Le cœur brûlant, se mettre en chemin…

Cette année, le Dimanche de la Mission universelle sera célébré le 22 octobre. Le thème du Mois et du Dimanche de la Mission universelle 2023 est « Le cœur brûlant, se mettre en chemin ».

Texte et photos par Missio Suisse

Ces mots font écho à l’expérience des disciples d’Emmaüs dans l’évangile de Luc (Lc 24, 13-35). Sur leur chemin, ils rencontrent le Ressuscité. Ils se rendent compte après coup que cette rencontre a rendu leur cœur tout brûlant, qui les pousse à annoncer la résurrection de Jésus.

Pendant ce mois de la Mission universelle, Missio montre, à travers l’exemple de l’Eglise en Equateur, comment la rencontre avec le Christ met en mouvement des femmes et des hommes qui vivent un quotidien fait de peur, de violence et de négation de la dignité humaine  C’est à partir de cette rencontre avec Dieu qu’ils s’engagent.

Prière pour le mois de la Mission

Père très bon, nous voulons suivre tes chemins le cœur brûlant, et d’un pas joyeux. Disciples missionnaires, sans craindre nos faiblesses nous marchons dans l’espérance avec Jésus pour porter ta parole à nos frères et sœurs aux quatre coins du monde. Rends-nous forts par la puissance de ton Esprit. Amen.

(Prière écrite conjointement par Missio Equateur et Missio Suisse)

Appels des Evêques suisses à l’occasion du mois missionnaire

Par l’Abbé Jean Scarcella, responsable du Secteur Mission

Chères sœurs, chers frères,

« Chaque être humain a le droit de recevoir l’Evangile. Les chrétiens ont le devoir de  l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme mais « par attraction ». Ces paroles fortes du pape François dans son Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » du 24.11.2013 (n° 14-15) nous rappellent que la mission est l’affaire de toutes et tous, et non pas de quelques « spécialistes » ou organismes dédiés. Du fait de son baptême, chaque croyant est appelé à être disciple-missionnaire.

[…] Aujourd’hui, c’est dans plus de 120 pays que la quête du Dimanche de la Mission universelle est réservée pour soutenir les diocèses qui ne sont pas encore financièrement autonomes, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Océanie. L’Eglise hôte pour cette année 2023 est l’Eglise en Equateur, avec qui Missio Suisse a déjà tissé des liens solides ; l’Eglise y est très vivante, active au plan pastoral, caritatif, éducatif et social, tout comme elle est facteur de stabilité politique.

Nous vous remercions d’avance de l’accueil bienveillant que vous réserverez à notre appel.

L’Eglise en Equateur : une témoin, Sœur Irma Navarro

Sœur Irma, vous êtes directrice diocésaine pour les missions, que vous dit le thème « Le cœur brûlant, se mettre en chemin » ?
Le cœur fait naître les idées et l’amour, les pieds nous portent pour aller vers les autres. Si le cœur ne brûle pas comme pour les disciples d’Emmaüs, rien n’est possible dans le travail de l’évangélisation. Je rappelle la phrase de Thérèse de l’Enfant-Jésus, la patronne de ma congrégation (et la patronne des Missions) : « Je serai l’amour ». 

Et la mise en œuvre du processus synodal voulu par le pape François ?
En Equateur, nous connaissons la très belle expérience de la « minga ». C’est une façon d’avancer ensemble connue des peuples indigènes, dans laquelle tous se réunissent pour un travail à faire en commun, pour un objectif communautaire. La participation et le travail en commun se trouvent en effet dans nos racines ancestrales. Au début, l’évangélisation passait par les missionnaires. Maintenant nous y participons à égalité, spirituellement et matériellement. L’Equateur compte de nombreuses communautés sans aucune ressource. Si dans vos cœurs généreux naît l’envie de nous soutenir, je vous dis merci : nous vous offrirons nos prières et notre affection.

Mgr Antonio Crameri, originaire des Grisons et né à Locarno, est évêque du Vicariat apostolique d’Esmeraldas, dans le nord-ouest de l’Equateur. La région souffre d’une violence endémique et des trafics illégaux, notamment de drogue. Outre son engagement en pastorale, Mgr Crameri est aussi fortement engagé sur le terrain social. C’est « L’Evangile mis en actes », avec le souci de l’éducation (34 institutions et 30’000 élè–ves) et de la santé, car l’hôpital de San Lorenzo, et le home pour personnes âgées d’Esmeraldas sont gérés par le Vicariat. Le climat de violence, les distances, l’état des voies de communication sont autant de défis pour l’évêque, qui puise sa force dans la prière et dans son tempérament résolument optimiste.

Faites un don en faveur des projets de Missio en Equateur

Cliquez sur le lien suivant et choisissez le moyen de paiement. MERCI.
https://www.missio.ch/fr/pay?qr_link=6&cHash=d8ce5a0ad33142a54d8d5c13ed58bd33

–> Retrouvez les détails de la campagne sur www.missio.ch/dmu

Que la lumière soit… et la lumière fut !

Comme une mise en bouche de la future restauration de notre église, sa toute récente mise en lumière révèle des beautés cachées.

Pour le Conseil de gestion de la paroisse de Monthey : Bernard Premand, président du Conseil de gestion, abbé Jérôme Hauswirth, curé de la paroisse
Photos : Bernard Premand, Bruno Chatard

Chère Montheysanne, Cher Montheysan,

Chère Paroissienne, Cher Paroissien,

Depuis près de 50 ans, notre très belle église paroissiale de style néo-classique n’a plus été restaurée.

Tout devient indispensable : de la restauration du toit à l’éclairage intérieur, des peintures intérieures et extérieures, du décrassage au dépoussiérage, des lumières au son en passant par le chauffage.

Dans ce but, nous collaborons étroitement avec l’Etat du Valais, par son service des Monuments Historiques et avec la commission épiscopale d’Art Sacré. Tout sera ainsi réalisé dans le respect de notre patrimoine.

Un investissement de plus de 2 millions s’avère nécessaire. Pour ce faire, nous devrions compter sur l’aide des pouvoirs publics et d’organismes d’aide, en plus d’un montant important mis par la paroisse elle-même. Cependant, nous avons besoin de votre soutien pécunier, de votre générosité. Nous le faisons par le biais d’une contribution dénommée :

DON POUR LA RESTAURATION DE L’EGLISE DE MONTHEY

Quelle que soit la somme versée, nous l’accueillerons avec gratitude, tout en relevant que celle-ci sera utilisée à bon escient et selon les principes de rigueur budgétaire. Nous vous délivrerons d’ailleurs une attestation puisque de tels dons sont déductibles des impôts.

En profitant de remercier toutes les personnes qui nous accordent souvent leur soutien financier et toutes celles qui se dévouent régulièrement pour la vie et le dynamisme de notre paroisse, nous vous sommes reconnaissants par avance de l’intérêt que vous porterez à notre démarche exceptionnelle.

Pour vos dons :

CH76 8080 8009 8990 4341 5
Paroisse de Monthey
1870 Monthey

Denis Rossier, heureux auxiliaire funéraire

 

Denis Rossier a longtemps œuvré professionnellement dans le milieu bancaire. Il a aussi siégé avec fidélité dans des Conseils de paroisse. Préretraité, il œuvre désormais à temps partiel comme auxiliaire funéraire pour les entreprises Périsset et Verdon. Une activité dans laquelle il se sent gratifié. Il en parle avec un bel enthousiasme.

Par Claude Jenny
Photo : Georges Losey

Il aura bientôt l’âge de la retraite et a consacré beaucoup de son temps aux activités paroissiales. En siégeant 15 ans d’abord au Conseil de paroisse de Font-Châbles puis dans le conseil de la nouvelle paroisse fusionnée. Ce printemps, au terme de la première législature du Conseil de paroisse né de la fusion, il a rendu son tablier d’adjoint aux finances. Mais pas question de rester inactif ! 

Un choix apprécié

Aussi, lorsqu’un proche lui dit qu’il a « la tête de l’emploi » pour travailler pour les pompes funèbres, il fonce ! postule et est engagé comme auxiliaire à 10-20%. Et le moins que l’on puisse dire après un semestre de pratique, c’est qu’il ne regrette pas ce choix !

« Etre proche des familles endeuillées lors des célébrations, conduire la voiture mortuaire lors du dernier voyage, procéder aux soins aux défunts, assurer le service à l’espace funéraire de Payerne, autant de volets de ce qui est devenu le travail pour lequel j’étais fait. Il me va comme gant » dit-il sans faux-fuyant. « Je me sens vraiment utile en étant proche des familles endeuillées » ajoute celui qui « avale » sans perdre son sourire les remarques de certaines des nombreuses personnes qu’il connaît et qui l’interpellent parfois en lui disant « Salut le croque-mort ! Tu vas bien ? »

Ben oui, on peut être « croque mort » – on dit plutôt agent funéraire – et se sentir bien ! « Nous formons une belle équipe entre les permanents et les auxiliaires. Nous assurons notre rôle avec beaucoup de solidarité entre nous » dit-il en parlant avec empathie de ses collègues. L’empathie ! Un mot qui « colle » parfaitement à la personnalité de Denis Rossier, lui qui œuvre aussi année après année comme hospitalier lors du pèlerinage des malades à Lourdes. Et, histoire de changer de costume, chante aussi dans le chœur mixte paroissial de Font-Châbles-Cheyres.

Prions avec les saisons de la vie

Prière transmise par Mireille Duc

Pour les saisons que papa a vécues,
pour ses années de jeunesse,
pour les projets qu’il a réalisés,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les étés que papa a connus,
pour ses années de travail,
où il a semé son temps, ses énergies, sa tendresse pour les autres,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les automnes que papa a vécus,
pour ses temps de récolte
où il a moissonné le fruit de son travail
pour le bonheur qu’il a connu, dans sa famille, ses amis,
Bénis sois-tu Seigneur.

Pour les hivers que papa a traversés,
pour ses temps d’épreuves,
où mystérieusement une autre vie se préparait,
bénis-soi-tu Seigneur.

Pour cette cinquième saison dans laquelle papa est entré,
saison de plénitude, saison hors du temps et de l’espace,
saison dont tu es le soleil et la rosée.
bénis sois-tu Seigneur.

Près de chez nous, l’Abbaye Notre-Dame d’Abondance

En France voisine, dans le village d’Abondance, il est un bijou niché dans un écrin de verdure s’ouvrant sur un cirque de montagnes : fondée au 12e siècle par des chanoines issus de l’Abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, Notre-Dame de l’Assomption connaîtra grandeur et décadence avant de devenir le premier édifice savoyard classé au titre de « Monument historique » en 1875.

