En librairie – janvier 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Quelques mots avant l’Apocalypse
Adrien Candiard

L’Apocalypse n’est pas ce que vous croyez… Adrien Candiard livre des livrets spirituels et incisifs qui invitent à méditer sur notre époque. On n’a jamais tant parlé de catastrophes qu’aujourd’hui : climat, pandémie, guerre. Devons-nous craindre la fin des temps ? Celle-ci n’est-elle qu’une étape ? L’auteur interroge les textes du Nouveau Testament qui l’évoquent pour y chercher des raisons d’espérer. C’est un livre décapant qui ne ferme pas la porte sur « la fin des temps » mais, au contraire, ouvre une perspective, à partir de la lecture que ce frère dominicain fait des écritures bibliques.

Editions du Cerf

Acheter pour 18.00 CHF

Un an avec les saints
Thierry Fourchaud

L’auteur a choisi 45 saints célèbres. En étudiant leur parcours de vie, il réalise qu’aucune de leur histoire n’est simple. Cette constatation nous rejoint, car nous avons aussi des parcours compliqués. Malgré leurs épreuves, ils sont toujours victorieux finalement ! Les saints ont chacun une manière particulière et efficace de s’adresser à Dieu. Ce livre nous apprend à mieux les prier, car ils n’attendent qu’un signe de nous pour nous aider.  

Editions La Bonne Nouvelle

Acheter pour 15.10 CHF

Père Elijah
O’Brien – Oswald – Doucet

Père Elijah est le récit d’un moine carme, ancien homme politique israélien et rescapé de la Shoah, appelé par le Pape à une mission particulièrement périlleuse. Sorti de son monastère du Mont Carmel, le Père Elijah se retrouve dans un tourbillon où se croisent les forces les plus ténébreuses. A qui pourra-t-il faire confiance et comment pourra-t-il accomplir sa mission ? L’épreuve à laquelle il est soumis prend au fil des pages une dimension politique et spirituelle des plus complexes et passionnantes. Adaptation en BD du fameux roman de M. O’Brien, cette histoire palpitante devrait vous permettre de plonger dans l’univers intrigant du Père Elijah. 

Editions Salvator

Acheter pour 25.20 CHF

Le temps de la bonté
Jacqueline Kelen

C’est l’histoire d’un homme pieux et généreux nommé Tobit. Comme tous les justes, il doit traverser les doutes et la nuit de l’épreuve sans se détourner de Dieu. C’est aussi l’histoire d’une jeune fille, Sarra, qu’un démon empêche de se marier, mais qui demeure digne et confiante. C’est enfin le voyage initiatique d’un fils, le jeune Tobie, guidé et conseillé par l’Ange Raphaël. A partir d’un beau récit biblique composé au IIIe siècle avant Jésus-Christ, ce livre magnifique nous rappelle que, sur terre comme au ciel, le temps de la bonté et de la bénédiction n’est pas révolu.

Editions du Cerf

Acheter pour 32.30 CHF

Pour commander

Venez nous rejoindre !

PAR LE COMITÉ DE LA CHORALE DE MONTHEY | PHOTO : DR

Qui sommes-nous ? Un joli groupe dynamique, appréciant la musique bien sûr, le chant en particulier, et le plaisir de la convivialité autant que tout le reste… Nous sommes le chœur mixte de Monthey, fondé en 1852 et actif sous forme de chœur mixte depuis 1979 !

Une fois par semaine, nous nous retrouvons pour répéter, travailler dans la bonne humeur, élargir notre répertoire… et passer un excellent moment tous ensemble. En effet, dans notre la chorale, les temps de chaleureux partages, la bienveillance, la bonne humeur, font partie du bonheur de chanter.

Vous aimez chanter, seul ou en groupe… Vous aimeriez chanter et n’avez jamais osé franchir le pas… N’hésitez plus, venez nous rencontrer… Venez nous découvrir lors d’une de nos répétitions. Nous serons heureux de vous accueillir, de vous présenter notre groupe, nos habitudes…

Nous vous attendons avec impatience ! A bientôt !

Chorale de Monthey, répétition jeudi 19h30 à la Maison des jeunes.

La 6e Journée des pauvres à Fribourg

A l’occasion de la journée mondiale des pauvres, les paroissiens du décanat de Fribourg ont été invités, le 13 novembre 2022, à un geste de solidarité avec les plus démunis. Lors de divers ateliers, ils ont confectionné des cartes, des biscuits et de petits cadeaux qui seront remis pour Noël, à des prisonniers, des requérants d’asile et des gens de la rue.

PAR MAURICE PAGE
PHOTOS : CATH.CH

« Mets un peu plus de farine, sinon la pâte va coller à la table et au rouleau à patisserie ! » L’ambiance est animée et joyeuse à l’atelier biscuits réuni à la salle de paroisse de Saint-Pierre, dans une chaude odeur de milanais et de brünslis. « Face à la pauvreté grandissante, je suis heureuse de pouvoir apporter par mes biscuits  » un peu de douceur dans un monde de brutes  » comme on dit », raconte Valérie, une des pâtissières d’occasion.

« Quand je pense à toi, je pense à moi »

Maria de son côté, entonne à tue-tête, la chanson des « Restos du cœur » : « Aujourd’hui, on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid. Dépassé le chacun pour soi. Quand je pense à toi, je pense à moi… »

« Nous avons entendu le message du pape François qui nous appelle à l’action pour nous mettre au service des plus démunis », explique Olivier Messer, responsable pour la diaconie du décanat de Fribourg. « Plutôt que de simplement glisser un sou à la quête ou de faire un don, il nous a semblé
important de pouvoir offrir quelque chose fait de nos mains. Au-delà d’une aide matérielle qui reste nécessaire, c’est une façon de dire aux plus démunis qu’ils ont une valeur à nos yeux et que nous pensons à eux. Ce qui n’a rien à voir avec la valeur de l’objet. »

A l’atelier cartes, Fabio renchérit : « J’ai voulu apporter quelque chose même si c’est très peu. C’est le plaisir de donner, de se donner, sans attendre quelque chose en retour. »

Les cartes, biscuits et petits cadeaux seront remis, durant la période de Noël, aux prisonniers, aux requérants d’asile et aux gens de la rue par l’intermédiaire des aumôneries spécialisées.

La 6e journée des pauvres

Un regret néanmoins: les ateliers proposés dans les paroisses n’ont pas attiré un grand nombre de personnes. « La journée des pauvres, promulguée par le pape François en 2017, n’est pas encore entrée dans les mœurs et les mentalités des paroisses. En outre, après deux ans de covid, il n’est pas si facile de relancer les activités de ce genre », reconnaît Olivier Messer.

