | Photos : Lazare Preldakaj, Mélanie Dutoit
Cette rencontre était initialement prévue à Notre-Dame de Tours mais suite à un problème d’agenda indépendant de l’organisateur, M. Lazare Preldakaj (responsable de la pastorale jeunesse de la Broye) a trouvé dans l’urgence une solution pour accueillir plus de 100 jeunes Broyards de 13 à 25 ans et une vingtaine de jeunes Focolaris issus des cinq continents. Accompagnée d’une météo clémente et un ciel dégagé, c’est finalement au Centre des Focolari de Montet que la journée a débuté avec un tournoi de jeux, des ateliers créatifs, la réalisation d’une banderole suivis d’une célébration œcuménique avec un témoignage de Rémy Berchier, ancien vicaire général du diocèse. La rencontre s’est terminée dans la soirée par des grillades au feu de bois ainsi qu’une fête musicale (chants et danses).
Pour cette journée JRJ basée sur le thème « il est avec toi sur ta route », référence aux disciples d’Emmaüs qui marchent en compagnie de Dieu, l’équipe organisatrice dont trois jeunes de notre Unité pastorale (Alex Degiorgis, Charline et Bryan Kaltenrieder), s’est réunie plusieurs soirées au centre paroissial de l’église catholique à Payerne. Durant ces préparatifs, Lazare Preldakaj a pu expérimenter deux choses : la joie de travailler avec des jeunes et la difficulté de les motiver, mais lorsqu’ils viennent et voient, ils ont du plaisir à participer aux activités proposées. Ce fut pour lui un beau défi : rejoindre cette jeunesse, l’inviter à une animation festive, sportive et spirituelle.
Salle des malades des Hospices de Beaune, aujourd’hui un musée.
Médecine et religion sont liées. Dans l’Antiquité, les prêtres exercent couramment la médecine. Jésus-Christ, Fils de Dieu, est aussi un « médecin » des âmes et des corps. Les Evangiles sont remplis d’anecdotes, d’histoires décrivant comment, dans sa vie publique, le Christ guérit les malades. Dieu nous guérit, directement ou indirectement, par l’entremise des saints et bienheureux.
Par Pierre Guillemin | Photos : DR
Dieu guérit par les sacrements : réconciliation, Eucharistie, onction des malades.
Dieu guérit par des miracles de guérison qui sont les signes et surtout les rappels de sa compassion et de Son Amour infini.
Dieu guérit par la médecine et les médecins : c’est son action la plus normale, la plus commune. Ainsi, l’Eglise n’est pas éloignée de la médecine. Bien au contraire, car toute guérison est un retour à plus de vie, à cette vie que Dieu est toujours prêt à nous donner.
L’Eglise est à l’origine des hospices, des hôtels-Dieu, des hôpitaux. Combien de missionnaires, de religieux, de religieuses se sont sacrifiés au service des souffrants, des exclus, des sans-abris ? Saint Damien, saint Camille de Lellis, saint Jean de Dieu, saint Vincent de Paul, la bienheureuse Mère Teresa, entre autres, qui nous montrent que l’Eglise a toujours été la première à s’occuper des malades, des lépreux, des handicapés, des sidéens, des exclus.
Ferveur et désintéressement
Et elle continue ! Ainsi, par exemple, en matière de lutte et de soins contre le sida, c’est l’Eglise catholique qui prend en charge 28 % de l’activité mondiale. A la suite de l’Eglise, de nombreux médecins se sont attachés au soin des malades avec ferveur et désintéressement. Dans l’histoire du christianisme, plus de 50 médecins ont été béatifiés ou canonisés ; parmi eux citons : Luc, patron des médecins, Côme et Damien, les médecins anargyres (c’est-à-dire les saint médecins byzantins qui exerçaient leurs talents sans être payés), saint Martin de Porrès, le bienheureux Nicolas Sténon, saint Joseph Moscati, sainte Jeanne Beretta Molla et tant d’autres.
