Vérène Marmy: presque 50 ans au service de la paroisse

L’engagement de Vérène Marmy au service de la paroisse commença en 1974 en participant au Conseil de paroisse de Bussy. Ensuite, elle a tenu plusieurs fonctions : conseillère, secrétaire et boursière, concierge de l’église, fleuriste, etc. Depuis 2007, elle fonctionne comme sacristine à Bussy.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photo : LDD 

Avec plaisir, elle accueille le prêtre et les acteurs de la cérémonie. Elle a beaucoup aimé le contact avec les gens. Habitant non loin de l’église, elle a toujours été disponible pour les célébrations. C’est rare qu’on ait dû la remplacer. Elle appréciait ce travail pour la communauté. Après quelques soucis de santé, elle a rendu momentanément son permis de conduire. Aimant son indépendance, elle a décidé d’aller habiter à Payerne près de toutes les commodités. 

Merci à Vérène Marmy pour tout le temps qu’elle a donné à la paroisse. Nous lui souhaitons plein de joie dans cette nouvelle étape de vie.

Où sont les jeunes dans l’Eglise?

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Jurassienne Elisa Freléchoux. 

Par Elisa Freléchoux
Photo : DR

Où sont les jeunes dans l’Eglise ?

C’est une question que l’on entend souvent et qu’on s’est peut-être même posée nous-mêmes. 

Eh bien, cet été, les jeunes étaient à Lisbonne pour vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui sont un des plus grands rassemblements de jeunes au monde. C’était l’occasion, pendant une semaine, de découvrir une ville, de faire des rencontres et de vivre des moments spirituels inoubliables. Mais concrètement, qu’a-t-on fait aux JMJ ? Tout d’abord, les journées étaient composées de deux moments principaux, le rise up le matin et aller à Lisbonne l’après-midi (eh oui, car on ne loge pas tous dans la ville !). 

Le rise up était un moment de catéchèse durant lequel on abordait des thèmes chers au pape François comme l’écologie intégrale ou l’amitié sociale. Après ces moments d’échange et de réflexion venait la messe. Durant l’après-midi, nous profitions du beau temps pour nous balader dans la ville, aller à la cité de la joie, mais surtout aller assister à des rassemblements dans le parc Edouardo VII comme la messe d’ouverture ou le Chemin de croix. C’était l’occasion de nous mêler à la foule, de rencontrer des jeunes de tous les continents et de vivre des moments riches en émotions. 

Alors qu’est-ce que ça apporte de vivre tout ça ? Déjà, ça permet de voir que les jeunes sont encore très présents au sein de l’Eglise, de sentir qu’on fait partie d’une immense communauté et surtout, d’en être fiers ! De plus, cela vient enrichir la foi à travers les expériences, les rencontres et les discussions vécues. 

Au bout du compte, surtout lors de la veillée finale, participer aux JMJ, c’est l’occasion de quitter son petit confort personnel pour passer un moment hors du temps, d’être témoin de la gentillesse et de la bienveillance des gens, même lorsqu’on ne les connaît pas et de participer à de nombreuses célébrations en présence du Pape et de 1,5 million d’autres jeunes. 

Alors finalement, pour reprendre les thèmes de ces JMJ, levons-nous et n’ayons pas peur !

Université de la solidarité et de la diaconie 2023

Par Nicolas Blanc, Centre Catholique Romand de Formations en Église et Pascal Tornay, Service diocésain de Diaconie

Chères amies, Chers amis,

C’est dans des groupes de partage réunissant notamment des personnes vivant dans la précarité que le thème de la prochaine Université de la solidarité et de la diaconie a été forgé. Cela nous tenait à cœur de partir de la réflexion des plus pauvres d’entre nous pour envisager une thématique qui puisse transformer nos regards et nos actions.

Après avoir dû reporter la tenue de cet évènement, nous sommes aujourd’hui à pied d’œuvre. Nous vous convions à y participer et espérons de tout cœur vous y rencontrer pour vivre un temps de fraternité et de convivialité. Cette 2e édition aura lieu dans les locaux de la Haute Ecole de travail social (HETSL) et dans ceux de la paroisse Saint-Etienne, samedi 18 et dimanche 19 novembre 2023 à Lausanne.

L’Université de la solidarité et de la diaconie est un événement qui rassemblera des personnes venues de toute la Suisse romande. Nous souhaitons nous réunir à l’écoute de la Parole de Dieu et de ce qu’elle suscite au cœur de chacune et de chacun. Les personnes en situation de précarité, les agents pastoraux, les séminaristes et les agents pastoraux laïcs en formation, les paroissiens et les bénévoles sont ainsi invités à entrer en dialogue, à écouter les témoignages des uns et des autres et à ouvrir ensemble les pistes d’une communion au-delà des maux et des mots.

Nous vous invitons à noter dès maintenant ce week-end dans vos agendas pastoraux.

Un papillon avec des informations détaillées ainsi qu’un site internet sont à votre disposition (https://unisolidarite.org). Nous vous remercions d’ores et déjà pour l’attention que vous porterez à cet évènement. 

Avec nos meilleures salutations.

Hommage à Djemal Charni

Par Claire Moullet | Photo : Jean-Luc Cramatte

Djemal Charni a rejoint Notre Dame de Grâce. Cet habitant ayant choisi Cheyres pour son lac, sa nature, sources d’inspiration pour lui, le sculpteur sur pierre ou sur bois.

Une reproduction de la statue de Notre Dame de Grâce, disparue en 1978, lui avait  d’ailleurs été confiée. Une œuvre pleine de sensibilité, en particulier dans les personnages du triptyque relatant les scènes de la Passion, a vu le jour grâce à une simple photo et a été inaugurée en 2002.

Un cadeau de Charni pour notre communauté et un joyau pour notre église.

(Photo tirée d’une plaquette réalisée pour la paroisse de Cheyres)

Intelligence artificielle

Le robot BlessU-2 de l’Eglise protestante allemande est capable de donner quatre types de bénédiction.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

L’intelligence artificielle suscite de nombreux débats et interrogations, qui  illustrent la crainte naturelle que la machine dépasse l’homme. Les capacités de traitement des données par la machine sont bien supérieures à celles d’un humain, ce qui permet la mise en œuvre de véhicules sans conducteur, de systèmes d’analyse de données médicales qui, par exemple, repèrent les cancers mieux que les médecins, de robots qui aident les humains dans leurs tâches physiquement « pénibles ». 

