Jubilez, vous qui fêtez un jubilé!

Couples jubilaires de Muraz, de 5 à 60 ans de mariage.

Par Valentin Roduit | Photos : Bernard Hallet, Bastien Clerc

Le week-end du jeûne fédéral fut marqué dans les paroisses de Collombey et Muraz par la fête des jubilaires de mariage. De 5 à 65 ans de mariage, de nombreux couples sont venus rendre grâce pour des années de bonheur, parfois aussi d’épreuves, mais surtout d’amour qui dure.

Cette fête a été l’occasion de remettre leur amour devant le Seigneur et de recevoir les félicitations de la communauté. En plus de la messe, un repas les a rassemblés, avec leurs familles, pour marquer le coup.

Un jubilé, c’est toujours l’occasion de se rappeler du premier jour, de se rendre compte que ça passe vite et de contempler tout le chemin parcouru. 

Vous aussi lecteurs, quelle que soit votre situation, rendez grâce pour le chemin parcouru, et pour les occasions où le Seigneur vous a accompagnés.

Il prend soin de chacun, tournons-nous vers lui avec confiance.

Couples jubilaires de Collombey, de 10 à 65 ans de mariage.

Caté-Connecté

Par Gérald Voide
Photo : Marie-Paule Dénéréaz

Un mois riche

Octobre 2024, un mois ecclésial intense. Ce sera la première session du Synode des Évêques sur le processus synodal ou comment cheminer ensemble qui intervient après toute une phase de préparation. En effet, « en octobre 2021, le pape François a convoqué tous les membres de l’Église catholique en synode, générant ainsi des centaines de milliers de réunions dans le monde entier. Les paroisses, les diocèses, les Conférences épiscopales…, se sont exprimés lors de cette première phase d’écoute et de partage, ce qui a été la plus grande consultation du peuple de Dieu jamais organisée ! » (tiré du site de la conférence des Évêques de Suisse)

Le mois d’octobre, traditionnellement, est aussi le mois de la mission universelle. Le thème 2023 est « Le cœur brûlant, se mettre en chemin ». Ces mots font écho à l’expérience des disciples d’Emmaüs (Luc 24, 13-35). Ils rencontrent le Ressuscité. Le cœur brûlant, ils deviennent messagers de la résurrection de Jésus.

« Le mois d’octobre est (aussi) celui du Rosaire, de cette prière répétitive, simple, profonde et belle. Elle nous apprend à contempler le Christ avec le regard de Marie, sa Mère. Tout comme Marie gardait dans son cœur les événements de la vie de son Fils, nous revenons encore et encore à ces mystères de Jésus qui transforment notre vie… Plus que notre seule vie, c’est la vie du monde qui est transformée par cette prière. » (Fr. Pavel Syssoev, op.)

Ensemble, dans la joie et la communion avec toute l’Église, prions pour le Synode et pour que le Christ soit toujours plus connu et aimé. 

J’étais en prison…

« Et vous êtes venus me visiter. » Les familiers des évangiles et de la liturgie ont bien en tête ces quelques mots du chapitre 25 de l’évangile de Matthieu, mais peu d’entre nous avons franchi les portes d’une prison pour visiter un prisonnier… Jeff Roux, aumônier de prison, vient de publier un troisième livre : « Rencontres en prison, au cœur de leur nuit ». La lecture de cet ouvrage m’a profondément touchée, cet article en est l’écho.

Par Françoise Besson 
Photo : Raphaël Delaloye

Rencontrer – Par la magie de son écriture, incarnée, concrète, sensorielle, Jeff Roux nous donne l’impression de pouvoir le suivre dans ses visites, de passer avec lui les portes, les unes après les autres et nous retrouver nous aussi assis devant cette table, dans cette pièce nue, attendant l’arrivée du premier détenu. 

Comme l’auteur le précise, le récit ne prend pas pour sujet une personne en particulier – ce qui serait contraire à toute déontologie et à la nécessaire discrétion – mais un faisceau de réalités rencontrées au fil des mois et des années. Mais la magie opère et on croit le rencontrer à son tour cet homme si meurtri d’avoir commis l’irréparable ou cet autre qui préserve en lui malgré le désastre de sa situation, une part lumineuse et fraternelle à partager avec la personne en visite.

Célébrer – Jeff Roux nous emmène aussi dans ces célébrations ponctuelles où la rencontre se fait communautaire. Et à nouveau, c’est la même sensation de s’y trouver, et curieusement, de s’y trouver bien, dans un partage vrai, dans une présence confiante. On touche là à l’universel, les croyances sont multiples, comme les mots pour les exprimer mais, constate l’auteur : « l’important c’est que nos cœurs parlent ensemble au-delà des mots que nous pourrions utiliser. […] Nos racines religieuses sont belles quand elles sont au service de ce qui nous met en lien. » (pp. 47-48)Pour un peu, on aimerait lui demander : « Tu m’emmèneras encore avec toi la prochaine fois ? »

Descendre – Ce qui touche profondément au fil des pages, c’est la profondeur justement. Dans ces espaces clos, minuscules où l’intime est inexistant, le dialogue et l’écoute, le climat de la rencontre invitent à entrer dans une intériorité qui se révèle immense. A cette profondeur, dit l’auteur, personne, à part elles, ne peut y accéder. « Elles peuvent y descendre, y demeurer, et apprendre à prendre soin de ce qui s’y trouve, un peu comme si elles accueillaient leur vie pour la première fois. Elles retrouvent un espace de liberté. (…) L’autre a suffisamment confiance en moi pour me laisser pénétrer sur sa terre sacrée. (…) mon travail devient un privilège. C’est un cadeau d’être invité dans ce lieu-là. » (p. 31)

Rester – Rester dans le réel, ne pas tomber dans l’angélisme, souffrir avec l’autre, veiller à rester vivant soi-même, non barricadé pour continuer à entendre le cri de l’autre… voilà le défi à relever : « Ce récit […] est un cri de plus qui résonne dans la nuit, un cri qui vient nous déranger et qui doit nous déranger. Au risque de perdre notre humanité. » (p. 71)

Découvrir – La lecture de ce livre se fait à plusieurs niveaux. Ce n’est pas un roman, et dans les propos de l’auteur, nous découvrons le milieu carcéral du Valais, au 21e siècle… et cela ouvre à la réflexion… 

Les récits de rencontre, les dialogues remettent au centre ce qui l’est réellement : l’humain avec toute sa complexité, sa violence et ses blessures, la part vive et féconde, le lieu des profondeurs où le souffle se fait ample… Et les questions de l’auteur nous interpellent comme si nous étions visités à notre tour : Comment ma croyance m’aide-t-elle à prendre soin de mon humanité ? Comment est-ce que j’assume mes faiblesses et mes finitudes ? Est-ce que j’arrive à trouver de la joie, de la lumière dans mon quotidien ? (p. 46)

Enfin, la lecture de ce livre nous invite à la rencontre intérieure, au-delà des murs de nos enfermements, au rendez-vous intime où l’Autre nous attend avec la patience d’un Père… Merci infiniment à Jeff Roux pour ce livre, pour la rencontre de François et des autres, merci pour la sincérité, la liberté de ton, la grande liberté des enfants de Dieu… 

* Jeff Roux, Rencontres en prison : au cœur de leur nuit, Editions Saint-Augustin, 2023.