La question du lien entre Eglise et médecine n’est pas récente. Mais contrairement à l’idée commune, l’Eglise ne condamne ni la médecine ni la chirurgie. Nous pensons souvent en effet que le concile de Tours de 1163 interdit la pratique de la chirurgie en citant Ecclesia abhorret a sanguine (L’Eglise a horreur du sang). Or cet adage ne se trouve nulle part dans les actes du concile de Tours. Il n’apparaît qu’en 1744 à la page 35 de l’histoire de la chirurgie française composée par François Quesnay. En réalité, le concile de Tours défend aux religieux profès (religieux qui a prononcé ses vœux pour s’engager dans un ordre) de sortir de leur cloître pour exercer la médecine, étudier les lois civiles et s’adonner aux affaires sous prétexte de charité (canon 8). Le concile ne flétrit pas la médecine, le droit ou le commerce, mais les religieux qui se mêlent d’affaires séculières.
Citons deux exemples de médecins chrétiens qui n’auraient pas pu exercer leur art si ce concile de Tours l’avait interdit.
Au XIVe siècle, Guy de Chauliac, chanoine de la collégiale Saint-Just dans la région lyonnaise, fut médecin et chirurgien de quatre papes : Benoît XII, Clément VI, Innocent VI et Urbain V. Il aurait, par exemple, trépané Clément VI pour le soigner de céphalées. Il est considéré comme le plus grand chirurgien du Moyen-Age : son ouvrage Chirurgie, Chirurgia Magna restera un ouvrage de référence jusqu’au XVIIIe siècle.
Guy de Chauliac soignant le pape Clément VI.
Ambroise Paré, chrétien fervent, ne cessa jamais de célébrer dans ses œuvres la gloire de Dieu. Paré soignait tous les hommes, sans tenir compte de leur confession, fait extrêmement rare au XVIe siècle, période des guerres de religion. Mais Paré ne limita pas son art à soigner les rois et les pauvres gens, qu’il plaçait, en tant que thérapeute, sur un pied d’égalité. Gynécologue avant la lettre, il se préoccupa avec une magnifique attention des femmes enceintes, des techniques d’accouchement et des soins aux nouveau-nés, « petites créatures de Dieu », écrit-il, qui l’émerveillaient comme l’émerveillaient toutes les beautés de la création, plantes incluses. La foi chrétienne d’Ambroise Paré s’épanouit dans son esprit d’entreprise, dans son inventivité, dans sa compassion envers ses patients, rois, notables et simples soldats, et plus que tout dans sa volonté de transmettre un savoir exigeant par amour du bien public, trait de cet humanisme du XVIe siècle dont, aux côtés d’Erasme, de Rabelais ou de Montaigne, il nous offre un exemple admirable.
Engagements actuels
Et aujourd’hui ? Si l’Eglise et la médecine sont si proches, comment, par des exemples d’engagement de médecins et de chrétiens, pouvons-nous comprendre ce lien qui est si difficile à comprendre dans nos sociétés modernes ?
Le Père Philippe Gauer – prêtre, médecin, spécialiste de bioéthique – nous rappelle que l’homme, voulu et aimé par Dieu, est au cœur du regard du médecin chrétien sur son patient. Dans son ouvrage Soigner : la découverte d’une mission à la lumière du Christ médecin, il nous rappelle que « jamais nous ne voyons Jésus s’apitoyer sur une maladie, son regard se fixe toujours sur la personne ». S’inspirant de l’attitude du Seigneur, les médecins catholiques apprennent à poser un regard d’amour sur le patient et à en être les serviteurs.
Des soins pour l’âme
Le docteur Xavier Emmanuelli, médecin, philosophe, chrétien, voue sa vie et surtout son action en tant que médecin au profond engagement chrétien qui l’anime. Il est cofondateur de « Médecins sans frontières » en 1971, médecin-chef à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis de 1987 à 1993, fondateur du SAMU Social de la ville de Paris en 1993, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de l’Action humanitaire d’urgence du 18 mai 1995 au 2 juin 1997, président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées du 29 août 1997 au 23 août 2015, fondateur du SAMU Social International en 1998, parrain d’Action Froid (Association citoyenne à but non lucratif venant en aide aux sans domicile fixe toute l’année).
Dans une interview de 1995, réalisée par Jean-Claude Noyé, Xavier Emmanuelli s’exprimait ainsi : « A vrai dire, c’est la fin d’un monde, d’une civilisation, qui a commencé au XVIe siècle et qui a eu des étapes marquantes comme le XVIIIe siècle, dit des « Lumières », le XIXe siècle et son lot de souffrances terribles qui ont accompagné la révolution industrielle, puis ce XXe siècle vraiment apocalyptique avec ses deux conflits mondiaux et tout le reste. Un monde sans Dieu voué à la production. On est arrivé au bout de cette logique. Le communisme lui-même, sorte de « christianisme de la terre » sans transcendance, amorce de communion des saints en termes matérialistes, a déçu ceux qui avaient placé en lui leurs espoirs. L’apocalypse est là. C’est l’exclusion qui nous sépare les uns des autres. C’est se couper de nos racines. »
N’y a-t-il pas du saint Vincent de Paul dans ces propos et ces actions ?