Un regret qui n’entache pas l’enthousiasme de Maria : « En venant, jamais je n’aurais pensé que je rigolerais autant. La prochaine fois, je ferai des  » struffolis  » de chez moi à Lecce, dans les Pouilles. »

22 février: Scout un jour, scout toujours !

PAR MARYLINE HOHENAUER
PHOTOS : LES SCOUTS SAINT-HIPPOLYTE

Alors que Mova 2022 est encore dans nos mémoires, voici arrivée la journée mondiale du scoutisme : le 22 février. Cette date coïncide avec la date de naissance du fondateur Robert Baden-Powell, le 22 février 1857. C’est surtout une belle occasion de montrer son appartenance à cette communauté forte de plus de 35 millions de membres ; chaque scout est invité à se rendre au travail, aux cours ou dans ses activités avec son foulard !

Alors le 22 février, faites comme les chefs scouts Saint-Hippolyte et portez votre foulard !

Et pour les intéressés à rejoindre les scouts, réservez la date du samedi 18 mars 2023 pour la journée découverte du scoutisme, jeu de piste pour les parents et la population.

Renseignements : Gilles/loup insomniaque, 077 423 96 84.

Crèches dans nos quartiers

Ces belles figurines bibliques vous accueillent à l’entrée du home des Tilleuls.

Jusqu’au 7 janvier, vous pouvez encore visiter la trentaine de crèches exposées dans nos communes. Voici quelques clichés de cette édition. Certaines autres crèches sont placées derrière une vitrine et le reflet ne permet pas de les photographier convenablement, mais elles valent le détour et méritent d’être vues «en vrai». Un grand merci aux groupes, institutions et artistes pour votre fidélité créative année après année. Depuis plus de 10 ans, vous nous offrez un Avent autrement avec Jésus au cœur de notre Noël.

PAR SANDRINE MAYORAZ
PHOTOS : DR

Extrait du texte de la crèche « Gesu Bambino », place Centrale de la ville de Monthey

« Puisse chaque enfant, dans ce monde tourmenté, recevoir au-delà d’un abri et des choses nécessaires à la vie,
Chaleur humaine, Tendresse et Amour !
Puisse-t-il acquérir le Droit au respect, à l’écoute, à la parole !
Puisse-t-il trouver, dans son entourage, un soutien permanent sur le chemin merveilleux, mais souvent rocailleux de la vie.
Qu’il puisse s’émerveiller des beautés de la création. »

Grand merci à Gilbert Mudry

A sa demande, Gilbert Mudry a cessé son activité de président de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx en fin d’année civile 2022. A travers cet article, nous entendons le remercier d’avoir rempli cette fonction délicate avec efficacité et discrétion.

PAR BERNARD PREMAND | PHOTO : DR

D’une certaine façon, Gilbert était destiné à une telle présidence. En effet, il a accompli l’essentiel de son activité professionnelle dans le domaine bancaire. Il fut cambiste, spécialiste du contentieux et conseiller en financement. Durant les 20 dernières années, Gilbert a œuvré avec talent à la Banque Raiffeisen de Monthey. La maîtrise des chiffres, de la gestion, de la comptabilité et des limites budgétaires et financières illustre parfaitement les compétences de Gilbert.

Membre de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx à l’orée des années 90, Gilbert a assumé la présidence de cette commission dès 2010. C’est donc plus de 30 ans de dévouement aux deux communautés catholiques de notre cité. A la tête d’une petite équipe ayant des expériences complémentaires, Gilbert a managé, avec doigté et rectitude, l’équivalent d’une PME d’une quinzaine de personnes. Cela inclut aussi le souci de gérer un patrimoine immobilier somme toute particulier, dans une situation paradoxale de contraintes financières et de rentabilité, alors que la communauté religieuse a notamment pour missions de développer l’humanisme, la solidarité et un certain détachement matériel.

Par ailleurs, Gilbert Mudry étant né un début d’octobre, le natif du signe zodiacal de la Balance est connu pour être une personne ayant des capacités à peser les problèmes et à être impartiale et équilibrée, en plus de savoir diriger et coordonner une équipe.

Selon un adage anglais, « beaucoup remercier signifie secrètement demander davantage ». On n’appliquera pas cette sentence à Gilbert qui a œuvré – faut-il le rappeler – durant plus de trois décennies pour les deux paroisses de notre ville. C’est tout à la fois un bail et un modèle d’exemplarité et de longévité de service à autrui. Dès lors, et parce qu’il est également à la retraite professionnelle depuis deux ans, nous lui souhaitons aussi une bonne retraite de président bénévole de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx.

En compagnie de son épouse Christine, Gilbert aura ainsi plus de temps à consacrer à la pratique de nombreux sports différents, tels que ski, vélo, voile et moto.

Alors, indépendamment du cadeau de reconnaissance déjà offert, nous entendons adresser simplement un GRAND MERCI à Gilbert pour son dévouement et son engagement. Bon vent pour un futur plus personnel et familial.

« Aimer c’est déjà faire l’expérience de Dieu »

La personnalité solaire de la « pasteure youtubeuse » Carolina Costa ne passe pas inaperçue. Auteure, comédienne et théologienne progressiste, elle a gagné plusieurs prix pour la websérie « Ma femme est pasteure » et est bien décidée à faire découvrir l’Amour inconditionnel transmis par Jésus-Christ.

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTOS : JEAN-CLAUDE GADMER

Avec une maman luthérienne et un papa catholique, comment êtes-vous tombée dans la marmite réformée ?
(Rires) Lorsque je suis arrivée en Suisse, j’allais à l’église luthérienne danoise avec ma mère. Nous habitions juste à côté de la paroisse réformée et ma mère m’a inscrite au catéchisme là-bas, où tous mes copains allaient déjà. J’ai mon vécu paroissial dans l’Eglise réformée et c’est aussi dans cette Eglise que ma passion pour Jésus et les Evangiles s’est déclenchée. Grâce à mes attaches familiales avec les autres Eglises, je me sens chrétienne avant tout et adepte de la voie du Christ par-dessus tout !

Un voyage au Tibet a changé votre manière de comprendre la foi au sein du christianisme. De quelle manière ?
Avant ce voyage, je venais de vivre un grand chagrin d’amour et une agression sexuelle… Je suis partie au Tibet pour me sauver. C’était le voyage du désespoir. Là-bas, la spiritualité imprègne tout le quotidien et j’ai eu cette puissante sensation que Dieu existait. C’était même une évidence. A mon retour, j’ai pensé que la voie était peut-être dans le bouddhisme. C’est un livre du Dalaï-lama qui m’a fait comprendre que tout se trouvait déjà dans ma propre tradition.