Cette intelligence artificielle (IA) a engendré des robots capables de donner des bénédictions. Le robot BlessU-2 de l’Eglise protestante allemande est capable de parler sept langues en alternant voix de femme et voix d’homme et de donner quatre types de bénédiction : traditionnelle, amicale, d’encouragement et de renouveau. La machine serait-elle une solution à la diminution du nombre de prêtres et de pasteurs ? Nous ne le pensons pas : l’exemple BlessU-2 est techniquement intéressant, mais nous questionne sur la dimension spirituelle et éthique de la machine qui est un formidable outil pour démultiplier notre force physique, intellectuelle et spirituelle, mais pas un remplacement de l’Amour de Dieu.

C’est pourquoi l’Eglise n’est pas absente de ces débats et interrogations, loin de là : en février 2020 et sur l’impulsion du pape François, plusieurs institutions publiques et entreprises (IBM, Microsoft, la FAO, le gouvernement italien entre autres) ont signé l’Appel de Rome pour une IA éthique. Depuis avril 2021, le Vatican est doté de la Fondation RenAIssance, une ONG dont la mission est d’encourager à une réflexion éthique de l’IA. Le prêtre et moine franciscain Paolo Benanti, docteur en théologie morale et conseiller du Pape en matière de haute technologie et en particulier d’intelligence artificielle, a pris la direction scientifique de cette ONG.

Paolo Benanti nous invite à la réflexion, car si les technologies évoluent, il n’y a donc pas de solution définitive, mais comme il le déclare : « Poser sur ces technologies un regard éthique est un devoir ! » Mais l’éthique de l’IA n’est pas une question nouvelle : l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov l’avait déjà théorisée en introduisant les trois lois de la robotique que l’on peut étendre à tout système « intelligent » :

• Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;

• Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;

• Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Paolo Benanti nous interpelle : « Nous venons après la génération de ceux qui face au carbone, n’ont pas pensé durabilité. Voulons-nous être la génération qui n’aura pas même interrogé sérieusement la technologie ? »

Le Google des saints

Les saints patrons des églises, monastères et chapelles de Brême.

Le lexique œcuménique des saints (Ökumenische Heiligenlexikon) fête son 25e anniversaire. Depuis le début de sa présence sur Internet, en septembre 1998, ce « moteur de recherche des saints » est devenu un incontournable en la matière.

Par Myriam Bettens 
Photos : Katholischer Gemeindeverband in Bremen

Presque aussi vieux que Google, le Dictionnaire œcuménique des saints (Ökumenische Heiligenlexikon) a été lancé seulement dix jours après le moteur de recherche de la Silicon Valley, à l’initiative du pasteur protestant Joachim Schäfer de Stuttgart. Les publications sur les saints se recopiant souvent les unes les autres, les informations erronées les concernant continuent donc de se propager. Le pasteur a entrepris des voyages sur les traces des saints jusqu’au Cap Nord, en Turquie ou encore en Afrique du Nord pour confirmer – ou infirmer – les informations connues à ce jour sur les saints. Rien qu’en Italie, Schäfer a visité plus de 3300 sites pour en vérifier la véracité. 

Le pasteur, encore aujourd’hui actif pour enrichir les connaissances sur les saints, est aidé par ses lecteurs en apportant des corrections, des conseils, voire même de nouvelles contributions. Le Dictionnaire œcuménique des saints est une initiative privée, indépendante de toute Eglise et de ses enseignements ou dogmes. Il vise à promouvoir le dialogue interreligieux et à favoriser la compréhension des différentes traditions et permet ainsi aux croyants des différentes églises d’en savoir plus sur la vie et la vénération des saints, y compris dans d’autres églises.

Ce lexique œcuménique offre des informations complètes sur les saints, les bienheureux et les vénérés des différentes confessions chrétiennes, aussi bien de l’Eglise catholiques et orthodoxes que ceux des Eglises d’Orient – arménienne, copte, éthiopienne orthodoxe et assyrienne – sans oublier les personnalités vénérées dans les églises protestantes et anglicanes. De cette manière, il propose un aperçu de la tradition chrétienne dans son entier. Il est à noter que ce lexique ne se cantonne pas aux saints d’une période particulière, mais à tous ceux de l’histoire de l’Eglise, aux personnes de l’Ancien Testament, ainsi qu’aux personnalités contemporaines vénérées comme saints ou bienheureux. Des informations biographiques détaillées sur les saints, leur vie, leurs actions, leur importance pour la tradition respective sont complétées par des informations sur les rituels, les coutumes et les célébrations liés à leur vénération.

Aujourd’hui, ce Dictionnaire œcuménique comprend plus de 10’000 entrées biographiques de saints, de bienheureux et de vénérés de toutes les confessions chrétiennes et plus de 17’000 photos. A cela s’ajoutent des articles expliquant les termes importants de la théologie et de l’Eglise dans le glossaire et un autre est dédié à la compréhension des différents ordres religieux. Outre cela, le site internet propose un outil unique en son genre : des listes de lieux et des cartes géographiques permettant de trouver des saints en fonction d’un lieu précis dans le monde. Les lecteurs peuvent ainsi savoir quel saint a vécu ou exercé son ministère sur leur lieu d’origine, voire même de villégiature ! 

Pour les plus curieux, il est également possible de consulter des répertoires dédiés : consacré aux maladies et expériences de la vie, de manière à trouver quel saint invoquer dans différentes situations du quotidien ; un inventaire des attributs se rattachant à tel ou tel saint et permettant de les identifier plus facilement ; les saints patrons des différentes professions, groupes de personnes, animaux et même des choses. Dans ce dernier lexique, vous apprendrez, par exemple, que sainte Corona est la patronne de la loterie, on l’invoque pour avoir de la chance au jeu. Par ailleurs, celle-ci aurait aussi un rôle protecteur en cas d’épidémie… Par contre, cette sainte ne vous donnera pas le don de parler plusieurs langues et encore moins celle de Gœthe. Le Google des saints n’étant, à l’heure actuelle, qu’en allemand, il ne vous reste plus qu’à trouver un bon traducteur en lançant une recherche sur son concurrent laïc. 