Par Anne-Laure Martinetti 
Photos : Patrick Brault /  Pôle Culturel d’Abondance

La première date qui apparaît est celle de 1108 : l’Abbaye d’Agaune offre une autonomie à son Prieuré datant du 11e siècle. Les chanoines de Saint-Augustin vivent alors en bonne entente avec le grand seigneur de la vallée, un certain Louis de Féternes. Le Prieuré devient officiellement une Abbaye en 1139. Grâce à de nombreuses donations et au travail acharné des religieux, elle connaît alors une grande prospérité. C’est une époque rayonnante pour l’établissement dont l’influence s’étend sur tout le diocèse de Genève. Il fonde dans son sillage les Abbayes de Sixt, d’Entremont, de Grandval et de Gouailles. Sous sa juridiction, de nombreux Prieurés ruraux essaiment dont celui de Nyon. En 1155, le pape Adrien IV félicite les chanoines qui signent un traité de confraternité avec Agaune.

Le Bas Moyen Âge : une période sombre Mais à la grandeur succède souvent la décadence et l’histoire de ce lieu unique ne fait pas exception à la règle. En 1433, l’Abbaye passe sous le régime de la Commende, mode de commandement dont les abus entraîneront un fléchissement temporel et spirituel. Puis en 1446, un terrible incendie ravage la nef, le clocher de l’abbatiale, épargnant miraculeusement le cloître. Le déclin s’accentue jusqu’à l’intervention en 1606 de François de Sales, évêque de Genève ayant ramené le Chablais au catholicisme, qui va œuvrer afin de rétablir l’ordre monastique. Puis Paul V remplacera les chanoines par des cisterciens feuillants. C’est un nouvel élan pour l’Abbaye, élan de courte durée puisque le déclin se poursuivra : les Feuillants entrent en conflit avec les habitants de la vallée, les autorités religieuses et en 1633, un second incendie ravage à nouveau une partie des lieux. Enfin des scandales éclatent : amours clandestines, beuveries et bagarres, les religieux n’observent plus aucune règle et c’est finalement le Duc de Savoie, Charles-Emmanuel III, qui demandera la suppression de l’Abbaye au pape Clément XIII en 1761. Au 19e siècle, une partie de ses bâtiments sera occupée par les bureaux de la mairie.

Et aujourd’hui ? – Malgré son histoire mouvementée, la bâtisse demeure attractive à plus d’un titre. Le cloître de construction gothique, édifié au 14e siècle, est décoré de magnifiques peintures murales parmi lesquelles « L’Annonciation », « La Nativité », « La Fuite en Egypte », « Jésus parmi les docteurs ». Il s’agit là de manifestations remarquables de l’art religieux médiéval en Savoie. Elles émaneraient des ateliers de Giacomo Jaquerio, chef de file de l’art pictural dans les Etats de Savoie au début du 15e siècle. Les cloîtres peints, si nombreux en Italie, restent très rares en France : avec Marie pour personnage central, les œuvres mêlent les arts religieux, seigneurial et populaire. Les sculptures quant à elles, taillées dans la molasse, représentent aussi bien des scènes bibliques que les travaux des champs d’antan.

Construite vers 1275, l’abbatiale, munie d’un clocher à bulbe, nous rappelle la période de splendeur de l’Abbaye. Sur le plan architectural, elle est la seule église de Savoie à posséder des chapelles absidiales et un déambulatoire. Elle possède un mobilier exceptionnel, notamment un magnifique siège abbatial du 15e siècle, et est ornée de statues en trompe-l’œil attribuées à l’artiste piémontais Casimir Vicario. Réalisées en 1845-46, ces dernières, situées dans les voûtes du chœur, représentent les apôtres et les vertus morales. Entre 2002 et 2006, l’église a fait l’objet d’un vaste programme de rénovation. A découvrir également, un musée d’art religieux contenant une riche collection d’ornements et d’objets liturgiques allant du 15e au 20e siècle : textiles, orfèvrerie, tableaux, statues, reliquaires, livres : 1’500 objets retraçant l’évolution de l’art sacré, des techniques et des matériaux sur plus de 500 ans. 

Vous l’aurez compris, l’Abbaye Notre-Dame d’Abondance mérite plus qu’un détour. Elle est digne d’intérêt de son entrée principale à la charpente du monastère en passant par les quatre cloches de l’abbatiale qui égrènent le motif de « Parsifal ». La visite peut en outre être couplée avec celle du Musée du Fromage d’Abondance. Bien que relevant d’un tout autre registre, il s’agit là aussi d’un témoin d’intérêt du patrimoine local.

Aller sur place ?

Trajet Martigny – Abondance : 1 heure (57 km) par le Pas de Morgins.

Visites commentées, libres avec audios par QR code, activités pour les enfants. Fermeture annuelle du 4.11 au 25.12 + 01.01. En octobre, ouvert l’après-midi en semaine. 

Web : www.abondance-tourisme.com (infos et visite virtuelle). 

Tél. +33 4 50 73 02 90.

Nos fleuristes au service de la prière

Les fleuristes présentent leur arrangement floral, confectionné lors de cette journée.

Le samedi 19 août, les fleuristes de nos paroisses se sont rencontrés à la cure de Choëx pour une formation. Certains sont déjà expérimentés, d’autres viennent de commencer ce service, tous ont à cœur de rendre nos églises belles et accueillantes pour les messes dominicales.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Simone Buisson

Pour cette journée, nos fleuristes ont bénéficié des conseils, des encouragements et du savoir-faire de Simone Buisson, fleuriste et patronne de l’Atelier Rithner fleurs. « Les fleuristes sont des bénévoles importants : ils embellissent l’église pour aider la communauté à mieux entrer dans la prière » rappelle d’emblée la formatrice. Le travail des fleuristes, souvent dans l’ombre, met en valeur la beauté de la création de Dieu. 

La journée se déroule dans une ambiance sympathique et conviviale. Les anecdotes nourrissent les échanges. On entend beaucoup de joie et de plaisir à rendre ce service. La confection des bouquets dans l’église est, pour certains, des moments privilégiés en Sa présence. Les fleurs nous disent « je t’aime », « je pense à toi », « bienvenue ». Ce sont ces mots aussi que les bouquets de nos églises murmurent à Dieu et toute personne qui entre dans Sa maison.

Merci aux fleuristes de nos paroisses pour leur créativité et leur précieux engagement. Merci à Simone pour sa disponibilité et son expérience.

Prière 

Prière tirée de «autour de Nicole et Pierre»

Une fleur pour toi, comme un sourire à te donner.

Une fleur pour moi, comme une parole échangée.

Une fleur pour nous, comme une joie à partager.

Une fleur pour Dieu, comme un désir à faire grandir.

Une fleur pour Dieu, comme une rencontre à venir.

Pour compléter son équipe, la paroisse de Monthey, cherche deux fleuristes. 

Les intéressés peuvent s’adresser à Sandrine Mayoraz 079 739 24 22.

Steve Perrinjaquet: Un Monsieur pompes funèbres épanoui

Steve Perrinjaquet, au premier plan, avec quelques membres de son équipe lors d’une célébration funéraire.

Pierre Périsset est l’un des personnages parmi les plus connus dans le landerneau broyard ! Un demi-siècle de règne à la tête des pompes funèbres locales, ça marque ! Celui qui dirige les Pompes funèbres Périsset à Estavayer et Verdon à Payerne, Steve Perrinjaquet, assume avec beaucoup d’entregent cette succession de « M. Pompes funèbres » dans toute la région broyarde. Et avoue qu’il a voulu exercer cette activité particulière.

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

Steve Perrinjaquet dirige toute l’équipe que coiffent les deux entreprises, elles-mêmes sous le giron de Murith SA : quatre employées fixes et une demi-douzaine d’auxiliaires. Il a peu travaillé avec son prédécesseur mais sans doute s’est-il aisément inséré dans le moule broyard, tant il est vrai qu’en matière de funérailles les pratiques peuvent varier un peu d’une région à l’autre. « Ici, les familles veulent majoritairement des funérailles plutôt traditionnelles » confie-t-il. En tant que responsable, il est donc peu exposé aux demandes insolites, voire farfelues. « J’essaie dans la mesure du possible de répondre aux attentes du défunt s’il a exprimé des désirs ou de la famille, mais il est clair que nous avons des règles éthiques dont nous ne dévions jamais » précise-t-il.

Comme un appel

Il était boulanger mais il a complètement bifurqué en voulant devenir agent funéraire. « Au décès de ma grand-maman, qui s’était beaucoup occupée de moi, j’ai senti que je devrais changer de métier. Ce fut comme un appel intérieur. J’ai cherché des places de stages. Je suis arrivé ici en 2017 et je fonctionne comme directeur depuis 2020 » explique cet enfant d’Yvonand qui vit toujours à la frontière vaudoise mais a su se faire apprécier des familles broyardes, tant vaudoises que fribourgeoises, les deux entreprises – Périsset et Verdon – rayonnant avec un quasi-monopole dans la Broye. Ce qui signifie beaucoup de deuils à gérer en une année. Steve Perrinjaquet refuse d’en dévoiler le nombre mais il suffit de consulter les avis mortuaires pour comprendre qu’ils sont nombreux entre les
12 communautés de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ainsi que les UP Saint-Barnabé et Notre-Dame de Tours. Un vaste territoire qui exige une organisation bien huilée avec des tâches spécifiques pour chacun des membres de l’équipe des permanents.

Excellente collaboration avec la paroisse

Steve Perrinjaquet est sincère lorsqu’il confie que la collaboration avec les personnes qui s’occupent des deuils dans la paroisse Saint-Laurent Estavayer fonctionne à merveille. « Une organisation exemplaire qui fait que notre tâche à nous, entreprise de pompes funèbres, s’en trouve grandement facilitée » souligne-t-il pour déplorer qu’il faille multiplier autant de démarches administratives pour informer d’un seul décès. L’informatique ne simplifie pas tout…

Arrive-t-on à débrancher en arrivant chez soi lorsque l’on fait un tel métier ? « Il le faut ! Il faut pouvoir switcher et passer à autre chose » dit-il. Lui, en tant que papa solo, consacre du temps à son fils de 8 ans, pratique la course à pied, fonce au guidon de sa moto. Il n’empêche : ce métier de « M. Pompes funèbres » exige des qualités particulières. Steve Perrinjaquet ne regrette surtout pas son choix. Difficile de ne pas sentir chez lui un épanouissement naturel, tout en veillant à donner le maximum de dignité à ces moments de deuil qu’il partage avec les familles.

De gauche à droite, Steve Perrinjaquet, Colin Joye, Kylian Hauser et Oscar Gonzales.

L’aventure d’une centenaire

Le parcours de Marguerite Blanchard (1898-1998) publié aujourd’hui sous le titre « Une vie rayonnante »*, reflète l’action extraordinaire de Dieu dans la vie ordinaire d’une enfant, d’une adolescente, d’une femme qui a choisi de placer sa confiance en Jésus, en toute circonstance.