L’auteur : Jeff Roux, après des études de géographie et d’économie politique, se forme en Eglise. Il travaille aujourd’hui comme aumônier de prison, en milieu hospitalier ainsi qu’à la Maison de la diaconie et de la solidarité en Valais (Suisse). Il a déjà publié aux Editions Saint-Augustin Jésus, mon ami, mes emmerdes et S’accueillir vulnérable, un chemin pour aimer.

Franc succès de la patronale de Vionnaz du 15 août

24 heures d’une journée incroyable pour notre paroisse qui a attiré près de 200 personnes.

Textes et photos par Vanessa Gonzalez et Maryline Hohenauer

Lundi 14 août – 18h

Les membres du Cocom et du Cogest remontent leurs manches et se mettent au travail aidés du chœur d’hommes Sainte-Cécile et de paroissiens volontaires pour le montage de l’infrastructure de la fête. Que de cerveaux mis à contribution pour que tout le monde se sente accueilli et bienvenu le lendemain. 

Enfin le mardi 15 août ! 

8h – Rendez-vous aux Fontanies pour la cuisson des pommes de terre et le remplissage des frigos parce que oui, il va faire chaud !

10h – Messe de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie avec 23 servants de messe de la région et chantée par le Chœur d’animation liturgique.

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces servants de messe !

Regarde-les, ils sont là, dimanche après dimanche auprès de l’autel pour servir, embellir nos messes.

Merci à vous chers enfants de prendre le temps de venir prier avec nous.

Votre présence complète la communauté et est signe de l’œuvre de Dieu : Vous êtes l’Avenir de notre église !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces bénévoles !

Regarde-les, ils sont là, en ce jour pour être honorés pour les services rendus, pour ce qu’ils sont !

Merci à vous d’œuvrer dans la discrétion, l’humilité et la disponibilité.

Votre service fait de vous un maillon essentiel pour que la vie en communauté soit belle dans notre paroisse. Votre présence est essentielle !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour la mère que tu as été pour Jésus !

Nous te rendons grâce pour ton amour pour nous !

Nous sommes bénis d’avoir une maman au ciel ! Merci à toi, qui panses nos chagrins, qui écoutes nos secrets et qui intercèdes pour nous auprès du Père. Marie, nous te disons Merci.

Dès 11h – Apéro offert par la cave Beltrami & fils avec les discours de la présidente de Vionnaz, Valérie Bressoud Guérin et de Florianne Bertholet, présidente du Cocom. On profite aussi de ce moment pour remercier les bénévoles qui œuvrent dans la paroisse et une bénédiction du repas donnée par le Père Joseph clôt cette partie officielle.

Nous avons vécu tout l’après-midi des moments de communion entre les paroissiens. Que ce soit le chœur d’hommes au stand grillades, l’équipe raclette avec Samuel et le Père Patrice ou, pour l’animation musicale, le CAL, les sœurs Bovard-Dubosson et Tyméa, l’ambiance était de la partie. Nous avons pu compter sur les jeunes pour tenir les stands pâtisseries, sirop et barbe à papa ainsi que la tombola. Un grand merci aussi à la ludothèque Ludomino.

18h – Les membres du comité d’organisation s’effondrent heureux sur leur canapé respectif pour un repos bien mérité. Vivement l’année prochaine !

« Quelle belle journée nous avons vécue le 15 août, pour notre fête Patronale.
Merci au Conseil de Communauté pour cette belle initiative et à tous les bénévoles qui ont œuvré pour cette journée qui nous a offert l’opportunité de nous retrouver nombreux dans l’amitié et la simplicité. Elle restera gravée dans nos cœurs .» Sonia Angeloz

« Belle journée, soleil et chaleur de la partie, satisfaction générale ! Bravo aux organisateurs pour le déroulement sans accrocs de cette fête Patronale 2023. » Bernard Bressoud

Caté connecté

Texte et photo par l’Abbé Frédéric Mayoraz

Voilà deux mots qui ont beaucoup en commun. Après la Bible, le catéchisme – qui est l’enseignement de la foi aux enfants et qui nourrit encore celle les adultes – est un outil très important et primordial dans l’Eglise. Il nous permet de rester connecté à Dieu et aussi à l’ensemble de la communauté à laquelle nous appartenons. Il est le lien qui nous permet de construire notre vie dans la connaissance de Dieu et d’assurer l’existence d’une communauté qui se veut être une même famille, sous le regard du Christ.

Quand j’ai commencé à enseigner le caté dans les classes, on se servait de livres, de feuilles volantes qu’on agrafait soigneusement dans un classeur après avoir fini de colorier de jolis dessins qui nous racontaient l’histoire de Jésus, de ses disciples, des grands personnages bibliques… et certains moyens mis à disposition pour illustrer toutes ces aventures étaient des diapos, un rétroprojecteur, une cassette vidéo… des outils qui nous paraissent aujourd’hui bien désuets à l’aire du « tout numérique » et des réseaux sociaux. 

Mais l’objectif du caté n’a pas changé : transmettre la foi et surtout en vivre. Le grand danger, dans l’utilisation de ces nouveaux moyens, est parfois l’oubli de marquer l’importance et la vérité du message évangélique et de s’égarer dans la « beauté de la technique ». Une phrase qui me trotte souvent dans la tête, quand je prépare des rencontres de caté, est celle que j’ai entendue une fois lors d’une formation : « Si vous n’avez rien à dire, faites-le bien… mais avec PowerPoint ! » 

Les réseaux sociaux, les sites Internet et les moyens pédagogiques actuels sont des moyens précieux pour transmettre la foi, mais ils risquent parfois de nous faire dévier du but premier du caté : être connecté à la Tête du Corps, que nous formons tous, depuis le jour où nous avons été baptisés.