A consulter sur : heiligenlexikon.de

La Bible au quotidien: la Toussaint

Par Nathalie Angelini | Photo : DR

Psaume 34:18 « L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. »

La période de la Toussaint est associée à la commémoration des défunts. Bien que cette fête puisse évoquer des souvenirs douloureux, elle peut jouer un rôle important dans le processus de deuil en nous rappelant l’importance de la vie et donner un sens à la perte. En nous offrant un moment de recueillement et de réflexion, elle nous donne l’occasion de rendre hommage à nos disparus en visitant leur sépulture ou en allumant une bougie à leur mémoire. Ce rituel apaise notre chagrin en nous permettant de ressentir une connexion continue avec ceux que nous avons perdus.

L’importance du soutien

La Toussaint nous rappelle aussi l’importance de la communauté et du soutien social, moral et spirituel en période de deuil. Partager cette journée pour échanger nos émotions et souvenirs, renforçant ainsi nos liens avec notre entourage. La Toussaint peut contribuer à apaiser notre douleur en nous aidant à trouver un sens à la perte. Elle nous rappelle que nos êtres chers vivent à travers nos souvenirs et les enseignements qu’ils nous ont transmis. En les honorant, nous pouvons progressivement trouver la paix intérieure. Bien que la mort fasse partie intégrante de la vie, ce temps nous encourage à réfléchir à notre existence, à chérir le moment présent et à entretenir des relations positives.

Le deuil est l’une des épreuves les plus difficiles de la vie, mais la foi en Christ peut nous apporter un réconfort profond dans ces moments sombres. Notre croyance en la résurrection et la vie éternelle apporte une lueur d’espoir au milieu du chagrin. Nos êtres chers décédés sont en présence de Dieu. Ph 1, 21 « En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. »

La prière, comme un phare de lumière au milieu de l’obscurité du deuil, nous offre un espace pour exprimer nos émotions, se sentir entendu et rassuré, tout en renforçant notre connexion spirituelle. La lecture de la Bible est une source de réconfort avec ses enseignements sur la grâce, la miséricorde et l’amour de Dieu. Elle nous apporte l’espérance, la consolation, l’espoir et nous aide à apaiser la culpabilité et le ressentiment qui peuvent accompagner la perte d’un être cher. La communion est aussi un acte sacré qui rappelle le sacrifice de Jésus. La partager peut être une expérience profonde qui nous rappelle l’importance du pardon et de la grâce divine et l’importance de l’Eglise comme lieu de réconfort, de partage et de solidarité.

Esaïe 41:10 « Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. »

Des ténèbres à la «Luce»

Foudroyée par un cancer des os à l’âge de 18 ans, Chiara Luce Badano est restée habitée d’une joie saisissante malgré la souffrance. Un témoignage de résilience au cœur de la crise.

Par Myriam Bettens | Photo : Focolari

« Souvent l’homme ne vit pas sa vie, parce qu’il est plongé dans un temps qui n’existe pas : celui du souvenir ou celui du regret. L’homme pourrait donner un sens à toute chose en sortant de son égoïsme et en valorisant chacune de ses actions accomplies en faveur des autres », écrivait Chiara Luce dans une de ses dernières rédactions scolaires.

La jeune fille est née en octobre 1971 dans un petit bourg près de Gênes, alors que ses parents ne s’attendaient plus à avoir un enfant. Ils considèrent sa naissance comme un signe du ciel. A 9 ans, elle participe pour la première fois à une rencontre d’enfants organisée par les Focolari, dont sa famille est membre. Elle découvre comment l’amour de Dieu peut déborder sur ceux qui font de Lui leur idéal de vie et décide de vivre pleinement cet Evangile qui la fascine. L’été 1988 touche à sa fin, la rentrée approche. Chiara est en train de jouer au tennis lorsqu’elle ressent une vive douleur à l’épaule. Le verdict tombe : ostéosarcome avec métastases. Une tumeur agressive et douloureuse. 

Un interminable marathon d’examens, d’attentes, d’améliorations, de rechutes et d’hospitalisations s’engage pour la jeune fille de 17 ans. Elle y voit une occasion constante pour vivre l’instant présent en restant continuellement présente par téléphone, message, petits cadeaux auprès de ses amis. Chiara Luce vit les derniers mois de sa vie clouée au lit et partiellement paralysée. Bien que percluse de douleurs, elle demeure tournée vers les autres et sa joie est contagieuse. Elle meurt en octobre 1990, mais son rayonnement est immédiat, tant et si bien qu’à peine 10 ans après sa mort, son procès de béatification est engagé et conclu en 2010 à Rome par une célébration réunissant plus de 25’000 personnes.

Diaconie

Connaissez-vous EPISOL, 3ChêneAccueil ou encore SORA ? Ces acronymes cachent le cœur d’activités de paroissien.ne.s et bénévoles œcuméniquement liés à faire le bien auprès des réfugiés et ce, sans bruit. Rencontrons la seconde de ces initiatives, EPISOL.

Par Alain Dupraz | Photo : DR

EPISOL, pour Epicerie Solidaire. Dix ans d’activités sur Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Thônex. Les locaux sont au Centre Protestant de Chêne-Bourg. Au départ, une famille protestante de notre quartier a été sensibilisée par les difficultés financières de quelques foyers autour de chez eux. Un appel au secours est lancé lors des cultes, et, sensibilisés, des paroissiens se mobilisent pour leur venir en aide. Mais les besoins prennent de l’ampleur et rapidement, les paroissiens catholiques se joignent aux Protestants pour fonder une association œcuménique nommée EPISOL. Son comité est à parité quant à l’appartenance confessionnelle.

Tous les lundis, une équipe de dix personnes, dont trois requérants d’asile, réceptionne et prépare des cornets pour une septantaine de familles et personnes seules. Elles viennent chercher leurs dotations l’après-midi, accueillies par quatre bénévoles à leur écoute. Ces familles nous sont envoyées par l’Hospice Général. Et rappelons que c’est l’Association Partage qui nous livre l’essentiel de la marchandise ; grâce à la générosité de nos trois communes, nous complétons les dons par divers achats de denrées fraîches (produits laitiers, lessive, etc.) auprès des commerces locaux. Relevons que cette belle activité œcuménique se déroule dans la fraternité et la bonne humeur ! Plus d’info auprès de la paroisse protestante de Chêne-Bourg.