Par Olivier Taramarcaz 
Photos : maisonbible.ch 

Marguerite a 5 ans. Durant l’année 1903, sa maman, atteinte de tuberculose pulmonaire est hospitalisée. Avec sa petite sœur Emilie, elles sont mises en pension. Elles souffrent d’un sentiment d’abandon. Un an plus tard, quelques jours avant sa mort, Marguerite rend enfin visite à sa maman. Cette dernière lui annonce : « Je vais bientôt partir pour un très grand voyage. Pendant très, très longtemps, nous n’allons pas nous revoir […] Aime le Seigneur Jésus de tout ton cœur et, un jour, nous nous retrouverons dans la présence du bon Berger pour toujours. » Marguerite apprend à se confier au bon Berger. Le Seigneur devient son protecteur, celui qui l’aime et qui prend soin d’elle. Elle réalise ce que cela signifie d’être consolée dans des moments de tristesse et de manque d’affection. Son papa se remarie. Marguerite ne trouve pas de place dans le cœur de sa belle-mère. 

Confiance dans la solitude – Durant l’hiver 1912, le papa décède à la suite d’un accident. L’oncle et la tante des deux orphelines décident d’envoyer Emilie, 12 ans, dans un orphelinat, et Marguerite, 14 ans, à la campagne. Elle se retrouve dans une famille paysanne, avec des inconnus. Très vite, elle déchante. De lourdes corvées lui sont imposées du matin au soir. Elle subit les menaces d’une matriarche sans attention pour la jeune fille qu’elle est, ni égard pour sa situation. Elle se réfugie lorsqu’elle le peut, dans sa petite mansarde, médite les paroles de la Bible. Touchée par l’invitation de Jésus : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Mt 11, 23), elle s’abandonne au Sauveur. Renouvelée intérieurement, elle se sent fortifiée au cœur même du climat délétère auquel elle ne peut échapper. 

Epreuve de la maladie – En 1916, Marguerite apprend qu’elle est atteinte de tuberculose pulmonaire. Les médecins lui annoncent qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Elle se retrouve dans un sanatorium à Leysin. Elle apprend à demeurer dans le calme et la paix de Dieu. Deux années s’écoulent. Un jour, une jeune amie décède de la tuberculose. Profondément affectée, elle est découragée. Sa santé ne s’améliore pas. Elle ne voit pas d’avenir se dessiner devant elle. Une parole déjà reçue retentit dans son cœur à ce moment-là : « Tu iras auprès de qui je t’enverrai. […] Ne crains pas. Je suis avec toi pour te délivrer. » (Jr 1, 6-8) Elle reprend confiance et prie : « Seigneur, si telle est ta volonté, tu peux me redonner la santé, pour qu’un jour, je puisse te servir en soignant des malades. » Peu après, la fièvre la quitte définitivement. Elle est considérée comme guérie. Elle expérimente concrètement la manière dont le Seigneur agit dans tout son être, dans son corps aussi, par son Esprit.

Engagement de foi – Marguerite s’engage dans les soins. Elle obtient son diplôme d’infirmière en 1929. Des souvenirs reviennent à sa pensée sur l’appel et la parole reçus des années plus tôt. Elle se sent pourtant bien fragile pour s’engager. En pleine lutte intérieure, elle se remémore le chemin parcouru. Elle mesure alors que le Seigneur ne lui demande pas de s’appuyer sur ses propres sentiments, ni de se mépriser du fait de sa santé fragile. Elle médite alors ces paroles : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Co 12, 9) 

Mission en Egypte – Quelques années plus tard, après avoir terminé sa formation à l’école biblique de Genève, lui parvient la proposition d’accompagner, comme nurse, une famille se rendant en Egypte. Marguerite Blanchard rejoint l’Egypte le 17 octobre 1935. Elle est accueillie sur le port par Hans et Liliane Scheidegger, qu’elle a déjà côtoyés en Suisse. Marguerite trouve auprès d’eux une famille de cœur. Leur salon devient un lieu de partage et de méditation de la Parole. De nombreuses personnes invitées par Marguerite y débutent leur chemin de foi. Elle s’engage dans plusieurs services hospitaliers, jusqu’en 1948. Le jour de son départ pour la Suisse, son amie Liliane Scheidegger donne naissance à son quatrième fils François. 

L’aventure d’une centenaire – Sur l’insistance de personnes l’invitant à raconter son histoire, Marguerite Blanchard décide de se mettre à l’établi à 93 ans ! Elle trouve le soutien, pour écrire et donner forme à son récit, auprès de François Scheidegger qu’elle a vu naître à Alexandrie. A 17 ans, Marguerite a reçu le verdict qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre. Elle a vécu jusqu’à l’âge de 100 ans, voyageant et s’engageant dans plusieurs pays. La jeune femme qui a décidé de marcher dans un cœur à cœur avec le Seigneur, a éprouvé la réalité de la parole de Dieu : « L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée. » (Ps 121, 7-8) 

* Marguerite Blanchard et François Scheidegger, Une vie rayonnante. J’étais rejetée, il m’a adoptée, éditions Scripsi, La Maison de la Bible, Romanel-s /Lausanne, 2023, 198 p.

Carillons de notre église Saint-André, Muraz

Série de cloches permettant l’exécution de mélodies.

Par Raymond Turin
Photos : DR

Depuis sa rénovation, l’église de Muraz bénéficie d’une nouvelle cloche et depuis peu s’est ajouté un répertoire de mélodies produites par le carillon. Passage en revue avec l’un des concepteurs de ces mélodies, Raymond Turin.

Historique
Nous avions 10 carillons créés par quelques personnes de notre village.

Ces carillons étaient réservés pour des évènements particuliers (Fête-Dieu, Noël…).

Les tonalités des cloches étaient les sol, la, si, do# et mi.

A l’aide de ces quelques notes, la composition musicale était quelque peu limitée.

Ces carillons étaient enregistrés et leur déclenchement se faisait manuellement.

Rénovation de notre église – Nouvelle cloche 
La rénovation de notre église a été initiée en 2019. Lors d’une réunion du Conseil de gestion durant cette période, il a été décidé d’ajouter une cloche à notre clocher. La raison était de permettre la création de nouveaux carillons pour obtenir des mélodies plus élaborées. La tonalité de cette nouvelle cloche est la note ré.

C’est la fonderie Rüetschi d’Aarau (AG) qui a coulé cette cloche. Le site web de notre paroisse vous permet de voir le film du coulage de cette cloche ainsi que la cérémonie de la montée de la cloche au clocher. 

Nouveaux carillons
Avec une nouvelle cloche cela devenait évidemment beaucoup plus facile de composer d’autres mélodies.

Un concours a été lancé auprès de la population de Muraz-Illarsaz pour donner la possibilité à tout un chacun de créer une mélodie.

C’est ainsi que quatre personnes se sont inscrites et ont participé à ce concours. Les résultats de ce concours ont été annoncés lors de la Fête patronale Saint-André de 2020.

L’objectif de ces nouveaux carillons était d’animer de manière automatique certaines fêtes paroissiales et l’arrivée et la sortie des enfants de l’école.

Deux personnes (M. Vannay René de Vionnaz, carillonneur et musicien émérite et moi-même) ont donc consacré une bonne partie de leur temps pour créer des mélodies avec pour objectif : obtenir des airs connus et joyeux d’animation pour les domaines religieux et profanes suivants :
> les dimanches ;
> chaque jour de la semaine (au matin) ; 
> les Fêtes paroissiales ;
> les Fêtes patronales ;
> Noël ;
> les Fêtes à la Vierge ;
> les baptêmes ;
> les mariages ;
> les écoles (bâtiments à proximité).

Pour information, toutes nos cloches disposent de marteaux qui frappent les cloches et donnent ainsi la possibilité de faire des carillons.

Pour chaque domaine, plusieurs mélodies (environ 120) ont été créées.

Dans certains cas, le déclenchement de carillons se fait de manière automatique (programmée). Exemple : horaires d’entrées et sorties des classes scolaires.

Dans d’autres cas, le déclenchement des mélodies se fait soit manuellement soit les mélodies sont déclenchées de manière aléatoire sur une fonction programmée.  

Qu’il s’agisse de cloches à la volée, de carillons manuels ou automatiques, leurs mélodies familières se fondent dans le paysage et rythment notre vie quotidienne. Cela a été le vœu du Conseil de gestion.

Bonne écoute et… pour certaines mélodies, vous pouvez les accompagner… en paroles !

Le «Café deuil» ou… s’ouvrir pour moins souffrir

Une fois par mois, le troisième mercredi, deux femmes possédant un bagage d’« écouteuse » animent à Estavayer un « Café deuil ». Un rendez-vous où les personnes endeuillées peuvent venir s’ouvrir de leurs peines, chagrin, douleurs sans aucun jugement ni connotation religieuse. Un lieu « pour s’ouvrir afin de moins souffir ».

Par Claude Jenny 
Photo : LDD

Claudine Duc et Francine Clément, les deux initiatrices du « Café deuil » staviacois ont pensé qu’une telle offre d’écoute n’existait pas dans la région et se sont lancées au début de cette année. « Nous ferons le bilan à la fin de la première année, mais nous pouvons sans doute déjà dire que notre démarche répond à un besoin, note la Staviacoise Claudine Duc. Une personne endeuillée éprouve le besoin d’être écoutée, de pouvoir déposer sa peine, tant il est vrai que chaque personne vit différemment un deuil et nous nous sommes rendu  compte qu’il n’existe pas tellement de lieux où c’était possible de venir en confiance pour être écoutée dans la bienveillance. »

Parler, écouter, partager

« A chaque rencontre, une demi-douzaine de personnes sont présentes, donc un petit groupe, ce qui crée une bonne synergie.  Et en partant, elles disent que ça fait du bien d’être écoutées, même s’il n’y a pas d’obligation de parler. Parfois le simple fait d’écouter les autres fait déjà du bien » note la Staviacoise.

Le duo possède évidemment l’expérience d’être à l’écoute des autres : Claudine Duc en tant que travailleuse sociale ayant suivi de nombreuses formations et Francine Clément comme accompagnatrice de fin de vie et se formant actuellement comme doula. Si les « Café-deuil » ont lieu à « La Source », l’hôtellerie rattachée au monastère des dominicaines, c’est parce que le lieu est calme, qu’il se prête bien à ce type de rencontres et qu’il est mis gracieusement à disposition par les moniales. Mais le « café-deuil » n’a aucune connotation religieuse, et il est donc ouvert à des personnes de toutes confessions et de tous âges. Les deux accompagnatrices ne se substituent aucunement aux professionnels de l’accompagnement et si elles sentent qu’une personne participant au « Café-deuil » a besoin d’un suivi par un spécialiste, elles en font la suggestion.