Alors oui, au-delà des livres, des parcours de catéchèse, des vidéos, des directs, des conférences, des célébrations, des grands rassemblements médiatisés… restons toujours connectés à la source même de nos vies : le Christ.

Pas d’(év)angélisme!

Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !

Par Myriam Bettens
Photo : DR

Ah, ces évangélistes qui se multiplient au gré des publications de presse ! Jésus aurait été heureux d’apprendre combien il est facile d’accroître le nombre des dits apôtres – non des douze – au XXIe siècle… tandis que les évangéliques se voient assimilés (presque) systématiquement aux auteurs des Evangiles. Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !

Mais me voilà commettant la même hérésie que celle épinglée plus haut… si les dits apôtres étaient en fait douze, moins un (suivez mon regard), les évangélistes n’étaient, eux, que quatre ! Rangez donc votre calculette catéchétique, je récapitule. Deux paires de deux. Non, ils n’étaient pas gendarmes, mais rédacteurs des Evangiles. Matthieu, Marc, Luc et Jean, ça vous rappelle quelque chose ? Apparemment pas à tout le monde. Dans les médias, je constate que les évangéliques se transforment, grâce à la magie du langage, en évangélistes. Là y’a un « hic », ou plutôt il manque un « ique ». Ben voyons, le Christ multiplie les pains et les journalistes les évangélistes. Heureuse époque où, d’un côté, les églises se vident et, de l’autre, les zélateurs de la foi se multiplient. Le « moins » des uns fait le « plus » des autres. De là à parler de miracle…

Une expérience inoubliable

Rencontre avec les Slovaques.

A entendre les participants martignerains aux JMJ donner leur témoignage lors de la fête paroissiale du 3 septembre dernier, on se rend mieux compte combien cette expérience a été marquante pour chacun d’entre eux.

Témoignages recueillis par Claire Theux 
Photos : DR

« J’ai participé à cette incroyable expérience durant 2 semaines au Portugal. Lors de la première, j’ai eu la chance d’être accueillie dans une famille de Braga. Ils nous ont fait découvrir leur région, leur culture et leur gastronomie. Leur générosité et hospitalité m’ont touchée et des liens fort se sont créés entre nous. Le moment le plus impressionnant de ce séjour a été la veillée du samedi soir, lors de l’adoration, qui s’est déroulée en silence complet, alors que nous étions 1,5 million de jeunes. Cette expérience d’amour et de fraternité m’a permis de rencontrer énormément de jeunes ayant la foi et m’a donné l’envie de plus m’impliquer dans un chemin de foi et au service de l’Eglise. »

Laurie Moulin

« Partage, amitié et vamos : voici les trois mots qui me viennent à l’esprit quand je repense aux JMJ de Lisbonne. J’ai fortement été marqué par l’amour avec lequel les Portugais m’ont accueilli dans la famille d’accueil à Braga et au cœur de Lisbonne. J’en prends exemple pour ma propre vie. Les rencontres, avec les jeunes du monde entier m’ont également touché ; la bienveillance jaillissait dans chacune des discussions. Ces interactions ont permis une rencontre plus profonde avec Dieu. Je me rappelle avec netteté de la veillée finale des JMJ : 1,5 million de jeunes, en compagnie du pape François, les uns entassés sur les autres, qui prient ensemble. C’était splendide. »

Dominik Cernak

« 1,5 million de jeunes, des visages rayonnants à perte de vue : voilà ce que j’ai vu lors de la veillée clôturant la semaine magnifique passée avec mon groupe du pélé vélo. Jamais je n’avais vécu ma foi d’une façon si forte ! J’ai été aussi profondément marqué par le message rempli d’espérance du Pape. Si je dois retenir une chose de ces JMJ, c’est cet immense partage de notre Foi joyeuse, car c’est bien ce qui animait tous les jeunes avec qui nous avons fraternisé tout au long de cette formidable semaine dans la capitale portugaise ! »

Rémy Progin

« Pour mes premières JMJ, j’ai choisi l’option vélo pour me rendre à Lisbonne, ce qui équivalait à plus de 600 km sur ma selle à travers le Portugal. Les paysages que j’ai pu découvrir ont été un réel plaisir pour les yeux, mais ce qui m’a le plus touchée, c’était sans aucun doute l’hospitalité et la joie de vivre des Portugais. Une fois arrivée dans la capitale, l’ambiance chaleureuse des JMJ m’a directement conquise. J’ai eu la chance de voir passer le Pape à deux mètres de moi. C’était très émouvant de voir tous ces jeunes venus du monde entier pour vivre une semaine de prière à l’unisson. Depuis mon retour en Suisse, ma foi est devenue bien plus priante et vivante. Vamos ! »

Camille Cajeux

« Chers jeunes, je voudrais regarder chacun de vous dans les yeux et vous dire : sois sans crainte, n’aie pas peur ! Mais je vous dis en plus une chose très belle : ce n’est plus moi, c’est Jésus lui-même qui vous regarde maintenant. Il vous regarde, Lui qui vous connaît. Il connaît le cœur de chacun d’entre vous, il connaît la vie de chacun d’entre vous, il connaît les joies, il connaît les peines, les succès et les échecs, il connaît votre cœur. Et aujourd’hui, il vous dit, ici, à Lisbonne, en ces Journées mondiales de la Jeunesse : «  N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, courage, n’ayez pas peur !  ». »

Pape François

Messes de la rentrée avec bénédiction des cartables

Par Virginie Maret | Photos : Stéphanie Reumont

Nous sommes le samedi 2 septembre 2023 à l’église de Vouvry et il est tout juste 18h50 : les fidèles sortent d’une longue mais très belle célébration qui a réuni plusieurs générations de paroissiens du Haut-Lac. Des plus anciens aux plus petits avec leurs cartables sur le dos en passant par les confirmands et confirmés accompagnés de leurs familles, tous sont radieux et heureux de partir avec un petit badge « porteur de joie » qu’ils pourront accrocher à leur sac d’école. C’était une messe spéciale car nous y fêtions l’entrée en parcours des confirmands mais aussi la grande rentrée scolaire et paroissiale. Tous les enfants présents, et même quelques adultes, ont reçu un flyer et un badge pour l’année scolaire avec la mission d’aller « porter de la joie » autour d’eux. 