La journée des servants de messe

Rafaëlle Masacro, à gauche et Marianne Berset, à droite, en compagnie de servants de la paroisse qui ont participé à cette journée.

Le 9 septembre dernier, le pôle extrascolaire de l’Eglise du canton de Fribourg a organisé une journée pour tous les servants du canton de Fribourg sur les terres de notre sainte Marguerite Bays à Siviriez.

Par Marianne Berset
Photo : Véronique Benz

Une délégation de notre paroisse a participé à cette journée sur les pas de Notre Sainte régionale. Après un temps d’accueil, nous nous sommes rendus à l’église de Siviriez pour découvrir la châsse et la chapelle où se trouve une réplique de la Vierge des Ermites et où Marguerite se rendait à pied. Puis c’est avec notre évêque que nous avons vécu une messe très colorée où Mgr Charles Morerod les a remerciés pour ce service si précieux pour nos communautés et durant laquelle il les a encouragés à garder l’envie d’entraide dans leur quotidien.

Ensemble, nous avons partagé un pique-nique puis nous sommes partis pour un rallye qui nous a permis de découvrir la vocation avec les séminaristes, la maison où Marguerite Bays a vécu, la chapelle de Notre-Dame du Bois où elle amenait les enfants pour prier et bien d’autres postes qui ont enjolivé l’après-midi. Nous l’avons terminée par un temps de prière sous le signe de l’Esprit Saint qui nous soutient tout au long de l’année.

Un merci particulier à toutes les personnes qui ont permis que cette journée soit un moment de fête, aux familles qui ont confié leurs enfants et à Rafaëlle qui m’a accompagnée.

Sous les tropiques lausannois avec les servants…

Samedi 19 août, 8h30 : il fait déjà plus de 25 degrés lorsqu’une quarantaine de servants de messe de toute notre paroisse prend le train direction Lausanne. Ils ont répondu à l’invitation des grands servants d’Estavayer et de Cédric Chanez, leur dynamique coach, qui ont organisé cette journée.

Par Gérard Dévaud 
Photo : Eva Chanez

Arrivée à Lausanne, la joyeuse cohorte embarque dans le métro jusque sur les hauteurs de la ville pour visiter le parc aquatique Aquatis. Rien de tel en ce jour caniculaire que de suivre le périple de l’eau depuis nos Alpes jusque dans les océans, tout en découvrant les poissons, étoiles de mer, hippocampes ainsi que le célèbre dragon de Komodo. Après un joyeux pique-nique, toute la petite troupe reprend le métro direction la cathédrale. Grâce aux explications de Cédric, les enfants découvrent ce qu’est une cathédrale, mais également l’histoire fascinante de ce magnifique monument lausannois. Pour clore la visite, les plus courageux s’engagent à la course dans les escaliers de la tour pour admirer la magnifique vue ! Puis c’est l’heure du retour dans la Broye, fatigués par la chaleur accablante, mais heureux d’avoir passé un si bon moment.  

Merci aux organisateurs de cette belle journée !

En librairie – octobre 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Rencontres en prison
Jeff Roux

« Au cœur de mes rencontres avec les personnes détenues, j’ai été témoin de leurs cris, de leurs luttes profondes, de leurs parcours sinueux à la recherche de leur dignité, jusqu’à pouvoir à nouveau se regarder dans un miroir. » L’auteur nous invite à plonger dans la rudesse de la vie en prison, à l’écoute de femmes et d’hommes qui ont osé aller jusqu’au bout d’eux-mêmes pour redécouvrir la valeur de leur vie et de chaque visage humain. Il s’en dégage une quête de dignité et de paix qui ne manque pas d’interroger nos propres enfermements ainsi que la qualité de notre vivre ensemble.

Editions Saint-Augustin

Acheter pour 24.00 CHF
(https://saint-augustin.ch/rencontres-en-prison-jeff-roux/)

Petit caïd deviendra saint
Jean-Marie Petitclerc

Michel Magon (1845-1857), jeune garçon de la banlieue de Turin, mène une vie familiale difficile et précaire, comme beaucoup d’adolescents de son âge. Sa mère vit seule après le décès de son père. Avec ses camarades de rue, Michel se révèle être un caïd précoce, capable d’organiser bons et mauvais coups, au risque d’attirer l’attention des juges et policiers. Son avenir se dessine loin de l’école, au rythme de ses petits délits… jusqu’à ce soir pas comme les autres, où il fait une rencontre qui va changer sa vie. Et si la sainteté était promise aussi au petit caïd ? Le père Jean-Marie Petitclerc est salésien de Don Bosco, prêtre et éducateur de terrain. La vie de Michel Magon, proche de saint Jean Bosco, lui a inspiré ce roman à destination des adolescents.

Editions Salvator

Acheter pour 19.40 CHF

Eduquer la conscience dès l’enfance
Gabrielle Vialla

Dans tout casse-tête, une fois qu’on a la solution, c’est très facile. En amont, c’est une autre affaire. Il en va de même pour la question de la conscience. A l’âge adulte, nous nous sommes tous interrogés : « Que dois-je à ma famille, à l’Eglise, à l’avis personnel ou simplement à la force de conviction de tel pasteur, de telle personne ? Qu’est-ce que je désire à mon tour transmettre ou ne pas reproduire ? » S’appuyant sur une riche tradition, illustrée par de nombreux exemples, Gabrielle Vialla nous permet de comprendre l’œuvre de la conscience au quotidien et l’action que Dieu accomplit aux différents âges de la vie. Et si la conscience, le premier de tous les vicaires du Christ selon les mots du cardinal Newman, devenait notre meilleure alliée éducative ?

Editions Artège

Acheter pour 26.20 CHF

Cahier d’activités pour découvrir Jésus
Aude de Vautibault, Charlotte Walckeaner

Quatorze épisodes de la vie de Jésus illustrés par une double page de BD et une double page de jeux variés. Un cahier d’activités varié et très complet pour suivre la vie de Jésus : planches de BD, quiz pour vérifier ses connaissances, rébus, mots cachés, messages codés. Un outil inédit et précieux pour découvrir, seul, en famille ou en groupe, les grands moments de la vie du Seigneur.

Editions Mame

Acheter pour 9.40 CHF

Pour commander

Ça bouge… dans «L’Essentiel» comme dans nos Paroisses !