Vous êtes auteure de plusieurs livres, dont un récent. Principale protagoniste dans une websérie, animatrice d’une chaîne YouTube, pasteure famille et enfance pour l’Eglise protestante de Genève et maman de deux filles… Où trouvez-vous le temps de réaliser tout cela ?
Depuis le Covid, tous les projets que nous avions avec Victor, mon mari et notre équipe, se sont condensés autour du travail de témoignages sur Internet. Cette mission me semble de plus en plus importante. Paradoxalement, nous ne sommes pas toujours soutenus par les Eglises. Tout ce projet peut donc être considéré comme bénévole. Raison pour laquelle nos autres activités sont une manière d’essayer de financer en partie cette mission de témoignages sur le web, mais cela reste pour l’instant insuffisant.

Vous ne laissez aucun sujet sous le tapis et osez parler de tout, ouvertement. Certaines de vos vidéos ont provoqué critiques et menaces sur les réseaux sociaux…
Le web est un sixième continent avec un mode de fonctionnement, un langage et une manière de propager la Parole différemment de ce que l’on peut faire en local. Les institutions désirent y être présentes, mais elles n’y sont plus audibles. Les gens souhaitent des vis-à-vis, des visages humains qui témoignent. Un vrai changement est en train de s’opérer au niveau de la communication des messages. C’est un enjeu réel, car si l’on veut une parole progressiste, ce qui représente pour moi la voie réformée, alors on essuie commentaires haineux et menaces. Il existe des Eglises très puissantes sur Internet et des groupes organisés de croisades qui essayent de nous bâillonner. Cet enjeu a pourtant démultiplié notre désir de nous trouver sur les réseaux sociaux. C’est cela être témoin du Christ : aller dans des endroits où personne ne veut aller pour apporter une autre parole. Et ce que l’on ne voit pas, c’est la forêt qui pousse ! Les gens ont envie de retrouver le Christ et le christianisme.

On dit que l’on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Peut-on parler de tout avec tout le monde ?
Je pense que l’on peut parler de tout, mais comme c’était le cas avec Jésus, certains sujets vont diviser. Cette possibilité de division fait peur à beaucoup de chrétiens. Or, à mon sens, cette parole ne divise pas, elle marque un discernement possible et proclame des choses nous obligeant à nous positionner.

Biographie express

Carolina Costa est auteure de livres sur la foi, théologienne féministe et queer, youtubeuse et pasteure de l’Eglise protestante de Genève. Née à Monaco d’une mère danoise luthérienne et d’un père catholique romain, elle a grandi à Genève et suivi ses études de théologie à l’Université de cette même ville. Chanteuse et comédienne formée à Paris, elle y rencontre son mari. Ils ont créé l’Association Atalahalta qui a réalisé de nombreuses webséries, dont la plus célèbre, inspirée de leur histoire « Ma femme est pasteure ». Carolina exerce actuellement un ministère auprès des enfants et des familles à Genève. Elle est également très active sur le web www.carolina-costa.com

La « pasteure youtubeuse » a réalisé de nombreuses webséries.

L’ESSENTIEL passe au «numérique»

Un accès direct au magazine numérique est disponible depuis chaque site de paroisse, ici Collombey-Muraz.

PAR L’ABBÉ JEAN-MICHEL MOIX, AU NOM DE L’ÉQUIPE DE RÉDACTION | PHOTO: SAINT-AUGUSTIN

Il y a des «évolutions» ou des «révolutions» quasi inévitables. Il y a environ 500 ans, l’invention de l’imprimerie a transformé les livres; elle les a multipliés, elle les a rendus plus abordables. La Bible a connu ainsi une plus large diffusion.

Depuis quelques dizaines d’années, notre société est entrée dans l’ère «numérique» des ordinateurs, des écrans digitaux, des téléphones portables, etc. Désormais, il n’est plus nécessaire d’attendre que le facteur dépose notre journal dans notre boîte à lettres, nous pouvons le lire directement sur notre «tablette» !

Et notre magazine paroissial L’Essentiel n’échappe pas non plus à ce grand mouvement de fond qu’on observe dans les médias. A compter de ce 1er janvier 2023, L’Essentiel effectue également sa «mue», sa «transition» en passant à la version numérique !

Bien sûr, nous pouvons toujours rester abonnés à la version «papier» de L’Essentiel. Et tout en bénéficiant de l’abonnement papier, nous pouvons en plus (en nous enregistrant en ligne) lire la version numérique. Cette nouvelle offre vous sera proposée pour la somme de Fr. 50.–.

Ainsi la version numérique de L’Essentiel présente à nos yeux plusieurs avantages ou «plus-values»: nous espérons ainsi toucher un lectorat plus large, en offrant par exemple la version numérique, pour quelques mois, aux familles ayant présenté un enfant au baptême ou accompagnant un de leur enfant dans un parcours sacramentel du Pardon, de la première communion ou de la confirmation. Nous avons en outre la possibilité, avec la version numérique, d’ajouter du contenu supplémentaire, avec par exemple l’homélie dominicale du curé, avec des annonces d’événements qui «collent» mieux à l’actualité paroissiale.

Nous souhaitons par ailleurs proposer une version exclusivement numérique pour le prix de Fr. 35.–. Cette offre exclut la version papier. Mais elle pourrait trouver un nouveau public dans la jeune génération.

Bref, nous sommes convaincus que le lecteur a tout à gagner avec l’arrivée de la version numérique de L’Essentiel !

Bonne lecture !

Un parallèle et un complément

Par Nicolas Maury

Saint-Augustin SA poursuit sa transformation numérique. En parallèle et en complément de L’Essentiel en format papier, la société basée à Saint-Maurice propose désormais aussi une version digitale. «Notre objectif est d’offrir un outil correspondant au mode actuel de consommation de l’information d’une grande partie de la population, indique son directeur Yvon Duboule. Diverses études de marché montrent clairement une poursuite de cette tendance. C’est aussi un moyen de capter un lectorat plus jeune et / ou sensible aux questions environnementales.»

La porte d’entrée du magazine numérique se trouve sur le site de la paroisse (ndlr. voir encadré). «Chaque lecteur peut désormais consulter son magazine en tout lieu, sur smartphone, tablette ou ordinateur», précise Chantal Salamin, webmaster. «Il est ainsi possible de faire découvrir L’Essentiel à sa famille et à ses amis sans disposer de la version papier avec soi, mais aussi d’accéder à tous les anciens numéros et aux articles publics d’autres magazines.» Le tout soit dans une version web, soit à l’aide d’une liseuse dans une mise en page identique à la version imprimée.