Passage de témoin des confirmés aux confirmands

Les confirmés de février 2023 sont venus quant à eux pour « passer le témoin » aux nouveaux confirmands en leur offrant une bougie et une prière « Je suis unique, irremplaçable ». 

Ces 21 confirmands recevront le sacrement de la confirmation par notre vicaire général, Pierre-Yves Maillard, le 25 février prochain et nous vous invitons, chers paroissiens, à prier pour eux jusqu’à cette belle fête qui nous réunira dans la plus grande église de
secteur, celle de Vouvry.

Voici les noms des confirmands 2023-2024 !

A Port-Valais et Saint-Gingolph :
Tomas Querido, Telmo Querido, Julie Derivaz, Délia Ventuzelo, Thomas Ventuzelo.

A Vionnaz :
Chloé Birchler, Chloé Cordonnier, Melvin Doe, Tyméa Guérin, Mélissa Marques, Roxane Rossier, Charlotte Vernizzi, Zoé Wiedmer.

A Vouvry :
Juliette Chanton, Ema Coelho, Taïna Ferrer, Gabriel Gegovic, Sohan Glaus, Alicia Rodrigues da Silva, Tristan Togni, Louise Vuadens.

Merci de les porter dans vos prières !

Texte et photo par Valentin Roduit

« Les paroisses de Collombey et Muraz ont aussi célébré la rentrée par une bénédiction des sacs d’école. La fierté de montrer leur nouveau cartable ou la peur de la nouvelle année les a fait venir nombreux recevoir la bénédiction ainsi qu’un badge pour orner leur sac. Ils ont reçu aussi un feuillet avec des défis mensuels pour apporter la joie autour d’eux. Comme Pierre a reçu les clés du Royaume de la part de Jésus, les enfants ont reçu les deux clés de la prière et de la parole de Dieu, moyens de cheminer vers lui. »

Un groupe d’ados a vu le jour à Sierre!

Le groupe Liberidei en camp scout près de Saint-Léonard.

Depuis bientôt une année, le groupe d’ados du secteur de Sierre se retrouve une fois par mois pour vivre une soirée FUN & FOI. Entre leur engagement lors de l’action des « Christmas Box » (cadeaux de Noël pour les personnes plus défavorisées), les week-ends au Simplon ou en forêt « à la scout », les jeunes sont très motivés.

Entretien avec Flavy Naoux, une jeune du groupe | Photos : Jeunes de Liberdei 

Qu’est-ce que le groupe Liberdei ?
Le groupe Liberidei est un groupe de jeunes croyant âgés de plus ou moins
13 ans. Tous les jeunes dès la confirmation sont les bienvenus. 

Pourquoi ce nom « Liberidei » ?
Nous avons discuté pendant longtemps au sein du groupe pour trouver un nom. Une jeune du groupe apprenait le latin en 1re année du collège et nous a proposé ce nom qui signifie « enfants de Dieu », c’est ce que nous sommes !

Qu’est-ce que tu aimes dans ce groupe ?
J’aime bien l’ambiance amicale et joyeuse. Il y a eu plusieurs moments marquants, mais il y a une activité que j’ai spécialement appréciée, c’est la montée vers Pâques. Nous l’avons vécue avec un autre groupe de jeunes de la Noble et Louable Contrée qui s’appelle Fun and God. Avec eux, nous avons passé de bons moments.

Que dirais-tu à un jeune qui hésite à rejoindre le groupe ?
S’il y avait un nouveau jeune qui hésitait à entrer dans le groupe, je lui dirais de venir car plus on est de fous, plus on rit et que ce serait amusant aussi pour lui. 

Soirée crêpes à la paroisse de la Sainte Croix.

Flavy, qui es-tu ?
Je m’appelle Flavy, j’ai 15 ans. 

Qu’est-ce que tu aimes dans l’Eglise ?
J’aime bien l’Eglise pour l’ambiance amicale. 

Une parole biblique ou un Saint qui t’inspire ?
J’ai une parole biblique que j’aime bien, cette parole c’est : « Il redonne des forces à celui qui en manque, il rend courage à celui qui est épuisé. » Esaïe 40.29

Si toi aussi tu veux faire partie du groupe de Flavy ou tu veux simplement venir pour une rencontre, rejoins-nous à la soirée pour les nouveaux, le 11 novembre à 16h à l’église Saint-Catherine. Bienvenue à tous les jeunes entre 11 et 16 ans ! 

Vitraux de la chapelle de la Pelouse à Bex (Vaud)

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

La chapelle de la Pelouse accueille de grandes baies à hauteur de regard qui permettent au visiteur de méditer sur un chemin de croix lumineux.

Au centre de l’œuvre, attribuée à Emma Segur Dalloni, se trouvent trois femmes. Il s’agit en effet de la huitième station. Le Christ, ici symbolisé par le bois de la croix, déclare : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. » (Luc 23, 27-31)

Quel est donc ce « moi » et ce « vous » que Jésus pose devant les femmes ? On considère traditionnellement que le Christ les invite à pleurer sur leur péché. Mais, est-ce une simple mise en garde avant le Jugement ? 

L’artiste a choisi de ne pas inscrire les phrases qui accompagnent cette station, mais de leur préférer la deuxième béatitude (Mt 5, 4). Il y a là plus que le lien entre des versets qui parlent de pleurs.

Certains courants psychologiques définissent les émotions selon l’action qu’elles entraînent. La colère pousse à l’approche, la peur à la fuite, mais la tristesse stoppe tout élan. 

Se mettre en mouvement

Dans sa traduction de l’Evangile, Chouraqui préfère l’expression : « en marche » au plus habituel : « bienheureux ». La clef est peut-être cette invitation à se mettre en mouvement. En effet, le Christ n’est pas dans le jugement qui enferme. Il invite constamment à un pas supplémentaire. 

Ainsi, nous pourrions entendre Jésus demander aux femmes de Jérusalem que la douleur qu’elles ressentent les mette en mouvement. Là où Il va, elles ne peuvent pas Le suivre, mais elles peuvent poser un autre regard sur leur vie pour, à leur tour, aimer jusqu’au bout.

Après sa Résurrection, le Seigneur demande d’ailleurs à Marie-Madeleine de ne pas Le retenir parce qu’Il doit aller vers le Père (Jn 20, 17).

La béatitude citée ici invite ceux qui pleurent à se mettre en mouvement grâce à la certitude qu’ils seront consolés. 