Aussi le soir ?

Les rencontres ont lieu le matin, ce qui n’est pas forcément un horaire pratique pour tout le monde. « Il arrive que des personnes prennent congé pour venir » relate Claudine Duc mais nous allons réfléchir à l’idée d’organiser un autre rendez-vous en fin de journée. Elles étudieront aussi d’autres extensions possibles de cette démarche, par exemple un « Café-divorce » ou la mise en place de groupes d’entraide.

« La force du café-deuil, c’est le groupe. Il apporte une richesse qui profite à chaque participant » disent les deux femmes initiatrices de cette belle démarche au service d’êtres fragilisés à la suite d’un deuil.

Le 3e mercredi du mois 
20.9 / 18.10 / 15.11 / 20.12.2023
de 9h à 10h30

Nous sommes à votre écoute pour accueillir et partager votre vécu. Dans la bienveillance, le respect et la confiance.

Claudine Duc et Francine Clément, formatrice d’adulte et animatrice.

Centre d’accueil La Source Sœur Dominicaines
Rue de Forel 1, Estavayer-le-Lac
Renseignements : C. Duc, 079 477 75, F. Clément, 079 529 20 56

« Le malade passe avant la maladie »

Par Thierry Schelling
Photo : DR

A la Saint Luc, en octobre 2021, le pape François reçoit des membres de la Fondation du campus bio-médical de Rome. Il leur dit trois petites choses :

« Le malade passe avant la maladie » ; « pas juste des professionnels, mais des personnes qui s’accueillent et s’entraident », la thérapie de la dignité humaine ; « les soins sans la science sont vains et la science sans les soins est stérile. » De belles petites « capsules » de méditation pour le corps médical dans son entier.

Il continue par décrier la mise du profit comme première intention au lieu des besoins des malades, spécialement ceux qui ne peuvent pas payer les coûts exorbitants de leur traitement. Une constante bienveillance pour la profession qui ne date pas d’hier.

« Détabouiser » le sujet !

Pie XII, en 1949, reçoit les médecins catholiques pour les exhorter à être des « agisseurs sur le corps et l’esprit » du patient. Il parle de « vocation » de médecin. Mais ce seront les photos de son visage agonisant qui seront divulguées par son propre médecin (!) aux médias, qui feront un réel scoop : désormais, la santé du pape, son agonie même, sont « détabouisées » !

Entre secret et polémique…

C’est dès Léon XIII que l’on a des écrits liant pape et médecins1 – le sien, personnel, appelé archiatra pontificio – titre hérité de la Byzance chrétienne – dont la liste commence au XVIIIe siècle déjà ! Mais cela ne signifie pas que l’on peut divaguer sur la santé du pontife. Qui se souvient que Paul VI a été opéré « d’une souffrance de routine chez les hommes d’un certain âge » (la prostate !) ou que Papa Wojtyla souffrant de la Parkinson a été montré au monde jusqu’à la toute dernière apparition du Palais Apostolique et dont les proches affirmaient : « Ce sont les meilleures années de son pontificat ! » (sic !) 

Jadis indicible, la santé du Pape aujourd’hui alimente potins et journaux : pour une inflammation d’un genou, on évoque un prochain conclave ! Pour un aveu de « névrose » – François avait confié à N. Castro d’écrire l’ouvrage précité « dans lequel je vais vous parler de mes névroses » ! –, on crie à l’inaptitude à gérer les affaires… 

Sans oublier les morts de deux papes pour des problèmes cardiaques, Pie XI et Jean-Paul Ier, mais qui, le jour d’après, auraient dû prononcer des discours forts…De là à diagnostiquer un complot, il n’y a qu’un coup de bistouri !

1 Cf. N. Castro, La santé des papes : médecine, complots et foi. De Léon XIII à François, Piemme, 2021.

En rénovation

Photo : Gérard Puippe

La rénovation de l’église de Bovernier suit son cours avec son lot de surprises, comme la découverte de croix colorées peintes mais cachées par la rénovation de 1979, ou encore le trou béant qui s’est ouvert soudainement sous les chenilles de la rétro dans le cœur de l’église laissant apparaitre une ancienne tombe sans doute des débuts de l’église. Pour que notre église retrouve dès que possible tous ses atours, aidez-la par un don… Paroisse, 1932 Bovernier IBAN : CH60 8061 3000 0060 1326 8.

Votre paroisse, ce sont eux

Nous annonçons des merveilles

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Celui qui est à l’origine de tout, m’a donné la vie. A moi de découvrir son sens et de goûter à sa saveur… de l’apprécier et m’en réjouir. Le Créateur fait de moi son collaborateur, son partenaire… 

Par son Fils Jésus, le Christ, je reçois une dignité plus grande encore : désormais, celui par qui tout existe, cet Absolu, permet que je l’appelle « Père » ; il fait de moi son enfant, m’offrant plus qu’une aventure terrestre. Jésus, qui a donné sa vie pour moi et qui a vaincu la mort, m’assure d’une vie pour toujours. Quelle merveille ! Et quelle magnifique mission de la proclamer !

L’Eglise – la communauté fondée par le Christ – est chargée depuis des siècles de proclamer les merveilles de Dieu, de sa création et des humains, ses enfants. Par le baptême, je suis plongé dans la Vie de Dieu et je suis envoyé pour dire… pour crier, ou pour murmurer… à temps et à contretemps : « L’homme, tu vaux plus que tu penses ! »

C’est superbe d’être une communauté pour vivre ensemble des mêmes grâces : célébrer le Seigneur de tout, se donner pour les autres ou encore annoncer les merveilles…

Aujourd’hui, nous présentons la vie de notre grande paroisse, en te souhaitant, chère lectrice / cher lecteur de te sentir accueilli et chez toi. Engage-toi pour proclamer les merveilles, et tu deviendras encore plus joyeux !

Les dons sont variés… les services sont variés… les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.

S’engager pour la communauté

Par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse

Les cinq premières années de la nouvelle paroisse Saint-Laurent Estavayer se sont écoulées, cinq années de présidence durant lesquelles beaucoup d’éléments, d’informations ont été regroupés et naturellement des décisions à prendre.

Mes motivations à être conseiller de paroisse ou… comment j’en suis arrivé là ? Un peu par hasard et beaucoup de désirs de faire quelque chose pour ma communauté. C’est suite aux Céciliennes organisées à Lully, où je faisais partie du comité d’organisation, que Benoit Pillonel, président de paroisse de Lully, m’a approché pour me demander de siéger au conseil et prendre sa place de président. D’un côté, la joie et l’honneur que l’on ait pensé à moi et, de l’autre, je ne le cache pas, l’inquiétude de l’inconnu. 

La flamme pour s’investir

Mais finalement, au fil des années et des rencontres, on s’aperçoit que toutes les personnes qui œuvrent pour notre paroisse ont le même but, « le bien-être de la communauté, l’entretien et la mise en valeur de nos bâtiments, que les Fêtes soient belles, réussies, porteuses de joie et de satisfaction ». Je ne peux que remercier les paroissiens de la confiance qu’ils portent au Conseil de paroisse. 

Je rajouterais que les défis de la préparation de la fusion de nos 12 anciennes paroisses fut également une grande motivation pour continuer. La mise en place de la nouvelle Paroisse Saint-Laurent Estavayer représenta également un gros challenge vu les attentes de nos communautés. Il y a encore du travail. et c’est ça qui me fait garder la flamme de l’investissement pour la communauté.

Des visites appréciées des personnes seules

Par Christiane Pochon, visiteuse à domicile 

Il y a environ 20 ans, le prêtre de notre paroisse m’a proposé d’exercer le service d’auxiliaire de la communion. D’abord étonnée par cette demande, je me suis engagée avec conviction. 

Après une journée de formation, j’ai contacté quelques personnes seules pour leur proposer une visite afin de leur offrir le sacrement de l’eucharistie. Quelle joie pour ces gens qui n’avaient plus la possibilité d’assister à la messe !

Partager ce temps d’amitié est très important. Pour moi, ces moments sont très enrichissants. Toutes ces personnes sont maintenant décédées et je regrette de ne plus continuer ce mandat pour le moment. Je reste toujours à disposition pour de nouvelles demandes.

Le Conseil de paroisse me sollicite également pour visiter les ainés de notre communauté qui résident dans les homes ou à leur domicile. Pour ces paroissiens,  c’est essentiel de maintenir le contact avec les habitants de nos villages. J’ai aussi beaucoup de plaisir et de satisfaction à passer un moment avec eux.

Un sacristain de 15 ans ou… quand l’engagement n’attend pas !

Portrait de Mikel-Ange Sancho, sacristain  à Seiry

L’image d’un sacristain est souvent celle d’un monsieur âgé et bedonnant. Mais détrompez-vous, chez nous ce n’est plus le cas depuis longtemps ! La preuve : plusieurs jeunes sacristains sont actifs dans nos communautés. Et à Seiry, Mikel-Ange œuvre depuis le début de l’année et du haut de ses 15 ans, il est certainement un des plus jeunes sacristains du canton !

Il a commencé son engagement à l’église comme servant de messe vers l’âge de 8 ans, sur recommandation de son papa. Mais il participait déjà à la messe auparavant avec sa famille.

Cet automne, de nouveaux jeunes servants sont venus renforcer la cohorte de Seiry. C’est ainsi qu’il répond à l’appel de Julien Messer de prendre le relais comme sacristain. Et Mikel-Ange accepte volontiers cette nouvelle mission ! Pour lui, ça ne change pas grand-chose, si ce n’est qu’il découvre la messe sous un autre angle.

Comme sacristain, il se rend avant tout le monde à l’église pour préparer le matériel nécessaire pour le prêtre ainsi que les micros. Il accueille, conseille les servants et veille sur eux pour que tout se passe bien durant l’office.

Malgré un peu de stress, il trouve beaucoup de satisfaction dans cette nouvelle fonction.

Faire que l’Eglise soit là quand il faut !

Par Gery Stuart, membre du Conseil de communauté de Cheyres

Je viens de… Whitefield, Manchester. La messe avait lieu chaque dimanche d’abord dans une salle, puis à l’église Saint-Michael ; mes parents étaient les membres fondateurs de cette communauté. Je suis arrivée à Cheyres en 2017 après plusieurs autres lieux de résidence et ai découvert que je vivais à 2 minutes de la belle église Saint-Nicolas. Etant catholique pratiquante, il n’a jamais été aussi facile pour moi d’assister à la messe et de fréquenter la communauté paroissiale.

Je suis maintenant à la retraite et j’ai du temps à redonner à l’Eglise qui m’a soutenue tout au long de ma vie.