Laissons enfin le dernier mot à Monique Cuany, PhD, Professeur HET-PRO en Histoire du christianisme qui nous rappelle que pour Basile le Grand (330-379) « la médecine est une image des soins dont notre âme a besoin ». Comme certains médicaments, les soins et avertissements du Seigneur peuvent parfois nous être désagréables et pénibles. Mais son but, comme celui du médecin ou du chirurgien, est de nous guérir et de nous restaurer.
Avec délicatesse, Françoise Besson nous ouvre ici une tranche de vie : une belle et étonnante rencontre avec un vieil homme qui nous donne à réfléchir…
Par Françoise Besson | Photo : Pexels
Frère Roger
Il avait durant des années surveillé les élèves dans la cour de récréation d’un collège… Il connaissait très bien l’art de la discrétion, « voir sans être vu », et ce malgré sa haute stature et ses larges épaules… Mais là, il avait l’impression de passer dans une autre dimension… Il était le premier au petit-déjeuner dans la salle à manger de l’étage, une quinzaine de places tout au plus. Quand je me suis avancée pour lui souhaiter une bonne journée, il m’a fait une révélation fracassante : « Vous savez, me dit-il, je suis invisible ! » Et comme je manifestais un certain étonnement, il m’a invitée à en faire moi-même le constat. « Attendez, vous verrez… »
Arrive une soignante qui vient chercher un plateau de petit–déjeuner, elle me salue, nous échangeons quelques mots puis elle s’en retourne avec son plateau. Frère Roger me fait un clin d’œil, et je reste en silence à côté de lui. Une autre soignante arrive, occupée elle aussi à quelque urgence du matin, puis une autre… et le scénario se répète : à chaque fois, elles me souhaitent une bonne journée, comme s’il n’y avait que moi dans la pièce…
« Vous voyez, reprend le Frère Roger, je suis transparent, invisible ! » Il a raison de son point de vue… mais pas dans l’absolu pour autant, car chacune des personnes qui me salue s’est sans doute adressée à lui dans l’heure qui précède, étoffant le salut du questionnement habituel (« Vous allez bien ? Vous avez bien dormi ? »…).
Mais voilà, dans ce temps suspendu, ce présent continu que vivent certaines personnes très âgées, le passé récent ne laisse pas de trace. L’heure qui précède, le jour, la semaine passée coulent dans le sablier et les petits événements du quotidien restent hors d’atteinte, dans cette mémoire ensablée…
Dans ce temps suspendu, Frère Roger est là, bien présent, occupé comme chacun d’entre nous à donner du sens à ce qui lui arrive. Je vois que sa trouvaille l’inquiète et le fascine… Nous partageons, complices, l’étrangeté de la découverte…
La providence
Frère Roger est assis sur un fauteuil, dans le couloir, un matin vers 9h30… Il est là, tout beau, rasé de près, chemise blanche, débardeur de couleur et pantalon au pli impeccable. En me voyant il s’exclame : « Je n’ai encore vu personne ce matin ! » Je lui réponds spontanément : « Si je vous trouve ici, « debout », lavé et bien habillé, c’est sans doute que vous avez déjà croisé deux ou trois personnes aujourd’hui… » Il reste perplexe, réfléchit un instant, puis me dit d’un air satisfait et comme rasséréné : « Il arrive que la Providence s’occupe de nous sans nous consulter ! » J’acquiesce en souriant, et je ne doute pas que cette providence soit pour lui écrite en majuscules…
En écho au thème développé par la rédaction de Saint-Augustin, « Médecin et chrétien », nous avons voulu de notre côté, aller à la rencontre de médecins qui se déclarent chrétiens. Rencontre ici avec le Dr Nicolas Kirchner, médecin généraliste, père de quatre enfants, résidant à Monthey depuis 2010.
Dr Nicolas Kirchner.