Le chemin de croix est une méditation en mouvement. C’est une invitation à marcher pour contempler l’amour du Christ pour nous. Après la pause de l’été, laissons-nous donc déplacer.

Aux confins de la terre du cœur

Texte et photo par Marion Perraudin

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Dans la reprise de nos activités,
Après un temps de repos et de ressourcement.
Fortifiés par nos cœurs à cœur avec Toi,

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Aux matins de nos renouveaux,
Et laisser l’espérance orner notre cœur,
Pour que sa lumière brille sur le visage du frère.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
A la mesure de nos jours,
Pour faire un collier de perles d’Amour,
Qui devient offrande de notre vie dans un chant de louanges.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Tel un enfant cherche son père
S’abandonnant entre ses bras avec confiance,
Laissant seul l’Amour le bercer.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Afin d’accueillir chaque aube nouvelle, 
Comme une douce caresse,
D’un Dieu qui nous dit sa tendresse.

Médecine et éthique chrétienne

Tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.

Ce paroissien de Saint-Joseph, médecin, nous partage ses réflexions…

Par Pierre Chatelanat | Photo : DR

Le message du Christ et les propositions qu’il nous offre pour notre bonheur devraient inspirer les comportements de ceux qui s’y réfèrent, dans la pratique de la médecine comme dans tous les actes de nos vies.

Les règles de base en sont simples : voir l’autre avec le regard que Jésus aurait porté sur lui, celui de l’Amour, reflétant celui de Dieu pour l’homme, en cherchant pour lui et avec lui comment le guérir de tout mal, physique, moral ou spirituel.

La médecine doit soulager

La médecine ne saurait se comporter comme un pouvoir ou une idéologie qui ne tiendrait pas compte des fonctionnements et des besoins individuels des patients et qui dispenserait des soins principalement en fonction de diagnostics ou de traitements déterminés par des arbres décisionnels, voire des considérations économiques. Elle se doit avant tout de soulager toutes les souffrances de quelque nature qu’elles soient. Les temps sont heureusement révolus où une certaine doctrine chrétienne leur prêtait des vertus salvifiques et invitait, comme le dit encore le Catéchisme de l’Eglise catholique, à « accepter comme une grâce ces peines temporelles du péché » ! Jésus non seulement n’a rien prôné de tel, mais au contraire. a tout fait pour les combattre !

La médecine, attention à l’autre en entier

L’attention à l’autre devrait être une règle fondamentale des soins médicaux. Ceux-ci demandent, outre des compétences professionnelles, une démarche visant à comprendre le patient et ses besoins propres et à trouver des solutions qui le respectent dans son être et sa personnalité. Toute relation thérapeutique implique une confiance qui se construit au fur et à mesure que peuvent être vérifiés la compétence et la fiabilité du médecin. Il convient surtout que celui-ci soit présent lorsqu’on en a besoin, qu’il soit à l’écoute du patient et lui montre de la sollicitude ! La confiance est une condition fondamentale pour l’efficacité des soins prodigués ! Jésus ne disait-il pas « Ta foi t’a sauvé » ? Et tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.

La médecine, écoute de l’autre

Le souci de l’autre doit également s’exercer aux deux extrêmes de la vie : l’interruption de grossesse et l’acharnement thérapeutique ou encore l’aide à terminer la vie. Dans tous ces cas, comment justifier d’imposer sans compromis l’obligation de préserver la vie ? Il est vrai que l’enfant à naître est une vie en devenir qui mérite d’être protégée tant que faire se peut. Mais peut-on faire fi des souffrances physiques ou mentales des femmes qu’entraînent certaines grossesses et les leur imposer ? 

Pour la fin de vie, si les directives anticipées d’éviter l’acharnement thérapeutique et de soulager la douleur sont largement acceptées dans le corps médical et les Eglises, l’aide au suicide en revanche est moins consensuelle. Mais là encore, de quel droit imposerait-on à ceux qui n’en peuvent plus de souffrir, sans perspectives d’améliorer leur situation, de continuer à subir une vie qu’ils ne supportent plus et qu’ils n’ont pas le courage ou la capacité de terminer par eux-mêmes ? 

Et si le suicide est généralement compris et accepté, pourquoi l’aide à ceux qui ne pourraient le réaliser par eux-mêmes ne le serait-elle pas, à condition bien sûr de s’assurer que la décision ait été prise de manière lucide et qu’effectivement il n’y ait guère d’espoir d’un changement de leur état ? En quoi le message du Christ, qui se veut libération de l’homme de toute souffrance, empêcherait-il qui que ce soit de décider librement de la manière de disposer de sa vie biologique, dont le Créateur lui a fait don ?

La médecine, un certain regard sur l’humain

En somme, l’éthique chrétienne propose à la pratique médicale de poser un regard de compassion sur les hommes et les femmes qui souffrent et de leur offrir une chance de vivre mieux, en tenant compte de leurs besoins propres. Ceci implique pour les médecins qui s’en inspirent de tendre au patient une main secourable quelles que soient leurs convictions, de se décentrer par rapport à eux-mêmes et à leurs préjugés et de faire des choix thérapeutiques avec discernement et beaucoup d’humilité ! Pour tout ceci, le Christ offre ses conseils et son amitié, qui transforment les relations et permettent d’aller au-delà de carcans théologiques souvent trop restrictifs.

Sa présence : tous les jours

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Bénédicte Sahli. 

Bénédicte Sahli.

Par Bénédicte Sahli | Photos : DR

Au fil des années en tant que catholique, je me suis rendu compte que je n’étais jamais aussi proche de Dieu que lorsque j’étais dans l’épreuve. C’est dans les évènements difficiles, quand tout me dépasse, que je place mon espérance dans le Seigneur et il est réconfortant de pouvoir m’en remettre à Lui, de Le laisser m’atteindre et m’aider. Toutefois, malgré le sentiment de proximité avec Dieu lorsque je souffre, une fois la tempête passée, il est difficile de maintenir un même engagement dans la relation que j’entretiens avec Dieu. En effet, dans la vie de tous les jours et avec les avancées qui permettent de contrôler chaque centimètre de sa vie, il est moins naturel de remettre les commandes au Créateur. Comment contrer cette tendance ?