Par l’abbé Jean-Michel Moix 
Photo : abbé Valentin Roduit

Comme vous l’avez sans doute constaté depuis le numéro de septembre de L’Essentiel, les trois dernières pages de votre magazine ont été réagencées dans un souci de synthétiser et de présenter d’une manière plus « fluide » les différentes informations sur la vie de nos paroisses : 

• la page intersecteurs 18 présente les baptêmes, les décès, les produits de quêtes spéciales ainsi que des informations diverses ;

• la page 19 présente les différents horaires des messes pour les paroisses du Secteur de Monthey ;

• et la page 20 donne un aperçu des horaires de messes pour les paroisses du Secteur du Haut-Lac ainsi que chez nos « voisins ».

Ça bouge aussi avec l’arrivée ou le départ de prêtres / desservants.

Le mois passé, pour le Secteur de Monthey, L’Essentiel s’est fait l’écho du départ de l’abbé Marek Glab et de l’arrivée de l’abbé Frank Stoll (comme prêtre auxiliaire, et jeune « retraité ») et de l’abbé Martin Filipponi (comme prêtre stagiaire, originaire du Haut-Valais).

Et puis sur le secteur du Haut-Lac, divers changements interviennet aussi : le départ de Parfait pour Paris, du curé, le Père Innocent, pour Fribourg (car il a été nommé Provincial des spiritains pour la Suisse romande) et l’arrivée du Père Patrice Gasser. Le numéro de novembre de L’Essentiel vous en parlera plus en détails.

Ça bouge aussi au niveau de l’Eglise universelle, avec la tenue à Rome au cours de ce mois d’octobre de la première session plénière d’une assemblée composée d’évêques et de laïcs. Celle-ci se réunit dans le cadre d’un processus « synodal » de réflexion, initié par le pape François en 2021.

Quant à nous, pourquoi ne pas nous mettre aussi en « chemin », en compagnie de la Vierge Marie, notre sainte Mère du Ciel, que l’Eglise invoque d’une manière particulière en ce mois du « Rosaire » ?! 

Bénédiction des sacs des écoliers à la rentrée

La bénédiction des sacs lors de la messe dominicale à la collégiale.

A l’initiative du diocèse valaisan, le diocèse de LGF a proposé une bénédiction des sacs d’école pour la rentrée dans l’année scolaire. L’équipe pastorale a trouvé bon de soumettre cette invitation à tous les écoliers et étudiants de la paroisse Saint-Laurent.

Une maman et un écolier bien attentifs !

Par Marianne Berset
Photos : Georges Losey (Estavayer), Pierre Bondallaz (Nuvilly)

De ce fait, tous les enfants ont été conviés à l’une des trois messes festives des 26 et 27 août dans notre paroisse. 

Cette nouveauté gagne à être connue car elle permet à tous les enfants, les étudiants et aux personnes en formation de venir confier non pas leur sac d’école mais bien sûr l’année scolaire qui s’ouvre devant eux. Qu’elle soit sous la protection de notre Seigneur qui ne va pas pouvoir étudier à leur place mais bien plus les soutenir dans les moments à vivre. A Mont-brelloz et à Nuvilly, ce sont trois petits écoliers qui étaient présents. De plus, à Nuvilly, ils étaient accompagnés d’une dizaine d’étudiants. A la collégiale c’est une petite trentaine d’enfants qui ont demandé la protection du Seigneur pour cette nouvelle année et ont ainsi reçu de notre curé modérateur la bénédiction ainsi qu’un petit badge qui les invite à être des porteurs de joie dans leur famille, dans leur classe…

Merci aux personnes qui ont animé ces célébrations et aux Conseils de communauté qui ont permis des moments de convivialité.

La bénédiction des sacs lors de la messe dominicale à l’église de Nuvilly.

Une foi, des expériences

« Jésus nous parle aujourd’hui et de manière personnelle. » F. Lamon

Par François Lamon | Photo : Marion Perraudin

« Cher François, pourrais-tu écrire le prochain édito sur le thème «  caté connecté  » ? » me demande Pascal Tornay. Pour moi qui suis déconnecté non seulement de la KT ou du caté, mais encore des paroisses et de l’organisation de la pastorale, cela me semble être un exercice de haute voltige… sans wifi ! En effet depuis 8 ans à l’hospice du Simplon à 2000 m. d’altitude, bien des soucis de catéchèse sont restés en plaine, mais la réalité de rencontrer le Christ dans le prochain est devenue plus présente et exigeante.

La catéchèse est l’enseignement de la Bible. La foi est accueil du Christ et expérience à transmettre. Je saisis donc l’occasion de cet édito pour vous relater des expériences « connectées ». Le point de départ est la conviction profonde (la foi) que Jésus nous parle  encore aujourd’hui et de manière personnelle. Presque chaque groupe de jeunes me posait la question : « Comment ou pourquoi êtes-vous devenu prêtre ? »

J’avais 8 ans quand un jour dans la cuisine, maman, tout en faisant la vaisselle, me dit tout naturellement : « François, tu sais, si Jésus t’appelle à devenir prêtre, dis-lui oui, tu seras toujours heureux. » Cette phrase est entrée en moi doucement comme un baume et m’a toujours accompagné. Maman n’a pas répété, insisté. Elle a simplement vécu avec Jésus joyeuse et paisible. Son exemple de confiance et de cohérence avec le message de Jésus m’a très fortement marqué. Je ne me souviens pas l’avoir entendue dire du mal d’autrui. J’étais connecté à la catéchèse vivante qu’étaient ma maman et aussi mon papa, moins loquace mais pieux et fidèle dans son service de sacristain.

A 12 ans, je vois une personne seule à la table du restaurant de l’Uniprix, faire le signe de croix avant de manger. Je reste stupéfait : « Il n’a pas peur de prier ! » 

La messe m’apportait souvent la confiance dont j’avais besoin pour poursuivre le collège et vaincre le trac des examens ou des interrogations orales !

A une rencontre de préparation au mariage, 5 ou 6 couples présents disent la place de la prière dans leur vie. Quel étonnement de la part du conjoint, les yeux de plus en plus écarquillées quand sa fiancée, jusque-là très timide, raconte qu’elle ne s’endort jamais sans faire la prière que sa grand-mère lui a enseignée. C’était fort… à entendre le silence qui a suivi le témoignage. Pourquoi ne l’avait-elle pas dit à son fiancé ? Je sais seulement qu’elle a osé le dire devant tout ce monde et que l’effet a été beaucoup plus grand que si c’était moi qui l’avait dit. Ne serait-ce pas de la catéchèse connectée ?