Le renouvellement d’abonnement en ligne grâce à une carte de crédit ou à Twint (et bientôt la carte PostFinance) et l’option de modifier son adresse postale sont d’autres potentialités du système. Sans oublier la possibilité d’offrir un abonnement cadeau. Et Yvon Duboule de conclure: «La solution ayant été développée par Saint-Augustin, notre volonté est de continuer à l’adapter à l’évolution technologique afin de proposer des services répondant toujours mieux aux attentes des paroisses et des lecteurs.»

Comment faire ?

1. Aller sur le site de la paroisse ou à l’adresse monthey-hautlac.lessentiel-mag.ch
2. S’enregistrer en ligne avec son e-mail et un mot de passe.
3. Rattacher son abonnement papier grâce à son numéro d’abonné (présent sur l’étiquette d’envoi de son magazine papier) à son compte (Mon compte / ).
4. S’inscrire à la newsletter pour être informé de la mise en ligne d’un nouveau numéro.
5. Et c’est fait !

Au-delà de notre zone de confort

PAR PASCAL ORTELLI | PHOTO : FLICKR

A l’heure des visioconférences et des livraisons à domicile nous guette l’illusion d’un monde qui, de soi et de droit, viendrait automatiquement à nous. Et ce, au risque, crises et covid aidant, de nous faire perdre le goût de sortir à la rencontre de ce qui justement ne se commande pas. En ce début d’année, l’Epiphanie vient nous bousculer dans notre zone de confort. Face à l’irruption d’une nouvelle étoile dans un ciel déjà cartographié, les mages n’ont pas hésité à la suivre pour découvrir un Dieu qui vient justement à nous. Mais sans prémâcher le travail et en nous demandant quelques efforts de disponibilité tant intérieure qu’extérieure.

Si l’on est prêt à sortir loin pour « s’éclater », selon une formule qui me laisse toujours perplexe, quels pas sommes-nous disposés à faire pour rejoindre ce qui nous fait vivre ? Dans la Bible, rares sont les immobilismes : on ne compte plus les kilomètres parcourus par les patriarches ou les prophètes… Certes, en régime chrétien comme dans toute démarche spirituelle de conversion, le plus long chemin à parcourir reste celui de la tête au cœur.

La paroisse Saint-André en fête pour ses membres

Les trois nouveaux chevaliers de Saint-André, présentés par le président du CoGest Gilles Vuille.

PAR VALENTIN RODUIT | PHOTOS : BASTIEN CLERC

Au début de l’Avent, la paroisse de Muraz fut en fête pour son patron, saint André.

Dans une église débordante, quelques personnes furent mises à l’honneur pour leur fidélité.

Deux chanteuses de la chorale furent médaillées pour leurs années de chant. Hélène Rinderknecht a reçu la médaille diocésaine pour 25 ans et Brigitte Parvex la médaille Bene Merenti (du grand mérite) pour 40 ans de chant.

De plus, trois personnes ont été accueillies parmi les chevaliers de Saint-André (la plus haute distinction paroissiale). Il s’agit d’Edith et Jean-Michel Lattion et de Raymond Turin.

Et bien entendu, le nouveau drapeau de la chorale a également attiré les regards, puisqu’il a été béni durant la messe (annoncé dans l’Essentiel de novembre). Toute la paroisse et même le village était en fête. Ce fut l’occasion de deux créations musicales : l’hymne à Saint-André (musique par Romuald Abbet ; paroles par François Zufferey) et le morceau de la fanfare accordée au carillon de l’église (écrit par Norbert Pfammatter).

La choucroute à la Charmaie a couronné cette belle fête. On se réjouit déjà de l’année prochaine.

Les deux médaillées de la Chorale, présentées par la présidente Rose-Marie Chervaz.
Le nouveau drapeau, admiré par le clergé local.

Et le zéro alors ?

Raison et Foi s’équilibrent comme les masses sur une balance.

Cette nouvelle rubrique va illustrer, par des exemples concrets, la démarche scientifique d’hommes et de femmes d’Eglise dans leur quête de la compréhension de notre monde.

PAR PIERRE GUILLEMIN | PHOTO : FLICKR

Pour Aristote, est « un » ce qui existe. Le vide donc le zéro, donc l’infini (l’inverse du zéro est l’infini), n’existe pas, ce qui implique l’existence de Dieu car le cosmos est conceptualisé comme un espace fini au-delà duquel se trouve Dieu, cause de toute chose.

Le zéro, dans sa forme mathématique, vient de l’Inde. En 628, dans un traité d’astronomie appelé le Brahma Sphuta Siddhanta, Brahmagupta (598-660) définira le zéro comme la soustraction d’un nombre par lui-même (a – a = 0). Il établira aussi qu’un nombre multiplié par zéro est égal à zéro. Ainsi, le zéro est, par sa définition et ses propriétés, différent des autres nombres.

Le système de Fibonacci

Le concept de zéro est, avec la numérotation arabe, introduit en Europe au Moyen-Age et théorisé par le mathématicien Leonardo Fibonacci (1170-1250). Son ouvrage Le livre des calculs est un traité sur les calculs et la comptabilité fondés sur le calcul décimal, à une époque où tout l’Occident utilise encore les chiffres romains et calcule sur boulier. Ainsi, Fibonacci introduit un système de calcul plus puissant et plus rapide que la notation romaine, si bien que banquiers et commerçants l’adopteront très vite et le propageront.

L’erreur d’interprétation du zéro en tant que représentation du vide vient de la conception mathématique de l’équilibre.

En sciences physiques, l’équilibre est l’état d’un système qui correspond à un minimum de la fonction d’énergie pour le paramètre considéré. Le zéro résulte de l’équilibre des forces qui affectent un système donné (mécanique, thermodynamique, électromagnétique…).

Et l’Eglise ?

Lorsque l’Eglise comprend, à partir du XVIIIe siècle, l’interprétation du zéro comme une représentation d’un équilibre, la doctrine d’Aristote s’effondre. Vide et infini ne sont plus contradictoires avec la foi : ils sont complémentaires l’un de l’autre et participent pleinement à l’équilibre du monde.

Quand Jean-Paul II écrit dans son encyclique Fides et ratio de 1998 « La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité », il intègre totalement cette idée d’un équilibre général entre Foi et Raison qui se complètent parfaitement (saint Augustin déjà écrivait au Ve siècle : « Il faut croire pour comprendre et comprendre pour croire. »)

Raison et Foi s’équilibrent comme les masses sur une balance : la résultante des forces en présence s’annule, le zéro (l’équilibre) est devant nos yeux.

Messe d’installation du curé et du vicaire du Haut-Lac

Les prêtres desservants des paroisses du Haut-Lac (Père Innocent, à droite ; Père Joseph, à gauche) entourent le chanoine-doyen Gilles Roduit lors de la messe d’installation à Vouvry, le samedi 3 décembre.