Propos recueillis par Yves Tornay | Photo : Yves Tornay
Comment vivez-vous le rapport entre votre profession de médecin et votre foi ? Quand j’exerce la médecine, ça n’a aucun rapport avec la foi. La rencontre médecine-foi, c’est dans la mort que je l’ai vécue, de façon pratique. Lors de la levée des corps, j’ai pris l’habitude de toucher l’épaule, de dire au revoir. Ce n’est pas un simple constat. Je propose parfois un accueil spirituel, un prêtre (on n’y pense pas souvent). La décision avec la famille et un prêtre de laisser partir une personne âgée suite à un très grave malaise, reste rarissime et dit bien la grande séparation entre foi et médecine, ou foi et civilisation.
Médecin de district, je fais la levée des corps lors de décès à l’aide d’Exit. Pour moi, le patient a fait son choix. J’arrive serein, sans problème de conscience. Mais trouver ça normal, banaliser le suicide : ça me choque, ça favorise la chose.
Et la prière, le ressourcement ? Une prière quotidienne est structurante. Une petite prière pour mes patients, ça fait partie de ma vie. Je réserve aussi du temps pour autre chose que le travail, le jardin par exemple (pas souvent). Sinon le travail étouffe le reste.
Je prie Marie Madeleine. Jésus a créé quelques belles ouvertures envers les femmes. J’aime la basilique de Vézelay ou l’église de Troistorrents consacrées à Marie-Madeleine.
J’aime Matthieu 7, 8 : « Quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et l’on ouvre la porte à qui frappe. » Ma Bible est sur le canapé du salon. Face à une difficulté, c’est l’occasion de demander. C’est la base de la prière.
Quant à ma foi : Dieu est ce qu’il est, il n’est pas forcément ce qu’on dit qu’il est. Il faut savoir rester humble. Je m’éloigne donc des dogmes. On peut s’occuper d’un patient sans tout savoir sur lui, et on peut vivre la foi sans connaître tous les détails. Résurrection de l’esprit ou de la chair, peu importe. L’important c’est de s’aimer les uns les autres. Ce n’est pas dans le credo. C’est un exemple pour dire que la foi ne se vit pas avec ces mots-là. Ce n’est pas une foi de dogme, mais une foi du vécu. Du reste il faudrait aimer les autres même si l’on ne devait pas ressusciter.
Quant à Jésus, je le confonds avec Dieu, ou le Saint-Esprit. Ce sont trois choses différentes d’une même chose. Dieu est ce qu’il est.
Quant aux musulmans : manger du porc ou non ? Cela lui (Dieu) est probablement indifférent. Pourquoi s’entretuer pour cela ? Pour éviter les extrémismes, on manque de culture religieuse.
Et nous rencontrons à présent la Dresse Anne-Claire Girard. Elle est native de la France et elle est diplômée de la faculté de médecine de Dijon. Sa foi est ancrée en elle depuis son enfance. Et ses centres d’intérêts ne se limitent pas à la médecine classique mais débordent par exemple sur l’aromathérapie ou la naturopathie.
Dresse Anne-Claire Girard.
Propos recueillis par Stéphanie Reumont | Photo : DR
Née dans une famille chrétienne pratiquante, Anne-Claire a grandi en France à Pont De Vaux dans l’Ain.
Elle a ressenti un appel dans son cœur lors de sa première communion à six ans. Chrétienne active, elle a ensuite eu une révélation concernant son orientation professionnelle lors d’une messe dominicale en 2003. Le choix de la médecine générale est devenu une évidence !
Elle porte un intérêt pour la bioéthique et elle a suivi plusieurs week-ends sur ce sujet à Paray-le-Monial : travail de sujets en atelier, échange de points de vue qui l’ont beaucoup aidée dans sa pratique quotidienne (pilule, IVG, fin de vie).
Elle s’intéresse également à la naturopathie et aux médecines alternatives afin de laisser la vie et le naturel agir, faire confiance au corps et à l’esprit, aux individus, à l’univers et à Dieu.
Médecin et chrétien, un combat pour la vie ! « Je prie beaucoup Marie, les anges pour leurs protections et ils m’aident dans mon quotidien personnel et professionnel. Je confie souvent les patients dans la prière. »
« J’ai besoin d’avoir un lieu proche du cabinet pour me ressourcer cinq minutes à midi ; je prie cinq à dix minutes tous les matins avant de me lever, cela m’aide à affronter la journée. »
« En consultation, si je ne suis pas d’accord avec les patients on prend le temps de discuter, je suis très ouverte. Je suis opposée à certains actes comme l’IVG, la stérilisation ou les associations comme Exit pour mes raisons religieuses. La plupart du temps, les gynécologues s’occupent de renouveler l’ordonnance des pilules contraceptives ou pratiquent l’IVG donc finalement je suis peu confrontée à ces questions d’éthique et de foi dans mon cabinet .»