C’est en me rendant en pèlerinage à Lourdes que j’ai réalisé que les piqures de rappel de l’existence de Dieu ne se trouvent pas seulement dans les moments de souffrance, mais aussi dans les retraites. En effet, loin de la routine, il est plus aisé de se mettre en communion avec l’Esprit Saint et de vivre jour après jour avec la présence du Seigneur. Un tel recueillement procure un nouveau souffle pour avancer au quotidien. Une seconde chose qui m’a particulièrement marquée à Lourdes fut de voir des foules s’amasser devant la grotte, à la messe ou pour le chapelet. Réaliser que chaque pèlerin vient déposer une intention, confier une personne, sa santé ou sa vie aux pieds de la Vierge nous invite d’une manière profonde et douce à en faire de même. Ce souvenir impressionnant marque et nous appelle à poursuivre sur le chemin de foi que nous avons vécu durant le pèlerinage. Vivre sa foi en communauté parmi d’autres croyants nous incite à voir l’action de Dieu sur nous et sur les autres au quotidien et à l’apprécier.

Seigneur, nous voici devant Toi !

Texte et photo par le Père Joseph Akuamoah *

Seigneur, nous voici devant toi en ce temps de rentrée. Une nouvelle année commence avec une invitation à prendre la route une nouvelle fois. Nous nous mettons entre tes mains, toi l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. Au début de cette rentrée nous nous plaçons sous ton regard de bienveillance. Veille sur nous et guide nos pas sur un chemin de vie et de foi. Dirige nos pas vers un chemin de réussite et de bonheur.

Toi, notre compagnon de route, sois avec nous jusqu’au bout. Tourne nos sens à l’intelligence de ta Parole. Et qu’elle soit la lumière de nos pas. Dans la frayeur et la timidité, viens avec le feu d’amour de ton Esprit brûler nos cœurs. 

Toi, le convive d’Emmaüs, transforme nos lieux de rencontre en foyer de charité, d’eucharistie (action de grâce) et de ressourcement, pour que l’amour et le pardon soient partagés. Et quand le poids du travail nous accable ; viens nous soulager, Seigneur.

Quand la fatigue épuise nos forces ; procure-nous le repos et la force neuve.

Lorsque la peur de l’échec s’installe et freine nos efforts ; fais-nous avancer avec courage et espérance. Quand le danger se présente ; apporte-nous ton secours.

En tes mains Seigneur, nous remettons nos esprits et nos travaux. Nos jours sont dans ta main, sauve-nous.

Que la Sainte Vierge Marie nous accompagne !

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… Amen.

* Prière rédigée par le Père Joseph Akuamoah, prêtre spiritain pour le secteur Haut-Lac

Des «pierres» vivantes

Depuis plus d’un siècle, les communautés chrétiennes du Moyen-Orient sont confrontées à de nombreux défis. A l’occasion d’une conférence, au printemps dernier, la paroisse du Christ-Roi de Lancy a vécu un voyage exploratoire dans le berceau géographique de la chrétienté. Interview de l’orateur de la soirée, Pascal Maguesyan.

Par Myriam Bettens 
Photos : Pascal Maguesyan

L’Association Chemin de solidarité avec les chrétiens d’Orient et les populations victimes des violences au Moyen-Orient (CSCO) a invité Pascal Maguesyan à venir s’exprimer sur la situation des chrétiens d’Orient et ce qu’il restait encore de leur patrimoine, dans une région où ils sont confrontés au défi de leur propre survivance. Le chargé de mission pour l’association Mesopotamia connaît sa partition, mais nous l’interpellons tout de même pour répondre à quelques questions en marge de son intervention.

Les attentats du Bataclan ont plus marqué les esprits que les perpétuels massacres des chrétiens d’Orient, pourquoi ?
Cela fait bien longtemps que les chrétiens d’Orient disent que l’islamisme progresse, aussi en Europe. Suite à l’attentat de la Cathédrale Sayidat al-Najat, en 2010, à Bagdad [préfigurant, par la violence et la méthode employées, l’attaque du Bataclan en 2015, ndlr.] il y a eu une vraie prise de conscience du drame que vivaient les chrétiens d’Orient. Mais nous étions encore loin d’imaginer que les actions criminelles de Daesh pourraient se porter également sur notre sol et de cette manière-là.

De quelle manière se positionner entre un angélisme qui prévaut parfois dans les relations avec le monde musulman et une méfiance tous azimuts ?
Le dialogue est un processus très exigeant. Il existe, à mon sens, une troisième voie. Celle-ci repose sur l’intelligence collective dont la société est capable pour dépasser les clichés. Cette capacité est nourrie par un grand nombre de représentants de l’islam appelant à la modération tout en dissociant l’Islam de ceux qui l’instrumentalisent à des fins criminelles.

Quelle est aujourd’hui la situation des chrétiens d’Orient et leurs perspectives ?
Par chrétiens d’Orient, je pense aux communautés natives dans ce territoire « source » de l’Alliance, qui va du Nil au Tigre. Les chrétiens qui y vivent sont pour l’essentiel des populations autochtones de traditions et de langues copte, guèze, syriaque, grecque, hébraïque, arménienne, turque, perse et arabe. Leurs espaces territoriaux s’y réduisent drastiquement et le 20e siècle a précipité ce mouvement : destruction des communautés arméniennes, assyro-chaldéennes et syriaques de l’Empire ottoman (1915-1918), cession par la France de la Cilicie (1921) et du Golfe d’Alexandrette (1939) à la Turquie, guerre civile (1975) et exil incessant des chrétiens libanais. Le 21e siècle prolonge cette tendance avec une pression fondamentaliste-islamiste croissante, comme en Syrie (depuis 2011) et en Irak (2003-2017). A cela s’ajoute la politique de l’Azerbaïdjan, qui vise l’éradication de l’identité arménienne par le blocus et l’asphyxie des 120’000 habitants de l’Artsakh. En définitive, les chrétiens d’Orient sont des résistants. Ils luttent pour se maintenir sur leurs terres. Cependant, comme en Irak depuis 2017, un nouvel horizon d’espérance s’est ouvert, là où les chrétiens ont pu reprendre racine. C’est le cas dans la plaine de Ninive et dans le Kurdistan d’Irak.

Un héritage immémoriel

L’association Mesopotamia réalise des missions culturelles et patrimoniales au cœur de la Mésopotamie, notamment en Irak, où le patrimoine a subi des outrages révoltants. 

Mesopotamia a notamment réalisé un inventaire du patrimoine des communautés fragilisées à l’extrême (chrétiennes et yézidies) au travers d’un site web qui recense aujourd’hui plus d’une centaine d’édifices emblématiques irakiens. Mesopotamia organise également des expositions et des conférences. L’association mène également des programmes de restauration. Elle met en place enfin un ambitieux programme de camion du patrimoine en Irak. 