C’est à l’église Saint-Hippolyte de Vouvry que les quatre paroisses du Haut-Lac ont pu assister, samedi 3 décembre, à la messe d’installation du Père Innocent Baba Abagoami comme curé et du Père Joseph Akuamoah Boateng comme vicaire.

PAR YASMINA POT
PHOTOS : GERVAISE IMHOF

Deux présidentes et un président de communes étaient présents à l’église Saint-Hippolyte pour accueillir officiellement et féliciter le Père Innocent et le Père Joseph comme curé et vicaire : Véronique Diab, présidente de Vouvry ; Valérie Bressoud Guérin, présidente de Vionnaz et Pierre Zoppelletto, président de la commune de Port-Valais. Des membres des quatre paroisses du Haut-Lac assistaient à l’événement.

« Cela fait cinq ans que je suis là et il fallait bien ça pour que j’apprenne à parler comme un Valaisan ! », plaisanta le Père Innocent en début de cérémonie. Plus sérieusement, il ajoutera que, pendant ce temps-là, il a pu se préparer à cette nouvelle fonction et qu’elle ne lui fait donc pas peur : « Je suis fier de vous tous car nous avons accepté ensemble de construire nos paroisses. Ce qui les unit est fort : la foi, la tradition commune et aussi les différences. »

« Construire avec le Père Innocent et le Père Joseph »

Officiant au nom de l’évêque Mgr Jean-Marie Lovey, le chanoine Gilles Roduit, doyen du décanat de Monthey, rappela qu’en cette période de l’Avent « chacun de nous attend et pressent Celui qui va nous apporter quelque chose. Si chacun accepte d’être humble, comme une petite pousse sur une souche, le Royaume viendra. » Il affirma la volonté de chacun de « construire avec le Père Innocent et le Père Joseph » et procéda ensuite à la lecture de la lettre de nomination de Mgr Jean-Marie Lovey.

Madame Véronique Diab, présidente de Vouvry, exprima dans son discours sa joie et celle de sa commune à accueillir les nouveaux curé et vicaire, dont elle souligna qu’ils sont des « chevilles ouvrières » pour la communauté, qui a véritablement besoin d’eux. Le président du Conseil de gestion de la paroisse de Port-Valais, monsieur Pierre Curdy, adressa lui aussi au curé et au vicaire ses remerciements chaleureux et meilleurs vœux dans leurs nouvelles fonctions.

Pour terminer la cérémonie, le curé Innocent présenta quatre points soutenant sa volonté de ne pas se satisfaire d’un quelconque statu quo : travailler ensemble dans l’unité et dans la diversité ; favoriser la croissance de l’œcuménisme pour toute l’humanité ; donner de la place pour tous, dans les quatre paroisses du Haut-Lac ; ne pas avoir peur de l’échec car il permet de réessayer et d’avancer.

La chaleur des paroissiens accueillant leur nouveau curé et leur nouveau vicaire était palpable lors de cette cérémonie qu’ils applaudirent à plusieurs reprises. Le Chœur d’Hommes de Vionnaz, qui accompagna l’événement, contribua par la beauté de ses chants à souligner le caractère solennel de cette messe.

Le curé Innocent et le vicaire Jospeh entourant l’équipe pastorale : de gauche à droite, Christophe Allet, Virginie Maret, Stéphanie Besse, Stéphanie Reumont.

L’homme qui marche

Au Kunsthaus de Zurich, on est saisi par les multiples figures filiformes d’Alberto Giacometti nommées « L’homme qui marche ».

L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.

PAR PIERRE-YVES MAILLARD, VICAIRE GÉNÉRAL DU DIOCÈSE DE SION 
PHOTOS : CATH.CH, FLICKR

Il y a quelque temps, j’avais souri en lisant une annonce portant sur des « assises de la mobilité ». On voit bien ce dont il s’agit ; reste que l’idée de mouvement suggéré par le deuxième terme s’accorde mal avec la position statique évoquée par le premier. Plus récemment, je me suis fait la même réflexion en prenant connaissance d’un projet de « bureau de la synodalité » assurant dans notre Eglise suisse le suivi de la réflexion initiée par le pape François. Si la synodalité exprime le fait de se mettre en marche, est-ce bien à la stabilité d’un bureau d’en garantir le mouvement ?

Cultiver l’élan créatif

Bien sûr, il serait réducteur de botter en touche en invoquant la prétendue opposition entre « l’Eglise prophétique » et « l’institution ». On sait que la spontanéité des initiatives pastorales nécessite souvent une forme d’encadrement pour en garantir la pérennité et que cet enracinement structurel permet précisément de cultiver leur élan créatif.

Il n’en demeure pas moins que le dynamisme de la synodalité nécessite une attention continue pour ne pas courir le risque de le conduire à un autre immobilisme.

Jésus, infatigable pèlerin

Au Kunsthaus de Zurich, on est saisi par les multiples figures filiformes d’Alberto Giacometti invariablement nommées « L’homme qui marche ». C’est aussi le titre d’un livre de Christian Bobin consacré à Jésus. Dans l’Evangile, celui-ci apparaît toujours en mouvement, passant, marcheur, infatigable pèlerin.

Et c’est bien cette attitude qui doit caractériser le chrétien, disciple missionnaire, appelé par le Père, envoyé vers ses frères.

Si le thème du dossier (autre terme bien statique) de cet Essentiel est consacré à la mobilité, qu’il relance alors notre marche en Eglise, vers Dieu, « le plus haut sommet, dans l’audace et l’adoration »1.

1 Prière du pèlerin de la montagne.

Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens: du 18 au 25 janvier 2023

Nous sommes un avec toi

THOMAS MERTON, MOINE CISTERCIEN BRITANNIQUE ET PRÉCURSEUR DU DIALOGUE INTERRELIGIEUX
DESSIN : J.-F. KIEFFER

Dieu, nous sommes un avec Toi.
Tu nous as faits un avec Toi.
Tu nous as enseigné que,
si nous sommes accueillants
les uns aux autres, tu demeures en nous.

Aide-nous à garder cette ouverture
et à nous battre pour elle de toutes nos forces.
En nous acceptant les uns les autres
c’est toi que nous acceptons
c’est toi que nous aimons de tout notre être.

Car notre être est au cœur de ton être
et notre esprit s’enracine dans ton esprit.
Emplis-nous d’amour
et fais que l’amour nous lie les uns les autres
tandis que nous parcourons nos chemins divers.

Mais que ça bouge !