Je me suis sentie honorée d’avoir l’opportunité de rejoindre le Conseil de communauté et de pouvoir faire ce que je peux, selon mes moyens – car le français n’est pas ma langue maternelle – pour aider et développer notre communauté de Cheyres.

Nous vivons dans un monde très matérialiste, mais je veux que l’Eglise soit là quand les gens ont des besoins.

Voilà le motif de mon engagement paroissial.

Ensemble pour faire grandir l’esprit de fraternité

Par Rachel Jeanmonod, animatrice pastorale et membre de l’équipe pastorale 

En tant que membre de l’équipe pastorale, je fais partie du groupe de personnes qui se partagent la charge pastorale. Cette équipe est mandatée par l’évêque pour coordonner et animer la pastorale. Sa mission consiste à permettre aux différentes communautés chrétiennes locales de vivre et de célébrer leur foi. Dans notre paroisse, elle est composée de deux prêtres et de cinq agents pastoraux laïcs. 

Ensemble, nous cherchons à faire grandir l’esprit de fraternité au sein des communautés et veillons à préserver l’unité. Nous accompagnons les différents conseils de communauté afin que ceux-ci puissent, à leur tour, susciter et accompagner l’engagement d’autres fidèles. Nous sommes tous envoyés pour une même mission : celle de faire fructifier l’annonce de l’Evangile, la prière et la célébration, la solidarité et l’œcuménisme. 

Une source de joie

Pour moi, le travail en équipe est source de joie. J’apprécie énormément les relations fraternelles et amicales qui nous lient les uns aux autres. A l’image de toute la communauté, chaque équipe est riche des différents charismes des personnes qui la composent. Ainsi chacun de ses membres, comme l’ensemble des baptisés, peut apporter sa pierre à l’édifice afin de témoigner ensemble de la vie du Christ et de rayonner de son Amour.

« Etre membre d’un groupe de l’Evangile à la maison me fait du bien »

Par Nadia Buffat, membre du groupe de Vuissens

Notre groupe de lecture de l’Evangile à la maison est composé de huit personnes qui, comme moi, avons vécu notre baptême ou notre confirmation il y a quelques années. Nous nous réunissons environ tous les mois. J’avais déjà vécu une première expérience dans un autre groupe il y a quelques années. Quand on m’a demandé de rejoindre celui-ci, j’ai hésité, car je ne connaissais pas les gens. Mais j’ai osé faire le pas et je ne le regrette pas du tout !

Ce qui m’attire, c’est le fait de nous retrouver entre personnes croyantes souhaitant échanger et partager sur notre foi. ça fait du bien d’être entre frères et sœurs en Christ ! On ne peut pas forcément partager ce genre de choses avec notre entourage.

Ce qui est génial avec la Bible, c’est qu’on peut toujours faire un lien avec notre vécu du moment et qu’on revient toujours à l’essentiel.

Et de plus, ces temps d’échanges et de partages se font toujours dans la bonne humeur !

Les chœurs d’Eglise : une belle découverte

Par Marion Pagin, directrice du chœur mixte d’Aumont-Nuvilly 

La musique fait partie de ma vie depuis mon enfance et j’ai su très vite que j’en ferai mon métier. J’ai d’abord étudié la flûte traversière et le piano au conservatoire d’Orléans (France) d’où je suis originaire ; puis le chant classique, en parallèle de mes études de musicologie à l’université de Tours. 

C’est à l’université que j’ai découvert avec enthousiasme la direction de chœur. Après un passage par le conservatoire de Lyon, je suis arrivée en Suisse en septembre 2014 pour y poursuivre mes études de chant lyrique et obtenir ainsi un master d’interprétation concert en 2019. Depuis, je chante comme soliste et choriste au sein de chœurs professionnels ou renfort au sein de chœurs amateurs. 

Ah, le beau répertoire fribourgeois !

Sans oublier bien sûr les chœurs d’église que j’ai grand plaisir à diriger. En France je ne connaissais que les chœurs profanes, et cela a été une belle découverte et un nouvel apprentissage de travailler avec des chœurs paroissiaux. Quelle joie également de découvrir la tradition chorale fribourgeoise et son magnifique répertoire ! 

Je me réjouis déjà de retrouver, après la pause estivale, les paroisses d’Aumont-Nuvilly ainsi que mes chers choristes, tout autant sympathiques qu’excellents chanteurs, pour les nouvelles aventures qui nous attendent, à commencer par les Céciliennes en novembre. Et, bien sûr, pour l’animation des messes, que nous avons toujours à cœur de chanter avec enthousiasme pour magnifier la célébration et accompagner les fidèles tout au long de la liturgie.

« J’ai le sentiment de semer des petites graines »

Par Mélanie Hutter, catéchiste

Je m’appelle Mélanie Hutter, j’ai 37 ans. Avec mon mari, nous avons trois enfants âgés de 4, 10 et 13 ans. La paroisse Saint-Laurent a toujours fait partie de ma vie depuis ma petite enfance grâce à l’engagement de mes parents et aujourd’hui grâce à ma propre mission de catéchiste auprès des enfants des classes staviacoises de 3H et 4H. Je vais entamer ma 8e année de catéchèse après avoir commencé lorsque mon aînée était en 3H.

On dit que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leurs enfants. Pour moi, pouvoir combiner ce rôle d’éducatrice et de catéchiste a été un déclic. C’est une joie de rencontrer ces enfants semaine après semaine et de vivre un moment de partage et de prière avec eux. J’ai le sentiment de semer de petites graines dans leur cœur. Peut-être que celles-ci ne germeront pas tout de suite, peut-être même jamais – cela ne nous appartient pas – mais elles sont là ! Et un jour, qui sait, ces enfants auront envie d’en prendre soin. Ils sauront alors qu’ils ont un compagnon de vie inconditionnel avec qui ils peuvent partager les bons moments comme les moins bons…

Un appel aux jeunes à s’engager

Par Colette Tettamanti, présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac 

C’est depuis mars 2004 que je suis au service de notre communauté, et ceci jusqu’à la fin 2017 comme conseillère paroissiale et depuis le 1er janvier 2018 en qualité de présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac.

Lorsque j’ai accepté ces mandats, je ne me rendais pas compte du travail que cela impliquait et du temps que cela me prendrait. Toutefois, j’ai eu beaucoup de plaisir à accomplir, en premier lieu, la fonction de conseillère qui m’a fait découvrir la vie paroissiale.

De multiples et riches contacts

Les contacts ont été très enrichissants tant avec les prêtres et toutes les personnes qui s’impliquent dans la vie paroissiale qu’avec les maîtres d’état impliqués dans l’entretien de la Collégiale Saint-Laurent. J’ai beaucoup appris en collaborant avec le service culturel, le conservateur d’art, les tailleurs de pierre et les différents corps de métier, les contacts ont toujours été très cordiaux. A cela s’ajoutaient l’organisation des apéritifs, la mise sur pied de certaines fêtes, telles que la Fête-Dieu, la Saint-Laurent, en collaboration avec  les sacristains et les personnes impliquées dans l’événement.

Depuis le 1er janvier 2018, la présidence du Conseil de communauté est également très prenante et je peux compter sur mes collègues qui collaborent avec une grande efficacité dans l’organisation des différents événements religieux et qui font le lien entre les personnes engagées et la paroisse. 

Mon souci est la relève et j’encourage les jeunes à se mettre au service de nos communautés, qui sont, il faut le dire, vieillissantes. Ayons confiance en l’avenir.

« Etre active dans notre Conseil de communauté est un enrichissement »

Par  Bernadette Joye-Losey, membre du Conseil de communauté du secteur Est de la paroisse

Je suis engagée depuis longtemps dans la paroisse de Bussy d’abord comme caissière et concierge de l’église. « Après la fusion des paroisses, j’ai commencé à être active dans le Conseil de communauté du secteur Est de la nouvelle paroisse. 

La vie de la paroisse m’est très chère. D’ailleurs j’aime être au service des paroissiens et faire le lien avec la grande paroisse. Mon engagement découle de ma foi reçue durant mon enfance. Je me rends compte que chaque petit rôle a son importance pour la vie de la communauté locale. Donner de mon temps pour les paroissiens me donne beaucoup de joie. Cela me permet d’être en contact avec les personnes et de créer des amitiés. 

Dans les rencontres du conseil, je me sens concernée pour préparer les cérémonies spéciales du secteur. J’ai du plaisir à travailler ensemble car il y a une bonne ambiance. Je ne peux qu’encourager les personnes à oser s’engager pour dynamiser encore plus la paroisse. Durant le Covid, nous avons été très sollicités (traçage et désinfection). Je me suis rendu compte de l’importance du lien avec ma famille et les autres. C’est un enrichissement réciproque ! Croire m’aide pour la vie de tous les jours et plus intensément lors de moments difficiles.

Une présence chrétienne auprès des résidents en EMS

Par Régine Giacomotti-Mafunu, aumônière

En tant qu’aumônière, je suis formée et envoyée par l’Eglise catholique au sein d’institutions médicalisées pour être une présence chrétienne avec une dimension spirituelle et pastorale. Depuis 2010, j’assure cet accompagnement auprès de personnes âgées dans les 4 EMS de la Broye fribourgeoise. 

Il s’agit, en effet, d’une présence humaine précédée par la présence divine. Cet accompagnement consiste à prendre en compte les détresses et les ressources spirituelles des résidents tout en respectant leurs convictions confessionnelles respectives. Cette prise en charge comprend principalement une écoute tant active qu’attentive des questions spirituelles et existentielles pour mieux les soutenir au quotidien. 

A part cet accompagnement spécialisé et personnalisé, je participe aux activités liturgiques et essaie, selon la volonté des familles, de répondre aux éventuelles demandes religieuses en organisant des célébrations adaptées. La dimension essentielle de mon travail est d’assumer une présence pastorale au service des aînés fragilisés afin de leur apporter réconfort et espérance.

Un engagement aux multiples facettes

Par Laura Pochon, présidente du Conseil de communauté du secteur sud

Voici quelques lignes pour me présenter. Je m’appelle Laura Pochon, j’habite à Montet. Je suis mariée à Michael Pochon et nous avons trois enfants de 14, 9 et 5 ans. J’ai 37 ans et je travaille à l’accueil extrascolaire à Aumont pour la commune de Les Montets.  

Au sein de notre Unité pastorale Saint-Laurent, je m’occupe de différentes tâches. Il y a 5 ans, j’ai commencé à transmettre ma foi à travers la catéchèse aux enfants de 3 et 4e harmos à Nuvilly dans le cercle scolaire de Les Montets-Nuvilly. Par la suite, j’ai accepté la mission de la présidence du conseil de ma communauté. Il m’est confié d’animer les conseils, de m’occuper des servants de messe avec Mme Reggiani-La Faci, de sonner les cloches lors des décès à l’église de Montet mais également d’assister aux conseils pastoraux de notre paroisse.