Les expériences, plus nombreuses encore, se vivent dans le domaine de la charité, de l’attention au prochain, de l’amour fraternel jusqu’au pardon au nom de Jésus. Ici sur terre, foi et catéchèse sont faites pour vivre ensemble, au ciel seul l’amour demeure !

Fête paroissiale à Monthey

La jeune génération a participé joyeusement à l’atelier « dessin » avant leur chasse au trésor.

Samedi 2 septembre, 11h35, heure du clocher. La rue de l’Eglise bat son plein : certains flânent autour de divers stands, d’autres discutent avec un verre de blanc. Gentiment, la file se forme au stand repas, les membres du CoGest sont fins prêts derrière leur four, Mario Ferreira grille ses saucisses. Les tablées se remplissent à l’ombre du grand parasol. Dans la cour, les enfants jouent. L’ambiance est conviviale, ça sent la raclette et la bonne humeur ! Bienvenue à la fête paroissiale de Monthey.

Par Sandrine Mayoraz | Photos : Elenterio Ferrero, Jordane Zeller

Le tour du patrimoine

Trois visites ont été organisées avec Lucie Arlettaz. Elle n’est pas Montheysanne et pourtant on aurait dit que si ! Tant sa passion et ses connaissances sont vives. Elle a su les transmettre et mettre en lumière les beautés insoupçonnées de notre église et de nos chapelles. En visitant les lieux, on découvre une histoire. A l’apéro, une paroissienne s’enthousiasme : « C’était tellement captivant ! Et je n’avais jamais vu cette statue de Marie à la chapelle de Malévoz : tu l’as vue ? Elle est tellement belle. »

Bénévoles au grand cœur

Ils sont nombreux, les bénévoles, à avoir œuvré avant, pendant et après la journée. Nous saluons particulièrement l’engagement de nos doyennes. Depuis soixante ans, les « dames du tricot » se retrouvent chaque semaine avec plaisir et amitié pour confectionner les diverses pièces en crochet et tricot. Cette année, elles ont monté leur stand et vendu leurs créations en faveur de notre paroisse pour la dernière fois. Les habits invendus ont généreusement été donnés à l’association, Cholidéro chin Frontêre et sont partis en direction de l’Ukraine. Merci Mesdames pour vos décennies de fidélité et votre soutien indéfectible à notre paroisse.

La messe a couronné cette journée. Accompagnés de leur famille et des catéchistes, les enfants ont rejoint le chemin de la catéchèse. Nous espérons que cette fête ne soit que le premier des plus beaux jours de cette année pastorale.

Ma paroisse est riche du précieux.

Engagement de bénévoles au grand cœur :

Rien ne pourrait se vivre sans vous.

C’est dans ce petit mot que vous trouvez notre

Immense reconnaissance. 

Une nouvelle bénédiction pour la croix de la mission à Font

Jeune centenaire, la croix de la mission 1923 sise au chemin des Cibles à Font, a été bénie une nouvelle fois le samedi 2 septembre dernier.

Par Claire Moullet | Photos : André Bise

Parée de ses plus beaux atours, car ayant reçu une nouvelle peinture grâce à l’initiative de Claude Delley, également sacristain de l’église de Font, elle a accueilli la visite du curé Darius et de Jean-Pierre Cantin, diacre. Pour ce jour anniversaire de sa naissance, la croix de la mission a bénéficié du chant du chœur mixte local interprétant le « O Salutaris Hostia ». Des membres de la communauté se sont joints à la procession. 

L’abbé Darius a relevé ce beau signe de foi érigé par nos aïeux,  mais surtout le signe d’amour du Christ donnant sa vie. Une invitation à porter nos croix quotidiennes a précédé la bénédiction du souvenir cher au cœur des habitants avec une nouvelle interprétation du « O salutaris Hostia » pour rendre gloire à Jésus-Christ vivant dans l’eucharistie.

Les missions paroissiales 

Photo : J. Delley

Dans les paroisses, dès leur reconnaissance, la mission était un temps fort d’une ou deux semaines, prêchée le plus souvent dans notre région par des capucins. Elle consistait en animations liturgiques ou musicales, veillées, rencontres avec les fidèles, groupes d’enfants, de jeunes, d’hommes ou de femmes avec en point d’orgue le sacrement de pénitence : une véritable redynamisation de la communauté…

Une croix était érigée en souvenir de cet évènement qui avait lieu en principe tous les 10 ans. Une bouteille renfermant le nom du curé et des autorités était enterrée à ses pieds. Pour la paroisse de Font, aucune mention de la croix centenaire !

Par contre, cette  photo de la mission 1933 atteste de cette tradition qui a perduré jusque dans les années 60.

 

Hippocrate à la lumière du Christ

Hippocrate refusant les présents d’Artaxerxès, par Anne-Louis Girodet.

Par le Dr François Kuntschen*
Photo : DR

La déontologie médicale a été influencée par le christianisme. Etabli au Ve siècle avant notre ère par le médecin grec Hippocrate, le serment des médecins professe des similitudes de pensée avec l’enseignement du Christ, en promouvant la prise en charge globale de son prochain, en promouvant l’entraide et le respect et en renonçant au mensonge, à la délation et à l’usure. 

Comme l’enseignement du Christ, le serment d’Hippocrate a été repris par de nombreux organismes un peu partout dans le monde. Citons à titre d’exemples la Déclaration de Genève ou les Principes d’Ethique Médicale Européenne. 

Les principes de déontologie médicale ne montrent pas de contradiction avec l’éclairage chrétien, mais permettent au soignant de pouvoir trouver un sens supplémentaire aux obligations de son activité envers son patient. 

Médecin sans être chrétien est possible, mais être médecin et chrétien est un plus qui aide le praticien dans son activité. 

* Médecin valaisan, catholique, spécialiste en endocrinologie-diabétologie

La Parole gravée dans mon cœur… et sur ma maison

« Jesus notre Roys » (1650).

Ecrire sur son chalet, c’est raconter une part de soi, s’inscrire dans l’histoire, dans une lignée, partager ce qui anime notre cœur.