Au gré des fusions de paroisses et de la formation d’équipes pastorales, le mouvement est clair : regrouper pour faire moins mais mieux et ensemble. D’aucuns se plaignent : on n’a plus de messe dans notre église paroissiale… Immobilisme d’une part des fidèles dans une ère d’extrême mobilité. Etrange paradoxe, non ?

PAR THIERRY SCHELLING
PHOTOS : PXHERE, DR

« Je n’ai plus la messe dans l’église de mon enfance… Je dois aller dans celle d’à côté, vous rendez-vous compte ? » Et quand on demande à Janine où cette église se trouve, elle explique : « A 750 mètres, j’ai compté, vous savez ! » Certes…

Au vu de la diminution des prêtres 1 et du regroupement des paroisses en Unités ou Secteurs, une part des fidèles est déboussolée. « Le mieux est l’ennemi du bien », me lance Robert, fringant octogénaire qui marche avec une canne – mais conduit une superbe Tesla –, « car désormais je dois me déplacer pour la messe du samedi soir et trouver une place de parc dans ce quartier densément habité. Je dois donc partir plus tôt si je veux y arriver. » Certes…

Mobilité douce

Etrange, donc, que l’on soit mal à l’aise avec cette politique pastorale du « moins dispersé » pour un « mieux célébrer ». Car, dans la vie contemporaine, tout pousse au déplacement et au regroupement : loisirs, vacances, grandes surfaces, restaurants, lieux de culture (cinéma, théâtre, opéra…) ; visites à ses proches en EMS ou dans un autre canton où logent les petits-enfants… quand ils ne sont pas partis vivre à l’étranger ; la poste, le guichet de banque et tant d’autres commodités de la vie dite moderne se trouvent rarement au pied de mon immeuble ou au coin de la rue de mon quartier résidentiel. Sans parler des arrêts de bus, ou des gares… La liste de toutes ces raisons de se déplacer pour sa vie quotidienne est longue… Et on s’y est fait !

Mais pour la messe ? Quand on annonce qu’à cause du petit nombre de participants à une messe, on va regrouper plus de monde dans des endroits accessibles, on entend des geignements… « Je ne connais pas ces gens », me confie Claire, quinquagénaire, qui regrette de ne plus avoir « sa messe du jeudi soir »… Quand on lui propose la même célébration à trois arrêts de tram, elle fait non de la tête : « L’église est glauque là-bas. »

Vraiment une question d’horaire ?

Cette attitude plutôt fermée ne traduit-elle pas une sorte de « messe-addiction » si j’ose dire, dénaturée de sa dimension « rassemblement communautaire » au profit de « mon petit plaisir personnel » (horaire, lieu, prêtre) ?

La messe est le sommet de la célébration de notre foi 2, mais à quel prix : fait-on l’amour tous les soirs de la semaine ? Non, on cadence cet apex avec d’autres formes d’expression de notre affection ; ne peut-il pas en être de même avec la foi ?

Car, depuis le Concile Vatican II, les formes de célébration de la Parole et de l’eucharistie ont été diversifiées et la Bible rendue aux fidèles, pour ainsi dire : langue vernaculaire, études des textes pour tous, versions 2.0, mangas et autres supports modernes. Mais se la sont-ils appropriée vraiment ? Où se trouve le manque, en vérité ?

Messe, mission…

Mgr Charles Morerod, dans sa Lettre de Carême de 2013, constatait : « Dans une société où il est normal de faire des kilomètres pour aller faire ses courses ou pour aller assister à une manifestation sportive ou culturelle, beaucoup semblent considérer comme normal de ne pas aller à l’église si la messe est célébrée dans le village voisin ou la paroisse voisine. »

Et de renchérir dans sa Lettre de Carême de 2015 : « Si recevoir Jésus-Christ ne vaut pas la peine d’un petit déplacement, c’est qu’il y a une crise de la foi » avant d’accuser la flemmardise des prêtres. « Si on veut chez nous une Eglise missionnaire, il est indispensable de montrer – en particulier le dimanche – de grandes communautés rassemblées pour des célébrations joyeuses […] [car] il faut aussi que l’on puisse percevoir une communauté heureuse de célébrer une belle liturgie. »

Il invite, là où il n’y a pas la messe chaque dimanche, à « continuer [à célébrer] au travers d’autres rencontres » ; le pape François parle d’une « créativité missionnaire » des paroisses (cf. Evangelii gaudium, no 28). Mais ose-t-on vraiment ?

Inertie

« Célébrer devant cinq personnes qui se tassent au fond de l’église, un dimanche d’hiver, est déprimant, confie un prêtre à la retraite. Surtout que je vais dire deux autres messes dans deux autres églises de l’Unité pastorale après ! Pour le même petit nombre. » Mais impossible de les faire se déplacer pour les regrouper.

L’actuel recteur de la basilique Notre-Dame à Genève, Pascal Desthieux, raconte volontiers, alors qu’il était curé de Romont et environs, son effarement lorsque, pour cause de travaux, une église ayant dû être fermée, les fidèles se sont « évanouis » pendant la restauration, pour réapparaître dès l’ouverture des portes de leur édifice renouvelé… sans n’avoir jamais fréquenté l’église voisine pour la messe dominicale ! Interloquant.

Mieux ensemble

L’Eglise, du grec ekklesia, est d’abord un rassemblement de personnes d’âges, d’origines, de cultures, de conditions sociales et économique différents. Pour que ce « Peuple de Dieu » soit plus kath’olikos, c’est-à-dire universel en français. Or, peu d’instances sociétales (l’école ?) le font. Ce n’est donc pas une mode, c’est un fondement de l’ecclésiologie (théologie de l’Eglise) : regrouper afin de faire corps, pour célébrer le Seigneur, écouter sa Parole, communier à sa présence et être envoyé.e en mission ad gentes, vers les autres, pour témoigner.

Dehors !

« Sortir ! », clamait le pape François et les jeunes, il les exhortait à se lever de leur sofa pour parcourir le monde ! Sortir de ses murs, de ses habitudes, du « on a toujours fait ainsi ici », pour rencontrer, missionner, servir. Oser témoigner dans une société où nous, chrétiennes et chrétiens, ne sommes plus ni les premiers à créer de la culture, du lien, ni même sollicités pour le faire comme au temps de Don Camillo ! Et cela requiert d’être plus uni.e.s : « C’était magnifique, cette confirmation à l’heure de la messe paroissiale, me confie Hélène. Ça fait chaud au cœur d’être plus nombreux, autour de ces jeunes ! Je repars requinquée ! » Tout est dit !

1 En revanche les laïques et les laïcs engagés par le diocèse LGF augmentent. Comme quoi, Dieu répond aux prières pour les vocations !
2 Même si je pense que l’Evangile, lui, parle plutôt de l’amour du prochain comme le « sommet de notre foi »…

Nouvelle année: nouveau départ !