Tout cela m’apporte énormément dans ma vie au quotidien. Le partage, l’amitié,  donner du temps au service des  gens, rassembler les paroissiens de ma communauté mais  aussi « semer la parole de Dieu » aux enfants du caté toutes les semaines, tous ces échanges sont pour moi de grands moments de réconfort proche du Seigneur pour vivre ma foi.

Nous avons besoin de l’engagement de tous !

Par l’abbé Bernard Alassani, prêtre de la paroisse

Il est souvent difficile de décrire ses sentiments ou de les exprimer parce que c’est quelque chose d’inexplicable et ils changent au jour le jour. Alors à chaque fois que quelqu’un me demande comment tu vas ? Ou comment ça va dans la paroisse ? Je réponds toujours ça va et ça va très bien, spécialement en été parce que le soleil vient illuminer encore plus nos activités et notre vie. 

Cette réponse n’est pas pour cacher ni le stress, ni la solitude ou les difficultés mais elle traduit mon ressenti de tous les jours ; ce que je vis chaque jour. La joie de rencontrer du monde avant et après les célébrations, la joie de donner du caté et de faire le parcours de confirmation, la joie de vivre mon ministère dans la paroisse. Cette joie, j’essaie de la communiquer dans mon vécu de chaque jour, ce qui n’est pas facile tout le temps. 

Voici bientôt quatre ans que je suis dans la paroisse, nous avons cette lourde responsabilité d’être porteurs de joie et d’espérance pour le peuple de Dieu surtout dans ces périodes post Covid ; les conflits qui sont à nos portes et les situations difficiles et de précarité de certaines familles. Il faut le reconnaître qu’en nombre réduit dans le ministère sacerdotal, la charge devient de plus en plus grande et nous avons énormément besoin de l’implication de tous les chrétiens baptisés, de tous les paroissiens dans toutes les communautés et surtout des agents pastoraux laïcs pour nous soutenir dans notre mission. Merci à vous, précieux agents pastoraux ! Aujourd’hui plus que jamais, l’Eglise a besoin de tous les baptisés, notre paroisse a besoin de tous les paroissiens et de toutes les paroissiennes pour l’annonce de la Bonne Nouvelle et faire vivre la paroisse tout entière. Merci de vous engager !

Le secrétariat paroissial : un centre névralgique !

Par Claudia Moret, secrétaire paroissiale

Travaillant au secrétariat paroissial depuis janvier 2022, j’ai la chance de travailler en binôme avec Marie-Christine Mota, qui me montre toutes les finalités d’un secrétariat paroissial. Je lui succéderai le 1er janvier prochain.

Travailler en paroisse n’est pas une nouveauté car je suis déjà engagée en tant que paroissienne dans mon village de Ménières. J’ai été au Conseil de communauté pendant une dizaine d’années et je suis actuellement catéchiste et lectrice.

Un travail en accord avec ma foi

Le secrétariat est le centre névralgique de la paroisse. Nous recueillons toutes les informations, tant administratives que pastorales. Nous faisons le lien entre les prêtres, le Conseil de paroisse, l’équipe pastorale et les communautés. C’est un travail très intéressant et très diversifié. Les tâches sont multiples, comme la rédaction du feuillet dominical, la gestion des honoraires de messe, ou encore la prise de PV du Conseil de paroisse. Bien sûr, l’accueil téléphonique ou à la porte de la cure est des plus importants. 

Pour conclure, je peux dire qu’avoir un travail administratif dans un milieu en accord avec ma foi est le job idéal.

« Je prends ma fonction de lecteur très à cœur »

Par Lucien Roulin, lecteur

Je suis lecteur à Forel  depuis de nombreuses années. Mes parents m’ont transmis la foi. Nous allions souvent à la messe et j’ai été servant de messe. Pour moi, ce n’était pas une obligation et j’y allais déjà volontiers. Depuis je suis un fervent croyant. Maintenant je sens le besoin d’y participer car je sais que ça me fait du bien de déposer ce qui me pèse dans les mains de Dieu. 

Pour supporter toutes les difficultés de la vie, ma foi m’aide beaucoup. C’est comme une présence invisible à mes côtés. Lorsqu’il y a la messe à Forel, je sens un appel à participer. D’ailleurs je suis toujours attentif aux cloches, car c’est moi qui les règle. Ce qui me plaît aussi ce sont le contact avec les paroissiens et les discussions après la messe sur le parvis de l’église.

Lorsqu’on m’a demandé de lire, j’ai accepté avec joie car il y avait peu d’hommes qui lisaient. Je prends cette fonction très à cœur en préparant déjà à la maison. Je cherche le texte sur internet et je vérifie s’il y a des mots difficiles à dire. Ensuite, je peux le lire à la messe avec le cœur. Le 15 août, le secteur Est se retrouve à Notre Dame des Flots. J’ai plaisir à préparer l’endroit avec soin afin que le décor invite à prier. Pour bien finir ma journée, je récite une dizaine de chapelets avant de m’endormir.

Mon combat pour plus de justice sociale

Par Marianne Losey, active en diaconie

Marianne Losey, paroissienne d’Estavayer-le-Lac par mon baptême. Mariée, deux enfants et quatre petits-enfants. Depuis longtemps, tout ce qui touche à l’injustice et au non-respect des droits humains me préoccupe. 

C’est pourquoi je me suis engagée dans l’Action chrétienne pour un monde sans torture ni peine de mort (ACAT). En écrivant des lettres adressées aux gouvernements  pour demander la libération de prisonniers politiques ou le droit à un procès équitable, je contribue à soutenir ces personnes, souvent condamnées lors de jugements arbitraires. 

Pour plus de justice sociale, je participe comme membre de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul à améliorer la situation des personnes en détresses morales et financières. Ce service caritatif vient en aide à toute personne dans le besoin, sans distinction de religion, d’idéologie, d’origine ethnique ou de classe sociale. 

Parce que je crois que la solidarité et l’attention envers les plus démunis portent des fruits et répondent à l’invitation du pape François d’aller vers les périphéries, je continue à m’investir.

« Mon engagement a fait grandir ma foi »

Par Thomas Mota, servant de messe à la collégiale

Je m’appelle Thomas Mota et j’ai 16 ans. A 8 ans, en voyant les servants œuvrer dans la collégiale, j’ai eu envie de les rejoindre. Je me sentais croyant mais je n’aimais pas particulièrement assister aux offices et je me suis dit qu’intégrer le service de messe pouvait être une bonne manière de devenir actif et motivé à y participer. 

Je me suis tout de suite senti bien au sein du groupe et m’y suis fait des amis avec qui je pouvais partager ma foi. J’ai évolué et grandi. En entrant au CO, j’ai été qualifié de « grand » servant, et suis devenu cérémoniaire, ce qui m’a rendu très fier. Gérer les enfants plus jeunes durant les messes est un rôle que j’apprécie beaucoup. Lors d’une récente rencontre, Cédric Chanez a proposé de créer un groupe de responsables. Je me suis porté volontaire avec grand plaisir, accompagné de mon cousin, de ma cousine et d’autres grands servants.

Tout ce parcours et ces engagements m’ont fait grandir dans ma foi et m’apportent beaucoup dans le partage avec les autres. Outre l’aspect religieux, ce sont aussi des amis avec qui je vis de superbes moments de détentes et de rires, et tout cela dans l’amour de Dieu.

« Je prie pour que la musique adoucisse aussi les cœurs »

Par Dominique Rosset, organiste à Cheyres

Il y a d’abord mes parents chanteurs – dans des chœurs, lors des trajets en voiture, autour de la table familiale… et également à l’église puisque mon père était un bienveillant et rayonnant pasteur vaudois !

Accompagner les chants du chœur paroissial tient donc à la fois de l’évidence, de l’atavisme familial et du plaisir. C’est une forme de partage et de soutien aux émotions et aux sentiments de celles et ceux qui donnent ainsi de leur temps et de leur voix.

Directrice durant plusieurs années du Chœur des Petits Bouchons, je poursuis – à ma manière – mon chemin de vie traversé de musiques.

Je respecte profondément la foi des êtres. Quelle qu’elle soit. Et, lorsque les homélies de certains prêtres me font hausser les sourcils (ou, pire, dresser les cheveux sur la tête), je regarde les membres du chœur et Jacques, leur directeur. Je souris. C’est pour eux que je joue, pour l’assemblée réunie, et pour le Dieu d’humour, d’ouverture et d’amour auquel je crois… 

On dit que la musique adoucit les mœurs. Je prie pour qu’elle adoucisse également les cœurs.

« Fleurir en liturgie, c’est ma façon de remercier Dieu »

Par Lidia Broye, fleuriste

C’est en 2014 que je me suis engagée à fleurir l’église de Nuvilly. Puis plus tard celle de Lully. Car c’est si naturel de fleurir notre maison ou de mettre un bouquet sur la table de fête. 

Les fleurs sont de l’ordre de la gratuité et de l’éphémère. Elles disent le don gratuit que Dieu nous fait de sa création. En étant vivant, on est mortel, et Jésus a pris ce chemin. La fragilité de la fleur me dit cela. Elle nous parle de la création, de la vie… mais aussi de la mort. 

Bien plus qu’un pansement aux maux de la vie, avec la création florale j’adopte une philosophie de partage. Si belle aujourd’hui, fanée demain… Arranger, assembler des fleurs, des branches, c’est donner une partie de soi.

Fleurir en liturgie, c’est pour moi une façon de remercier Dieu pour la vie. C’est une joie à chaque bouquet, à chaque composition ! J’y prends beaucoup de plaisir !

Le rôle discret mais précieux du concierge

Portrait de Sébastien Bongard

Lorsque l’on rentre dans une église ou une chapelle et qu’elle est bien entretenue, nous ne pensons pas forcément au temps passé par le ou la concierge pour son entretien. A Murist, Sébastien Bongard occupe le poste de concierge de l’église depuis une dizaine d’années. Au départ, c’était juste un petit job à côté. Mais petit à petit, Sébastien s’est investi dans son travail et éprouve de la satisfaction quand les fidèles lui disent que l’église est propre.

Mais pour rendre ce lieu de prière accueillant, il lui faut de l’huile de coude pour passer l’aspirateur, récurer, enlever la poussière, les toiles d’araignées et les mouches. Mais aussi pour entretenir l’extérieur : balayer, ramasser les feuilles mortes en automne, déneiger les marches ou saler l’hiver. Vous l’avez peut-être même aperçu durant les beaux jours d’été à genoux au milieu du parvis en train d’arracher les mauvaises herbes !

En plus de tout ça, Sébastien s’investit depuis plusieurs années au sein du Conseil de communauté de Murist, donnant des coups de main pour la préparation des fêtes et des apéritifs.