Ces initiatives contribuent à la revitalisation de ces communautés autochtones confrontées à des destructions massives, parfois irréversibles. 

A consulter sur mesopotamiaheritage.org

Monastère syriaque de Mar Moussa. 2010. Syrie.

Les questions de Gabriel Le Bras

Gabriel Le Bras (1891-1970).

Par Pierre Guillemin
Photo : DR

Gabriel Le Bras (1891-1970) est un universitaire, juriste, sociologue des religions et en particulier sociologue de la religion catholique.

La sociologie catholique étudie la place du catholicisme dans les sociétés avec des méthodes scientifiques en y associant un objectif partiellement spirituel ou pastoral.

Gabriel Le Bras publie ses objectifs et ses interrogations autour de la question de la pratique de la religion catholique au début des années 1930. Mais la sociologie catholique ne prend son essor qu’après 1945, avec le concours d’hommes d’Eglise, au premier rang desquels figure Fernand Boulard. 

Outils modernes

La sociologie catholique peut se caractériser par une démarche et la production de connaissances à partir de l’enquête de terrain et non par simple spéculation. Elle utilise des outils modernes d’investigation comme les sondages, le recours aux statistiques en cherchant à donner une vision la plus objective possible aux travaux menés. Mais c’est aussi une intention, car elle souhaite fournir les éléments scientifiques permettant d’infuser les principes du catholicisme dans l’espace social.

Dans son article fondateur de 1931, Gabriel Le Bras nous donne le fil directeur de sa pensée au travers des questions suivantes :

1) Qui (où, combien) sont les conformistes saisonniers qui viennent à l’église pour les grandes étapes de la vie ?

2) Qui (où, combien) sont les pratiquants qui assistent à la vie religieuse ?

3) Qui (où, combien) sont les personnes engagées dans des associations confessionnelles ?

4) Qui (où, combien) sont les personnes étrangères à la vie religieuse catholique ?

De nos jours, la sociologie catholique telle que pratiquée précédemment n’est plus en vogue. Si elle décrit les phénomènes, elle est incapable par ses méthodes d’expliquer ces mêmes phénomènes. Le sujet de la déchristianisation des sociétés occidentales en est un parfait exemple. 

Mais les questions demeurent

En particulier, il sera intéressant de voir si l’évolution actuelle d’une partie de l’Eglise catholique, privilégiant, dans le sillage du pape François, une approche plus inductive sera à même de fournir les réponses qui nous manquent aux questions soulevées par la sociologie catholique. 

Rappelons-le, la méthode inductive est une méthode de travail scientifique qui part d’un fait avec des données brutes, réelles et observables pour expliquer un phénomène. 

L’intérêt de cette méthode est de trouver des explications grâce à des observations plus concrètes et moins théoriques des sociétés.

Quelles valeurs pour nos jeunes?

Transmettons à nos jeunes des valeurs… sinon ce sera l’anarchie comme en France! 

Par l’abbé Jérôme Hauswirth
Photo : Bernard Hallet

Des jeunes Français de 13 à 15 ans pour la plupart, par milliers, dans la rue, pour incendier des voitures, casser des vitrines, voler et piller leur propre cité. Les semaines qui ont suivi la mort de Nahel (au début de cet été) ont mis en lumière de grands gosses violents, matérialistes et anarchiques. Ils profitent d’un vrai drame pour voler et piller. Cela pose une question simple : où sont les parents de ces grands enfants ? Comment ont-ils grandi ? sans trop m’avancer, j’ose affirmer qu’ils ont grandi sans père et sans repère, les yeux rivés sur leur smartphone, matant une série sur Netflix, rêvant de devenir influenceur, chanteur, star du ballon rond. Le tout évidemment sans effort. Sans rien devoir à personne. Des enfants-rois livrés à eux-mêmes…

Le plus choquant, c’est que cette violence s’est déversée sans revendication, sans dialogue, sans explication. Comme une boue nauséabonde qui se déverse d’une fosse septique… ou un brouillard opaque qui empêche toute lumière, toute rencontre… comme si cette jeunesse ne savait plus parler, exprimer, défendre une idée. Alors plutôt que de parler, argumenter, discuter et disputer, on vole et on pille. On profite de la pagaille pour s’en mettre plein les poches. Ça donne l’impression d’une boulimie consumériste. Une jeunesse frustrée de ne pas tout avoir casse les vitrines pour prendre de force ce qu’elle ne peut pas acheter. Nahel a bon dos…

Cette jeunesse semble perdue. Elle n’a pas été éduquée. C’est évident. Elle n’a pas de valeurs civiques. C’est le drame de ceux qui ne sont ni d’ici ni de là-bas. Ceux qui se comportent comme si la terre où ils habitent est une terre étrangère. Si on ne fait rien, bientôt ici, chez nous, ce sera la même chose. Alors soyons lucides : ne rien faire, c’est faire le pire. Il faut donner à notre jeunesse des valeurs. Et ces valeurs ont pour nous un nom. Et ce nom c’est Jésus-Christ ! Dès lors, il faut le connaître d’abord, pour l’aimer ensuite et le servir enfin. Bref. Plutôt que de déprimer, bienvenue à la catéchèse paroissiale !

Un nouveau convoi!

Par Thierry Schelling
Photos : Sviatoslav Horetskyi

Quelle ténacité, quelle dévotion, quel enthousiasme même, malgré l’intolérable enlisement de cette guerre qui n’en finit pas – mais c’est malheureusement le propre d’une guerre, non ? Pas juste sa « perdurance » dans le temps, mais aussi parce qu’elle génère des solidarités, meut des personnes, agite des cœurs, réveille des générosités qui dormaient… Oui, au fond de l’humain se love un trésor de bonté. Et même le pire ne peut rien contre cette pugnace envie d’aider, d’aimer…

Le pèlerinage de Sviatoslav à Lourdes pour y rejoindre ses confrères des éparchies d’Allemagne et de France & Benelux a été l’occasion de déposer les fatigues au pied de Marie et de recevoir du Fils bien-aimé le sourire du devoir accompli. Dans l’humilité de nos faibles moyens. Mais avec l’arme de la foi…

La première des confessions pour les enfants de la communauté de Lausanne a été une autre façon de célébrer la vie… Sviatoslav est porteur de Celui qui est la Vie ! Merci à sa famille et aux paroissien.ne.s qui le soutiennent !