Texte et photos par Olivier Taramarcaz

Sola Scriptura [l’Ecriture seule]

Dieu aime l’écriture. Ainsi, il dit au prophète : « Prends une pièce de bois et écris dessus. » (Ezéchiel 37.16) Le Seigneur invite encore : « Ecris la prophétie, grave-la sur des tables afin qu’on la lise couramment. » (Habaquq 2, 2) L’écriture est liée à la lecture. En plaçant des paroles tirées de la Bible sur une maison, celle-ci est manifestée comme un livre ouvert. Si un livre reste fermé, son contenu demeure inaccessible. Ce qui est gravé, écrit dans notre cœur, est destiné à respirer, à être partagé. Esaïe évoque la puissance de la Parole, comme une semence : « Ma Parole ne remonte pas à moi sans effet. » (Isaïe 55, 10) 

Soli Deo Gloria [A Dieu seul la gloire]

Des chalets et maisons patriciennes construits entre le XVIIe et XIXe siècle, arborent toujours des textes se référant à la foi chrétienne. Ainsi, sur la place principale du village de Vercorin, un chalet de 1725 porte l’inscription : « Soli Deo Gloria ». Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a exprimé : « Le but et la fin de toute musique ne devraient être que la gloire de Dieu et le rafraîchissement de l’âme. » Bach signait ses compositions par le sigle SDG. Cette parole trouve son fondement dans les Ecritures : « A Dieu seul, qui nous a sauvés par Jésus-Christ notre Seigneur, appartiennent gloire, majesté, force et puissance […] pour l’éternité ! » (Jude 1.25) « Soli Deo Gloria » fait partie des cinq « Solas » [Solus, Soli] soit les cinq principes au fondement de la Réforme : Sola Scriptura [l’Ecriture seule] ; Sola Fide [la foi seule] ; Sola Gratia [la grâce seule] ; Solus Christus [Christ seul] ; Soli Deo Gloria [à Dieu seul la gloire]. Pierre dit : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité ! » (1 Pierre 3, 15) Ce témoignage gravé dans le bois, préservé par les générations successives, a traversé trois siècles.

Sola Gratia [la Grâce seule]

Le désir de Dieu est que sa Parole de grâce habite pleinement en nous, qu’elle soit gravée, imprimée dans nos cœurs. Sa grâce ne s’arrête pas à notre propre vie. Dieu la destine à chaque personne de chaque culture, de chaque nation, de chaque génération. Il nous invite à la transmettre. Le Livre du Deutéronome rapporte : « Que ces commandements restent gravés dans ton cœur. […] Tu en parleras quand tu seras chez toi, quand tu seras en voyage. […] Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur les montants de tes portes. » (Deutéronome 6, 5-9) Ecrire sur sa maison indique un signe d’appartenance, de reconnaissance, mais aussi une lettre ouverte que chacun peut lire. Paul dit : « Vous êtes manifestés comme une lettre de Christ. » (2 Corinthiens 3, 3)

Sola Fide [la Foi seule]

A l’âge de 20 ans, mon frère Didier, vivant à Charrat, a acquis une bâtisse datant de 1650 : « Dans ma maison achetée alors que je n’étais pas encore engagé dans la foi, j’ai découvert un texte en vieux français sur une poutre : « Jesus notre Roys ». Je l’ai gardé précieusement. » 350 ans plus tard, ces trois mots ont eu un impact dans sa vie. Les inscriptions sur les boiseries résonnent comme le témoignage d’une confiance personnelle placée en Dieu.

Dans cette filiation de foi et d’attachement aux Ecritures, j’ai répondu aussi à l’invitation. J’habite Chemin d’en Haut. J’ai commencé par écrire à la gouge, sur les escaliers en mélèze jouxtant le chalet, un mot par escalier : « amour, joie, paix, patience, amabilité, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi. » (Galates 5, 22) Le fruit de l’Esprit ! Il est produit dans le cœur de chaque personne qui laisse Jésus être le centre de sa vie. Dieu agit en nous, dans la mesure où nous plaçons notre confiance et notre foi en lui, acceptant de nous laisser transformer par son Esprit. 

Solus Christus [Christ seul]

Je me suis ensuite attelé à écrire sur le chalet la parole gravée dans mon cœur : « Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier. » (Psaumes 119.105) ; sur un autre pan, j’ai inscrit cette affirmation de Jésus : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean 14, 6) Ces textes portent un parfum éternel. Jésus est la Parole vivante. Au final, je retiens ces mots de Jean : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. » « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ. » (1 Jean 5, 11 ; Jean 20, 31 ) « Solus Christus ».

Quelle joie d’accueillir la famille Barbette!

Les enfants avec parrains, marraines, grand-mère et prêtres.

En la fête de la Pentecôte, la communauté paroissiale de Port-Valais a accueilli à l’église du Bouveret six enfants d’une même famille. Ils ont été baptisés par le Père Joseph et les plus grands ont reçu les sacrements de la confirmation et de l’eucharistie.

Par Nicolette Micheli | Photos : Christophe Allet, Gervaise Imhof

« Quand est-ce qu’on va voir Jésus ? » demande Lora, 5 ans, à sa grand-mère. « Dimanche, à la messe au Bouveret. » Lora, c’est la petite dernière. Elle a un grand frère, Mathieu, 16 ans et quatre sœurs : Léa, Mélissa, Laurina et Martina. Voilà 12 ans qu’ils habitent au Bouveret. Les circonstances de la vie ont fait que c’est « Maman Barbette », la grand-mère, qui a pris en charge cette joyeuse troupe, et cela depuis cinq ans. Elle ne manque ni d’énergie, ni de courage avec son caractère bien trempé, ouvert à tous et chaleureux : un heureux mélange des Antilles et du Cameroun. Elle qui enseignait à l’école d’infirmière à Lausanne a dû réduire fortement ses horaires pour se consacrer à ses petits-enfants ! Imaginez le travail quotidien pour répondre aux besoins de chacun ! Et malgré cette tâche immense, « Maman Barbette » trouve encore du temps pour « faire le caté » et ouvrir l’esprit de ses jeunes aux réalités de la vie chrétienne.