Nouvelle année ! Un nouveau chapitre, un nouveau couplet… ou simplement la même vieille histoire ? Le choix nous appartient ! Dans les magazines, sur le Web, partout, on nous suggère de nouveaux défis. C’est peut-être le moment d’envisager un changement, de prendre de bonnes résolutions et de les tenir.

PAR NICOLETTE MICHELI | PHOTO : PXHERE

« Moi, je ne prends plus de résolutions ! De toute façon, je ne les tiens pas ! » déclare ma voisine d’un ton assuré et définitif. Je sens que rien ne pourra ébranler sa décision… mais j’essaie : « Si tu ne les tiens pas, c’est peut-être que tu n’as pas pris les bonnes ? »

Faire le bon choix

En effet, une résolution est bonne si elle nous apporte du mieux-être et nous fait avancer dans la bonne direction. Il suffit d’en choisir une seule pour commencer ! Une action simple et précise, à répéter sans trop bouleverser le quotidien. Mettre cet objectif par écrit, sur un papier placé bien en vue, ou le taper sur son téléphone : voilà un moyen concret et efficace, paraît-il, pour consolider sa motivation.

Avancer lentement mais sûrement

« D’accord, mais comment s’y prendre pour tenir sur la durée ? » Y aller à petits pas : viser de petits changements à réaliser dans un laps de temps assez court. Faire le point avant de repartir avec un objectif un peu plus ambitieux et fixer à chaque fois une échéance… les grandes fêtes, par exemple : tenir jusqu’au Carême… Pâques… Ascension… A chaque étape, se féliciter et, pourquoi pas, s’accorder une récompense ? Progresser ainsi, avec persévérance, pour atteindre l’objectif final. Oublier le « Tout, tout de suite » qui nous guette sans cesse et risque de nous décourager à la première difficulté. Il faut du temps pour changer ses vieilles routines et prendre de nouvelles habitudes ! Mais quelle satisfaction quand, étape après étape, on a réussi à s’améliorer. Et quelle joie quand cela nous permet une meilleure ouverture aux autres !

Un coach exceptionnel

Finalement, prendre une bonne résolution c’est se donner un rendez-vous avec soi-même pour réaliser une action concrète, dans un temps défini, afin d’améliorer sa vie au quotidien. L’on peut solliciter de l’aide autour de soi. On peut aussi demander le soutien d’un coach exceptionnel, pour lui confier ses progrès et ses difficultés. Qui, mieux que Jésus, peut nous accompagner dans cette aventure, lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie ? Suivons-le dans la joie !

Vivre et laisser vivre. 
Se donner aux autres
Se mouvoir avec bienveillance et humilité 
Jouer avec les enfants 
Passer ses dimanches en famille 
Aider les jeunes à trouver un emploi 
Prendre soin de la création 
Oublier rapidement le négatif 
Respecter ceux qui pensent différemment 
Rechercher activement la paix 
(Pape François)

Marie de la cité des Fourmis

Le saint ou le bienheureux, n’est pas seulement celui qui a vécu il y a longtemps, dans un pays et un contexte différents des nôtres. Il peut être compatriote, contemporain et vivre dans des conditions assez semblables aux nôtres. Découvrons-le dans cette nouvelle rubrique.

Au Pays du Soleil Levant, Elisabeth Marie Satoko Kitahara s’est engagée sa vie durant auprès des plus pauvres de Tokyo. Une courte vie, dont la fulgurante conversion marque les esprits. Le 23 janvier 2015, le pape François reconnaît l’héroïcité de ses vertus et la déclare vénérable.

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTO : DR

Elisabeth Marie Satoko Kitahara, est fêtée le 23 janvier, jour anniversaire de son décès.

Un jour de mars 1948, Satoko Kitahara, étudiante en pharmacie de l’Institut de Médecine de Showa Women’s University, près de Tokyo, se promène tranquillement avec une camarade de classe lors d’une visite de Yokohama.

Indéfinissable émotion

Les deux amies remarquent un homme compatriote qui entre dans l’église du Sacré-Cœur de Yokohama. Prise de curiosité, Satoko fait de même. A l’intérieur, ses yeux se posent sur une représentation de Notre Dame de Lourdes. Elle est submergée par une « indéfinissable émotion ». Elle est loin d’imaginer que cette mystérieuse femme sur son piédestal va changer sa vie.

Le père de Satoko, de religion shinto, ne partage pas ce nouvel intérêt pour le christianisme, mais ne s’oppose pas non plus aux aspirations de sa fille. Il essaie tout de même de la dissuader de s’engager sur cette voie. La passion de Satoko pour sa nouvelle foi est plus forte. Elle demande à l’évêque local une dispense pour pouvoir se faire baptiser tout de suite, car elle aspire à entrer dans les ordres. Malheureusement, le diagnostic d’une tuberculose lui ferme les portes du couvent. Elle découvre un article intitulé, Une croix à Arinomachi (la ville des fourmis), un bidonville de Tokyo hébergeant les chiffonniers de la ville. Le frère Zeno Żebrowski est missionnaire auprès de cette population. Satoko s’engage avec lui auprès des plus pauvres. A mesure que son engagement grandit, ses forces déclinent, rongées par la tuberculose. Elle s’éteint dans les bras de sa mère, en janvier 1958, à l’âge de 28 ans.

En 2015, le pape François reconnaît l’héroïcité de ses vertus et la déclare vénérable. Elle est fêtée le 23 janvier, jour anniversaire de son décès.

Pourquoi a-t-on congé à Carnaval ?

C’est vrai, Carnaval n’est pas à proprement parler un jour férié… même si on aimerait bien avoir congé. Le Carnaval de Monthey est (presque) sacré ! Alors il mérite bien un petit décodage… historique et spirituel.

PAR SANDRINE MAYORAZ | PHOTOS : WWW.MONTHEY.CH/CARNAVAL, DR

Carnaval, une tradition… chrétienne

Aussi étonnant que cela puisse paraitre aujourd’hui, Carnaval est à l’origine une tradition chrétienne. Le terme « Carnaval » vient du latin : Carne = viande, Vale = au Revoir ; ce qui veut dire : « Au revoir la viande ». Car traditionnellement on ne mangeait pas de viande en Carême. Et donc, les jours précédents, on « liquide les restes » de lard, de crêpes, de beurre… d’où l’appellation de Mardi gras. Soit dit en passant, on ne mangeait pas non plus d’œufs. Comme les poules ne font pas Carême, elles continuent de pondre et les œufs s’accumulent. C’est l’origine purement pragmatique de notre tradition des œufs de Pâques !