« La médecine est à la base pro-vie et la religion chrétienne aussi, donc tout va bien même si certains sujets sont plus épineux ! »
« J’ai quelques patients qui m’ont informée être en contact avec EXIT ; je pense que ça rassure les gens mais au final peu de personnes font le pas, il me semble. Je pense que les patients ont juste peur de souffrir. La loi devrait protéger de l’acharnement thérapeutique comme de l’euthanasie, pour que cela suffise à prendre en charge correctement les fins de vie. »
« Je suis souvent confrontée à la mort, et ce n’est pas toujours évident de parler d’Espérance avec les patients. On devrait oser finalement, car les patients n’osent pas aborder le sujet avec leur médecin, pensant que nous ne sommes que des scientifiques… alors que cela ne nous empêche pas d’être croyants ! »
Témoignages en images des jeunes de la région qui racontent comment ils ont vécu l’aventure des JMJ de Lisbonne, du 2 au 6 août 2023.
« Une expérience magique avec un pèlerinage à vélo que je ne suis pas près d’oublier et une équipe en or. » Dimitri
« Une arrivée à Fatima haute en couleur du groupe « Pélévélo ». » Anaëlle
« Magnifique soirée avec le chapelet international à Fatima, suivie d’une procession aux flambeaux avec la statue. Il y avait vraiment une énergie incroyable et c’était vraiment beau de tous se retrouver là pour prier ensemble ! » Tibor
« Cette photo a été prise le premier jour de notre aventure à vélo ! Nous longions les magnifiques côtes espagnoles et afin de traverser le Tage, qui délimite la frontière entre Espagne et Portugal, nous avons dû prendre un taxiboat. Nous n’étions pas très rassurés car nous étions une dizaine sur un petit bateau (et nos vélos sur un autre), mais c’était une expérience très drôle qui a marqué le début de notre aventure de pèlerinage à vélo ! » Marguerite
« Cette photo a été prise avec une partie de la famille qui nous accueillait lors de la première semaine à Braga. Il y avait deux Suisses par famille. Nous avons eu beaucoup de chance, tous étaient très accueillants et chaleureux. Ils nous ont fait découvrir la culture portugaise et nous avons partagé de beaux moments. » Coline
« Voici une photo de la veillée. C’est pour moi le moment le plus marquant du voyage. Etre entouré d’environ 1,5 million de personnes réunies pour la même chose était fou. Nous avons donc entendu le Pape puis nous avons eu un petit temps de prière. Les mots du Pape et le silence complet qui a suivi m’ont beaucoup touchée. » Zoé
« Cette photo a été prise à la fin de notre séjour à Braga. La paroisse qui nous a accueillis est représentée ici par Nuno et Soraya, qui ont pris soin de nous pendant un peu moins d’une semaine. Cette paroisse accueillait également des Américains et des Taïwanais avec qui nous avons pu passer quelques jours. Ce fut une semaine merveilleuse avec énormément de visites et de rencontres. » Charlotte
« Mon moment préféré est la messe d’ouverture avec la rencontre de tous les pays. C’était magique de voir tous les drapeaux flotter. » Amélie
« Nous avons eu la chance de faire un petit arrêt à Lourdes avant les JMJ à Lisbonne. Lors de cette journée nous avons pu visiter les sanctuaires Notre-Dame. Ce fut également l’occasion de mieux connaître le groupe des Valaisans pour bien commencer la semaine. » Clémence
« Cette photo marque la fin d’une semaine riche en émotions. La présence de tout ce monde a rendu l’expérience encore plus belle. Cela faisait longtemps que j’attendais de vivre cette folle aventure. Je suis reconnaissant de l’avoir passée avec mes amis. » Nathan
Parmi les médecins chrétiens les plus fameux, la palme revient sans nul doute à Luc : compagnon de Paul, ses salutations sont transmises avec celles de Démas, au terme de la lettre aux Colossiens (4, 14). Luc ne fait pas partie du groupe des douze apôtres, mais il est l’auteur d’une œuvre en deux parties complémentaires : le 3e évangile et les Actes des apôtres. Il est souvent représenté dans l’Antiquité et l’iconographie par le symbole du taureau, à cause de la crèche de l’Enfant Jésus dans son Evangile (Luc 2, 7), qu’entouraient l’âne et le bœuf. Certes, le texte lucanien n’en parle pas explicitement, mais les deux animaux proviennent de passages de l’Ancien Testament (Isaïe 1, 3) où on les voit entourant leur maître auquel ils restent fidèles.