Les enfants écoutent avec intérêt les histoires des personnages de la  Bible, les épisodes de la vie de Jésus et des saints. En famille, on fait la prière matin et soir. On découvre aussi cet objet étonnant qu’est le chapelet et comment on l’égrène pour nourrir la prière. Durant l’été, les trois ainés sont allés en pèlerinage à Lourdes. Certains ont participé au Théocamp des servants de messe à Revereulaz. 

Cependant  le malheur n’a pas épargné la famille. Voilà que Gaëtan, le fils de Maman Barbette tombe malade. Tout est mis en œuvre pour le guérir… mais la médecine a parfois des ratés… et il s’en va, à l’âge de 35 ans. Pourtant, les enfants avaient fait une « neuvaine » pour demander la guérison de leur oncle. « Cela n’a pas marché ! » dit l’un d’eux, triste et déçu. Grand-mère explique : « Une neuvaine n’est pas magique, mais vos prières ont  aidé votre oncle à partir paisible et confiant. » Cela fait juste un an maintenant, mais la plaie est encore ouverte et les larmes perlent aux yeux à l’évocation de ce drame.

Ce fut toutefois l’occasion d’une magnifique rencontre avec le Père Joseph qui entoure Maman Barbette et sa famille en deuil. « J’ai perdu un fils et j’en ai retrouvé un autre , confie-t-elle avec émotion, car le Père Joseph l’a tout de suite appelée « Maman » avec cette familiarité spontanée si coutumière chez les Africains ! Il les a tout de suite aiguillés vers la paroisse où le curé Innocent les a accueillis à bras ouverts. Avec la complicité joyeuse des jeunes stagiaires Parfait et Arnaud, ils se sentent désormais membres d’une même famille. 

Depuis ce jour, les plus jeunes attendaient impatiemment le moment de servir la messe, comme Cay, Mats et Nola, qu’ils voyaient évoluer dans le chœur. Très vite, ils ont pu commencer leur service et ont rapidement progressé. Chaque dimanche, ils sont au rendez-vous et tous participent, même la petite Lora, si triste de rester seule dans le banc. Elle rayonne maintenant, avec son aube raccourcie par un large ourlet et ajustée par Agnès. Quant à Mathieu, son aube aurait de plus en plus besoin d’être rallongée… 

Parallèlement, il s’agissait de suivre le parcours pour obtenir le baptême afin d’entrer officiellement dans la communauté. Maman Barbette a passé le relais à Christophe Allet et son équipe. Le grand jour a été fixé au dimanche de la Pentecôte, fête solennelle pour les prêtres spiritains. Lors d’une magnifique cérémonie présidée par le Père Joseph, les six enfants ont reçu l’eau du baptême, revêtu le vêtement blanc et étaient rayonnants, entourés de leur parrain et marraine ! Les plus grands ont reçu avec ferveur la confirmation ainsi que la première communion.

Une fête de la Pentecôte qui laissera un souvenir inoubliable, non seulement à cette famille, mais aussi à toute la communauté heureuse d’accueillir ces jeunes toujours fidèles et motivés qui rehaussent chaque messe dominicale de leur présence si appréciée. Sourires sur toutes les lèvres lors du partage d’un apéritif où l’on a goûté, à travers un vaste choix de petits bouchées bien épicées et de boissons variées, à toute la générosité et la convivialité des familles africaines.

Un message de Mélissa, porte-parole de la fratrie

Nous avons eu la joie de faire partie de votre communauté et de recevoir le baptême, la communion et la confirmation parmi vous. Aujourd’hui, nous faisons partie de la Maison de Dieu et nous le servirons avec amour et fidélité. Nous remercions tous ceux qui nous ont accompagnés pour arriver à cette étape. Grâce à eux, nous vivons dans la paix du Christ. Mathieu, Léa et moi nous sommes partis en pèlerinage à Lourdes sur les pas de Bernadette. Nous avons beaucoup appris sur elle et nous sommes prêts à suivre le même chemin qu’elle.

Infos pour le catéchuménat

Comme Mathieu, Léa, Mélissa, Laurina, Lora, Martina, votre enfant est en âge scolaire (dès 7 ans) et il désire recevoir le baptême. C’est avec joie que l’Eglise accueille sa demande. Il va recevoir une catéchèse pour mieux connaitre Jésus et se préparer à ce premier sacrement.

Voici la personne de contact pour chaque paroisse. Elle saura vous accueillir et vous renseigner.

Monthey-Choëx : Francois-Xavier Mayoraz, 079 567 05 55

Collombey-Muraz : abbé Valentin Roduit, 079 855 44 39

Haut-Lac : abbé Innocent Baba Abagoami, 079 537 85 48.

Confirmation des trois ainés.
Baptême de Lora.
Les enfants Barbette au baptême de Nola.

Journée JRJ, le 3 juin 2023

Par Brigitte Kaltenrieder | Photos : Lazare Preldakaj, Mélanie Dutoit

Cette rencontre était initialement prévue à Notre-Dame de Tours mais suite à un problème d’agenda indépendant de l’organisateur, M. Lazare Preldakaj (responsable de la pastorale jeunesse de la Broye) a trouvé dans l’urgence une solution pour accueillir plus de 100 jeunes Broyards de 13 à 25 ans et une vingtaine de jeunes Focolaris issus des cinq continents. Accompagnée d’une météo clémente et un ciel dégagé, c’est finalement au Centre des Focolari de Montet que la journée a débuté avec un tournoi de jeux, des ateliers créatifs, la réalisation d’une banderole suivis d’une célébration œcuménique avec un témoignage de Rémy Berchier, ancien vicaire général du diocèse. La rencontre s’est terminée dans la soirée par des grillades au feu de bois ainsi qu’une fête musicale (chants et danses).

Pour cette journée JRJ basée sur le thème « il est avec toi sur ta route », référence aux disciples d’Emmaüs qui marchent en compagnie de Dieu, l’équipe organisatrice dont trois jeunes de notre Unité pastorale (Alex Degiorgis, Charline et Bryan Kaltenrieder), s’est réunie plusieurs soirées au centre paroissial de l’église catholique à Payerne. Durant ces préparatifs, Lazare Preldakaj a pu expérimenter deux choses : la joie de travailler avec des jeunes et la difficulté de les motiver, mais lorsqu’ils viennent et voient, ils ont du plaisir à participer aux activités proposées. Ce fut pour lui un beau défi : rejoindre cette jeunesse, l’inviter à une animation festive, sportive et spirituelle.

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