Discret, il n’en reste pas moins que lui et ses collègues concierges sont des personnes précieuses pour le bien de nos communautés !

Un accompagnement épanouissant

Par Antonella Reggiani-La Faci, aumônière aux CO de Cugy et Estavayer

Je suis aumônière dans les CO de Cugy et d’Estavayer. J’ai trouvé la foi grâce à l’accueil sans jugement que j’ai eu par mon prêtre et par mon professeur de religion. Ils m’ont montré le vrai visage de Dieu. Cette expérience m’a permis de comprendre l’amour de Dieu. Après avoir pris conscience de l’infini amour de Dieu, j’avais besoin de partager ma foi. Alors je me suis engagée dans l’Eglise, d’abord dans la catéchèse. 

C’est surtout l’accueil inconditionnel, donné en exemple par Jésus, que j’ai à cœur de transmettre. Cette première expérience dans la paroisse m’a permis de rencontrer l’innocence des petits enfants, ce qui m’a donné plein d’énergie. Toutes les personnes que Jésus met sur mon chemin, je les accueille comme si c’étaient mes enfants.

Fidèle à un fil rouge

Je travaille à l’aumônerie des CO de notre paroisse en duo avec mes homologues réformées : Lara Martin-Rosenow à Estavayer et Anne-Christine Wild à Cugy. Lorsque j’ai des difficultés soit dans la catéchèse soit à l’aumônerie, je repense à ce qui m’a amenée à la foi. Mon fil rouge, c’est de persévérer pour faire ressentir qu’ils sont aimés d’un amour infini. A l’aumônerie, je suis épanouie car ma mission c’est d’accueillir tout le monde sans jugement, indépendamment de sa confession et de vivre la solidarité. C’est cela être chrétien.

Deux communautés proches de la paroisse

Deux communautés, tout en ayant leur vie propre, sont néanmoins très proches de la paroisse et des liens forts existent avec elles. Il s’agit d’une part des Focolari, installés à Montet et, d’autre part, des Dominicaines vivant dans le monastère d’Estavayer.

Fondé en 1943 à Trente en Italie dans une période de guerre, le mouvement de Chiara Lubich souhaite mettre en route un « nouveau peuple né de l’Evangile » qui reste fidèle au Pape. Aujourd’hui présents dans de nombreux pays du monde, ces communautés ou foyers vivent l’Evangile au quotidien « Afin que tous soient un. » (Jn 17, 21) Depuis 40 ans, à Montet, nous avons la chance d’accueillir l’une de ces communautés où des jeunes jusqu’à cette année viennent effectuer leur deuxième année de formation rythmée le matin par un enseignement théologique et l’après-midi par le travail. 

A Estavayer, le monastère des Dominicaines fait partie de la vie de la Cité, ne serait-ce que parce qu’il est implanté en plein cœur de la ville et que l’on peut entendre les cloches signaler les nombreux temps de prière que les moniales consacrent au Seigneur durant la journée. Malgré leur désormais petit effectif, malgré l’âge élevé de certaines sœurs, les moniales restent très actives et accueillantes, notamment à « La Source », leur hôtellerie très appréciée. Elles se sont aussi lancées avec courage dans la production d’une gamme de produits de soins qui s’avère être un succès. 

JMJ Lisbonne 2023

Près de 500 jeunes Romands, dont plus de 80 Fribourgeois, ont participé aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne. Petit retour sur les moments forts de cette rencontre.

Par Véronique Benz et João Carita | Photos : J. Carita

Fête nationale

Après une nuit plus ou moins reposante dans les familles ou les lieux de logement collectifs de Colares, les jeunes Romands se sont déplacés vers le nord de Lisbonne pour rejoindre les jeunes venus de Suisse alémanique et de Suisse italienne. Ensemble ils ont célébré le 1er août par des chants de louange, des témoignages ainsi qu’une catéchèse de Mgr Pierre Bürcher, évêque émérite du diocèse de Reykjavik. Pendant la matinée, le groupe a aussi accueilli de manière chaleureuse plus de 40 pèlerins qui ont fait le trajet depuis la Suisse à vélo.

Les catéchèses

Les rencontres « Rise Up » se substituent à la catéchèse traditionnelle des JMJ. Elles proposent à travers une méthode synodale une expérience de foi et de rencontre avec le Christ dans un climat de communion et de participation.

Accueil du pape

Plus d’un million de personnes étaient présentes le jeudi 3 août à la colline de la Rencontre (Parc Eduardo VII) pour la cérémonie d’accueil du pape François. La célébration était animée par l’Ensemble23, un groupe de 50 jeunes de 21 nationalités différentes. Sur scène il y avait aussi le chœur et l’orchestre des JMJ, composé de 210 chanteurs et 100 musiciens provenant de tous les diocèses du Portugal, sous la baguette de Joana Carneiro. Sous la direction du chef d’orchestre Sérgio Peixoto, une chorale composée de 6 personnes sourdes était au service des malentendants.

Le chemin de croix

Lors du chemin de croix qui a eu lieu au parc Eduardo VII, le pape François a demandé aux jeunes : « Est-ce qu’il vous arrive de pleurer de temps en temps ? Y a-t-il des choses dans la vie qui me font pleurer ? Nous pleurons tous dans la vie et Jésus pleure avec nous. » « Jésus, avec sa tendresse, essuie nos larmes cachées. Jésus espère combler notre solitude par sa proximité. Comme sont tristes les moments de solitude », a-t-il souligné. Le pape a parlé des peurs « sombres » qui affectent les personnes, invitant chacun à « prendre le risque d’aimer ».

Veillée de prière

L’un des moments les plus intenses de ces JMJ a été la veillée de prière à Campo da Graça.

À travers la danse et le théâtre, les pèlerins ont été invités à réfléchir sur la manière de rencontrer Dieu dans leur quotidien. L’adoration eucharistique a suivi avec l’exposition du Saint-Sacrement d’une manière simple et profonde, au son d’un orgue. Le silence s’est alors installé dans Campo da Graça, traduisant une communion totale entre les jeunes.

Messe d’envoi

Le pape a exhorté les jeunes à « ne pas avoir peur » de la vie. Il s’adressait aux 1,5 million de participants aux JMJ 2023 au cours de la messe d’envoi, le dernier événement du rassemblement.

« Jésus est la lumière qui ne s’éteint pas, la lumière qui brille là où il fait nuit », a-t-il ajouté. Le pape François a averti : « Personne ne devient lumineux en se mettant sous les projecteurs ou en présentant une image parfaite, forte. »

« Nous brillons lorsque, accueillant Jésus, nous apprenons à aimer comme lui. Aimer comme Jésus nous rend lumineux et fait de nous des œuvres d’amour », a-t-il déclaré. Le pape a également parlé du verbe « écouter », estimant que l’écoute de Jésus représente « tout ce que l’on doit faire dans la vie ». Il a recommandé à chaque jeune de prendre l’Évangile pour y trouver « des paroles de vie éternelle ».

Les prochaines JMJ auront lieu à Séoul en Corée du Sud en 2029. Vous trouverez toutes les informations sur le site : www.jmj.ch

Jeux, jeunes et humour – septembre 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Qu’est-ce que le temps pour la Création ?
L’Eglise a pour habitude de dédier chaque mois à des intentions particulières de prière. Dimitrios, le patriarche de Constantinople, avait proposé en 1989 le 1er septembre comme journée internationale de prière pour la création. L’Eglise a suivi en élargissant ce temps jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise, patron des écologistes.

par Pascal Ortelli

Humour

J’ai visité un hôpital psychiatrique et j’ai demandé au directeur :
– Comment faites-vous pour savoir qu’une personne a besoin d’être internée ?
– C’est simple, on remplit une baignoire d’eau, on leur donne une petite cuillère, une tasse ou un seau et on leur demande de vider la baignoire.
– Ha je vois, donc une personne normale choisirait le seau parce que c’est plus rapide, c’est ça ?
– Non, elle retirerait le bouchon. Vous voulez une chambre avec ou sans fenêtre ?

par Calixte Dubosson

Chemins de communion à Charrat

Les premiers communiants de Charrat avec un de leur proche à la Fête Dieu, le 8 juin dernier.

La communion commence sur le chemin. Un chemin, une aventure. La communion n’est pas seulement eucharistique, elle commence par la rencontre… Ensuite il faut la laisser advenir comme il faut laisser le pain lever. Auparavant, il faut avoir mis en présence les ingrédients et les avoir traités correctement. C’est le défi de la catéchèse.

Par Sonia Pierroz 
Photo : M.-J. Delaloye 

Un groupe de douze enfants est constitué depuis deux ans. Ils avaient déjà cheminé vers le pardon l’année précédente. Les parents sont de la partie. Ils reçoivent les informations nécessaires afin qu’ils puissent accompagner les enfants et sont aussi sollicités car ce sont eux les premiers éducateurs spirituels des enfants. A la première rencontre, les parents ont cherché, trouvé et choisi des gestes pour accompagner le Notre Père. Gestes remplis de l’expression profonde de ce que signifie le Notre Père pour eux et que j’ai pu ensuite enseigner aux enfants. En mai, les parents ont vécu un bibliodrame (1) avec les verbes du texte des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 18-35). Ce fut l’occasion d’un partage de foi tout simple. Ils ont choisi un verset biblique contenant un message essentiel qu’ils souhaitaient transmettre à leur enfant. Ils l’ont écrit dans un cadre où nous avons ajouté ensuite la photo de leur enfant prise à la retraite. Ainsi, les parents sont conviés à être présents tout au long du parcours.

Les enfants, eux, sont venus quatre mercredis de suite. Les rencontres étaient centrées sur les parties de la messe – accueil, écoute de la Parole, communion et envoi – et se concluaient par la messe de 18h30. Cette année la nouveauté était la manière d’aborder les thèmes selon la méthode « T’es où » d’Agnès Charlemagne. Les enfants reçoivent un cahier vierge où ils notent et dessinent ce qu’ils veulent en rapport avec ce qui se dit et ce qu’ils pensent à l’intérieur d’eux. On commence la rencontre en les laissant évoquer ce que le thème choisi leur dit dans leur vie, puis vient de temps de l’Evangile, puis celui où l’on parle des différentes parties de la messe. On termine par un temps de silence : les enfants posent leurs crayons et feutres : temps de retour en soi suivi de l’écriture d’un mot, parole, prière.

Les enfants ont aussi été conviés tout au long de l’année à vivre les temps forts de l’Avent, du Carême et de la montée vers Pâques. La retraite a eu lieu une semaine avant la fête de la première communion, le jour de la Fête-Dieu. Départ de l’église, stations sur le chemin pour approfondir le texte d’Emmaüs, pour se terminer à Mayen Moret avec la bénédiction des croix, entourés de leurs parents.