Le « cher médecin » dont parle Paul n’est jamais présenté en activité professionnelle, mais nous pouvons affirmer que les deux volets de ses écrits contribuent puissamment au bien-être des cœurs. Le 3e évangéliste, en effet, est celui des quatre qui ménage la place la plus abondante à l’action de l’Esprit Saint que Dieu octroie à ceux qui l’en prient. Si même les pères terrestres, tout mauvais qu’ils soient, sont aptes à donner « de bonnes choses » à leurs enfants, à combien plus forte raison le Père céleste transmettra-t-il l’Esprit à celles et ceux qui le lui demandent (Luc 11, 9-13). La troisième personne de la Trinité est du reste l’agent principal des Actes.
En outre, le médecin Luc déploie le plus abondamment de tous le cadeau de la miséricorde dont le Seigneur comble les êtres. C’est lui qui en visibilise le mieux les bienfaits à travers les belles paraboles du chapitre 15, celle de la brebis perdue que le berger prend tous les risques d’aller ramener sur ses épaules (Luc 15, 4-7) ; celle de la drachme égarée que la maîtresse de maison met tout son zèle à retrouver, à l’exemple de Dieu qui part en quête des pécheurs (15, 8-10) ; et celle du Père prodigue en amour pour ses deux fils, le cadet dépensier et l’aîné jaloux (15, 11-30).
C’est ainsi que le Seigneur guérit les âmes à la manière de son Fils qui fait bon accueil aux publicains et mange avec tous les égarés. Confions-nous sans hésitation aux soins de Luc.
Quelque 8800 exemplaires de ce journal ont été distribués en cette fin août !
– Mais pourquoi est-ce que je reçois ce journal ? Je ne suis pas abonné !
Certains vont effectivement se poser cette question. Rassurez-vous : les non-abonnés n’ont pas été abonnés d’office… Cette distribution massive résulte de ce que l’on appelle une opération « tous ménages ». C’est-à-dire qu’une publication est distribuée dans toutes les boîtes aux lettres d’un périmètre défini. En l’occurrence, toutes les localités de la Broye fribourgeoise qui sont rattachées à la paroisse Saint-Laurent-Estavayer. Une décision du Conseil de paroisse qui a voulu, une fois, toucher tout le monde ! Et non les seuls abonnés à cette publication paroissiale.
Le contenu rédactionnel de ce journal est particulier. Nous avons demandé à une petite vingtaine de personnes engagées dans la paroisse d’apporter leur témoignage, de vous dire ce que leur apporte leur service à la communauté.
Ce journal « tous ménages » vise certes à enrichir le fichier de celles et ceux qui décideront, pour quelques francs, de souscrire un abonnement annuel (huit numéros). Mais surtout, il veut chercher à rapprocher celles et ceux qui sont déjà engagés dans la paroisse avec ceux qui… ne le sont pas encore !
Au milieu de ce journal, vous trouverez huit pages différentes que nous appelons le « cahier romand ». Le même qui est encarté dans toutes les éditions romandes de L’Essentiel et qui est rédigé par une rédaction romande sous la responsabilité de Saint-Augustin SA, coéditeur de ce journal. En dernière page, vous trouverez aussi le moyen de vous abonner à ce journal – version papier ou édition électronique, au contenu identique – ainsi que de souscrire gratuitement à d’autres canaux d’informations sur la vie paroissiale (un site internet « rénové », une lettre hebdomadaire (incluant les horaires des messes) à laquelle vous pouvez vous abonner gratuitement dès maintenant en quelques clics. Cette Newsletter vous parviendra chaque jeudi par e-mail.
Pour « faire connaissance » avec votre paroisse, une possibilité – parmi d’autres – vous est offerte le dimanche 17 septembre prochain en venant participer à la fête de la rentrée paroissiale, dès 9h45, à la grande salle de Cheyres (voir annonce en page 15).
Bonne rentrée à toutes et tous !
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