Un monument et un nom

Considérée comme sainte par beaucoup, Eva Calay ne sera probablement jamais officiellement canonisée. La religieuse belge a néanmoins reçu post mortem la plus haute distinction honorifique attribuée par l’Etat d’Israël et son nom est gravé sur le « Mur d’Honneur » dans le « Jardin des Justes » au mémorial de Yad Vashem de Jérusalem.

Eva Calay en 1931, à son entrée dans la congrégation.

Par Myriam Bettens | Photos : DR

Eva Calay s’oriente très tôt vers la vie religieuse et entre, en 1931, chez les Filles de la Croix, à l’âge de 23 ans. Son papa a néanmoins tenu à ce qu’elle achève des études avant son engagement dans la vie religieuse. Diplômée en littérature et en sténographie, elle est envoyée à Bèfve, dans la province de Liège, pour enseigner. La congrégation y dirige une école de filles avec pensionnat et une maison de repos pour personnes âgées. Durant la guerre, Eva et une de ses consœurs cachent des enfants juifs en les intégrant sous de faux noms au pensionnat. Elle restera à Bèfve jusqu’en 1955, date à laquelle elle retourne à Liège pour y prendre les fonctions d’économe, à la maison mère. 

En tant qu’économe générale, Eva a beaucoup de relations et se sent à l’aise partout. En 1965, la communauté la charge donc de mener à bien les travaux de construction et d’aménagement d’une nouvelle clinique gérée par les sœurs. Celle-ci sera ouverte en 1971. Or les médecins décident de la boycotter, car Eva s’attaque de front à leurs privilèges. Elle ne négocie pas, cette clinique destinée à soigner les gens dans le besoin n’est pas là pour enrichir les médecins. La faculté de médecine de Liège, désireuse de former ses stagiaires dans cette clinique d’avant-garde finit par accepter toutes les conditions d’Eva. La religieuse aura la gestion de cet hôpital pratiquement jusqu’à la fin de sa vie. Décédée en 1992 d’un infarctus, elle repose dans le caveau de la congrégation sous une dalle sans nom. En 2010, Eva est honorée du titre de « Juste parmi les Nations » pour avoir protégé et caché des enfants juifs dans le pensionnat de Bèfve, durant la guerre.

Reprise de la catéchèse paroissiale sur le secteur de Monthey

Réunion des catéchistes en fin d’année scolaire, juin 2023.

Si vous voulez que vos enfants dépassent le niveau moral de TikTok, si vous voulez qu’ils aient des valeurs authentiquement chrétiennes, inscrivez-les à la catéchèse 😃

Par l’abbé Jérôme Hauswirth, curé
Photo: abbé Lucien Favre

Notre société actuelle : en perte de repères

Les faits sont toujours plus manifestes : sans valeurs, notre jeunesse sera toujours plus égoïste et chaotique. Les manifestations en France suite à la mort de Nahel, l’été passé, sont une triste illustration d’une jeunesse sans repère (voir édito). Le retour à l’ordre passe par un retour à l’autorité, dans la famille, cellule de la société. Mais le retour à l’ordre passe aussi par un retour à l’ordre moral, éclairé par la Parole de Dieu et la sagesse de l’Eglise. 

Une école qui s’est déchristianisée

Les temps changent. Pour rappel, au XIXe siècle, le catéchisme dans les degrés primaires représentait 2h par jour ! L’enfant devait savoir lire, écrire, compter mais aussi avoir des valeurs chrétiennes, du civisme. Un siècle après, durant ma scolarité à Monthey, on est passé à 2h par semaine. Et aujourd’hui ? Nous essayons de proposer aux parents de venir 2h par mois, durant les messes du week-end.

Une catéchèse qui doit s’adapter

Depuis 20 ans, la catéchèse, dans le sens d’une transmission de la foi, ne peut plus se faire à l’école. L’école est laïque. Elle transmet via le cours Ethique et Cultures religieuses (ECR) des connaissances sur les principales traditions religieuses, un peu comme de la géographie ou de l’histoire. L’Eglise catholique compose avec cette réalité.

La catéchèse sur le secteur de Monthey se veut dans le prolongement des intuitions de nos prédécesseurs : une catéchèse de cheminement, durant tout le temps de la scolarité primaire, et non pas seulement l’année du sacrement (pardon, communion, confirmation).

Quel est le bon moment pour faire de la catéchèse aux enfants ? 

Notre réponse est la messe dominicale. La messe est le grand rendez-vous de toute la communauté. Ainsi une place adaptée a été prévue pour les enfants : au moment de l’homélie, les enfants rejoignent les catéchistes qui leur proposent un enseignement, adapté à leur âge, sur la Prière et la Parole de Dieu entendue à l’église.

Au final, soyez tous remerciés pour votre présence à la messe dominicale. Cela nourrit la présence de Dieu en nous et renforce nos liens de baptisés.

Merci aux anciens de continuer à porter ces projets pastoraux dans votre prière.

Avec toute ma reconnaissance.

Dans la partie francophone du diocèse de Sion et le territoire abbatial de Saint-Maurice (à l’exclusion du décanat d’Aigle).

La préparation au sacrement du pardon se fait en 4H, la célébration ayant lieu au printemps. 

La préparation au sacrement de la première communion se fait en 5H, la célébration ayant lieu au printemps. 

La préparation au sacrement de la confirmation, qui s’étend sur une année, se fait en 7H, la célébration ayant lieu en début de 8H (fin septembre). 

Grandir dans sa foi en prenant appui sur les valeurs chrétienne n’est pas réservé qu’aux enfants : les groupes : MADEP, Relais, « Fun and God », JCC, jeunes de Lourdes, ThéoCamp, Lectio Divina etc. sont là pour les ados et les jeunes afin de les aider à vivre la foi en communauté. Plus d’info sur nos sites internet. 

https://www.paroisse-monthey.ch/

https://paroisses-collombey-muraz.ch/

https://paroisses-hautlac.ch/

Merci aux mamans ou aux papas qui voudraient renforcer l’équipe d’animation. Plus nous sommes nombreux et plus
l’organisation est souple. Pas besoin d’être enseignant de métier. Un temps de lectio hebdomadaire au couvent des
bernardines le jeudi à 19h contribue à une réflexion et formation pour adulte en ce sens.

Tél. : 024 472 71 80.

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