Et saviez-vous que se déguiser servait à effacer les classes sociales marquées par l’habillement ? Pour une journée, tout le monde est à égalité : le valet peut devenir roi… On déroge aux codes vestimentaires, juste quelques jours.

Les Cendres, un symbole fort

Après mardi gras, vient le Mercredi dit « des cendres » qui ouvre le Carême. Quaresme en ancien français signifie 40e jour et le Carême prépare à la fête de Pâques. Lors de la messe du Mercredi des cendres, un geste spécial et unique dans l’année est posé. Le prêtre saupoudre des cendres 1 sur le front des fidèles en disant : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière. » (Genèse 3, 19) ou « Convertis-toi et crois à l’Evangile. » (Marc 1, 15)

« La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres 2. » Ainsi, le Mercredi des cendres évoque la mort et la fragilité de l’Humain et à la fois laisse poindre une extraordinaire Espérance…

Les quatre jours de Carnaval marquent un contraste avec les 40 jours de Carême. Car il y a un temps pour tout : un temps pour l’amusement et un temps pour le recueillement. C’est l’alternance des temps qui en donne la valeur. Je vous souhaite donc un joyeux Carnaval, suivi d’une belle entrée en Carême…

1 Les cendres proviennent parfois des Rameaux bénis à la Semaine sainte précédente. 
2 https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/careme/371472-mercredi-des-cendres/, consulté le 15 novembre 2022.

Les Cendres, un symbole fort de notre fragilité.

Peintures murales, abbatiale de Payerne

Au détour du narthex (l’entrée de l’église), on découvre une étonnante représentation de la Sainte Trinité. 

PAR AMANDINE BEFFA
PHOTO : JEAN-CLAUDE GADMER

Nous avons parfois l’impression que les églises médiévales étaient sobres. En effet, la majorité des églises qui restent aujourd’hui ont des murs nus. Pourtant, c’était loin d’être le cas, en particulier à la période romane. Les techniques architecturales ne permettant pas de percer de grandes fenêtres, il était nécessaire de faire quelque chose des grandes surfaces de l’édifice. C’est l’apogée de la peinture et en particulier de la fresque.

L’abbatiale de Payerne a été partiellement détruite à travers les siècles. Elle a subi deux incendies et a servi de grenier, puis de prison et de cantonnement militaire à partir de la Réforme. Toutefois, elle nous donne une idée de ce à quoi ressemblaient les églises médiévales. Elle conserve en effet de nombreux décors peints datant du XIe au XIIIe siècle. Il est impossible de parler de toutes les œuvres en quelques lignes et il vaut vraiment la peine de se rendre sur place en personne pour les admirer.

Au détour du narthex (l’entrée de l’église), on découvre une étonnante représentation de la Sainte Trinité.

En bas à gauche, un homme est à genoux. Il est revêtu d’un manteau à capuche et coiffé comme les moines. Il s’agit probablement du donateur.

Au centre, Dieu le Père soutient le Fils en croix alors que l’Esprit veille sous forme d’une colombe.

La scène est déjà touchante lorsqu’on la contemple, mais elle prend un sens encore plus profond si on lit le texte de la Passion en même temps : « Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27, 46)

A nous qui avons parfois envie de demander : « Où étais-tu lorsque je me sentais abandonné ? », le Père semble répondre : « Je portais ta croix… »

Comment rapprocher les familles des parcours de l’initiation chrétienne de cette prière communautaire ?

Regards croisés sur la messe dans un parcours catéchèse

 

Dans la série de présentation des travaux de diplôme du parcours de formation «Théodule», voici ci-dessous le résumé du travail effectué par Virginie Maret. Son travail porte sur la messe mise en relation avec les parcours de catéchèse.

PAR VIRGINIE MARET | PHOTO : DR

Virginie Maret.

Redonner sens à la messe dominicale dans notre vie de chrétien

Le pape François nous le rappelle, la messe est « communautaire » : tous les dialogues réalisés ont leur importance ; ce sont des paroles qui amènent à la « communion » entre le prêtre et les fidèles. Elle est également au centre de la vie de l’Eglise. « Quel dimanche cela est-il pour un chrétien, s’il manque la rencontre avec le Seigneur ? »

La messe : une rencontre avec Jésus !

Pourtant beaucoup de croyants ne ressentent pas le besoin de pratiquer et lorsque l’on interroge les familles des parcours de catéchèse, certaines avouent n’y aller que quatre fois par année. L’objectif de ma réflexion est de trouver quelques pistes de compréhension car nous sommes persuadés que la formation des chrétiens sur le sens de la messe peut être une réelle source d’évangélisation. Lorsque l’on sait de quoi on parle, on est d’autant plus motivé à aller à la rencontre de ce Jésus et de son amour qui se révèle dans le mystère de l’Eucharistie.

La messe vécue trop souvent – hélas – et uniquement comme une obligation !

Beaucoup de familles qui accompagnent leurs enfants dans les parcours de catéchèse viennent à la messe soit par « habitude »,
soit par « obligation » ou ne viennent pas. Et la majorité ne participe aux célébrations que si elles sont en lien avec le parcours ! L’enfant qui dit avoir apprécié les activités proposées et la fête du sacrement finit son parcours puis ne remet plus les pieds à l’église ! Pourquoi ?

L’enjeu : que la messe nourrisse et vitalise notre foi !

Il est donc important de mettre en lumière les besoins et les attentes des familles afin que la messe prenne sens pour elles et qu’elles puissent continuer leur chemin avec toute la communauté. Créer un pont entre les sacrements de l’initiation chrétienne et la suite de leur vie en tant que chrétiens ! Lorsqu’on interroge ces familles, l’on ressent une envie de vivre des célébrations joyeuses, un besoin d’entendre une homélie qui les touche et les enrichisse et des attentes concernant la participation active de l’assemblée, en particulier des jeunes.

La messe : une chance pour évangéliser !

Nous avons de la chance depuis Vatican II de pouvoir célébrer la messe AVEC le prêtre, n’oublions pas cette opportunité qui nous a été donnée !

Comprendre le sens des gestes et des paroles de l’Eucharistie ne suffit certainement pas à nous convier à ce rendez-vous hebdomadaire mais cela peut nous motiver ! La messe nous unit et nous offre l’opportunité de nous « poser » avant le début de la semaine et de prendre du temps pour prier Dieu et lui rendre grâce.

Pensons donc à transmettre le goût de la messe à nos familles des parcours afin de les rejoindre dans leur quotidien et dans leur foi, même si cela doit passer par une simplification des célébrations et quelques changements de vision de la part des prêtres et des catéchistes !

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