La Fête-Dieu fut l’occasion d’entendre les précieuses paroles des enfants et de vivre ensemble, enfants, familles et communauté, cette union de cœur en Dieu dans le partage du Pain. Une maman avait confectionné un pain et une autre un diaporama. Des grandes sœurs, mamans et marraines ont fait les lectures. Vivre en communion invite à la mission, c’est pourquoi les enfants sont invités enfin à devenir servant-e de messe.

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Portrait du docteur Jean-Blaise Tudisco

Médecin et chrétien. C’est tout trouvé ! C’est avec joie que je fais le portrait de notre cher docteur Jean-Blaise, qui a ouvert son cabinet de médecin généraliste à Sierre en 2015.

Texte et photos par Marie-Françoise Salamin

Un peu d’histoire

Jean-Blaise Tudisco est né à Sierre en 1981, à la Clinique Sainte-Claire. A l’époque où il était étudiant, je l’ai connu à la cure Sainte-Catherine car il était là tous les samedis matin, avec les « Déjeune qui prie » (ou Des Jeunes qui prient). C’est un groupe de jeunes qui se réunissent d’abord à l’église pour prier (chez nous c’était à Notre-Dame-des-Marais), puis viennent déjeuner à la cure. Une sacrée équipe d’ailleurs, ouverte et généreuse, composée essentiellement d’étudiants doctorants et de jeunes porteurs d’un handicap mental. Ensemble ils baignaient la cure d’une joyeuse ambiance ! 

Jean-Blaise a commencé ses études comme futur dentiste, puis il a bifurqué vers la médecine. Il devient médecin en 2008 et médecin FMH en 2013. Il a choisi la médecine générale, à l’exemple du docteur Jean-Paul Frochaux, pour le contact avec les patients, la proximité, le suivi, la vision globale. 

Un médecin croyant 

Le fait d’être chrétien donne sens à son choix de la médecine générale. « C’est un métier très social, tourné vers les autres, où les valeurs chrétiennes peuvent être appliquées tous les jours. Je m’occupe des aspects physiques, psychologiques et sociaux. Car souvent, je fais aussi des démarches administratives pour aider mes patients, ou des médiations dans des conflits de famille ou de voisinage, ou des conseils pour orienter les enfants de mes patients vers des spécialistes. C’est un des beaux côtés de mon métier. »

Un jour, une religieuse a remarqué qu’il n’avait pas de crucifix dans son bureau. Elle lui en a donc proposé un. Il lui a répondu : « Si c’est vous qui me l’amenez, je lui trouverai une place. » Ce qui fut fait.

Les priorités

Les temps ont changé. De nos jours, les médecins ne travaillent plus 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Mais le docteur Jean-Blaise Tudisco a des semaines d’au moins 50 heures. Ce qui lui permet de consacrer du temps à sa famille : son épouse, Maryline, qui travaille au secrétariat un jour par semaine, leurs deux filles Anaïs et Amélia, dont les dessins et les portraits ornent son bureau. Une vie équilibrée pour le plus grand bien de chacun.

De Anaïs Tudisco : le bureau du docteur Tudisco, mon papa.

Entre deux mondes

Jean-Pierre Voutaz est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

Lieu de passage privilégié entre l’Italie et l’Europe, l’Hospice du Grand-Saint-Bernard, avec sa vocation d’accueil millénaire, vient d’ouvrir une année jubilaire pour fêter le centenaire de son saint patron, protecteur des alpinistes et des habitants de la montagne. Interview alpestre avec le nouveau prévôt, Jean-Pierre Voutaz.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Votre nomination en tant que nouveau prévôt coïncide avec le jubilé de la proclamation de saint Bernard. Que nous réservez-vous en termes de festivités ?
Jean-Pierre Voutaz – Le jubilé concerne à la fois le 900e anniversaire de la canonisation de saint Bernard et le centenaire de sa proclamation en tant que protecteur des habitants et voyageurs des Alpes. Chose assez exceptionnelle pour l’époque, il est le premier saint patron d’une activité touristique. Les festivités seront en rapport avec les gens qui passent sur le col : botanistes, guides, etc. Nous prévoyons aussi des conférences d’histoire ou encore des spectacles. Quelque chose de totalement déjanté qui ne correspond pas à l’idée que l’on se fait d’une communauté religieuse. (rires)

Bientôt millénaire, comment l’hospice a-t-il dû se réinventer au fil de l’histoire ?
JPV – Déjà sa fondation est une refondation. La première communauté assiste ceux qui transitent par les Alpes depuis Bourg-Saint-Pierre. Puis tout le monde est liquidé au Xe siècle…Au XIe siècle, avec l’expansion du commerce, il faut trouver comment aider les gens à ne pas mourir en montagne. L’idée est de fonder une maison au sommet de l’endroit le plus dangereux du monde à l’époque et d’y habiter. La communauté a pour devise : « Ici Christ est adoré et nourri » et celle-ci a constamment été réadaptée au cours de l’histoire afin de poursuivre la mission première de rencontre et de dialogue avec les gens qui passent.

La situation géopolitique de l’hospice était également essentielle et très disputée au cours des siècles…
JPV – L’hospice se trouve dans une zone tampon entre la papauté et l’empire et il y a eu quantité de tensions au cours des siècles. Un point de frontière entre l’Eglise, le monde et les différentes mentalités. Malgré les changements dans la politique et la religion, il y a toujours eu un dialogue actif avec le monde et ses intérêts. Je pense que c’est parce que nous sommes, d’une part, de droit pontifical [ndlr. dépendance directe du Pape] et, d’autre part, le danger que représente la montagne offre une liberté de dialogue qui rend les convictions « secondaires ».

Entre le col du Grand-Saint-Bernard et celui de Latza au Tibet, sur lequel la congrégation possédait aussi un hospice, peut-on vous considérer comme un ordre attaché à la montagne ?
JPV – Oui, il y a vraiment un attachement à la montagne et dans cette difficulté à transiter, mais aussi à ce lieu où l’on perd la carapace, les apparences. On se met à transpirer, à sentir des pieds et quelle que soit la classe sociale, on arrive tous dans le même état de fatigue. (rires)

De quelle manière le saint-bernard (le chien) a-t-il contribué à la création du mythe ?
JPV – Les chiens du Saint-Bernard sont à l’hospice depuis la fin du 17e et commencent à être connus durant la Révolution française. Quand vous êtes poursuivis par des corps d’armée qui veulent votre peau pour toutes sortes de raisons, mais que vous êtes accueillis dans une maison ou non seulement vous êtes chez vous du point de vue des humains et même des animaux, il y a une expérience existentielle tellement forte qu’elle s’est propagée dans le monde entier. Nous sommes sur cette frontière entre l’Eglise et le monde depuis bientôt mille ans… Un lieu où la dignité humaine est une expérience et non pas de la théorie.

A livre ouvert

Jean-Pierre Voutaz est né le 4 avril 1973 à Sembrancher, il a obtenu une maturité scientifique au collège de Saint-Maurice avant d’intégrer la congrégation des Chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. Il poursuit sa formation en théologie à l’Université de Fribourg, puis auprès des Archives apostoliques du Vatican. Depuis 2015, il est responsable de la formation religieuse pour la congrégation. Il est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

L’Hospice avait pour but premier d’aider les gens à ne pas mourir en montagne.

Cheminer avec Maurice Zundel

Par Jacqueline Allet et Colette Sierro Chavaz | Photos : DR

« Mystique d’origine suisse. Maurice Zundel (1897-1975) fut un prêtre atypique. Souvent incompris et mis à l’écart par sa hiérarchie, il nous invite, à travers son œuvre, au dépouillement de nous-mêmes afin de nous rendre transparents à la lumière divine intérieure. » mauricezundel.com

A partir de certains textes de Maurice Zundel, nous vous proposons d’entrer dans cette spiritualité qui bouleverse les images que nous avons pu avoir de Dieu. Ces textes nous invitent à changer notre regard en libérant un espace de désappropriation pour tenter d’accueillir Celui qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes.

Le Père Luc Ruedin, jésuite, nous introduira à la pensée de Zundel lors de notre première rencontre qui aura lieu mercredi 27 septembre à 19h30 à la Maison de la Visitation (salle Saint-Bernard) à la Rue de l’Hôtel-de-Ville 3 à Martigny.

Par la suite, nous vous proposons de nous retrouver environ toutes les 6 semaines à Martigny pour un groupe de paroles ouvert à toutes et tous autour de la pensée et de la spiritualité de Maurice Zundel. Les dates et horaires seront fixés en fonction des disponibilités des personnes intéressées.

Intéressé ? 

Contactez les responsables :
alletjacqueline@gmail.com ou cosie@netplus.ch

Une rentrée Essentiel(le) !

Par Denis Fornerone 
Photo : Astrid belperroud

Même si tous ne sont pas partis en vacances et que septembre a déjà sonné le tocsin de la rentrée, la période estivale nous berce encore de son tempo lent et chargé du parfum des journées qui s’étirent au soleil. 

Temps propice à la jouissance du moment présent où le superflu de la vie perd de sa superbe au profit de l’essentiel. Cet essentiel, souvent étonnamment simple, nous invite à nous recentrer sur les choses qui font vraiment sens.

Ainsi, tels les subtils parfums de la terre qui remontent après un orage d’été, laissons insidieusement remonter en nous questions et réflexions sur le bien-fondé de nos choix de vie, de notre manière d’être, des directions prises ou que nous envisageons de prendre.   

Pourquoi ne pas nous laisser inspirer par les valeurs redécouvertes pendant cette période estivale ? 

Le temps passé avec nos familles, nos amis, n’a-t-il pas réchauffé nos cœurs ? Alors, pourquoi ne pas continuer à leur accorder de l’importance et cultiver ces relations tout au long de l’année ?   

Ce paroissien, cette paroissienne avec qui l’on a enfin échangé, ne serait-ce pas une invitation à aller à la rencontre d’autres personnes qui forment notre communauté paroissiale ?   

Et si nous nous laissions toucher par un appel à donner gratuitement de notre temps dans une activité qui apportera un bien à notre prochain !  

Se recentrer, revenir à l’essentiel, c’est aussi et surtout se recentrer sur le divin pour en faire notre essentiel. 

Si nous cherchons dans la Parole de Dieu un guide qui puisse nous inspirer dans nos choix, je vous propose de suivre saint Paul quand il nous dit : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus. » (Col 3 ; 17) Cette parole s’applique à nos choix, mais également à la manière dont nous faisons les choses. 

Ainsi, sans nécessairement ajouter de nouvelle tâche à notre liste, pourquoi ne pas déjà simplement essayer d’être vraiment présent à celles que nous accomplissons déjà, mais avec une conscience renouvelée de la présence du Christ avec nous, en nous ?

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